CROIRE QUE LES CHOSES SE PRODUISENT TROP LENTEMENT OU TROP VITE EST ILLUSOIRE. LE SYNCHRONISME EST PARFAIT. CHAQUE CHOSE ARRIVE TOUJOURS EN SON TEMPS... RIEN NE NOUS ARRIVE QUI N'AIT D'ABORD ÉTÉ SENTI ET PENSÉ. POUR CRÉER LE FUTUR, IL FAUT Y CROIRE SANS RÉSERVE.


Auteur inconnu

mardi 26 mai 2009

Le Bed-in...

Dire à quel point le Bed-in a eu son effet sur moi?

Ouf...

C'était il y a 40 ans, aujourd'hui...Déjà. Ils m'impressionnaient ces deux-là. Je les trouvais, hum...osés, mais, c'était plus fort que moi, je les enviais. Il y avait ce quelque chose de tellement attirant, agréable et serein dans leur geste. J'étais bien, seulement à les regarder et je me disais que c'était çà la voie, la direction à prendre...

Il faut dire qu'à cette époque, çà faisait au moins 2 ans que je percevais et vivais la couleur du changement autour de moi. Au matin de l'adolescence, toute frêle encore et, fraîchement sortie de l'enfance, le réveil m'appelait... Un jour tout était gris, puis, tout à coup, il y avait plein de couleurs, plein de fleurs. Même mes parents se réveillaient. Tiens, un Dimanche matin, ma mère a dit:

" À partir d'aujourd'hui les enfants, vous n'êtes plus obligés de venir avec moi à l'église et si vous venez, vous pouvez manger avant d'aller communier."

Hein quoi? C'était la désorientation totale, qu'est-ce qui se passait tout à coup? Mais on y allait quand-même parce que c'était agréable, vivifiant, coloré; maman nous emmenait dans des messes à gogo, dans l'autre paroisse, là où c'était un petit peu moins endormant disons, avec des guitaristes et chanteuses aux cheveux longs. Même nos manuels de catéchisme se transformaient...

Puis, tout le reste a suivi. Les interdits devenaient permis. Un vent de liberté soufflait, emportant tout sur son passage,contaminant tout le monde.

Maman devenait dingue avec son extracteur à jus et nous faisait des boissons avec les oranges en entier, zeste compris! "C'est meilleur pour la santé" disait-elle. Papa "virait sur le top aussi" avec son jogging matinal, devant lequel, son insistance à nous faire participer était à ce point débordante que, chronomètre en mains, nous vérifions sa performance!

Tout revivait, c'était un éternel soleil partout. Comment dire...C'était un vent d'amour, oui c'est çà, un vent d'amour et de fraîcheur! Et je suis entrée dans le tourbillon, tout naturellement en savourant chaque instant de cette vague de soleil, et j'en ai profité à profusion, et j'ai expérimenté à souhait et vécu le moment présent. Et je suis heureuse d'avoir fait partie de cette génération de jeunes amoureux fous de l'amour et de la vie, même si nous étions un peu naïfs.

Et puisqu'il faut choisir, voici mes préférées de l'époque...Les emporter...dans la nuit des temps...Et, à écouter, de préférence, avec les écouteurs branchés sur...vos 2 oreilles...Surtout pour " Here comes the sun" C'est pas pareil... Tellement rafraîchissant et libérateur... Je vous le dis, mais, vous êtes libre de ne pas m'écouter.

Love/Lennon 1970
Here comes the sun/ Beatles/ Abbey Road/ Harrisson 1969





Fin!

dimanche 24 mai 2009

On se refait une beauté



Elle en a profité
Pour se faire aimer
En donnant des caresses
À sa nouvelle toiletteuse.
Je n'aime pas les coupes bichonnées
Et celle-ci me convient parfaitement.
Avec son petit foulard mauve
Rempli de papillons
Elle est adorable
Ma petite chienne...

vendredi 15 mai 2009

Angoisse nocturne

Nous fêtons l'anniversaire de Fafouin ce soir. Je lui ai parlé hier au téléphone. Il était chez son père qui devait le fêter mais était retenu à l'hôpital pour une opération mineure.

Que fais-tu?


Je suis avec des amis. Papa est encore à l'hôpital. Il devait me fêter mais là-bas c'est plus long que prévu. Il doit m'appeler en soirée.


Ton père t'as confié la maison?


Oui


Peux-tu m'en donner des nouvelles s.v.p. lorsque tu en auras?


Oui


Comment s'est passée ta journée de travail?


J'ai pris congé, c'est ma fête.


Ce n'est pas une raison pour manquer ton travail. Ce n'est pas une bonne idée. Il faut retourner au travail demain matin.


J'ai rendez-vous chez le dentiste à 10 hres 30 demain matin.


Tu les as prévenus?


Oui maman.


Il était coincé entre le cellulaire et le téléphone de la maison. J'entendais des "merci". Les gens l'appelaient pour lui souhaiter un joyeux anniversaire. Il est très populaire ce Fafouin.

J'ai eu le goût de m'en mêler, de l'inviter, mais stop, je m'arrête et y pense consciemment: il doit s'arranger avec la relation qu'il a avec son père. Il le faut, pas le choix. Trop souffert là-dedans à faire le triangle entre les deux. Çà se maintient, j'en suis fière et c'est correct comme çà. De plus, je le reçois demain soir avec sa petite amie.


Bon écoute, je sors pour une petite heure. Donne-moi des nouvelles d'accord et prends bien soin de toi. On se voit demain.


D’accord...


1 hre 30 du matin. Le téléphone...Mon conjoint répond...

Il n'est pas ici, il est chez son père. Qui parle?....Attendez, je vais vous passer sa mère.

L'angoisse. Et pourtant je reste calme tout ce temps. C'est un policier. Fafouin a dérapé... En compagnie de 2 autres jeunes, il s'est introduit par effraction dans une voiture, a volé les immatriculations du proprio et une paire de lunette. Ce sont fait prendre. Ils faisaient la fête, avaient bu, fumé. De plus, Fafouin s'est éclypsé, gênant le travail des policiers. Ses papiers, son sac, et sa passe d'autobus sont au poste. Bref, sera accusé de vol simple, possession de cannabis et d'entrave au travail des policiers...Et là, il est en cavale. C'est tout???? On se calme... Je parle à la policière:


Il faudra appeler son père. C'est lui qui a la garde.


Elle...


Voulez-vous venir récupérer ses effets personnels au poste?

Moi...


...

Ses effets personnels, ses effets personnels...Non, stop. Il y a 3 ans, je serais partie en pleine nuit pour aller les récupérer. Je prends une grande respiration, je me parle. Non... Reste stratégique, centrée sur ton équilibre et sur ce que tu veux qu'il apprenne. Il s'en portera beaucoup mieux, comme toutes les fois précédentes. Fais -lui confiance, fais-toi confiance...
Il y a trois semaines, j'avais lancé un ultimatum et imposé mes limites après plusieurs bévues et dérapages de sa part. Pas facile...


La semaine, tu dois aller coucher chez ton père. Il me fera plaisir de d'accueillir à coucher lorsque tu accepteras d'aller te faire aider pour ta consommation. Tu le sais, je suis toujours disponible quand tu veux pour toi, dans tout ce que tu entreprendras de positif. Penses-y...


Il se rebute, C'est le dénie. Pas grave, je tiens mon bout, sans forcer. Je le laisse mûrir tout çà et jongler un petit brin dans son coin...Une main de fer dans un gant de velours quoi, pas le choix...C'est ce que je dois faire.

Alors moi à la policière ...



Je n'irai pas chercher ses articles personnels. Je vais attendre la suite des choses... Appelez son père.


Donc, je me suis endormie là dessus. Mon fils est en cavale, il a fumé, bu. Belle nuit en perspective pour une maman. Mon corps s'engourdit, je ne sens plus mes bras. Je hais çà pour mourir cette sensation. C'est terriblement physique...Alors on recommence les rituels... Je prie, je prie et je prie, me tortille, me torture, imagine le pire scénario pour finalement dormir environ 2 heures.Vous savez, lorsqu'on s'endort enfin et que les oiseaux chantent...


Il est revenu chez son père aujourd'hui et m'a téléphoné.


Je dois aller chercher mes papiers au poste de police.


Hum...(calme)


Est-ce qu'ils vont me mettre les menottes?


Je ne sais pas...(calme)




Libération, bonheur, tension qui relâche après l'enfer de la torture nocturne...En même temps, je le laisse dans son jus... Je m'améliore.

Il est venu pour son souper de fête avec sa copine. Trêve, lui ai-je dit, c'est ta fête. Merveilleuse soirée. J'ai par contre insisté afin qu'il retourne coucher chez son père. J'ai besoin de refaire le plein d'énergie et de prendre du recul car ses déboires m'affectent trop. Pourquoi se met-il les pieds dans la merde? Je le regarde, me questionne. Il a une belle personnalité, semble équilibré, il est si beau, brillant... Mais pas toujours finalement...

