Croire que les choses se produisent trop lentement ou trop vite est illusoire. Le synchronisme est parfait. Chaque chose arrive toujours en son temps... Rien ne nous arrive qui n'ait d'abord été senti et pensé. Pour créer le futur, il faut y croire sans réserve. Auteur inconnu

vendredi 21 mai 2010

Pour en finir avec le cardinal Ouellet

N.B.Changement au programme. En date du 29 mai, j'ai décidé qu'il n'y aurait pas de partie 2. Un seul billet consacré au cardinal me suffit.


Que mon idée soit pensée dans ma tête ou qu'elle soit dite tout haut n’a pour moi aucune espèce d’importance, c'est du pareil au même. J'ai toujours évolué en sens inverse de la société actuelle, à contre-courant, carrément. Et ceux qui me connaissent peuvent en témoigner. Ça ne m’a jamais empêché de gagner ma vie et d’être heureuse, au contraire. Je n’ai jamais suivi de mode. Par contre, le mouvement hippie m’a profondément attiré. Je m’y reconnaissais. simplement. Cette façon de vivre, de la percevoir, me collait à la peau. J’y ai cru, ça me sonnait parfaitement juste et je le vis encore aujourd’hui. Hippie, une vraie, je suis, sans tous les abus de jeunesse bien entendu. Je suis une créatrice, dans tous les sens du mot. Vivant de mon art depuis toujours, cela en soi me comble. Je ne demande rien d'autre, je suis heureuse ainsi.

Le cardinal Ouellet n'a aucune espèce d'influence ou de pouvoir quelconque sur ma propre vie, je suis maître de moi-même. J'ai vécu aussi, beaucoup vécu. J'aurais pu me faire avorter, mon fils n'était pas prévu. Je ne l'ai pas fait car je l'aimais déjà profondément. Ce fut mon choix. Dans la trentaine avancée, avec beaucoup de bagage derrière moi, je savais que je pouvais l'élever convenablement et lui prodiguer toute la tendresse et la sécurité dont il avait besoin. Je ne regrette rien et si j’avais le pouvoir de recommencer, je n’hésiterais pas à le faire de nouveau.

Par contre, lorsque j'entends, de la bouche de cet homme, dans son château de verre immunisé, des paroles aussi tranchées, dénuées d'une totale ouverture sur la misère humaine, et bien ça me mets franchement hors de moi. Voilà la raison pour laquelle je le mets carrément à l’index.

Dimanche 23 mai , ajout: l'article percutant de Micheline Carrier




vendredi 14 mai 2010

Le secret du bonheur

À mon fils

Que pourrais-je te dire
En ce jour mémorable de tes 18 ans
Que le secret du bonheur
Réside en chacun de nous
Et j’ai envie aujourd’hui de te donner le mien

Prendre soin de sa santé
Bouger, marcher, rire
Prendre le temps de respirer le vent dans les arbres

Accepter mes faiblesses
Mais par dessus tout mes grandes forces
Me réajuster, apprendre
Laisser derrière, les dérapages, les erreurs
Et continuer avec force et courage

Pleurer, danser, sourire, me rappeler
De tous mes tendres moments
Parce que je m’en donne le droit
M’efforcer de ne jamais
faire de mal à personne
Et si je le fais
M’en excuser, bien sincèrement

Mais surtout, tâcher d’aimer
De tout mon coeur
Me servir des plus belles valeurs que j’ai reçues
Demeurer sincère envers moi-même
Et envers les autres

Prendre les journées une à la fois
En me disant que demain
N’existe pas encore
Aller mon chemin
Et faire ce que j’aime dans la vie
Le bonheur peut être si simple
Il réside dans de toutes petites choses

Ne jamais avoir peur et foncer
Tomber et me relever
Savourer chaque instant de bonheur
Que la vie m’offre
Me servir de ce qu’il y a de meilleur en moi
Et l’offrir aux autres

Mon garçon
Je ne perdrai jamais la foi en toi
Je te trouve magnifique et unique
Tu iras ton chemin
Et
Rappelle-toi

“Quand demain tu mettras les voiles
Prends tout ce que je t’ai appris
Et fonce devant la vie...
Souviens-toi toujours
Tout naît de l’amour."


Je t'aime tant...



