CROIRE QUE LES CHOSES SE PRODUISENT TROP LENTEMENT OU TROP VITE EST ILLUSOIRE. LE SYNCHRONISME EST PARFAIT. CHAQUE CHOSE ARRIVE TOUJOURS EN SON TEMPS... RIEN NE NOUS ARRIVE QUI N'AIT D'ABORD ÉTÉ SENTI ET PENSÉ. POUR CRÉER LE FUTUR, IL FAUT Y CROIRE SANS RÉSERVE.


Auteur inconnu

vendredi 21 mai 2010

Pour en finir avec le cardinal Ouellet

N.B.Changement au programme. En date du 29 mai, j'ai décidé qu'il n'y aurait pas de partie 2. Un seul billet consacré au cardinal me suffit.


Que mon idée soit pensée dans ma tête ou qu'elle soit dite tout haut n’a pour moi aucune espèce d’importance, c'est du pareil au même. J'ai toujours évolué en sens inverse de la société actuelle, à contre-courant, carrément. Et ceux qui me connaissent peuvent en témoigner. Ça ne m’a jamais empêché de gagner ma vie et d’être heureuse, au contraire. Je n’ai jamais suivi de mode. Par contre, le mouvement hippie m’a profondément attiré. Je m’y reconnaissais. simplement. Cette façon de vivre, de la percevoir, me collait à la peau. J’y ai cru, ça me sonnait parfaitement juste et je le vis encore aujourd’hui. Hippie, une vraie, je suis, sans tous les abus de jeunesse bien entendu. Je suis une créatrice, dans tous les sens du mot. Vivant de mon art depuis toujours, cela en soi me comble. Je ne demande rien d'autre, je suis heureuse ainsi.

Le cardinal Ouellet n'a aucune espèce d'influence ou de pouvoir quelconque sur ma propre vie, je suis maître de moi-même. J'ai vécu aussi, beaucoup vécu. J'aurais pu me faire avorter, mon fils n'était pas prévu. Je ne l'ai pas fait car je l'aimais déjà profondément. Ce fut mon choix. Dans la trentaine avancée, avec beaucoup de bagage derrière moi, je savais que je pouvais l'élever convenablement et lui prodiguer toute la tendresse et la sécurité dont il avait besoin. Je ne regrette rien et si j’avais le pouvoir de recommencer, je n’hésiterais pas à le faire de nouveau.

Par contre, lorsque j'entends, de la bouche de cet homme, dans son château de verre immunisé, des paroles aussi tranchées, dénuées d'une totale ouverture sur la misère humaine, et bien ça me mets franchement hors de moi. Voilà la raison pour laquelle je le mets carrément à l’index.

Dimanche 23 mai , ajout: l'article percutant de Micheline Carrier




vendredi 14 mai 2010

Le secret du bonheur

À mon fils

Que pourrais-je te dire
En ce jour mémorable de tes 18 ans
Que le secret du bonheur
Réside en chacun de nous
Et j’ai envie aujourd’hui de te donner le mien

Prendre soin de sa santé
Bouger, marcher, rire
Prendre le temps de respirer le vent dans les arbres

Accepter mes faiblesses
Mais par dessus tout mes grandes forces
Me réajuster, apprendre
Laisser derrière, les dérapages, les erreurs
Et continuer avec force et courage

Pleurer, danser, sourire, me rappeler
De tous mes tendres moments
Parce que je m’en donne le droit
M’efforcer de ne jamais
faire de mal à personne
Et si je le fais
M’en excuser, bien sincèrement

Mais surtout, tâcher d’aimer
De tout mon coeur
Me servir des plus belles valeurs que j’ai reçues
Demeurer sincère envers moi-même
Et envers les autres

Prendre les journées une à la fois
En me disant que demain
N’existe pas encore
Aller mon chemin
Et faire ce que j’aime dans la vie
Le bonheur peut être si simple
Il réside dans de toutes petites choses

Ne jamais avoir peur et foncer
Tomber et me relever
Savourer chaque instant de bonheur
Que la vie m’offre
Me servir de ce qu’il y a de meilleur en moi
Et l’offrir aux autres

Mon garçon
Je ne perdrai jamais la foi en toi
Je te trouve magnifique et unique
Tu iras ton chemin
Et
Rappelle-toi

“Quand demain tu mettras les voiles
Prends tout ce que je t’ai appris
Et fonce devant la vie...
Souviens-toi toujours
Tout naît de l’amour."


Je t'aime tant...



Un gros merci à Johanne pour la référence du dernier paragraphe xxx





mercredi 5 mai 2010

Mon grand, un jour à la fois

J'en ai parlé à peine depuis février. J'avais surtout besoin de me remettre sur pieds, m'adapter au changement intérieur que je vivais, par rapport à la situation de mon garçon, m'assurer une constance dans la préservation de mes énergies, ne plus tomber en chute libre et faire cesser la souffrance que me dictait mon impuissance. J'ai pris une formation, me suis outillée afin de pouvoir prévoir l'imprévisible et de mieux comprendre les douleurs qui l'habitent, être alerte et en forme lors de ses moments de détresse afin de le supporter adéquatement, avec tout l'amour dont je dispose dans mon coeur de mère. Est-ce que je pourrai un jour accepter sereinement la destruction intérieure et physique qu'il s'impose et la douleur intérieure et perpétuelle qu'il vit chaque jour et chaque minute? Non, non, jamais. Mais alors, pourrais-je accepter mon immense impuissante à pouvoir changer quoi que ce soit sans que lui n'y soit prêt? Oui.

Après 5 mois de garde fermée, il est sorti le 25 mars dernier et a choisi de retourner chez son père. Je privilégiais un endroit neutre, l'appartement supervisé. Étant donné qu'on n'a le contrôle sur à peu près rien... Depuis ce temps, il est retourné 2 fois au centre; son père a été ferme cette fois.

J'ai revu mon fils pour la première fois il y a à peine deux semaines. Il a demandé cette rencontre avec sa mère, avec qui, il était important de conserver une relation. Comme je l'avais soupçonné, des erreurs graves ont été commises par l'éducatrice de mon garçon, ce qui m'a privé de sa présence pendant 3 longs mois. Je prépare une plainte que je remettrai au commissaire aux plaintes, mais ça c'est autre chose...

Lorsqu'il est entré dans la pièce où je me trouvais, il était resplendissant, beau comme un coeur avec sa nouvelle coiffure. Quel charisme... Puis j'ai retrouvé ce sourire que j'aime tant. À la limite, pendant un instant, j'ai douté de moi-même, oubliant qu'il avait de grandes difficultés. Puis, je me suis parlée, m'imposant le retour immédiat à la réalité, dans "sa" réalité à lui.

Nous avons passé de merveilleux instants, ri aux éclats, nous remémorant de doux moments passés ensembles. Puis, je me suis rappelée en ces mêmes instants à quel point le présent était le plus beau des cadeaux que je puisse recevoir du ciel, que là se trouvait le bonheur et qu'en jouissant pleinement de ses heureux moments, j'avais la certitude qu'ils demeureraient imprégnés à tout jamais, quelque part dans le temps, dans un lieu qui s'appelle l'amour. Préserver tous ce beaux instants avec lui pendant qu'ils passent... Là est le plus important.

Ça s'est passé il y a deux semaines. Depuis, il s'était trouvé du travail, avait décidé de lui-même d'assisté aux réunions de narcotiques anonymes. Et, ce week-end, tout a basculé, de nouveau. L'impulsivité destructrice du moment a repris le dessus, contrôlant entièrement sa vie et détruisant en rafale tout ce qu'il avait entrepris de constructif pour lui. Il se retrouve donc en centre pour une dizaine de jours encore, jusqu'à ses 18 ans, plus de travail, plus de petite amie et, seul avec sa détresse intérieure.