J'sais pas ce qui m'a pris...

Phrase type de Fafouin, utilisée à toutes les sauces...Mon Fafouin que j'aime tant...

Je vais me foutre de nouveau le nez dans mes plate-bandes ce week-end. Cure thérapeutique assurée... Et la vie continue, et on reprend le bateau!




samedi 9 mai 2009

Le paroxysme de la distraction

Je suis reconnue pour être distraite...

C'est d'ailleurs une de mes marques de commerce. Il faut le voir d'une façon positive, c'est que je suis entièrement dépendante et au service de mon imagination. Je suis comme "pas là" en permanence. C'est comme si j'avais une 2e vie dans ma tête, indépendante de mon corps.

Dans ma tendre jeunesse, j'impliquais tout le monde dans mes folies imaginaires; transformation du sous-sol en scène de théâtre, déguisements, coiffures excentriques. Souvent, je restais dans mon délire jusqu'à l'heure du dodo.

Tiens, un jour il m'est arrivée de me transformer en diseuse de bonne aventure, installée confortablement au fond de la chute à linge avec toute une mise en scène élaborée. Cette journée-là, j'avais fait un peu d'argent de poche. Les jeunes du voisinage payaient volontier dix sous pour m'entendre leur raconter leur avenir. "La reine verte" de Pierre Henry, musique préalablement enregistrée sur magnétophone à bobine dissimulé derrière moi, semblait produire un effet du tonnerre sur mes clients. Et jamais personne ne m'a reconnu; raison de plus pour laisser planer le mystère à tout jamais...



Mon professeur de 6e que j'affectionnais particulièrement m'appelait "le satellite lunaire."Je prenais un plaisir fou à choisir la place la plus isolée de la classe afin de me permettre les plus belles escapades imaginaires. C'était très stratégique; le dernier pupitre dans la rangée de droite, à côté du mur, l'endroit de prédilection et, comble du bonheur, ce lieu n'était jamais choisi! J'aurais pu privilégier du côté des fenêtres mais risquais de me faire déranger par les autres. Tandis qu'au bord du mur, dans le fond de la classe, quel endroit moche, c'est comme une punition, il n'y a rien à voir, le risque est minime. Je pouvais donc quitter la Terre n'importe quand.

Bon, il y en aurait long à dire sur tous ces dérapages rocambolesques mais là n'est pas le sujet de ce billet. Pour dire à quel point il m'est aisé de partir loin... N'empêche, cette petite parenthèse est en lien direct avec la distraction. Effectivement, lorsque l'imagination s'impose de façon aussi permanente dans le cerveau, le corps se transforme en mode "automatisme inconscient."

Me voici donc ce matin au paroxysme de la distraction; je tente de composer un numéro de téléphone sur... ma calculatrice et, comble de la bêtise, m'irrite et me demande comment çà se fait que çà ne fonctionne pas!

Excusez-moi, y a-t-il quelqu'un dans ce cerveau-là...






vendredi 8 mai 2009

Nouvelle venue...

Au printemps de sa vie
Mesurant à peine un pouce et demie
Voici Tite Patte
Un petit coup de coeur
Que je suis allée chercher ce midi
Un petit hamster chinois...
Je me dis toujours
Que la maison
Affiche " complet"
Mais je ne me corrige pas
Les petits coups de coeur
Jamais je ne regrette...

mercredi 6 mai 2009

La fidélité...

Croquée sur le vif
D'une fidélité
À toute épreuve
Ma petite chienne
Qui dormait
Sur ma tête
Par un beau matin
Tout en soleil
Ah...
Le joli mois de mai...

vendredi 1 mai 2009

1939-45

Une aberration...

Et je n'ai jamais de contrôle sur mes émotions lorsqu'il est question de cette guerre d'atrocités. Pour vous dire à quel point; je visitais les Invalides, à Paris, il y a de cela une vingtaine d'années. Lorsque je suis entrée dans la section consacrée à la deuxième guerre mondiale, que j'aperçu dans une vitrine un costume nazi, un vrai, je me suis mise à trembler des pieds à la tête. Et tout au bout de l'allée, en retrait, il y avait ces posters qu'on tournent comme un grand livre, et à l'intérieur, les atrocités en photos.
J'ai cru devenir folle. J'ai dit à mon conjoint: " Vite, viens-t'en, on s'en va. "
Et je suis sortie en courant, paniquée et en larmes...

Expo 1967...Pavillon d’Israël...

Certains d'entre vous se rappelleront peut-être...

À l’entrée, tout est noir. Tout au fond, la photographie géante d’un enfant d’au plus 5 ou 6 ans. Et...quelque part, tout près, dans un cube vitré transparent, des souliers noirs lacés...des souliers d’enfants. C’est tout. C’est assez pour faire son effet, à tout jamais... Pourtant je savais ce qui s’était passé. Mais encore, j’avais besoin que la sécurité de ma vie, ma petite maman d'amour, vienne me le confirmer....

Maman, çà s’est passé pour vrai n’est-ce pas? Les petits souliers, c’est à qui?

Et maman, remplie de toute la bonté que je lui connais, de me répondre, les yeux remplis de larmes:

C’est au petit garçon que tu vois sur la photo et c’est pour rendre hommage à tous les petits enfants que des gens ont tués dans cette guerre.

Elle disait vrai, je savais... Et je suis restée très très longtemps devant cette paire de chaussures. Plus rien n’existait autour de moi. Je pensais à cet enfant-là, sur la photo, et à tous les autres. Je le regardais, puis fixais les souliers. Et je me rappelle m’être dit :

Je te jure que je vais me rappeler de toi pour toujours. Alors comme çà, si tout le monde oublie, je n’aurai pas oublié moi.

Promesse tenue. Je n’ai jamais, mais jamais oublié cet enfant sur la grande photo, ni les petits souliers.



mercredi 29 avril 2009

Des anges gardiens

J'ai des rituels
Des protections invisibles
Pour mes amours
Pour mes tendres amis
Pour mon Fafouin d'amour

Alors, ce soir
Et pour tous les autres
Les protections vont s'occuper de Jo,
Le fils de ma grande
Et tendre amie
Rosie
Qui vient d'avoir un grave accident
Et se trouve dans un état critique

Vont aussi s'occuper
De mettre un baume
Au coeur de mon amie

Déjà largement écorchée
Par la douleur

Vont se charger
De mon Fafouin d'amour
À qui j'ai dû
Refuser le gîte ce soir
Et qui couchera
Je ne sais où...



vendredi 17 avril 2009

Juliette


Elle est partie tout doucement
Ce soir,
Tout au chaud dans mon chandail de laine
Avec ma main pour la réchauffer
Je sais, elle était toute petite
Mais j'adore mes animaux
Ce sont mes trésors...

Juliette...

dimanche 12 avril 2009

Tendre Fafouin

La semaine dernière, Fafouin et moi revenions de faire des courses. Nous étions sur le chemin du retour et comme le cimetière était tout près, je lui ai fait savoir que je m'y arrêterais. J'ai souvent parlé de mon grand ami décédé à mon garçon. Je m'approche de la pierre tombale et arrête la voiture. Je m'attends à descendre seule mais non...

Attends maman, je vais descendre moi aussi...

J'étais émue. Mon grand garçon s'installe près de moi en silence. Posant le regard sur lui, je souris gentiment. Il est d'une patience d'ange, me laisse le temps nécessaire...

Tu sais, lorsque je ferme les yeux, je l'entends encore rire comme s'il était à côté de moi. Lorsqu'on est capable d'entendre leur voix, c'est qu'ils existent toujours quelque part...

Fafouin me sourit et, de son rire timide si familier, j'entends son petit " hum" approbateur. Il se passe alors un courant d'air de silence que j'aurais souhaité préserver pour l'éternité.

Luc, voici mon Fafouin. Regarde comme il est beau, comme il a grandi. Et je suis tellement fière de lui.

Je prends le visage de mon grand garçon dans mes mains et le serre ensuite très fort dans mes bras.

C'est très gentil mon grand d'être venu...merci...

Je suis touchée par ce qu'il est devenu. Un beau et grand jeune homme avec un force intérieure incroyable et un coeur sur la main...

Tendre Fafouin, comme je t'aime...



mardi 7 avril 2009

L'amitié

Sur une île déserte
J'apporterais avec moi
Cette chanson de mon enfance

Alors pour toi Luc
Pour mes amis disparus
Pour ceux que j'ai la chance
D'avoir encore dans ma vie

Pour ceux
Qui sont terriblement seuls
Qui souffrent
Et que je ne connais pas

Et à vous tous
Qui prenez le temps
De venir me visiter

Voici...

Avec amour...


Pour Luc, suite...

Le jour est beau
Le ciel éclatant de fraîcheur
Pourtant mon âme baigne
Dans cette profonde mélancolie
Tristesse intense et prolongée
Jamais s'est imprégnée mon coeur
D'une si étrange douleur
Grand trou...Immense solitude...
Désert d'insécurité...

