CROIRE QUE LES CHOSES SE PRODUISENT TROP LENTEMENT OU TROP VITE EST ILLUSOIRE. LE SYNCHRONISME EST PARFAIT. CHAQUE CHOSE ARRIVE TOUJOURS EN SON TEMPS... RIEN NE NOUS ARRIVE QUI N'AIT D'ABORD ÉTÉ SENTI ET PENSÉ. POUR CRÉER LE FUTUR, IL FAUT Y CROIRE SANS RSERVE.


Auteur inconnu

vendredi 30 mars 2012

Une âme qui se meurt

" Aller, viens-t'en on s'en va, "envoueille", vite!!!"

Il y avait quelque chose d'anormal et de profondément troublant dans sa façon de faire et de dire. Ça se passait comme dans un film hollywoodien, lorsque le jeune homme perd complètement le contrôle de sa vie. Vous savez, ces choses qui n'arrivent que dans les films, pas chez nous. Pourtant, il l'avait fait d'un naturel désarmant, devant moi, devant Yang et Vé, engouffrant en 3 seconde le contenu du 1/3 d'une bouteille de vin.

Nous les avions invité à souper il y a 1 mois. J'avais préparé une raclette et un dessert qu'il adore. Et Dieu seul sait à quel point il aime venir souper chez nous. il s'y sent bien, en paix. Mais, ce soir-là, alors qu'il était resplendissant de bonheur en entrant, un simple commentaire d'un ancien copain de Vé sur son facebook a suffi à le déstabiliser pour le reste de la soirée. Il n'a pu revenir à lui, s'imaginant des choses qui n'existent pas dans les faits. Tout tournait si vite dans sa tête...

"Fafouin, ça ne va pas? Aimerais-tu en parler?"

" Non, c'est entre Vé et moi."

"D'accord, va au moins prendre un peu l'air, respirer, prendre une marche, ça fait du bien tu sais... Crois-tu pouvoir momentanément oublier ce qui te préoccupe afin de passer, comme tu le souhaitais, une bonne soirée en famille?"

Il n'avait pas répondu mais avait consenti de bon coeur à aller prendre une bouffée d'air.

J'ai par la suite tenté de le distraire, de le faire rire tout au long du repas mais sans succès.
Il était convaincu que l'ancien copain de Vé la voyait en cachette et l'attendait chez lui. Il voulait aller l'affronter et le battre, rien de moins...

"Pourrais-tu me montrer ce message qui te perturbe tant Fafouin? "

Mais rien n'y faisait. Par la suite, je l'ai lu ce message, rien de bien grave, vraiment anodin, mais pas pour Fafouin. Ça tournait si intensément dans sa tête. Il parlait très vite, répétait 3 fois de suite les mêmes phrases, se construisant des scénarios qui, de toute évidence, n'existait que dans son imagination. Lorsqu'il est dans un tel état, inutile d'essayer de le raisonner. Il roule à 500 km/hre. Je vous épargne la suite qui ne fut pas vraiment jojo... À partir de cet instant, je savais que la nuit serait longue pour lui, qu'il allait s'enfoncer dans un monde infernal, rempli de grande douleur, sans que personne ne puisse rien y faire quoi que ce soit.

Il a perdu son travail, boit comme un défoncé, n'importe quoi, n'importe quand, à même la bouteille. Cognac et compagnie, rien n'y résiste. Et je sais à présent qu'il boit ainsi depuis plusieurs mois. Vé m'a dit qu'il arrivait souvent qu'il soit assis comme ça, tout bonnement , persistant à dire simplement qu'il a soif.

IL A SOIF...

Aujourd'hui, je n'ai pas le coeur à rire, même si je suis en forme physiquement, je ne contrôle pas toujours mon bonheur, je pleure et pleure et pleure. Mon fils est alcoolique, il n'a que 19 ans. Il y a violence extrême et je vous épargne les détails. Mise en place du programme SIM avec l'urgence sociale ainsi que peut-être un programme qu'on appelle "AGIR" qui me semble encore bien flou et très difficile à appliquer. Pourquoi, voulez-vous bien me dire??? Pourtant je parle, dénonce et Vé a quand-même parlé aux intervenantes d'une maison pour femmes victimes de violence...

Encore une fois, rien de bien concret malgré la bonne volonté de chacun. Les lois, les maudites lois qui finalement ne protègent personne.

Une multitude de gens savent que, quelque part, il y a un jeune homme qui est un sérieux danger pour lui-même et pour celle qu'il dit être la femme de sa vie et rien, absolument RIEN ne peut se faire actuellement. Actuellement, je prie pour qu'il se fasse arrêter, n'importe quoi, pourvu qu'il soit arrêté dans ses agirs.Voilà...

vendredi 23 mars 2012

Décompresser?

"J'aimerais ça partir dans le sud avec toi", me confiait ma soeur ce soir.

- Dans le sud?

-Oui, à Cuba. Ça te changerait les idées.

-Çà me changerait les idées de quoi???

-De Fafouin.

- Mais c'est toi qui pense que j'ai besoin de me changer les idées, pas moi.
Je ne ressens pas le besoin de me changer les idées ailleurs tu comprends? C'est pas moi qui va pas, c'est lui.

-Mais ça t"aiderait" à décompresser.

-Décompresser de quoi???? C'est toi qui crois ça... Je suis vraiment heureuse, j'ai vraiment pas besoin de décompresser, je te l'assure!

-C'est agréable de se détendre, se baigner dans la mer.

-C'est vrai, effectivement mais je me détends chaque jour, c'est comme la mer...

- Oui mais changer de place c'est bon aussi pour le moral, se dépayser, ça fait du bien.

-Je ne ressens pas le besoin de me dépayser, je suis bien ici, maintenant. Et mon travail n'est pas un travail. Je reçois mes élèves avec de la musique classique. De plus, je me dépayse à tous les jours dans ma tête, j'ai vraiment pas envie de changer de place, je te l'assure! Écoute, si tu veux vraiment me convaincre de partir une semaine avec toi, propose-moi Natasquan ou les Îles de la Madeleine et tu m'auras.

Les plages bondées de monde ce n'est pas mon truc. Je réalise de plus en plus que j'ai envie de paix, de solitude, la plupart du temps, que ce soit dans la vie de tous les jours ou en vacance. Dans ma tête, je suis bien d'un vent de silence, je m'y suis fait un nid confortable, indélogeable. J'y tiens tant...



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dimanche 11 mars 2012

Ma chanson de vie

Chanson de vie et d'espoir
Une résurrection
De luminosité et de vent
Chanson de liberté
Que toujours
Je respire à pleins poumons...

Pour Fafouin et Vé xxx


Les années poussière

Tombent les années-lumière
Sur les saisons prisonnières.
Mais un jour,
Tomberont les années d'haine
Sur les saisons qui s'enchaînent,
Au nouveau jour

Viendra le temps,
La vie à rebours commencera...
Éternel retour,
De cet instant ne finit pas.

Tombent les années-misère,
Sur les vagues solitaires.
Mais demain,
Tomberont les années d'Ève
Sur l'horizon de nos rêves,
Sans lendemain.

Viendra le temps,
La vie à rebours commencera.
Éternel retour,
De cet instant ne finit pas.

Tombent les années-poussière,
Sur les prisons saisonnières
Et je sais,
Tomberont sous les décombres,
Les prisons des années sombres,
À tout jamais.

Catherine Lara, 1972