Je reste debout, les illusions n'étant plus ce qu'elles étaient auparavant me font demeurer en zone neutre, tout étant prévisible. N'empêche, me voilà confrontée de nouveau à cette dure réalité. Je tiendrai le coup, je le sais. Et pourtant le chagrin m'envahit . En cet instant même, je me permets de le vivre, comment pourrait-il en être autrement...

Ma lumière et ma force seront toujours là pour toi. Mon grand garçon, je t'aime tant...

mardi 4 mai 2010

Mes trésors...




Lorsque je regarde mes petits enfants
À qui j'enseigne
Si purs, si innocents
C'est souvent
À leur avenir
Sur cette Terre que je pense...
Et çà m'attriste
Quelle sera leur qualité de vie?
Ce sont de si beaux soleils
Remplis de projets magnifiques
Mes trésors...






dimanche 2 mai 2010

Sacrés talons sots va...



"Les talons sots"

expression tirée du répertoire d'usage de Zed


Ouf...



Et celle-ci...


Billet pour Zed...
Et pour faire rire mon amie Bouda...








jeudi 29 avril 2010

La virilité prise 2

Jour 1

Yang était à peine parti pour le travail que j’entends la porte s’ouvrir.

-T’as oublié quelque chose?

-Non. Va falloir que j’appelle la CAA. Ma voiture fait un drôle de bruit. Il faut que j’aille au garage.

-Attends, laisse-moi enfiler un pantalon et je vais voir d’accord? Je suis bonne dans “les bruits de chars.”

Je sors. Yang entre dans la voiture et me dit:

-Reste dehors et écoute le bruit.

Et moi de répondre:

-Hum, je ne crois pas que ce soit bien grave. Ça me semble être un bruit de courroie.

J’entre dans la voiture et donne mes instructions:

-Arrête le moteur et démarre de nouveau.

Maintenant c’est à peine un petit bruit perceptible.

-Bon, roule un peu avec et on va voir.

Je lui suggère de se rendre au garage qui n’est pas loin et de l’accompagner avec ma voiture.

Yang est très nerveux:

-Oui mais j’aime pas bien ça. Car tout à l’heure le bruit était constant et ça sentait le brûlé. Puis, la dernière fois que j’ai roulé avec un problème, j’ai brûlé le moteur.

(???!!!)

-Je vais d’abord appeler au garage et demander conseil.

Nous entrons donc dans la maison. Au bout d’un moment, Yang revient et me dit:

-Bon. C’est pas grave, c’est seulement un ajustement au niveau de ma courroie.

(...)

-Je te l’avais dit que ce n’était pas grave. Qu’est-ce que t’en penses?

-Hunhun...

-C’est tout ce que tu as à me dire?

Ben, c’est bien...

-Écoute, sors-moi quelque chose d’autre voyons! (rires)

-D’accord. Je te trouve bien virile!!!

Et la courroie? Je t’avais dit que c’était probablement la courroie?

-Ah non. Ça par contre, tu ne me l’as pas dit.

-Quoi??? Mais oui je te l’ai dit, quand j’étais dehors à écouter le moteur!!!

-T’as pensé peut-être que tu me l’avais dit mais tu ne me l’as pas dit.

(!!!)

Hum...



Jour 2

La voiture est maintenant réparée:

Yang:

-C’était pas bien grave, seulement un ajustement au niveau de la courroie...

-Alors, qu’est-ce que t’as à rajouter?? (sourire)

-Bravo!!!!! Écoute, va falloir que tu parles de tes bévues toi aussi...

-D'accord, promis!

mardi 27 avril 2010

Au revoir mes trésors...

Ils sont partis très vite
À une semaine d'intervalle
Et auront eux aussi
Leurs places à l'ombre
Sous le pommier
Au revoir mes trésors...



Stéphane
"Mon gros patapouf"
Avec une seule oreille
Et qui sentait merveilleusement bon




Tite Patte

"Ma petite boxeuse mal commode"
Par chance que tu avais de belles bajoues blanches...







samedi 17 avril 2010

La virilité ne tient qu'à une scie

Yang et moi étions devant le petit écran. Je faisais la remarque suivante en regardant un commentateur sportif:

- Moi je l'aime Jean-Paul Chartrand.

- Moi je trouve qu'il a l'air d'un "mononcle".

-Et bien moi je le trouve très viril et en plus, il a une superbe de belle voix.

-Ah... Est-ce que tu le trouves plus beau que moi?

- Écoute, ça ne se compare pas. Vous êtes deux beautés différentes.

-Oui mais, est-ce que tu me trouves viril?

-Je te trouve... différent, tu es un autre genre d'homme.

-Comme ça, tu ne me trouves pas viril?

-....

-Pourtant j'ai une scie ronde et une scie à chaîne?

-???!!...


Quand la virilité ne tient qu'au vrombissement strident d'une scie à chaîne...Pfff...
Excusez-moi, je m'en vais mettre mes talons hauts...

Avec l'aimable autorisation de Yang

mercredi 14 avril 2010

De la colonne...

Oui, de la colonne, comme j'aimais...

Au revoir Monsieur Chartrand

xxx


dimanche 11 avril 2010

Je vous présente

Photo 1

Voici ma grand-maman paternelle. Sa mère était Iroquoise. Cette photo date des années 20. Son châle était magnifique. Il existe encore et est conservé par la famille. Ma grand-mère paternelle était une perle... Elle est décédée en 1995 à l'âge de 86 ans. Je rêvais en secret de la voir avec Paul, mon grand-père maternel. Elle m'a appris à tricoter ainsi que la technique des boudins avec de longues guenilles minces. Les boudins restent jusqu'au prochain shampoing, garanti.... Elle m'a aussi appris à utiliser de façon modéré le rouge à lèvre des années 30. Je l'ai appris à mes dépends... Ce rouge à lèvre ne s'enlève pratiquement pas!!!
Mon grand gagnant: Jackss



Photo 2

Nanou. J'avais 23 ans et j'étais en compagnie de Coco, mon premier conjoint. Ici, on ne lui voit que le bout du chapeau. Il était assis et moi debout, la main appuyée sur son épaule.
Nous étions à La Ronde par un beau soir d'été et nous nous sommes prêtés volontier aux recommandations du photographe, dans un kiosque de photos anciennes. Il ne faut pas sourire, rappelez-vous!
Mes grands gagnants: Herbert et Zed

Bouda... Hum, je sais que tu gagnes aussi mais avoue que c'était un petit peu facile pour toi?










Photo 3

George Sand (1804-1876) femme de lettre remarquable qui s'est vue dans l'obligation de changer de nom pour pouvoir avoir la possibilité d'être publiée. Un site très intéressant lui est consacré. Elle fut la maîtresse d'Alfred de Musset et de Frédéric Chopin.
Ma grande gagnante: Gelissa









Pour mes gagnants, je tâcherai d'écrire un billet à la hauteur de ce que je sens d'eux. Ce sera mon prix.


Merci à tous pour votre participation!





vendredi 9 avril 2010

Concours




Elles ont tous 20 ans.

Qui sont ces jeunes filles?

Le ou la gagnante se méritera une récompense assurée...

À vos marques, prêt, partez!








jeudi 8 avril 2010

Du toupet

Ceux et celles qui connaissent Nanou savent qu'elle est passée maître dans l'art de faire le clown et rigoler. Yang mon conjoint me dit souvent:" Je t'aime parce que tu me fais rire."

Alors donc, ce matin, je m'amusais à coiffer mon toupet à mon désavantage en me présentant ensuite vers Yang, le juge en chef...