Alors rêve d'un jour
Où mon coeur battra
À la vue d'un inconnu
Qui te ressemblera

Le voile de la mort m'enveloppe
Inséparable, accroché à toi
Comme s'il fallait
Que j'abandonne à mon tour
Ce lourd fardeau qu'est la vie

Cette corde m'invite,
Intensément je sens aussi...
Serrant mon cou
Telle une grosse main tiède
Et ma tête remplie de sang
Conduit mon être au délire
Me voyant vomir
Tout le contenu de mon corps.

Alors, j'ai senti aussi la souffrance
De cette mort terrible
Et tu étais seul avec ta douleur
Et je n'étais pas là...
Mon ami...

Arrêtez le temps
Je vous en supplie...
Donnez-moi en cadeau
Le jour précédent



Nanou 1979








lundi 6 avril 2009

Les meurtres familiaux et les autres...

De plus en plus de gens vivent une immense détresse intérieure n’ayant pas les outils et l’appui dont ils auraient tant besoin pour s'en sortir, c'est terrible... Les meurtres familiaux sont en nombre grandissant. Sans oublier celui de Nancy Michaud. De la violence pure, sans regrets aucun, c’est terrible...

Je ne m'habitue pas et je suis toujours profondément touchée par de tels drames. Il y a bientôt 8 ans, j'étais témoin auditive d'un meurtre. Une personne que j'aimais beaucoup est décédée... J'ai appelé les secours. Ma maison a failli brûler au complet...
"Il" ne voulait pas qu'elle sorte, "elle" a décidé de lui tenir tête. Alors il a tué ses petits chiens pour ensuite la poignarder et mettre le feu. J'aimerais pouvoir raconter un jour... Et pourtant, c'est encore tellement mais tellement difficile pour moi d'en parler.

Je n'ai pas de réponses à toutes ces horreurs. Mais je pense qu'il faut envoyer dans l'univers les plus belles pensées qui soient et ce qu’il y de meilleur en chacun de nous. Être aussi à l'écoute de la détresse des autres sans crainte de s’approcher, encore plus près, demander, tendre la main, toucher l'épaule et oser dire:

"Est-ce que tu vas bien, je m'inquiète pour toi?"

"Puis-je faire quelque chose pour toi, n'hésite jamais, je serai là."

Qu’y a-t-il tant à risquer en donnant le meilleur de nous-même à chaque instant?

vendredi 3 avril 2009

La parade des détritus



Retour du printemps et des longues promenades avec le chien = retour de l'angoisse des déchets qui n'en sont pas...

Conclusion? Éviter de longues promenades en matinée, et plus précisément la journée de la collecte des ordures. Pourtant, çà m'interpelle, il faut que je vois et constate. C'est absolument délirant. Non mais, excusez-moi mais j'en reviens à peine. Et pourtant, j'ai plusieurs promenades chocs à mon actif. Pire encore, on dirait que les bons déchets me sentent et se donnent le signal pour se multiplier à mon approche, attendant ma réaction pour ensuite, effrontément, sonder et se régaler de ma pensée qui s'affole.

Il m'arrive d'en sauver, in extremis.

Tiens, la semaine dernière, j'ai voulu faire le sauvetage d'un Fred Caillou géant mais je l'ai vu par hasard et un peu tard. Je devais passer chez moi et filer à un rendez-vous. Pour ne pas rater mon rendez-vous, Fred s'est retrouvé dans le dépotoir, assurément. La culpabilité m'habitait. Étant donné qu'il m'est impossible de prendre la Terre entière sur mes épaules, faut lâcher prise...

Ceci dit, je m'écarte du sujet. Passons à cette mémorable promenade.

On n'a pas idée comment les gens sont fous au printemps. On a envie d'air, alors, on fait le ménage!

Il y a différents types de "jeteux"....

Prenons d'abord le "jeteux" intelligent, foncièrement généreux. Il dépose à la rue dans l'espoir de donner quelque chose. Il habille subtilement l'objet en question. Généralement, ils s'y prend la veille au soir et place son trésor bien en évidence. J'ai vu deux belles soeurs jumelles "chaises" côte à côte, invitant le passant. On se tire une chaise?

Il y a le jeteux égoïste et sans pitié. Lui, avant de déposer, détruit un peu l'objet de convoitise pour être bien certain que personne ne le prendra; un beau bureau avec un coup de hache en plein milieu: "Tiens toi, et vlan!" D'autres arrachent et démembrent un tiroir... Pas tous les tiroirs, juste un...

Qu'est-ce qui se passe dans leurs têtes au moment exact où ils passent à l'acte et choisissent de détruire plutôt que de donner?

Pour terminer, il y a le "jeteux" inconscient. C'est à se demander s'il regarde les nouvelles, lit les journaux. Aime-t-il vraiment la planète qui lui a donné la vie? L'inconscient va jeter 3 télévisions, 4 écrans d'ordinateur qui fonctionnent encore... Il a tout simplement ENVIE d'écrans plats, avide de consommation extrême. Allez, on change tout! Ensuite on sera tous heureux, enfin!!! Jusqu'au jour où çà lui prendra un autre gadget plus performant pour lui rendre le bonheur perdu...

Y a-t-il tant de gens dupes à ce point?
Çà me fait pitié...
Quand on sait que le bonheur lui, est ailleurs, si loin de tout çà...

Bon, pour m'assommer et m'achever au retour à la maison, je constate que mon voisin immédiat est un parfait imbécile, un nono quoi... Il a déposé à la rue deux grands sacs transparents géants remplis de contenants de plastiques, de papiers, de détritus de toutes sortes. Pourquoi transparents?

Quand je vous dis que les déchets ont une âme et veulent me faire suer... le croiriez-vous?

L'Heure du dodo

Je craque pour ce petit chien...
Et la tendre musique...

mercredi 1 avril 2009

Pour Luc

Je regarde,
Respire l'odeur suave de ce printemps
Oui, le jour est beau
Et pourtant
Je me retrouve
Sur ce terrain de boue.

Rien que de la boue...

Et à l'intérieur
Ton corps reprend lentement
La forme de la terre,
Pourrit, s'émiette, se dissout
De jour en jour...


Les images de notre folle jeunesse
défilent devant moi
Je n'ai d'yeux que pour toi
À chaque instant
Je reforme tes pas
Tu es passé par ici...et là aussi
La trace y est peut-être encore
Comme tout ne s'efface jamais tout à fait...


Ainsi me revoilà
Causant avec la mort.
Et rien ne prouvant
Que tu as existé...
Que de la boue
Et cette fine pluie.


Dans un moment de rage
J'ai trouvé une petite croix,
Y ai gravé ton nom
Puis déposé les petites fleurs...


Alors je retrouve un peu de paix
Car je sais
Que tu existes quelque part
Mon grand ami...



Nanou 1979




Paroles de soeur

Voici un des plus beaux cadeaux que j'ai jamais reçu. Il vient de ma soeurette Chatou, un petit mot en provenance du coeur et de l'âme...

Ce que j’aime de toi...

C’est quand tu dis:
“Viens chanter,
je vais t’accompagner au piano”
Et moi je me sens
Comme une vraie chanteuse
Et toi tu fais comme si

C’est quand tu m’invites chez toi
Dès que je mets les pieds dans la région

C’est quand tu t’occupes de maman
Dans ses moments difficiles
Et que moi je suis loin

C’est quand tu parles de moi
Quand j’étais petite

C’est quand tu me parles de ton Fafouin
Avec ton désespoir
Mais surtout ton amour pour lui

C’est quand tu me parles de ta musique
Et de ton métier

C’est quand tu me fais voir les bons côtés de papa

C’est quand tu me parles de Jimminou
Qui te calme

Quand je pense à toi
Je pense à ma grande soeur
Passonnée, généreuse
Et très familiale

C’est quand tu câlles un set

Je t’aime

Chatou xxx

vendredi 27 mars 2009

Réponse de gars...

Mon conjoint et moi avons eu une semaine très très chargée et sommes en train de relaxer devant un repas bien arrosé. Et comme je le connais à la perfection, je le sens défaillir et tout prêt à s'envoler bientôt pour un grand voyage douillet au pays de Morphée.

Pas envie d'un scrabble? D'accord...Il n'a pas envie de penser.

Alors un bon film? Oui, mais à condition que j'aille moi-même le chercher.

Hum...

Il parle peu. Il est comme en transe, en demi-sommeil. Alors, je décide de l'achever avec une question de fille. Seulement pour le taquiner...on s'entend.

Pourquoi m'aimes-tu?

....

Tu ne réponds pas?

...J'aimerais mieux que tu me demandes: Est-ce que tu m'aimes? Comme çà je pourrais répondre "oui". Ou bien, tu peux me poser une question à choix multiples, comme çà je pourrais cocher une case...