Un gros merci à Johanne pour la référence du dernier paragraphe xxx





mercredi 5 mai 2010

Mon grand, un jour à la fois

J'en ai parlé à peine depuis février. J'avais surtout besoin de me remettre sur pieds, m'adapter au changement intérieur que je vivais, par rapport à la situation de mon garçon, m'assurer une constance dans la préservation de mes énergies, ne plus tomber en chute libre et faire cesser la souffrance que me dictait mon impuissance. J'ai pris une formation, me suis outillée afin de pouvoir prévoir l'imprévisible et de mieux comprendre les douleurs qui l'habitent, être alerte et en forme lors de ses moments de détresse afin de le supporter adéquatement, avec tout l'amour dont je dispose dans mon coeur de mère. Est-ce que je pourrai un jour accepter sereinement la destruction intérieure et physique qu'il s'impose et la douleur intérieure et perpétuelle qu'il vit chaque jour et chaque minute? Non, non, jamais. Mais alors, pourrais-je accepter mon immense impuissante à pouvoir changer quoi que ce soit sans que lui n'y soit prêt? Oui.

Après 5 mois de garde fermée, il est sorti le 25 mars dernier et a choisi de retourner chez son père. Je privilégiais un endroit neutre, l'appartement supervisé. Étant donné qu'on n'a le contrôle sur à peu près rien... Depuis ce temps, il est retourné 2 fois au centre; son père a été ferme cette fois.

J'ai revu mon fils pour la première fois il y a à peine deux semaines. Il a demandé cette rencontre avec sa mère, avec qui, il était important de conserver une relation. Comme je l'avais soupçonné, des erreurs graves ont été commises par l'éducatrice de mon garçon, ce qui m'a privé de sa présence pendant 3 longs mois. Je prépare une plainte que je remettrai au commissaire aux plaintes, mais ça c'est autre chose...

Lorsqu'il est entré dans la pièce où je me trouvais, il était resplendissant, beau comme un coeur avec sa nouvelle coiffure. Quel charisme... Puis j'ai retrouvé ce sourire que j'aime tant. À la limite, pendant un instant, j'ai douté de moi-même, oubliant qu'il avait de grandes difficultés. Puis, je me suis parlée, m'imposant le retour immédiat à la réalité, dans "sa" réalité à lui.

Nous avons passé de merveilleux instants, ri aux éclats, nous remémorant de doux moments passés ensembles. Puis, je me suis rappelée en ces mêmes instants à quel point le présent était le plus beau des cadeaux que je puisse recevoir du ciel, que là se trouvait le bonheur et qu'en jouissant pleinement de ses heureux moments, j'avais la certitude qu'ils demeureraient imprégnés à tout jamais, quelque part dans le temps, dans un lieu qui s'appelle l'amour. Préserver tous ce beaux instants avec lui pendant qu'ils passent... Là est le plus important.

Ça s'est passé il y a deux semaines. Depuis, il s'était trouvé du travail, avait décidé de lui-même d'assisté aux réunions de narcotiques anonymes. Et, ce week-end, tout a basculé, de nouveau. L'impulsivité destructrice du moment a repris le dessus, contrôlant entièrement sa vie et détruisant en rafale tout ce qu'il avait entrepris de constructif pour lui. Il se retrouve donc en centre pour une dizaine de jours encore, jusqu'à ses 18 ans, plus de travail, plus de petite amie et, seul avec sa détresse intérieure.

Je reste debout, les illusions n'étant plus ce qu'elles étaient auparavant me font demeurer en zone neutre, tout étant prévisible. N'empêche, me voilà confrontée de nouveau à cette dure réalité. Je tiendrai le coup, je le sais. Et pourtant le chagrin m'envahit . En cet instant même, je me permets de le vivre, comment pourrait-il en être autrement...

Ma lumière et ma force seront toujours là pour toi. Mon grand garçon, je t'aime tant...

mardi 4 mai 2010

Mes trésors...




Lorsque je regarde mes petits enfants
À qui j'enseigne
Si purs, si innocents
C'est souvent
À leur avenir
Sur cette Terre que je pense...
Et çà m'attriste
Quelle sera leur qualité de vie?
Ce sont de si beaux soleils
Remplis de projets magnifiques
Mes trésors...






dimanche 2 mai 2010

Sacrés talons sots va...



"Les talons sots"

expression tirée du répertoire d'usage de Zed


Ouf...



Et celle-ci...


Billet pour Zed...
Et pour faire rire mon amie Bouda...