-Qu'est-ce que t'en penses?

-Oh boy, ça ressemble à une catastrophe disco!

Et moi de m'étouffer dans mes éclats de rire.Yang a le don de me stimuler avec ses remarques d'une justesse étouffante... Dans un élan d'adrénaline, je retourne à la salle de bain, improvisant un autre toupet rigolo.

- Ta-dam! Et là, qu'est-ce que t'en penses?

-Tu ressembles à Bettie Page.

-Ah, et qui est Bettie Page?

-Une pin up des années 50.

Tiens tiens, Yang connaît les pin-up des années 50? Passons...

À présent, je coiffe mon toupet en "moi".

-Et là, qu'est-ce que t'en penses?

- C'est normal.

-Normal?

-Oui, ordinaire je veux dire.

-...

-Comme ça tu me trouves ordinaire?

-Non, je veux dire que c'est ta coiffure normale.

-Et tu le trouves comment mon toupet?

-Yé bin correct ton toupet.

- Ordinaire quoi?

-Mais là c'est que je sens que je suis en train de me faire piéger...

-Tu veux dire que t'es en train de te caler?

-C'est en plein ça. Je pense que je ne parlerai plus...

-Hum...




samedi 3 avril 2010

Un Dimanche de Pâques

Il s'appelait Paul. Mais non, pas St-Paul comme l'apôtre mais, c'était tout comme. Paul était mon grand-papa d'amour, ma lumière, mon rayon de soleil, ma sécurité. Comme il était bon, gentil, patient, tout ce qu'une petite-fille pouvait rêver d'un grand-papa. Lorsque ma grand-mère partait pour l'hôpital, je me précipitais vers le téléphone:

-Grand-papa, est-ce que je peux venir coucher chez toi?

-Mais oui ma petite fille!

-Est-ce que je pourrai jouer sur le piano?

-Tu pourras jouer tant que tu veux ma petite fille!!!

C'était le bonheur total. Grand-papa sifflait toujours en se levant le matin. J'étais heureuse, il me transmettait sa joie de vivre. Je passais des journées sur le vieux gramophone à écouter les 78 tours. Il m'arrivait de me piquer le doigt sur l'aiguille qu'il fallait changer plusieurs fois. Je composais de petits airs accompagnés, sur les notes noires du piano.

-C'est beau ma petite fille continue!

Cette photo représente beaucoup pour moi. C'était un Dimanche de Pâques. Grand-papa et moi sortions de l'église puis, au milieu des marches extérieures il me dit:


-Ne bouge pas Nanou, grand-papa va prendre une belle photo de toi.

Une photo de moi... Comme j'étais fière. Surtout avec mon beau chapeau de paille et mon petit sac à main assorti. Je l'aimais mon sac à main décorée d'une belle marguerite teintée de rose, bleu et vert pâle, toute en paille elle aussi. Je me rappelle avoir prise cette pose, tout naturellement, la main posée sur la hanche. Il faisait beau, c'était Pâques, j'étais heureuse avec mon grand-papa...

jeudi 1 avril 2010

Ma lumière


La communion qui existe entre celui qui est venu annoncer son message d'amour et moi demeure intense, intemporelle. À travers cette paix qui me guide et sa présence qui me supporte en tout, je veux simplement remercier, le remercier...

Pour tous les amoureux de musique, croyants ou non croyants, pour toi papa qui m'a fait découvrir tant de beauté musicale, avec ardeur et passion et qui, de là-haut, doit vibrer de bonheur en tendant l'oreille, voici mon moment de grâce. La musique nous sauve de grands malheurs...




"Pare-toi, mon coeur, pour lui
Tu vas être le sépulcre où il dort et repose
Car c’est en toi désormais,
C’est en toi qu’il veut faire sa demeure
Monde, adieu, descends en moi,
Descends en moi "



Passion selon St-Mathieu
BWV. 244

Aria. "Mache dich, mein Herze, rein"
Jean-Sébastien Bach

Direction/ Karl Richter
Baryton-basse/Walter Berry


À la mémoire de mon père






vendredi 26 mars 2010

Je n'en peux plus...



Bon. Alors voilà. C'est aujourd'hui qu'enfin je prends la parole; je n'en peux plus. Je n'en peux plus depuis bientôt 3 décennies. Mais, mais... Je suis patiente. On dit que la patience est d'or. En demeurant le plus possible fidèle à moi-même, honnête, franche, je me permets, en ces jours orageux et gris pour notre Québec, d'insérer ici une partie du texte que j'avais écrit lors de notre fête nationale.


FORCE


Force est de constater qu'une grande majorité d'entre nous avons encore et encore oublié qui nous sommes. Comme dit la chanson:"On y parle encore la langue de chez nous." Peut-être... et pour combien de temps encore, voulez-vous bien me dire? "Elle revient nous chanter ses peines et ses espoirs."Alors, ici je viens chanter ma peine et mes espoirs aussi.


PEINE

Ma peine de constater que le peuple québécois de souche et de langue française, soyons francs, ne jouons pas avec les mots, s'est encore noyé dans la foule comme un pauvre idiot sans visage, oui, sans visage, et se perd et se perd... Ma peine de constater, qu'on est si accommodant, si gentil, au péril de perdre notre propre identité culturelle tellement on manque de colonne et de respect envers nos propres racines et traditions, bon sens...


Ici je lève le voile,


Moi, j'insiste, je veux garder mon visage...


OUI


Je le veux


Et que ceux et celles
Qui veulent se joindre à nous
Pour venir apprendre et honorer
NOTRE langue française et NOTRE culture
Soient les bienvenus!





Voici où se trouve mon pays




















mardi 23 mars 2010

Et vive le printemps...

Depuis la nuit des temps, la musique baroque française me fait vibrer. Il y a ce petit quelque chose de déterminé, droit, de solide, et en même temps de passionné. De beaux souvenirs viennent aussi s’y rattacher... Les sons et lumières dans les jardins du Château de Versailles par un beau soir parfait d’été...

Lully c'est la vie, la force des battements dans la poitrine, et en mon coeur et âme, le souffle venu du ventre me donne de ces papillons bien agréables simplement à l'écoute des percussions endiablées d'un compositeur tellement sensuel et talentueux. Et particulièrement cette interprétation de la Marche pour la cérémonie des turcs que j'écoute souvent à plein régime et en dansant, évidemment!

Et vive le printemps...



Jean-Baptiste Lully
(1632-1687)
Marche pour la cérémonie des turcs
extrait du "Bourgeois gentilhomme"
direction d'orchestre:Jordi Savall


mercredi 17 mars 2010

Ne savais-tu pas...


Tel un fantôme enveloppant,
Accompagnant l'ombre des êtres
La musique les suit
Défiant le temps, les décennies
Ne le savais-tu pas?
Et moi, lorsque j'entends
Ferland ou Régianni
C'est à toi que je pense...

Oui, nous les déballerons
Encore et encore ces musique,
Assises au piano

Je te veux chanter et heureuse
Dans notre petit coin de paradis
Lorsque la senteur des brindilles d’été
Porteront à nos narines
Leur arôme tendre

Et nous reparlerons de ces peintures
De ma musique
De notre admiration mutuelle
L’une pour l’autre
De nos joies et douleurs emmêlées
Des danses et improvisations,
De rigolades à n’en plus finir
Des trésors de souvenirs
Que redécouvriront
Nos coeurs d’enfants

Ma tendre amie de toujours
Je t'aime tant...

Nanoulaterre xxx


Ce texte est dédié à Bouda, mon amie d’enfance









samedi 13 mars 2010

Deux enfants au soleil...