...

Par chance, je le connais bien. Je poursuis...

Est-ce que tu te rappelles lorsque tu m'as dit: "Je ne connais pas de meilleure personne que toi et je ne verrais pas qui pourrait te remplacer."

Moi j'ai dit çà? Quand????

Comme s'il venait d'être mis à nu, le jour où il avait osé exprimé ses sentiments...

Et bien il y a environ 3 ans. Veux-tu voir? C'est écrit sur un bout de papier?

.....

Le reste de la conversation devient ici trop intime et çà, je n'écrirai point. Par contre la suite de l'histoire s'est très bien déroulée...J'ai gagné...au scrabble.

mardi 10 mars 2009

Petit Jean de l'Invisible

-Maman, maman, viens voir, il y a des oiseaux qui veulent entrer dans la maison!

-Mais voyons c'est impossible!

- Je te le dis maman, viens voir!!!

Je n'arrivais pas à le croire. Ils étaient bien là, deux chardonnerets jaunes qui insistaient désespérément pour entrer dans la maison, claquant inlassablement leur bec à la fenêtre du salon...

Me revient alors en mémoire le message d'espoir que j'avais envoyé à Marijo, la fille de Petit-Jean, alors qu'elle souffrait de voir son père dépérir.

- Regarde ce chardonneret, il se trouve à la croisée des chemins, signe que quelque chose de nouveau se présentera à toi.

Le matin de la visite des oiseaux, Petit-Jean était mort depuis la veille. Les chardonnerets ne m'ont pas quitté jusqu'à ce qu'il fut enterré. Ils venaient même à la fenêtre arrière de ma cuisine, insistants et déterminés à vouloir entrer. Mais que voulaient-ils bien me dire...Quelque chose de surnaturel se produisait. De les observer ainsi, ils m'apparaissaient presqu'humains.

Petit-Jean, le frère de papa, un aide inespéré pour maman et nous tous lorsque papa était malade... Petit-Jean que j'ai veillé presque jusqu'à la fin, sur son lit d'hôpital. Çà me faisait plaisir de le faire pour lui et le temps s'est arrêté... J'ai pu observer l'énorme courage d'un homme qui a voulu en finir avec la vie, a raté sa sortie, pour ensuite tenir tête à tout le monde. Il fallait respecter sa volonté et ce ne fut pas facile... Petit-Jean, après un suicide raté, un diabète avancé, une gangrène à la jambe lui occasionnant d'atroces souffrances, a refusé l'amputation car il voulait mourir...

Cela ne pouvait plus continuer. Devant ses cries abominables, j'appelai l'infirmière.

- Écoutez, il faut augmenter la dose, çà ne fait plus d'effet, il souffre beaucoup trop!

- Mais si on lui donne une médication plus forte, çà va accélérer la fin.

Décidément, elle ne comprenait rien... Alors j'insistai.

- Écoutez, il a simplement voulu mourir, il n'a pas demandé de souffrir. S.V.P, augmentez la dose!!!

Il mourut dans les 24 heures. Il faisait très beau. Un 20 mai, c'était bien ciblé pour un fervent souverainiste, et les cerisiers étaient en fleurs, avez-vous déjà senti? Magnifique...

Lorsque le mois de mai revient, Petit-Jean revit à travers la senteur subtile et douce des cerisiers...

dimanche 8 mars 2009

Journée de la femme, et pourquoi pas...

Et bien oui,

pourquoi pas...

J'ai toujours adoré ce texte d'Anne Sylvestre et bien qu'il date de ma jeunesse, il m'atteint toujours, droit au coeur.

Pour celles qui ne connaissent pas ou qui n'étaient pas encore de ce monde, le voici...

Pauline Julien en avait fait une délicieuse version tout en chanson, merveilleux...


Une sorcière comme les autres


S'il vous plaît
Soyez comme le duvet
Soyez comme la plume d'oie
Des oreillers d'autrefois
J'aimerais
Ne pas être portefaix
S'il vous plaît
Faites vous léger
Moi je ne peux plus bouger

Je vous ai porté vivant
Je vous ai porté enfant
Dieu comme vous étiez lourd
Pesant votre poids d'amour
Je vous ai porté encore
A l'heure de votre mort
Je vous ai porté des fleurs
Je vous ai morcelé mon coeur

Quand vous jouiez à la guerre
Moi je gardais la maison
J'ai usé de mes prières
Les barreaux de vos prisons
Quand vous mourriez sous les bombes
Je vous cherchais en hurlant
Me voilà comme une tombe
Avec tout le malheur dedans

Ce n'est que moi, c'est elle ou moi
Celle qui parle ou qui se tait
Celle qui pleure ou qui est gaie
C'est Jeanne d'Arc ou bien Margot
Fille de vague ou de ruisseau

Et c'est mon coeur ou bien le leur
Et c'est la soeur ou l'inconnue
Celle qui n'est jamais venue
Celle qui est venue trop tard
Fille de rêve ou de hasard

Et c'est ma mère ou la vôtre
Une sorcière comme les autres

Il vous faut
Etre comme le ruisseau
Comme l'eau claire de l'étang
Qui reflète et qui attend
S'il vous plaît
Regardez-moi je suis vraie
Je vous prie
Ne m'inventez pas
Vous l'avez tant fait déjà
Vous m'avez aimée servante
M'avez voulue ignorante
Forte vous me combattiez
Faible vous me méprisiez
Vous m'avez aimée putain
Et couverte de satin
Vous m'avez faite statue
Et toujours je me suis tue

Quand j'étais vieille et trop laide
Vous me jetiez au rebut
Vous me refusiez votre aide
Quand je ne vous servais plus
Quand j'étais belle et soumise
Vous m'adoriez à genoux
Me voilà comme une église
Toute la honte dessous

Ce n'est que moi, c'est elle ou moi
Celle qui aime ou n'aime pas
Celle qui règne ou qui se bat
C'est Joséphine ou la Dupont
Fille de nacre ou de coton

Et c'est mon coeur ou bien le leur
Celle qui attend sur le port
Celle des monuments aux morts
Celle qui danse et qui en meurt
Fille bitume ou fille fleur

Et c'est ma mère ou la vôtre
Une sorcière comme les autres

S'il vous plaît
Soyez comme je vous ai
Vous ai rêvé depuis longtemps
Libre et fort comme le vent
S'il vous plaît
Libre aussi
Regardez je suis ainsi
Apprenez-moi n'ayez pas peur
Pour moi je vous sais par coeur

J'étais celle qui attend
Mais je peux marcher devant
J'étais la bûche et le feu
L'incendie aussi je peux
J'étais la déesse mère
Mais je n'étais que poussière
J'étais le sol sous vos pas
Et je ne le savais pas

Mais un jour la terre s'ouvre
Et le volcan n'en peux plus
Le sol se rompt
On découvre des richesses inconnues
La mer à son tour divague
De violence inemployée
Me voilà comme une vague
Vous ne serez pas noyés

Ce n'est que moi c'est elle ou moi
Et c'est l'ancêtre ou c'est l'enfant
Celle qui cède ou se défend
C'est Gabrielle ou bien Eva
Fille d'amour ou de combat

Et c'est mon coeur ou bien le leur
Celle qui est dans son printemps
Celle que personne n'attend
Et c'est la moche ou c'est la belle
Fille de brume ou de plein ciel

Et c'est ma mère ou la vôtre
Une sorcière comme les autres

S'il vous plaît
Faîtes vous léger
Moi je ne peux plus bouger

samedi 28 février 2009

Rester une maman, envers et contre tout...

Mais oui, le lâcher-prise fait partie de ma vie de tous les jours.

Mais oui, je tâche de penser à moi, à la femme que je suis, car, il se fait que j'existe encore en tant que personne humaine qui a ses propres rêves et ambitions, la cinquante n'empêchant en rien l'évolution et, qui plus est, ouvre des portes jusque là inexplorées. Et çà c'est quelque chose que je gère très bien, lentement certe, et avec tout ce que çà implique comme changement interne, çà va, çà va...

L'autre côté de la médaille demande un peu plus d'imagination, de créativité, et fort heureusement et avec soulagement, je ne manque point. Je trouve donc à ma façon, le moyen de demeurer une maman fidèle et aimante à distance, sans que je ne sache quoi que ce soit de la vie de mon jeune de 16 ans, dont je n'ai aucune nouvelle depuis 3 semaines.

Avec intuition, je remplis avec tendresse le congélateur, des petits plats préférés de Fafouin car je tiens à ce qu'il soit toujours accueilli avec tout l'amour qu'il mérite, qu'il se sente en tout temps en sécurité ici.

