Croire que les choses se produisent trop lentement ou trop vite est illusoire. Le synchronisme est parfait. Chaque chose arrive toujours en son temps... Rien ne nous arrive qui n'ait d'abord été senti et pensé. Pour créer le futur, il faut y croire sans réserve. Auteur inconnu

samedi 23 janvier 2016

Les ailes qui trempent dans la boue

Il arrive quelques fois
Qu'elle sente la lune
Comme un gros soleil
Entouré de noir
Ou le contraire peut-être
Ce serait comme
Un soleil
Qui a perdu son ciel bleu.
Finalement
C'est un peu ça là
En fait
Tout à fait ça

Même la rivière qui l'inspire tant
Ne réussit pas
À lui redonner son sourire
Elle ne peut descendre vers  la rive
La neige l'en empêche
Il y a bien le soleil
Mais elle ne le voit pas
Les rives sont de glace
Et les bernaches n'y sont plus
Tristesse

Mourir...
Est-ce que ça ressemble à ça
Lorsqu'on a peur
Ou à un grand jardin de fleurs
Et de chaud soleil éternel?
Lorsqu'on accepte?

Elle se croyait forte
La tête d'Agathe
Reposant sur l'oreiller
Déposé sur ses cuisses
Des Je t'aime
Des Mercis, de la reconnaissance
Mêlée aux rires en grelots
Et aux sourires de silence

Elle se croyait forte
Pour son amie
Et elle le fut, hier
Mais, ce matin
La peine la rattrape
Envahissant
Tout à l'intérieur
Jusqu'aux moindres
Cellules de son corps
C'est physique
Son corps craque
Et là
Les ailes lui trempent dans la boue,
Bien solidement

C'est la douleur d'Agathe
Son impuissance à pouvoir
La soulager
Et tout le reste
Comme un coup
De mitraillette en plein coeur

Eh psitt... que dit la voix
T'en as pas assez
D'essayer de rester forte?
T'es faite de bois, de marbre
Ou quoi là?
Tu es si dure avec toi-même
Là, tu vas te permettre
La dégringolade ok?
Si tu ne le fais pas
Là maintenant
Bien, je vais te rattraper moi
De gré ou de force

T'as le droit de pleurer
Parce qu'Agathe
Va partir
T'as le droit de pleurer
Parce que
Georges aussi
Vas partir bientôt
Et tu ne sauras jamais
S'il est encore de ce monde
Ou s'il a quitté

T'as le droit de pleurer
Parce que les seuls bras
Qui pourraient vraiment
T'apporter un réel réconfort
En ce moment
Et paix au coeur
Ce sont envolés
Disparus, néant
Comme s'ils n'avaient
Jamais existés

T'as le droit de pleurer
Car il arrive
Malgré toute ta bonne volonté
De ne pas arriver
À te consoler seule


T'as le droit de pleurer
Parce que la vie emporte
Ceux que tu aimes
T'as tous les droits là...


dimanche 17 janvier 2016

Le semeur d'étoiles

Comment le décrire...

J'aimerais pouvoir le faire en l'écrivant, tout en harmonie et inspiration, à la plume, sur papier de soie, à la lueur des chandelles, avec une grande robe de dentelle,  des boucles qui tombent sur mes épaules et un petit collier de perles, ce serait comme ça.  J'espère qu'il se plaira à l'imaginer, ce serait un petit cadeau bien humble à comparer du sien, car c'est de cette façon qu'il écrit lui et c'est comme ça qu'on le reçoit. Un genre de troubadour des temps modernes ça fait toujours chaud au coeur.

Un semeur d'étoiles bien c'est un peu comme un semeur de petites graines d'amour qui ne s'en rend pas vraiment compte. Un pur, un sensible de l'âme, un donneur d'éternité et de paix. Comme ça, de jours en jours, d'années en années, il a offert avec grande générosité  tout ce qu'il avait dans son coeur et a mis de la chaleur de vie, du bonheur et de l'espoir dans la mienne, sans jamais rien demander en retour. Il fait et fera toujours une différence dans ma vie. J'espère simplement en être vraiment digne à mon tour pour lui.

Du premier jour où, par hasard je l'ai lu, un de ses billets m'a émue, bouleversée. Cela parlait d'un directeur de Lycée qui aimait profondément ses élèves. Je fus intensément touchée et le lui ai confié. Depuis ce jour, nous ne nous sommes plus jamais quittés. Lui en France et moi ici, toujours là l'un pour l'autre avec tout ce que nous avions en commun dans notre vie, notre musique, nos douleurs et nos joies. Malgré la fermeture de son blogue, depuis plusieurs années déjà et bien qu'il puisse difficilement écrire, il a toujours lu et commenté avec grâce, coeur et sincérité, en privée, avec une assiduité et fidélité absolues chacun de mes billets.

Aujourd'hui Georges, je ne parlerai jamais de toi au passé car tu es et resteras toujours. Partir c'est quoi au juste. Je ne veux pas que tu souffres. Alors dignement, tu prendras à ton tour le chemin des étoiles. J'y serai pour toi, avec fidélité, tout près, tout près, comme tu l'as toujours été pour moi et je tiendrai avec force ta main pour t'accompagner dans ta nouvelle vie. J'y serai, tu la sentiras. La distance n'a tellement aucune espèce d'importance. Et là, tout au bout il y aura un soleil immense, si puissant, et sa chaleur ne saura jamais se décrire. Ce sera celle que tu as donnée si généreusement, elle sera là pour l'éternité.

Tu seras la voix intérieure 
Qui guidera Fafouin
Tu te fonderas dans la mienne
Je t'entendrai 
Et te répondrai toujours
Sache-le 
Et pour l'éternité
 Mon tendre ami

Merci, merci, tant et tant... 
Je t'aime xxx

Nanoulaterre



En hommage à Herbert
Blogue "Au jour le jour"