Du plus loin que je me souvienne et toute jeune encore, j'aimais l'entendre le soir, m'endormant au son de sa voix douce, chaude, caressante et tellement sécurisante. Autant son talent que sa grande beauté m'impressionnaient. C'est ainsi que je pouvais me plonger de longues minutes simplement à le regarder sur la pochette de disque vinyle.

Depuis, je n'ai jamais cessé d'écouter Ferrat, depuis mon enfance jusqu'à mon adolescence perturbée, du conjoint de mes 20 ans jusqu'à tout récemment , lors d'un de nos têtes-à-têtes entre amis.

Sacrilège il aurait été de laisser s'évanouir comme ça un si grand talent...
Mon fils s'est souvent endormi en sa compagnie. Combien de fois n'ai-je entendu:
"Maman, mets La Montagne".


Choisir quoi, je les aime tous...
Je les aime à en perdre la raison
Avec Ferrat c'est beau la vie
Mes nuits et brouillards se dissipent
Je regarde la montagne au loin
Comme un enfant au soleil
Nous dormirons ensemble
C'est si peu dire que je t'aime
Et c'est toujours la première fois
Heureux celui qui meurt d'aimer
Camarade regarde, écoute...

Au revoir monsieur Ferrat...



mardi 9 mars 2010

Si la femme m'était contée, hommage 8 mars

Je me promets
De demeurer entièrement
Fidèle à moi-même,
De chercher ce qui me complète
En chaque homme

De vivre une journée à la fois
Prendre le temps de respirer, vivre
Et lâcher-prise

Perfection
Moule de la super-women
Connais pas
Fière de dire
Que j'ai fidèlement tout fait
Pour ne jamais y adhérer

Je préfère l'équilibre
De ce vent caressant les arbres
Choisissant mes horaires de travail
Et les gens suivent...

Je ne serais rien
Si je ne captais au vol
Le temps de savourer la vie
En ce petit 24 heure si court
En profiter au maximum
En vivant, en aimant,
Goûtant la vie, ma vie
Répartir le temps
Équilibrer le temps

Je n'ai rien à prouver à personne
Sauf à moi-même

Je promets de continuer
À me remplir du vent
Du sable doux sur ma peau
De l'eau fraîche
En m'abreuvant du soleil
Gouter mon air frais hivernal

Dénoncer et crier haut et fort
La violence faite aux femmes
Et aux enfants

Je pense à toi, ma tendre Lise
Que j'ai entendue mourir
Sous les coups de couteaux
D'un déséquilibré
Qui se disait t'aimer,
Lise...

À Laure,
mon arrière-grand-mère
Ancienne maîtresse d'école de rang
Qui a élevé 16 enfants
S'occupait d'habiller, laver
Et nourrir tout le monde,
D'administrer les 14 logements
Que mon arrière-grand-père
Avait construits
Parce qu'il ne savait pas écrire

Alma
Arrière grand-mère
Pianiste
Dans les cinémas de films muets
Toujours souriante

Ti Mimi...
Ma mère, si forte, si brave
la meilleure des mamans
Qui m'a donné l'équilibre
Dont j'avais besoin
Pour grandir et m'épanouir

Marietta
Ma grand-mère paternelle
Que j'adorais
Si bonne, si dévouée
Mais si soumise

Coronna
Ma grand-mère maternelle
Qui, malgré ses airs de dure
Avait l'esprit d'un autre temps
Refusant que ses enfants
Abandonnent l'école

Camille Claudel
Clara Shumann
Georges Sand
Et tous les autres
Je pense à vous...

Et à celles
Qui cherchent encore l'équilibre
Et ne l'ont pas encore trouvé
À toutes ces femmes anorexiques
Que je croise dans la rue

À ces jeunes filles de 14 ans
Qu'on utilise et qui perpétuent
L'idéal irréel d'un corps parfait
Et de la jeunesse éternelle


Clara Schumann, Nocturne en Fa majeur, op. 6 no.2
...








jeudi 4 mars 2010

Personnalité limite, partie 2

"Comment encore se sentir normal lorsque votre conduite autodestructrice et déplacée a pour témoins votre famille, vos amis, vos collègues ou votre employeur? Comment encore se sentir normal lorsque ce comportement provoque des ennuis financiers, relationnels ou physiques?

Pour ceux qui ne sont pas atteints par ce syndrome, il s'agit d'un cauchemar qu'on espère ne jamais devoir vivre. Ce cauchemar, ceux qui en sont atteints le vivent et le revivent sans cesse, surtout lorsqu'ils sont confronté à un stress. Les sensations horribles sont fréquemment vécues... Les personnes TPL (trouble de personnalité limite) sont prêtes à tout pour faire disparaître cette douleur. La plus grande part de l'impulsivité et de l'autodestruction représente un effort en vue d'éliminer cette douleur. Spécialement celles qui sont sévèrement atteintes vont littéralement couper leur corps pendant ces stades de dysphorie. L'automutilation en elle-même est sans douleur (les coupures ne font pas mal) mais elles soulagent de la douleur morale.

Elles souffrent aussi de sautes d'humeur fréquentes, intenses et imprévisibles qui peuvent provoquer de la dysphorie, même en l'absence de stress. Les sautes d'humeur paralysent les efforts de la personne atteinte, l'empêchant de vivre une vie heureuse et réussie. Elles sont les victimes d'une maladie extrêmement pénibles et n'ont ni demandé, ni mérité ou causé leur maladie... Elles souhaitent désespérément être aimées mais leur mal les fait paraître impossible à aimer et sont terrifiées à l'idée d'être abandonnées et, en même temps incapables d'empêcher la maladie de détruire leurs relations.

Ceci est l'expérience d'une personne souffrant d'un trouble de personnalité limite."

Références: Dr. Leland Heller

mercredi 3 mars 2010

Pour Freda

À la mémoire de Jocelyne
Ma préférée de Dassin

Il faut monter le volume
C'était le plus beau video..







lundi 1 mars 2010

Je suis en amour....



En amour avec le wombat, un beau gros toutou de la famille des marsupiaux et qui vit en Australie. Je n'ai pu résister à partager avec vous cette belle découverte...

samedi 27 février 2010

Voir et ne pas voir


Je veux voir et en même temps, ne pas voir et nier
J’ouvre la porte de la connaissance et de la volonté
Décidée à apprendre et grandir encore
Résolue à accepter et à la fois ne pas accepter
J'aimerais oublier mais aussi ne pas oublier.
Les images de ta détresse
Tout au long de ta vie,
Remontant sans cesse à ma mémoire
Alors, mon ventre et le fond de mes entrailles hurlent
Je veux revoir ton immense sourire
Et en même temps ne pas le revoir
Parce que, pour l’instant, ces moments ne sont plus
Ces instants heureux, perdus dans le temps, si loin.

Mon fils, je te donnerais ma vie
En étant assurée qu'au lendemain même
Tes souffrances ne soient plus,
Comme si elles n'avaient jamais existé
Effaçant du même coup
Le souvenir de tout ce mal et ces blessures si grandes
Qui t’habitent et dont tu souffres constamment.

Et au fond, qui peut t'aider plus que toi-même...
Et pourtant
Je jure d'y être toujours
D’une autre façon,
Discrète et aimante à la fois
À la demande, à ta demande
En son temps...