Je prépare tranquillement un trousseau pour lui, afin qu'il ne manque de rien lorsqu'il partira en appartement. Je lui avais promis, mes promesses sont sacrées. Alors, je lui déniche de beaux morceaux, avec amour, dans mes cachettes aux trésors, prenant ensuite plaisir à étaler le tout sur la table, comptabilisant et notant ce qui manque, patiemment, lentement. Je me plais à imaginer tel ou tel morceau que je garderais volontier pour moi mais, dans l'invisible, les mots prononcés demeurent, immuables, je n'ai qu'une seule parole...

Et que dire de son lit. Que reste-il de sa fraîcheur, de sa senteur au bout de deux semaines? Plus rien. Alors, il faut laver les draps de nouveau, de sorte qu'il en demeure la sensation d'un bon lit douillet et invitant, peu importe l'heure, la journée, le mois, c'est extrêmement important...

Mon grand garçon que j'aime tant....

lundi 23 février 2009

Micro-onde et petits plants avec çà?

Mon micro-onde des années 90 a rendu l'âme la semaine dernière et je me donne un mal fou à essayer de m'en débarrasser sans détruire l'environnement. Pas question de jeter çà aux ordures. Depuis l'été dernier et avec l'avènement des écrans d'ordinateurs plats, j'ai vu, toujours en promenant le chien, des dizaines d'écrans cathodiques aux poubelles et çà me tue, je ne comprends pas.

J'ai donc décidé d'annoncer mon don à qui voudra en faire bon usage pour récupérer des morceaux. Le téléphone sonne, voici mon expérience de ce matin...

-Vous avez un micro-onde à donner?

-Oui

- Est-ce qu'il est gros, petit?

-Il est moyen je crois.

-Mais combien de pouces à peu près? Car je ne l'utiliserai pas comme four à micro-onde et il faut que je perce des trous dedans.

Je suis curieuse, c'est quoi l'affaire? Mais bon, je ne pose pas de questions l'important étant de m'en défaire intelligemment.

-Je ne sais pas. Écoutez, je vais le mesurer et vous rappeler d'accord?

-C'est très bien.

Je suis tellement heureuse pensant trouver preneur. Je m'applique à bien mesurer et le rappelle.

-Hum...19 pouces de large?

-Oui

-Mais çà fait un pied et demi çà?

-Oui

Franchement, je commence à trouver que çà stagne un peu. Où veut-il en venir... Je n'ai pas besoin d'aller plus loin, le monsieur me déballant son projet...

-C'est que moi, je fais pousser légalement de la marijuana et je dois percer des trous pour les plants.

Non mais, écoutez-moi çà, j'ai une méchante poignée dans le dos tiens! Il demeure à Rivières-des-Prairies, c'est un italien... Mais surtout, je n'ai aucune envie d'être mêlée de près ou de loin à des affaires louches.

-Vous êtes en train de me dire que vous voulez utiliser mon micro-onde pour faire pousser des plants de pot???

-Oui mais ne vous en faites pas, c'est légal.

....

-Désolée mais je ne me sens pas dutout à l'aise avec çà. Va falloir vous trouver un four à micro-onde ailleurs qu'ici.

Il n'a pas insisté davantage.

-C'est correct d'abord.

Et il raccroche. Et vive la droiture...Mais qu'est-ce que je vais faire avec mon micro-onde à présent?



dimanche 22 février 2009

Le calme

Çà y est, je me suis calmée.

Après une dizaine de jours de rage, amertume et déception, le fond du baril ayant été atteint, la femme que je suis, saturée de l'auto-flagellation (un moment donné, çà va faire...) laisse le souffle de la plénitude et du calme refaire surface.

Après coup, je me demande toujours pourquoi je me fais justice moi-même avec une telle rage et acharnement...

La souffrance n'apporte à peu près rien de bon à par le fait de me faire réaliser que je suis bien vivante. Elle m'a permis de me repositionner encore sur mes deux éternelles questions favorites; est-ce que j'ai vraiment envie de continuer à décliner comme çà ou, tourner la page, apprendre de tout çà et...continuer, plus forte d'une autre expérience?

Continuer...

La vie est un éternel chemin d'abandon, de renoncement et de lâcher-prise...

Comment ai-je pu encore me laisser berner par moi-même, allant jusqu'à me fendre l'âme en deux, crier de l'intérieur ma rage et ma colère, pour enfin retrouver mon calme et me souvenir de cette vérité si simple?

La mémoire est une faculté qui oublie...

Non mais, puis-je me rentrer çà dans le coco une fois pour toute et tâcher bon sens de m'en rappeler!!!

La conscience du lâcher-prise entraîne nécessairement la direction d'un chemin tout à fait inconnu et contraire à tout ce qui a été entrepris jusqu'à présent non?

Une autre route...

Je prenais le chemin "a" et maintenant voici le chemin "z"... Méchant virage... Alors attaquons et vive la vie!



mercredi 18 février 2009

Désillusion

il y a de ces événements, de ces situations déroutantes et inattendues dont on a un mal fou à gérer et digérer. De grosses déceptions, de "l'écoeurite aiguë" qui vous donne envie de vomir, comme çà, sur le champs, et parmi ces déceptions et désillusions, un goût amer de miettes stériles laissées au passage par la DPJ, avec leur loi de merde qui ne vaut et ne mène absolument à rien.

JE N'Y CROIS PLUS ET J'AI PERDU CONFIANCE À TOUT JAMAIS...

Tellement long à expliquer et là, je bloque, renfermée dans ma coquille, ruminant ma très grande naïveté et mes espoirs perdus. Je sais pertinemment que je dois plonger dans les abîmes de ma propre souffrance devant la très grande déception et le sentiment d'avoir été trahie et trompée sur toute la ligne et ce, afin de me retrouver et remonter à la surface, espérant enfin raconter un peu la suite des événements depuis novembre dernier...


vendredi 13 février 2009

Polytechnique un 6 décembre...

Polytechnique...

Je me rappelle très bien ce que je faisais cette journée-là.

Pourquoi en parler aujourd'hui?

Parce que la simple résonance du mot m'était si familière. Mon papa, aujourd'hui décédé, y avait gradué en 1958. Çà sonnait sécurisant puisque çà faisait partie de la vie de mon père. Parce que ce lieu, si stable à mes yeux, est devenu une gigantesque scène d'horreur.

Parce que maman, ma tit' mimi d'amour, a une très grande amie qui, le soir du 6 décembre, a perdu sa fille. Elle s'appelait Maryse...

Parce que son père, policier de formation, a fait un point de presse devant les caméras avant d'entrer à l'intérieur et n'est jamais revenu parler aux journalistes, découvrant sa propre fille, dans le dernier local, à côté de Marc Lépine.

Parce que j'ai été témoin auditive d'un meurtre en 2001 et qu'un simple plafond me séparait de l'assassin.

Parce que j'aurais pu y passer moi aussi cette journée-là si j'avais eu l'idée de monter en haut.

Parce que cet homme a tué quelqu'un que j'aimais pour ensuite foutre le feu et que mes points de repère ce sont écroulés totalement cette journée-là.

Parce que le choc fut si puissant, qu'encore aujourd'hui, j'ai de la difficulté à voir devant moi un simple couteau de cuisine et que l'infime odeur d'un feu potentiel me fait battre le coeur à cent miles à l'heure.

Parce qu'un film est sorti et que je me suis torturée l'esprit à savoir si je devais y aller ou pas et pour quelle raison je devrais y être.

J'y suis allée, j'ai trouvé ma réponse...


Je ne pense pas qu'il faille des dialogues bien recherchés pour en comprendre le sens profond. La fragilité de la vie, la surprise, l'amour, la détresse, l'impuissance, l'horreur, l'immense chagrin, l'incompréhension... Ceux qui ont vécu un choc post-traumatique savent...Et qui plus est, les autres pourront comprendre avec compassion. Il neigeait cette journée-là, une belle neige... Mais la neige, çà peut devenir noir et rester noir longtemps dans le coeur de ceux et celles qui ont vécu ce drame de près, à froid, en direct...

Polytechnique, dure réalité d'une partie de l'histoire du Québec à ne jamais oublier.

mardi 30 décembre 2008

Des mots dans l'invisible

Je laisse souvent et dans les larmes, des messages, comme une prière, en touchant instinctivement un objet qui appartient à quelqu'un que j'aime et tout haut je dis cette prière ou cette pensée d'amour. C'est ma façon de transmettre mes messages ou mes protections aux gens que j'aime. Et je sais que ces personnes reçoivent car je sens dans mon coeur qu'ils sont là à cet instant même.

vendredi 26 décembre 2008

Le sonnet d'Arvers

Quel magnifique poème que vient de me faire découvrir ma grande cousine...

Le partager à tout prix...

Le voici...


Mon âme a son secret, ma vie a son mystère :
Un amour éternel en un moment conçu.
Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire,
Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.

Hélas ! j'aurai passé près d'elle inaperçu,
Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire,
Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre,
N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.

Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre,
Elle ira son chemin, distraite, et sans entendre
Ce murmure d'amour élevé sur ses pas ;

À l'austère devoir pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle :
« Quelle est donc cette femme ? » et ne comprendra pas.

Félix Arvers

dimanche 7 décembre 2008

Le Québec un pays

Selon la définition de Wikipédia, la haine est " un sentiment de répulsion intense éprouvé à l'égard de quelqu'un, parfois quelque chose. Il s'agit en définitive d'un désir de destruction de l'objet, être ou chose sur lequel il porte."

Ceci dit, suite à son discours haineux et irrespectueux , Stephen Harper, paradoxalement, vient de donner le feu vert à la séparation du Québec.

J'ai déjà dit que je n'aimais pas la chef du PQ et c'est toujours vrai.

Dois-je me forcer de l'aimer, en me donnant comme excuse que je n'ai pas vraiment le choix, parce qu'il n'existe présentement aucun autre parti souverainiste assez puissant pour prendre le pouvoir?

mercredi 3 décembre 2008

Le Canada en décrépitude....

Décrépitude:déchéance physique qui provient d'un état de vieillesse extrême.

Bon.

Je suis séparatiste. Mais j'avoue franchement que je n'aime pas plus ce qui se passe au provincial actuellement qu'au fédéral.

Je n'aime ni Harper ni Marois et pour Duceppe au Bloc, je ne sais plus trop quoi penser.

Quel bordel... je n'ai jamais connu par le passé. Tout manque de solidité. On marche sur des oeufs puis tout le monde dérape. Quelque chose va éclater pour vrai. C'est excellent... Par contre, je trouve que l'exemple pour nos ados n'est pas très reluisant...De grands enfants qui se renvoient la balle dirige le pays (pas le mien évidemment).

Actuellement, tout me déçoit. Puis les élections provinciales du 8 décembre me laissent indifférente. J'aurais souhaité un leader sincère, vrai, au sein du PQ et je ne donnerai jamais carte blanche à Pauline ...Désolée.

Bon, je vais vous arranger çà...

Au provincial:

-On fout Marois dehors et on met Duceppe à sa place.

Au fédéral:

-On jette Dion par dessus bord (pas capable, avec son petit air pincé à la française) et lance le petit Trudeau (un novice) comme un chien dans un jeu de quille, à la tête du parti...

-On garde Jack Layton évidemment parce qu'il a du charme et est relax et çà prend toujours un beau bonhomme comme çà quelque part.

-En ce qui a trait à Harper, bin...On le remplace pas, çà finit là, puis le parti meurt de sa belle mort. En passant, j'ai toujours trouvé qu'il ressemblait à Ken, vous savez, Ken, le compagnon de Barbie? On parle de celui des années 60 évidemment...

Mais il manque des morceaux... Çà prend quelqu'un à la tête du Bloc au fédéral...Hum...

- J'aurais bien vu un type genre "Pierre Bourgault", mais, étant donné qu'il se repose 6 pieds sous terre...
Il n'avait pas froid dans le dos, avait de la gueule et brassait les cerveaux lui.

Y a-t-il un Pierre Bourgault qui traîne quelque part?

Snifff...

mardi 4 novembre 2008

Un moment d'espérance

Je me souviens avec précision de ce que fut la douleur de la perte de ces êtres exceptionnels qu'ont été John F. Kennedy et Martin Luther King.

Qu'y a-t-il de plus inspirant qu'une personnalité de force qui se fait le porte-parole d'une mission de paix et de changement et inspire l'union de tous les peuples?

Il y a de ces gens qui ont tout sauf être ordinaires. Il se tient, il a une colonne, il est sincère et vrai. Quel charisme... Excusez-moi de le dire mais çà faisait longtemps que le peuple américain n'avait pas posé un geste sensé et intelligent. Quelques fois, il suffit d'un souffle de vie de cette grandeur pour changer à tout jamais le visage de l'humanité.

J'ai espoir que cette ère commence là, maintenant...

jeudi 30 octobre 2008

Nouveau départ

J'ai pu avoir une discussion avec Fafouin avant-hier. Au départ, il était vraiment sur la défensive....

OK je vais te raconter mais il faut que tu me promettes de ne rien dire à l'intervenante.

Mais c'est pas moi çà. Réfléchisssons...Je trouve la solution miracle, le compromis parfait.

Bon. Je ne raconterai pas ce que tu vas me confier. Par contre, je vais prévenir l'intervenante que quelque chose d'important et méritant intervention s'est passé et que ce sera à toi d'en parler. D'accord?

D'accord.

Alors Fafouin me raconte tout tout tout....L'incident, l'extrême violence du père qui recommençait. J'étais touchée. Et moi qui pensait qu'il resterait muet à tout jamais après avoir pris moi-même les devants lorsque j'ai porté plainte contre son père il y a deux ans pour le protéger. J'avais tort. À l'époque, il m'en a voulu terriblement mais à présent, il devient lui-même conscient et mon geste passé a sonné des cloches en lui. Ce ne sont pas les paroles qui sont importantes mais les gestes qu'on pose...

Il l'a brutalisé, physiquement, verbalement....

As-tu eu peur?

Oui....

Es-tu capable de te défendre?

Oui maman mais moi je ne veux pas me battre avec mon père.

C'est correct. Tu sais ce que je pense de cette façon d'agir?

Oui... mais ne va pas à la police.

Je n'irai pas à la police car je considère que tu es assez grand maintenant pour prendre cette décision toi-même et que, de toute façon, la seule personne qui peut faire la différence c'est toi. (le père a été acquitté uniquement parce que le jeune n'a pas voulu porter plainte). Je me permets cependant de te dire que si çà m'arrivait à moi, que ce soit mon père ou pas, je n'hésiterais pas à le faire car pour moi, la violence, c'est inacceptable.

Je ne veux pas retourner au centre....

Qui te parle de retourner au centre? Nous ne sommes pas dans la même situation qu'il y a deux ans. Personne ne va te retourner au centre parce que ton père t'a violenté, tu comprends?

Est-ce que je vais pouvoir rester ici?

Oui. Par contre, il faudra que tu respectes les règles de la maison.


J'ai respecté mes engagements. En communiquant avec l'intervenante, j'ai simplement dit que Fafouin allait lui-même parler de ce qui est arrivé. Elle lui a donné un rendez-vous seul à seul avec elle puis avec son père ensuite. Il a refusé catégoriquement d'y aller. Alors le père s'est désengagé. (Entre vous et moi, maudite bonne affaire finalement, et s'il peut s'éclipser totalement, çà serait encore mieux, les ravages sont trop importants).

Je ne veux plus rien savoir des intervenants. C'est pas moi qui a besoin d'aide, c'est mon père!

Çà fait du bien d'entendre çà venant de mon fils, quelle surprise. Pour la première fois, il parle avec une telle lucidité...Je ne voyais pas venir ce moment, il se culpabilisait, il ré-essayait, il le protégeait avec une telle conviction. Ce temps est révolu....


L'intervenante est venue à la maison. Fafouin a toujours refusé de parler et de nommer ce qui s'est passé. Mais l'intervenante sait...Le père a avoué... Et puis peu importe, Fafouin me l'a confié à moi sa mère et c'est ce qui est le plus important. Il faut lui laisser le temps nécessaire, çà doit venir de lui...

Les yeux plein d'eau, l'air piteux, il retient ses larmes. Mais je suis tellement fière de lui, il est bien courageux, grand et fort dans sa tête...Mon beau Fafouin que j'aime tant....

lundi 27 octobre 2008

Et c'est reparti...

Fafouin est sorti du Centre depuis 2 mois. Super.

Il a fait le choix d'aller vivre chez son père, ce dernier a demandé la garde.

Parfait, tout est beau, on relaxe, c'est la décision de ton fils après tout. Et à 16 ans et demie, c'est presqu'un homme non?

Il vient faire son tour, voyage entre les deux maisons. Il semble heureux. Je m'informe....

Comment çà va avec ton père?

Çà va bien...

Je pense à moi, prends de plus en plus de distance pour le laisser assumer ses choix et respirer tout en restant disponible pour lui.

Ce soir, il arrive en coup de vent, je suis au téléphone.

Je viens prendre mes messages maman.

En passant Fafouin, tout est fait pour la carte nip, elle est annulée.

Je ne voulais pas me porter garante s'il y avait problèmes.

Mais comment vais-je changer mon chèque de paye jeudi?

J'ai laissé un message sur le répondeur de ton père, c'est lui qui doit s'occuper de çà avec toi.

Maman, je ne reste plus avec mon père, je ne veux plus y retourner. Çà fait 5 jours que je suis chez ma blonde.

Ouf...

Je demande des explications à mon fils, lui fait comprendre qu'il ne peut pas vivre chez sa blonde, qu'il n'a que 16 ans et qu'il doit absolument vivre chez l'un de ses deux parents. Fafouin me dit qu'il va m'en reparler demain matin mais que ce soir il dormira chez sa blonde et qu'un de ses amis lui a prêté des pilules pour dormir...