Au petit matin je me réveille et t'enveloppe
À la nuit tombante, prie, te berce, te rassure et m'endors
D'un amour qui ne se comparera jamais à rien d'autre
D’un amour démesurément plus grand que le mystère de tout l’univers
Je t'aime tant mon grand...





dimanche 21 février 2010

Personnalité limite, partie 1

" Imaginez que vous êtes confrontés à un stress mineur, un pneu plat, un évier bouché, un désaccord avec votre amie, votre époux. Au lieu de rechercher une solution simple, votre esprit semble paniquer. Un sentiment de malaise se développe, causant une gêne au niveau de l'estomac ou de la poitrine. Des sentiments d'angoisse viennent alourdir ce sentiment croissant de malaise et d'inquiétude. Ceci est suivi d'une colère qui augmente rapidement et finit dans une rage si forte qu'elle vous submerge, alors même que vous vous rendez compte que cette réaction est exagérée. Dans les minutes ou les heures qui suivent, d'autres sentiments négatifs se font jour, y compris des souvenirs de peines passées, jusqu'à ce que vous reviviez virtuellement toutes les émotions négatives qu'un être humain peut ressentir. Vos défenses psychologiques sont dominées par une douleur émotionnelle insupportable. Vous vous sentez incapable de réagir tandis que votre esprit et votre corps sont en désarroi total dans vos efforts de réaliser ce qui vous arrive. Et comme la douleur continue de s'intensifier, le système nerveux développe des sensations bizarres de vide, d'engourdissement et d'irréalité.

Votre esprit cherche désespérément une issue et les solutions à cette douleur. Il fait revenir à la mémoire le souvenir de moments où vous vous sentiez mieux. Dès qu'un de ces moments réapparaît, votre esprit vous force avec frénésie à poursuivre cette activité jusqu'à un niveau excessif, autodestructeur, résultant finalement dans une délivrance biochimique. Les substances chimiques du cerveau sont libérées et stoppent la douleur jusqu'à ce que vous vous sentiez de nouveau mieux(normal).
Mais comment se sentir de nouveau " normal" lorsqu'on sait qu'un phénomène aussi horrible peut se reproduire à tout instant."

Références: Leland Heller

Et c'est ce que vit probablement mon fils. Sorti de la protection de la jeunesse, il est actuellement en LSJPA. (Loi sur le système de justice pénale pour adolescents).
Quelle est la différence, me direz-vous?

Protection de la jeunesse: le jeune doit être protégé de son environnement... Expérience passée? Flop total. De la pure foutaise. On discrédite le parent équilibré au détriment du parent qui n'est pas en mesure de s'occuper adéquatement de son jeune: ce parent, il faut le guider, l'aider. Et surtout respecter le jeune dans ses choix de vouloir revenir un parent qui a utilisé la violence physique, verbale et psychologique à maintes reprises, au risque de le perturber davantage dans ses difficultés qui sont, déjà en soi, pas facile sà gérer.Horreur, inacceptable.

LSJPA: la société doit être protégée du jeune...Bien sûr, après une année passée à courir de gîte en gîte et même dormir dans les abris d'autobus parce que le parent aux prises avec des problèmes de violence, qui a pourtant demandé la garde, ne s'en occupe pas et le laisse dépérir... Idem. Pas de changement. Statu quo.
Dès la fin mars, mon fils pourra sortir. Il sera en probation très surveillée pour une période de 2 mois. Son père a accepté de le reprendre et c'est aussi le choix de mon fils. Vive les droits de la personne... Il faut respecter le choix du jeune, même si ce dernier décide de retourner chez son père... Mon opinion ne compte pas, comme si mon passé, mon expérience de parent n'avait jamais existé. Je vous assure, il faut être fait très fort pour survivre à une telle aberration.

J'ai failli m'enfoncer encore. Juste un petit peu. Mais, je remonte en grand, comme l'oeil de l'indien qui, dirigeant sa flèche, vise la cible et a une confiance absolue en ses pouvoirs. Ils n'auront pas ma peau. J'ai à coeur l'équilibre, le bonheur de mon jeune, je tente de trouver le moyen de comprendre comment il fonctionne vraiment en l'acceptant tel qu'il est, et l'aider l'aider d'une autre façon. Ils ne savent pas quoi faire, comment agir avec moi.


"Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font"


À suivre...






samedi 20 février 2010

Arold et Maude





Arold a perdu sa petite compagne de vie. En effet, Maude nous a quitté après avoir pondu un dernier petit coco.

Au revoir Maude xxx





mardi 16 février 2010

Hum...

Deux petites pattes...




Mais où se cache Adèle...




samedi 30 janvier 2010

Réflexion...

Les gens naissent avec un tempérament propre à eux. Personne ne naît égal. Ce qui est vraiment transmis par l'hérédité dans le cas présent, celui de mon fils, c'est le gêne de l'hypersensibilité. De là peut découler toutes les formes de dérèglements. Si on ajoute à cela une ou des expériences émotives dysfonctionnelles, avec un gêne semblable, on a tout ce qu'il faut pour engendrer une explosion d'instabilité intérieure et de dérèglements.

C'est pourquoi, en de telles circonstances et bien au delà de ma volonté, du bon vouloir et de tout mon investissement passé à équiper et élever correctement mon jeune, il y aura toujours ce quelque chose qui m'échappe complètement et dont, malheureusement , je n'aurai jamais aucune espèce d'emprise.




mardi 26 janvier 2010

Hymne à la vie

J'ose à peine imaginer le choc psychologique avec lequel tous ces gens seront condamnés à vivre pour le reste de leurs jours...

Le 25 novembre 1988, j'ai pensé mourir lorsque ma maison est devenue en carton, craquait de tous bords, tous côtés, vaguait de gauche à droite sur l'océan en tempête, telle l'arche de Noé. Et cette terre sous nos pieds, si forte, indestructible, semblable à la puissance des chutes d'un barrage hydro-électrique. On ne peut imaginer, rien n'y peut résister. Je demeurais sur la rive sud de Québec où le séisme de 6.2 a été fortement ressenti à cause de nos sols argileux. Je m'agrippais tant bien que mal à la rampe d'escalier, sidérée par la cacophonie engendrée par le son de la vaisselle, des cintres dans les garde-robes et des murs qui craquent . Devant moi, au salon, les objets tombaient. Lorsque tout fut terminé, j'étais absolument convaincue que tout était détruit à l'extérieur et je me demande encore par quelle miracle nos maisons ont pu résister à un tel choc.

Tous ces pauvres gens vivent un enfer et le calvaire n'est malheureusement pas terminé. Difficile de trouver la solution miracle qui allégera la souffrance de chacun d'entre eux et leur apportera la vie plus confortable et décente qu'ils méritent.

La vie, si frêle et fragile... Savourons chaque instant, apprécions la chaleur douce de notre foyer,de nos draps douillets, louons le fait d'avoir le privilège, cette chance inouïe de boire et manger à notre faim chaque jour.




samedi 16 janvier 2010

Mes petits malheurs par dessus bord

Jamais je n'ai manqué de quoi que ce soit pour ma survie. Eu le privilège de gagner ma vie en faisant ce que j'aime. Lorsque j'ai faim, je peux me servir à ma guise. J'ai un lit bien chaud et confortable pour dormir. Lorsque j'ai froid, je peux me réchauffer, lorsqu'il fait chaud, j'ai aussi le loisir de pouvoir me rafraîchir. Je suis en parfaite santé et dispose d'un gym à 5 minutes de chez moi. J'ai tous mes membres, vis dans un environnement vraiment calme et agréable. J'ai le bonheur de pouvoir faire mes propres horaires de travail sans devoir rien à personne. Je peux disposer de mes temps de loisir comme bon me semble, entourée d'un bon conjoint et d'amis formidables. Le matin, je savoure mes petites promenades avec Adèle, respirant l'air frais. Le soleil, souvent présent , brille de tous ses éclats. Mon fils est en difficulté, d'accord, mais, il est bien au chaud, nourri, peut profiter de l'école présentement, fait du sport, est entouré de personnel compétant qui l'aide dans ses difficultés. Pour le moment et jusqu'au 24 mars au moins, il est en sécurité. J'ai tout ce qu'il faut pour être heureuse. De quoi pourrais-je me plaindre, voulez-vous bien me dire. J'ai tout, je possède tout...