J'ai beau avoir lâché prise, mais là tout se mélange, la colère, l'inquiétude, l'orgueil de mère blessée. La colère parce que je suis toujours la dernière à savoir, que son père n'est même pas foutu de m'en parler! L'inquiétude car je ne sais pas ce qui est arrivé et que, ne pas savoir, çà me tue. L'orgueil de mère blessée car Fafouin a préféré aller dormir chez un parent inconnu plutôt que de venir chez sa mère, chez lui quoi!!!

N'en parle pas à l'intervenante car sinon je vais retourner au centre...

J'ai horreur de ce genre de commentaire car, connaissant ma transparence il sait pertinemment que je ne laisserai pas cette situation sous silence. Alors, la mère que je suis aura une fois de plus la tâche ingrate de ne pas répondre aux demandes de son garçon, parce qu'elle prend une fois de plus son rôle de parent très au sérieux.

dimanche 21 septembre 2008

La langue officielle du Québec

J'offre mes services en français à de nombreux organismes. Depuis deux ans, je remarque une augmentation des demandes par courriel et par téléphone exclusivement en anglais et un refus évident de collaboration et d'intégration. Et cette semaine, je constate que le problème, de toute évidence, semble bien loin d'être réglé et ne se réglera pas sans une intervention claire et directe.

J'ai pris une grande décision. Désormais, je ne favoriserai que les entreprises qui ont le respect de notre langue et refuserai de façon catégorique celles qui demeurent dans leurs propos totalement indifférentes à la réalité québécoise. J'ai l'impression de revenir 70 ans en arrière, au temps où mes grands-parents, soumis, travaillaient en anglais avec des patrons unilingues anglais et que tout était correct comme çà...



Voici ma dernière expérience....

Il s'agit d'une entreprise qui m'avait contactée et avec qui j'avais clairement et gentiment indiqué ma position face à la langue d'enseignement que j'offrais, il y a de cela quelques mois, et qui revient à la charge:

Hi!

You have been cordially invited to the Grand Opening of the .... Extend the invitation to friends with children, there will be activities organized for the little ones.....

We look forward to seeing you!

Je constate que la belle affiche tout en couleur qu'ils m'envoient, est entièrement en langue française...Quel est le chaînon manquant?


Bonjour madame,

je suis ... et je viens de recevoir votre invitation.

Est-ce par l'entremise de mon site que vous avez obtenu mes coordonnées?

Permettez-moi un commentaire; je suis étonnée de recevoir une invitation en anglais alors que votre affiche est entièrement en langue française. Y a-t-il une raison particulière?

Je vous remercie de votre invitation mais je privilégie maintenant les organismes qui favorisent le respect de la langue française.

Notre langue est trop précieuse pour la laisser dans l'oublie.

Au plaisir de vous reparler en français,

Signature...

Je reçois cette réponse. Les deux bras me tombent...


Bonjour Madame ...,

I contacted you previously concerning your services for our ...and that is why I had your email.

Our daycare ... is bilingual and in being so both languages are both accepted and respected, niether is favoured as Quebec is (still) officially a bilingual province within Canada. Our school caters to many francophone clients who bring their children to us everyday and ask our educators to speak English to them so that they may be able to one day have a choice and an open mind. I respect the French language and Quebec culture, but at the same time am more at ease writing in English. I do apologize if this has somehow upset you.

Other suppliers do not have a problem with our bilingual philosophy.

I do hope to see you at our Grand Opening.

Kind regards,
signature...

Elle n'a rien compris. En plus, elle veut me faire sentir coupable en me laissant supposer que tout le monde pense comme elle et que je suis complètement dans le champs? Elle pense m'atteindre quoi??? Elle ne me connaît pas. Je suis inébranlable et imperméable à ses propos. Il faut agir, et rapidement. Cette fois-ci, mon message doit être parfaitement clair. Je me mouille, et je prends la décision d'impliquer politiquement et moi-même et mon entreprise.

Bonsoir Mme ...,

j'ai retracé votre demande de service dans mes courriels.

Je suis québécoise de souche et de langue française. Je vis au Québec depuis toujours et à ma connaissance, jusqu'à maintenant et fort heureusement, la seule langue officielle qui existe au Québec est le français.

Je ne chercherai pas ici à vous convaincre de l'importance de mes propos qui sont à la fois politiques et personnels. Je constate simplement que nos philosophies sont diamétralement opposées et que je ne vous serai, malheureusement, d'aucune utilité à l'intérieur de votre institution.

Je vous remercie quand-même de votre invitation et de votre intérêt pour mes programmes et j'espère que vous trouverez quelqu'un à la hauteur de vos attentes,

Bonne chance!

Signature...

Si tout le monde s'y mettait, peut-être que les endormis et les rébarbatifs, acculés au pied du mur, finiraient par l'apprendre notre langue!

J'ai été de ceux qui se sont investis à 200% pour la préservation de notre langue. Lors de mes premières élections en 1976 et bien que jeune encore, je savais parfaitement pourquoi j'étais péquiste. J'ai eu le privilège comme bien d'autres d'avoir connu cette fierté du rassemblement magique d'un peuple différent qui se TENAIT MERDE. Où est passé ce peuple si ardent et fervent défenseur de son statut unique, où, voulez-vous bien me dire??? Que s'est-il passé pour que nous en soyons rendus là, 100 ans en arrière? C'est pas possible... Sommes-nous redevenus aussi serviles et accommodants avec les années?

Mon devoir est de veiller à ce que mon jeune sache combien sa langue et ses traditions sont importantes et qu'il a le devoir de conserver toute cette belle richesse parfaitement intacte et de le transmettre à sa descendance...

Je n'accommoderai aucun individu qui n'a pas le ferme désir d'apprendre et notre langue et le respect de nos traditions.

Peut-être que d'autres suivront. Je l'espère... Il faut bien quelques pionniers pour faire avancer les choses...

dimanche 14 septembre 2008

Quelques fois le client... a raison

Bonsoir madame,

je suis allée passer la soirée dans votre restaurant hier soir. C'était l'anniversaire d'une de mes tantes que j'aime beaucoup. Je vous ai aussi adressé la parole en vous disant que c'était la première fois que je ne laissais aucun pourboire.

Madame, ce message se veut vraiment positif dans tous les sens du mot. Loin de moi l'idée de vouloir vous démolir personnellement.
J'ai cependant la ferme conviction que lorsqu'on travaille avec les gens, ou le public, appelez çà comme vous le voulez, c'est qu'ils viennent vers nous en toute confiance et nous avons le devoir de leur donner le meilleur de nous-même.

Hier, en votre personne, j'ai vu un être humain complètement désintéressé, insolent et épuisé. Je trouve çà désolant, et pour les gens qui s'attendent à passer une belle soirée, et pour vous qui semblez au bout du rouleau. En fin de compte, qui y trouve vraiment satisfaction? Et je doute fort qu'au fond de vous, vous soyez vraiment heureuse du résultat....


Je pense aussi que la vie est trop courte pour se permettre de passer de longues périodes de temps dans un mode de vie qui ne nous ressemble plus et que l'on aime plus.

Voilà.

J'ai aussi remarqué que votre site était cousu de fautes d'orthographe.

Dans un Québec majoritairement francophone, je pense qu'il serait particulièrement souhaitable de redoubler d'effort afin d'offrir un site présentable et crédible aux yeux de la majorité québécoise.

Sincèrement,

Nanoulaterre

(Message adressé à la propriétaire du restaurant Le Molisana, rue Fleury, Montréal)

vendredi 1 août 2008

Un petit mouton sur les Plaines

Il y avait fort longtemps que je n'avais pris de décision aussi irréfléchie, sur le coup d'une impulsion. Et pourtant, je l'ai fait, il y a à peines 2 semaines. Et ce fut une des meilleures décisions spontanées de ma vie. J'en sors à peine, remplie de bonheur...

Pourtant, cela faisait presque 3 jours que je tentais de résister à l'envie d'y être ce soir-là. Je sabotais unilatéralement toute ouverture possible, me résignant à des excuses vraiment poches et moches...

T'as pas envie de te retrouver dans une foule? Rappelles-toi tes dernières St-Jean sur la montagne?

Et si une bombe sautait? Une émeute se produisait?

T'as mal aux pieds, te vois-tu en train de marcher et marcher et pire, rester debout pendant des heures?

Il faut faire garder le chien.

J'ai plein de choses à faire...

Il faut que je vois Fafouin ce week-end...

Et si nous nous faisions prendre par la pluie...

La liste était exhaustive et je m'appliquais de façon admirable et généreuse à l'allonger. Plus j'en mettais, plus je souffrais de ces barrières ridicules que je m'imposais et plus j'entendais " My love" dans ma tête. J'étais devenue ensorcelée par mes propres pulsions.

Aye! Réveille-toi! Tu ne peux pas passer à côté voyons! Tu dois y être...

C'était devenu une certitude tellement évidente...