Mardi soir, D. m'appelle. Elle ne peut se présenter à son rendez-vous avec moi. Ses parents, ses frères et soeurs sont à Port-au-Prince. Mercredi matin, je la rejoins de nouveau. Elle sait que la maison où ils habitent s'est écroulée et reste sans nouvelles d'eux depuis. J'appelle un, j'appelle l'autre, simplement pour leur offrir mes sympathies, leur dire que mes pensées sont avec eux et leurs familles. B est sans nouvelles de son père et de sa mère...

Mercredi soir, Yang et moi sommes allés voir Monsieur et Mme D, puis Fred. L'un est sans nouvelles de son frère, l'autre, de sa demie-soeur. Lorsqu'il y a 7 ans, nous sommes arrivés dans le quartier, monsieur D est venu sonner à notre domicile: " Bonjour, je me présente, je suis Monsieur D, j'habite en face de chez vous. Je vous souhaite la bienvenue ici. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez surtout pas!" Puis, lorsque Fred est arrivé dans notre quartier, il y a 5 ans, il s'est précipité chez nous avec son beau sourire: " Bonjour, je m'appelle Fred, je suis votre nouveau voisin, je voulais simplement me présenter et vous dire qu'entre voisins, on peut s'entraider, je suis donc toujours disponible, si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas."

Je crois qu'en les circonstances, mon message du 31 décembre dernier porte ici tout son sens. Ce peuple a le coeur sur la main, habitué à s'entraider à travers tous les deuils et misères qu'ils ont vécus. Alors, aujourd'hui, c'est à eux que je pense, mes voisins et ceux que je côtoie régulièrement chaque semaine et à ceux et celles qui vivent en ce moment l'horreur là-bas. Ce sont nos frères... Alors, j'en ai rien à faire de mes petits malheurs, ce serait indécent d'y penser...



S'il vous plaît, donnons généreusement!

Croix-Rouge canadienne, division Québec: 1-800-418-1111




jeudi 31 décembre 2009

Un peu d'entraide

Dans ma vie, j'ai la chance de côtoyer
Des gens remplis de coeur et d'esprit
Et vous en faites partie
Je souhaite à tous un agréable moment de fin de décennie
Prenez bien soin de vous
Et surtout, faites attention sur nos routes enneigées
Et pour tous, en cette nouvelle décennie
Plein de petits moments remplis d'amour
De petits gestes peuvent faire toute la différence
Et aussi remplir nos coeur....

Nanoulaterre xxx



Mot d'Adèle


Moi je tiens dans mes pattes un trésor
Un os rose en tissu
C'est mon cadeau des Fêtes
Offert par Yang
Entourée de mes maîtres
Je n'en demande pas plus
Et ça me suffit pour être heureuse...

Adèle xxx


lundi 28 décembre 2009

Un miracle dans le ciel

Inspirée d'une gentille pensée envoyée par un de mes lecteurs , j'étais à la recherche de beauté et je suis tombée sur ce magnifique billet de Belles Plumes que je n'aurais su mieux écrire...



VOLER OU PENSER




Photo tiré du blogue de Belles Plumes


Pour Moukmouk...

jeudi 24 décembre 2009

À tous mes lecteurs



Message d'Adèle

Bonjour!
Je suis de retour
Moi je voudrais vous dire
Que je file le parfait bonheur ici
Je suis la petit princesse de laine de Nanou
Mais ça, vous le saviez déjà!
Alors, pour vous, un gros bec de chien
Rempli de vieille bave de crapeau
Comme le dit toujours Nanou!

Adèle xxx

À vous tous

Au fil du temps
J'ai appris à connaître et aimer
Chacun et chacune d'entre de vous
Vous faites de ce blogue
Ce qu'il est devenu aujourd'hui
Et j'aimerais que vous sachiez
À quel point vous avez tous
À votre façon
Fait une différence

Je désire vous remercier
Pour votre fidélité, votre respect
Votre ouverture ainsi que votre grand coeur.

Et je souhaite à tous une nuit de Noël
Remplie d'espérance, d'amour
Et de tendresses

Encore une fois, merci...

Nanou la Terre xxxxxxxxx




Ici au Québec, que l'on soit croyants ou pas
Difficile de se passer de ce chant
Écrit par Adolphe Adam

Ici chanté par Raoul Jobin
Avec l'harmonisation d'Ernest Gagnon
Deux de nos québécois pure laine.
De grands talents
Maintenant disparus.
et
Adeste Fidele harmonisé aussi par Ernest Gagnon
Ce soir, à minuit
Je serai dans ma petite église du village...





vendredi 18 décembre 2009

L'âme de Noël

Mon Fafouin est à présent dans un endroit stable, en sécurité, encadré, bien au chaud, pour un minimum de 4 mois, avec 3 repas par jour, un suivi et, école obligatoire puisqu'il est en garde fermée. Un long cheminement où la volonté ciblée sur la sécurité et le bien-être de mon jeune passait en priorité, balayait tout sur son passage. J'ai gueulé haut et fort, mais tellement... peu importe. Voilà. L'endroit n'est pas idéal, entre 4 murs sans fenêtres, comme il y a 2 ans, bon sens... mais, puisqu'il faut choisir le moins pire des pires, nous y voilà. Pour au moins 2 ans et la demie, avec ses probations sous conditions strictes, je le sens respirer enfin... Et parce que je sais et, qu'il sait aussi qu'il ne pourra pas s'en tirer seul. Il a repris goût aux sports, merveilleux. Depuis le 16 décembre, son éducatrice me dit qu'il a retrouvé son sourire.Tiens, un jour, je vais vous le montrer son fichu de sourire, alors, vous comprendrez... Le sourire de mon fils c'est comme des milliers d'étoiles qui scintillent dans le bleu de la nuit. Je le verrai sans doute le 25 en après-midi, mon grand garçon d'amour...

L'âme de Noël c'est Fafouin, ma famille, mon conjoint, ma petite maman d'amour, mes amis fidèles, les soupers de la veille, intimes, intenses, la messe de minuit, la neige qui tombe devant un bon feu de foyer, les chants de Noël, la musique, le piano, et le petit matin où la couleur au levé est unique et ne se retrouve en aucun autre moment de l'année. Bien sûr, parce que c'est Noël, parce que dans mes souvenirs, le Père Noël a laissé quelques miettes dans l'assiette de biscuits déposée sur la commode de Fafouin et a bu tout le verre de lait, parce que je les vois encore ces rennes, avant de m'endormir, la nuit de Noël...

Il existe ici au Québec un endroit unique au monde. Mais oui, comme dans l'histoire du Petit Prince, là où vit une fleur unique parmi des centaines d'autres . Cet endroit, c'est la Crypte de l'Oratoire, lorsque les Petits Chanteurs du Mont-Royal y offrent leur concert de Noël. Et lorsqu'ils commencent à chanter, c'est comme si le temps s'était arrêté depuis 1960. La tradition des Petits Chanteurs demeure fidèle à ce qu'elle était au tout début. C'est ça la magie, un mystère intemporelle, imprégné d'une grâce innommable, je puis vous l'assurer. Gilbert Patenaude en assure la direction depuis plus de 30 ans.
J'y serai ce Dimanche...

Dimanche, 20 décembre 2009, 14h
Concert traditionnel de Noël sous la direction de Gilbert Patenaude
à la Crypte de l’Oratoire Saint-Joseph.
(Entrée libre)

L'âme de Noël c'est aussi pour moi l'Oratorio de Noël de Camille St-Saëns. Pourquoi? Parce qu'il y a de cela plusieurs années, un choeur dont je faisais partie a perdu sa directrice artistisque, de façon tragique, à peine 2 semaines avant la prestation de Noël. Nous devions présenter ce concert, les engagements étant déjà pris. Je me souviens de cette pratique où tout le monde pleurait. Allions-nous tenir le coup, accepter froidement un nouveau chef par intérim qui pourrait par miracle nous faire chanter cette oeuvre malgré la douleur? Et pourtant, ce fut magique, à la limite, grandiose. À ma connaissance, pas une seule faille ou erreur , nous avions chanté avec tout notre amour et notre coeur. Ce fut de beaux moments intenses et je crois que jamais un choeur n'a pu être autant réuni que cette journée-là. J'ai pris le temps de choisir et retenu pour vous cette interprétation si sensible et juste d'un choeur de jeunes.


Oratorio de Noël
Camille St-Saëns

No. 10 Tollite Hostias

Tollite hostias,
et adorate Dominum
in atrio sancto eius.
Laetentur coeli,
et exultet terra
a facie Domini,
quoniam venit.
Alleluia!

Prenez vos offrandes
et adorez le Seigneur
dans son sanctuaire.
Que les cieux se réjouissent
et qu'exulte la Terre
devant la face du Seigneur
car il vient.
Louange à Dieu!


Pour Claudius
et
pour Solange...





vendredi 11 décembre 2009

Dans le coeur des hommes

Hier soir, j'ai été éblouie, troublée, remplie d'une paix immensément grande après avoir vu "Conte de Noël", adaptation d'un célèbre roman de Charles Dickens.Touchée par la beauté du message d'amour essentiel, éternel, toujours et toujours... Je pense à ce caractère sacré que représente pour moi le temps des Fêtes et, plus particulièrement celui de Noël.

Cette année, je ne verrai pas mon Fafouin aux Fêtes mais mon coeur est avec lui. J'ai tenu à faire mon sapin naturel, le plus beau qui soit, pour moi, ma famille, mes amis et en pensant à mon fils, avec beaucoup d'amour, le plus grand qui puisse exister sur Terre.

Ce qui me tient en tout, je ne vous le cacherai pas, c'est ma foi. Je suis profondément croyante. La communion qui existe entre celui qui est venu annoncer son message d'amour et moi demeure intense, intemporelle. À travers cette paix qui me guide et sa présence qui me supporte en tout, je crée, chante, écris et me garde dans la meilleure des formes. Ce soir, je sors avec Yang, doux, tendre et fidèle compagnon de mon coeur. Demain, nous apportons tous deux nos partitions pour aller au "sing-along" annuel du Messie d'Haendel. C'est une rencontre qui me comble toujours. Pour ceux qui ne connaissent pas, voici comment ça se passe: des choristes de tous les milieux sont invités à venir faire une petite pratique sur des extraits du Messie que le directeur artiste aura préalablement choisis de travailler. Puis ensuite, on chante tous ensemble.
L'entrée est libre. Voici les coordonnées pour ceux et celles qui auront envie de chanter ou simplement écouter:


Samedi le 12 décembre à 17 hres.
Lecture du Messie de Haendel

Cathédrale Christ Church
635, rue Ste-Catherine Ouest
Montréal, Qué.

Je suis une amoureuse de musique et chants traditionnels de Noël. Je les aime tous mais puisqu'il faut ici choisir, voici mon air traditionnel anglais préféré. Cette rencontre musicale émouvante a été enregistrée à la magnifique Abbaye de Westminster à Londres que j'ai eu la chance et le bonheur de visiter lors d'un de mes voyages. Charles Dickens y a d'ailleurs été inhumé dans le coin des poètes.

Alors, voici pour vous tous, ma prière vibrante et remplie d'espérance.
Il faut se rappeler qu'on ne doit jamais, au grand jamais être découragé de l'homme...


Hark! The Herald angels sing
Félix Mendelssohn


Hark! The herald angels sing
Glory to the new born King
Peace on earth and mercy mild
God and sinners reconciled
Joyful all ye nations rise
Join the triumph of the skies
With angelic host proclaim
Christ is born in Bethlehem
Hark! The herald angels sing
Glory to the new born King!


Traduction française


Ecoute! Les anges divins chantent
Gloire au nouveau-né Roi
Paix sur Terre et douce grâce
Dieu et les pêcheurs se sont réconciliés
Plein de joie à toutes les nations
Joignez le triomphe des cieux
Avec l'angélique proclamation
Le Christ est né à Bethlehem
Ecoute ! Les anges divins chantent
Gloire au nouveau-né Roi!



Photos et images:
-tirée de "Conte de Noël"
-Cathédrale Christ Church de Montréal
-Georg Friedrich haendel
Félix Mendelssohn








Pour Enfer Noir

dimanche 6 décembre 2009

Polytechnique un 6 décembre...

Polytechnique...

Je me rappelle très bien ce que je faisais cette journée-là.

Pourquoi en parler aujourd'hui?

Parce que la simple résonance du mot m'était si familière. Mon papa, aujourd'hui décédé, y avait gradué en 1958. Çà sonnait sécurisant puisque çà faisait partie de la vie de mon père. Parce que ce lieu, si stable à mes yeux, est devenu une gigantesque scène d'horreur.

Parce que maman, ma tit' mimi d'amour, a une très grande amie qui, le soir du 6 décembre, a perdu sa fille. Elle s'appelait Maryse... Son père, policier de formation, a fait un point de presse devant les caméras avant d'entrer à l'intérieur et n'est jamais revenu parler aux journalistes, découvrant sa propre fille, dans le dernier local, à côté de Marc Lépine.

Parce que j'ai été témoin auditive d'un meurtre en 2001, qu'un simple plafond me séparait de l'assassin. Parce que j'aurais pu y passer moi aussi cette journée-là si j'avais eu l'idée de monter en haut. Parce que cet homme a tué quelqu'un que j'aimais et que Fafouin adorait pour ensuite foutre le feu. Parce que mes points de repère ce sont écroulés totalement cette journée-là et que le choc fut à ce point puissant, qu'encore aujourd'hui, j'ai de la difficulté à voir devant moi un long couteau de cuisine et que l'infime odeur d'un feu potentiel me fait battre le coeur.

Parce que Fafouin a été victime de violence, que cette violence m'a touché de près, qu'elle me touche encore profondément.

Parce qu'un film est sorti et que je me suis torturée l'esprit à savoir si je devais y aller ou pas et pour quelle raison je devrais y être. J'ai vu “Polytechnique” en février dernier et j’y ai trouvé ma réponse... Je ne pense pas qu'il faille des dialogues bien recherchés pour en comprendre le sens profond. La fragilité de la vie, la surprise, l'amour, la détresse, l'impuissance, l'horreur, l'immense chagrin, l'incompréhension... Ceux qui ont vécu un choc post-traumatique savent... Et les autres pourront comprendre avec compassion.

Il neigeait cette journée-là, une belle neige... Mais la neige, çà peut devenir noir et rester noir longtemps dans le coeur de ceux et celles qui ont vécu ce drame de près, à froid, en direct...

Polytechnique, dure réalité d'une partie de l'histoire du Québec à ne jamais oublier.

Une immense pensée d'amour pour la maman de Marc Lépine, forte et courageuse. Je l'admire beaucoup...