Alors, après des heures de tiraillements, de questionnements et de souffrances mentales , je pris une décision rapide; j'y vais.

Et ce choix ne fut pas bien difficile à prendre; j'étais déjà là en pensée, Fafouin m'écoutait religieusement et je lui disais à quel point j'avais hâte d'y être. L'espace d'un instant, j'étais devenue une adolescente emballée et Fafouin sentait mon effervescence, tout sourire qu'il était!

Ok. Go. Calme-toi et tout va bien aller....

J'appelle ma Ti-Mimi d'Amour (ma maman) et lui fait une offre qu'elle ne peut pas refuser.

Maman, si je viens te chercher et te reconduire ensuite chez toi, viendrais-tu garder mon chien?
Je te laisse y penser et te rappelle dans une heure...

Pas de problème, maman accepte volontier. J'appelle Yang et lui demande de se préparer.
Aussitôt rendue à la maison, je nourris chien, oiseaux, rat et hamsters, prépare un bagage à la hâte, demande à Pingouin et Loulou, de fervents fans de la 1ère génération, s'ils peuvent nous garder à coucher à Québec et nous voici en route!

Dans la Basse-Ville nous trouvons miraculeusement un stationnement. Suons comme des boeufs pour arriver enfin tout en haut et suivons le troupeau de moutons qui se dirige vers les Plaines. À peine 30 minutes après notre arrivée, plus personne n'était admis sur le site.

Nous avons patienté, écouté le premier groupe, pris une pause debout, suivi Pascale Picard, pris une seconde pause debout qui s'est en fait prolongé pendant 3 heures lorsque le héros arriva!. Ce fut un moment magique, inoubliable...C'était le délire total. 200,000 personnes regroupées pour une seule et même cause. J'en sors à peine...

Conclusion; jamais je n'ai senti mes pieds endoloris, il n'y a pas eu de bombes ni d'émeutes, j'ai crié, pleuré, chanté et dansé comme une débile durant 3 heures et en prime j'ai vu le meilleur show de ma vie. Un homme sensible et extrêmement généreux ce Paul McCartney.

Nous sommes rentrés chez Pingouin et Loulou à 1 hre 30 du matin, encore sur l'adrénaline. Pingouin avait un rendez-vous au garage très tôt le matin et Loulou plaidait à la cour à 9 hres mais se consolait d'avoir vu une juge au show. Elle aussi sera fatiguée demain....

J'ai terminé la matinée avec mon Yang, par un petit déjeuner à L'Île d'Orléans. Pas mal pour une fille qui prend des décisions irréfléchies!


Les Beatles ont pris tellement de place dans mon enfance et ma vie d'adolescente. Avec Harmonium, c'est comme un petit coin à part, inviolable et intouchable.

Youtube
All my loving-Paul McCartney Live from Québec
Something, McCartney, Plaines d'Abraham
Let it be, McCartney, Plaines d'Abraham
Paul McCartney live from Quebec. Birthday
Blackbird-Paul McCartney Live from Québec City
Hey Jude, McCartney, Plaines d'Abraham
Saw her standing there-Paul live from Quebec city
Yesterday plaines d'Abraham






samedi 12 juillet 2008

Évoluer...

Évoluer...

Avoir le privilège de sentir et d'apprécier ce qu'il y a de meilleur en chaque personne, et à un moment s'approprier ce "quelque chose de meilleur," que je ne possédais pas, afin qu'il demeure pour toujours partie intégrante de mon être.

Çà permet aussi d'honorer ce qu'il y a de mieux en chacun afin que ce quelque chose de bien soit préservé et ne meurt jamais.

Suis-je devenue meilleure pour autant? Je ne sais pas. car je ne serai jamais tout à fait à la hauteur de ce qu'il y a de plus noble en chaque personne que je connais, que j'aime, que j'ai aimé, qu'ils soient vivants ou disparues. Tous ces gens ont contribué à leur façon et sans s'en rendre compte, à faire de moi une personne plus complète.

Évoluer...

Avoir aussi le privilège d'apprendre, encore et encore...

Je trouve çà fantastique et passionnant de me rendre compte qu'en 8 ans, j'ai appris le violon, la danse trad, rencontré mon Jimminou, fait une fausse-couche, été témoin auditive d'un meurtre, assisté et vu mon père mourir, perdu mon Père Laramée, mon mentor , eut un gros accident de voiture, fait l'acquisition d'une maison, placé mon fils en Centre d'accueil, porté plainte pour voies de fait, développé la passion des fleurs et plantes d'extérieur, assisté et respecté Petit-Jean dans son désir de mourir, été bouleversée par la mort de l'enfant d'une personne que j'apprécie beaucoup, rempli ma maison d'animaux et, j'en passe.

Notre vie est remplie de joies, de drames, d'expériences, d'échecs, d'erreurs, de renoncements,
c'est çà aussi évoluer....

Évoluer...

Accepter que je puisse me tromper mille et une fois et qu'il est en mon pouvoir d'avoir la possibilité de me reprendre aussi mille et une fois...

Savoir qu'en toute circonstance, je peux toujours revenir à moi-même et m'en sortir.

Que rien n'est aussi grave que je ne le crois dans la mesure où je cesse d'accorder du pouvoir aux événements et aux choses.






mercredi 9 juillet 2008

La passion d'écrire

La passion, telle une petite flamme constante, patiente et fidèle, là... tout au creux de mon âme, n'aspire qu'à éclater au grand jour, en son temps...Et je me suis résignée à accepter ce fait, dans toutes les sphères de ma vie.

Dévorante...la voici enfin...de retour, l'écriture.

On peut dire aussi avec tout ce qu'il y a de plus déchirant et prenant, car, fidèle à l'éclosion de l'oeuf, une fois le point de non-retour atteint, je sais pertinemment que je suis faite à l'os, avec des heures de plaisirs, visions, souvenirs, questionnements et... épuisements.

Ceux qui ont vécu des moments de grâce avec l'écriture savent sans doute de quoi je parle.

Comment peut-on ne pas être littéralement vidé et crevé après ce flot envahissant d'inspiration nous obligeant sur le champs à écrire.

Et puisque tout le monde sait qu'il y a toujours un côté sombre à toute chose, l'inspiration possède ce curieux désavantage de s'imposer à l'improviste, à toute heure du jour ou...de la nuit, catastrophe. Allez, à genoux, au travail! J'oublie de manger, de boire, de dormir, de donner à manger au chien car je n'existe plus... L'enfer et le paradis réunis.

Et lorsque çà arrive la veille d'une journée qui s'annonce passablement remplie et qu'il serait souhaitable de mettre fin sur le champs à cette jouissance, qu'est-ce que je fais? Je suis incapable de raisonnement... impossible car c'est ici et maintenant qu'il faut que j'écrive. Alors, je dérape et deviens la plus déraisonnable des femmes, m'allongeant aux petites heures, épuisée, mais comblée, assouvie...

Vive l'écriture!

samedi 5 juillet 2008

Il est un temps où...

Il est un temps où, ce qu'on a accepté depuis des années ne passe plus.

Il est un temps où, on se retrouve soi-même en train de changer les choses, parce que personne d'autre ne le fera à notre place. Mais surtout, parce qu'on a essayé tant et tant de fois, encouragé, espéré, fait confiance, en recevant le pire coup de massue sur la tête parce qu'on est tombé encore une fois du 10e étages et qu'alors, on a versé toutes les larmes de notre corps.

Je n'ai pas la prétention d'être une mère parfaite. Pourtant, j'ai la ferme conviction d'avoir donné et transmis à mon fils le meilleur de moi-même, mes valeurs les plus nobles, afin qu'il devienne une personne sensible, respectueuse, ouverte aux autres et autonome dans tous les sens du mot.

Il a fallu dernièrement que je me détache entièrement de lui afin qu'il fasse ses propres choix et ce détachement nécessaire est difficile aussi pour Fafouin parce qu'il implique le fait qu'en choisissant son propre mode de vie, le mien ne doit en aucun cas être perturbé comme il a déjà été des centaines de fois.

On s'entend que lorsque je te fais confiance et que tu la sapes, désolée mais, ce lien de confiance ne peut revenir comme çà, du jour au lendemain? Çà me prend du temps merde!

Rien de bien grave ne s'est produit et pourtant, j'avais la ferme intention d'aller reconduire mon garçon ce soir au centre d'accueil, le coeur déchiré et rempli de larmes, simplement parce qu'il n'a pas compris que, moi, sa mère, j'existe et vis aussi des choses en tant que personne humaine!

Parce que je l'aime profondément et qu'il y a certaines choses dans la vie qu'il doit apprendre de toute urgence, parce qu'il n'a pas encore saisi que chacun doit mettre de l'eau dans son vin et que si quelqu'un veut continuer à faire à sa tête sans prendre en considération les sentiments et émotions de l'autre, inévitablement, çà conduit à l'échec.

Bon sens que je trouve çà difficile...