Ainsi qu'en mémoire des 919 femmes et enfants tués depuis le 6 décembre 1989



Référence: photo prise par Alexis Hamel

Source


dimanche 22 novembre 2009

Je n'aurai pas le temps

Il est si frêle
Si jeune
Et pourtant
Si inspirant...
La version originale
Celle que je préfère
Toute simple et pourtant
Porteuse d'un message si profond
Dont je ne me lasserai jamais
Elle m'atteint toujours autant
Me transperce, me chavire...
Alors
Simplement écouter
Une fois de plus
Fermer les yeux
Avec les écouteurs
Je monte le volume
Cette chanson
Pour moi, un rêve, une libération
Elle me donne des ailes

"Et, pour aimer
Comme l'on doit aimer
Quand on aime vraiment
Même en cent ans
Je n'aurai pas le temps, pas le temps..."


À mon Fafouin d'amour
et
à Grande Dame

mardi 10 novembre 2009

L'empathie

Depuis quelques jours, la vie se charge de nombreux heureux hasards et j'en suis tout simplement éblouie et en même temps vraiment comblée. Hier, Yang mon conjoint m'a envoyé un video absolument magnifique sans signer. Ça disait: "Ça c'est le genre de video que tu aimes." Je me demandais bien qui avait pu aussi bien cerner le fond de mon coeur. Ce n'est que le soir venu qu'il m'a fait part de son envoie. Je voulais en faire un billet sans savoir vraiment comment l'aborder. Aujourd'hui, j'apprends que Joulie ferme son blogue. Je l'avais découvert à la lecture de deux billets magnifiques qu'elle avait écrits et qui sont toujours demeurés au fond de mon coeur. Celui-ci et celui-ci... Je vous invite à les lire car je sais que la plupart d'entre vous allez aimer vraiment.

Et voici donc ce video touchant qui ne peut mieux tomber...

Tendresses et encore un gros merci à vous tous pour votre chaleur...



Pour Joulie...



dimanche 8 novembre 2009

Ode pour mon fils


J'offre aujourd'hui ce cadeau
Que Fafouin puisse l'entendre
Qu'il en soit imprégné
Que des protections guident son chemin

Un arrangement magnifique
Pour quatuor à cordes
Du 4e mouvement de la 9e Symphonie de Beethoveen.

En prime, un court extrait du poème de Shiller
Que Beethoveen a utilisé pour créer ce bijou musical.
Je vous épargne le texte allemand
En voici la traduction française

Alors, une Ode d'amour à mon Fafouin
Afin qu'il retrouve son chemin
Et à vous tous
Que j'apprécie tant.
Merci...

"Mes amis, cessons nos plaintes !
Qu'un cri joyeux élève aux cieux nos chants
de fêtes et nos accords pieux !
Joie !
Joie ! Belle étincelle des dieux
Fille de l'Élysée,
Nous entrons l'âme enivrée
Dans ton temple glorieux.
Tes charmes relient
Ce que la mode en vain détruit ;
Tous les hommes deviennent frères...

Là où tes douces ailes reposent.
Que celui qui a le bonheur
D'être l'ami d'un ami ;
Que celui qui a conquis une douce femme,
Partage son allégresse !
Oui, et aussi celui qui n'a qu'une âme
À nommer sienne sur la terre !...

Tous les êtres boivent la joie
Aux seins de la nature,
Tous les bons, tous les méchants,
Suivent ses traces de rose.
Elle nous donne les baisers et la vigne,
L'ami, fidèle dans la mort,
La volupté est donnée au ver...

Courrez, frères, sur votre voie,
Joyeux, comme un héros vers la victoire.
Qu'ils s'enlacent tous les êtres
Un baiser au monde entier ...

Pressens-tu le créateur, Monde ?
Cherche-le au-dessus des cieux d'étoiles
Au-dessus des étoiles il doit habiter.


Joie ! Belle étincelle des dieux
Fille de l'Élysée,
Soyez unis êtres, par million
Qu'un seul baiser enlace l'univers"



vendredi 6 novembre 2009

H1N1, vive le bon sens!

Billet amélioré


Étant donné que je suis asthmatique, c'est ce matin que j'allais me faire vacciner. J'avais prévu plein de choses: un bon livre, une revue, ma chaise. J'avais même laissé dans la voiture un sac avec des effets personnels pour Fafouin, au cas où les policiers le retrouvent (il est en fugue). En bonne fille prévoyante, je croyais avoir pensé à tout. Seul hic, j'ai oublié de penser à moi...

Arrivée au point de service, voyant les barricades jaunes dans la rue et les policiers stationnés un peu partout, je me disais que j'avais pas fini d'attendre. Pas grave, on se stationnera plus loin, je suis habituée de marcher. Arrivée sur place, des gens viennent à nous et distribuent des bracelets. Je me fais interpeler tout de suite:

-Bonjour madame, avez-vous été servie?

-Non.

- D'accord. Faites-vous partie des personnes à risque?

-Oui, je suis asthmatique.

-Avez-vous une preuve que vous habitez la ville de...?

Je fouille dans ma sacoche. Bon sens, mon permis de conduire est dans la voiture, j'ai ma carte d'assurance-maladie pour le vaccin mais pas de cartes avec mon adresse.

-Avez-vous une preuve que vous êtes asthmatique? Une prescription, une pompe sur vous? Car il se peut qu'on vous le demande à l'intérieur lors du vaccin.

-Non, je ne crois pas avoir une pompe sur moi.

Comme c'est ridicule... Et moi qui gueulait haut et fort la semaine dernière en disant qu'on devrait exiger des preuves!!!!! Cordonnier mal chaussé va... La gentille femme, me voyant désespérément fouiller, à la recherche de l'objet de convoitise me dit:

-Écoutez, c'est pas grave. Habitez-vous loin? Je peux vous offrir le bracelet rouge pour les vaccins donnés entre 8 hres et 10 hres ou le bracelet bleu, entre 10 hres et midi.

Quel ange... Cette femme ne saura jamais à quel point elle m'a rendu service. Je ne peux prendre la chance d'attraper cette foutue grippe. Même si je sais que je suis en excellente santé, je dois m'assurer de rester en vie pour mon fils... Il faut aussi penser à désengorger les hôpitaux. Il me semble que c'est plein de bon sens. J'ai pensé aussi que les gens immunisés pourraient éventuellement aider les autres lors du pic de la crise, on ne sait jamais. Enfin, c'est comme ça que je vois la situation.

-Je vais prendre le bracelet bleu. Ça va me donner le temps d'aller chercher tout ce qu'il faut. Merci beaucoup!

Je trouve ça excellent. Cela permet de désengorger le système et de décourager ceux qui sont tentés de ne pas respecter les consignes de civisme. Lorsque je pense à ces pauvres femmes, attendant sous la pluie pendant des heures avec leur petit bébé, je ne trouve pas ça bien bien drôle.

Le vaccin?

Une heure d'attente tout au plus. Même pas le temps de lire. Avec le système de bracelet, c'est fantastique. Impressionnant de voir cette grosse machine gigantesque opérer avec une organisation sans faille! Des souvenirs remontaient à la surface, vague sentiment de déjà vu, des campagnes de vaccinations massives lorsque j'étais toute petite, dans des gymnases d'école...
Je regardais les mamans avec leurs bébés, les protéger, les béquotter, comme j'ai si souvent fait avec mon Fafouin. Je le revoyais, tout petit. Comme j'en ai passé du temps avec lui à l'hôpital, lors de ses crises d'asthme. Et maintenant... J'aimerais pouvoir remonter le temps, il serait protégé aujourd'hui mais, comme la réalité est toute autre... Il est en fugue et, recherché pour un autre délit. Un arrêt d'agir est prévu en centre. Pas question qu'il retourne chez le papa. Seulement, là, au moment où on se parle, je sais que son asthme n'est pas contrôlé, il est à risque.
Alors, je prend de grandes respirations et tâche d'envoyer du positif dans l'air et surtout, continuer à vivre. Il aura grandement besoin d'une mère en santé. Ce ne sera pas facile...