Croire que les choses se produisent trop lentement ou trop vite est illusoire. Le synchronisme est parfait. Chaque chose arrive toujours en son temps... Rien ne nous arrive qui n'ait d'abord été senti et pensé. Pour créer le futur, il faut y croire sans réserve. Auteur inconnu

lundi 27 octobre 2008

Et c'est reparti...

Fafouin est sorti du Centre depuis 2 mois. Super.

Il a fait le choix d'aller vivre chez son père, ce dernier a demandé la garde.

Parfait, tout est beau, on relaxe, c'est la décision de ton fils après tout. Et à 16 ans et demie, c'est presqu'un homme non?

Il vient faire son tour, voyage entre les deux maisons. Il semble heureux. Je m'informe....

Comment çà va avec ton père?

Çà va bien...

Je pense à moi, prends de plus en plus de distance pour le laisser assumer ses choix et respirer tout en restant disponible pour lui.

Ce soir, il arrive en coup de vent, je suis au téléphone.

Je viens prendre mes messages maman.

En passant Fafouin, tout est fait pour la carte nip, elle est annulée.

Je ne voulais pas me porter garante s'il y avait problèmes.

Mais comment vais-je changer mon chèque de paye jeudi?

J'ai laissé un message sur le répondeur de ton père, c'est lui qui doit s'occuper de çà avec toi.

Maman, je ne reste plus avec mon père, je ne veux plus y retourner. Çà fait 5 jours que je suis chez ma blonde.

Ouf...

Je demande des explications à mon fils, lui fait comprendre qu'il ne peut pas vivre chez sa blonde, qu'il n'a que 16 ans et qu'il doit absolument vivre chez l'un de ses deux parents. Fafouin me dit qu'il va m'en reparler demain matin mais que ce soir il dormira chez sa blonde et qu'un de ses amis lui a prêté des pilules pour dormir...

J'ai beau avoir lâché prise, mais là tout se mélange, la colère, l'inquiétude, l'orgueil de mère blessée. La colère parce que je suis toujours la dernière à savoir, que son père n'est même pas foutu de m'en parler! L'inquiétude car je ne sais pas ce qui est arrivé et que, ne pas savoir, çà me tue. L'orgueil de mère blessée car Fafouin a préféré aller dormir chez un parent inconnu plutôt que de venir chez sa mère, chez lui quoi!!!

N'en parle pas à l'intervenante car sinon je vais retourner au centre...

J'ai horreur de ce genre de commentaire car, connaissant ma transparence il sait pertinemment que je ne laisserai pas cette situation sous silence. Alors, la mère que je suis aura une fois de plus la tâche ingrate de ne pas répondre aux demandes de son garçon, parce qu'elle prend une fois de plus son rôle de parent très au sérieux.

3 commentaires:

Une femme libre a dit…

Je comprends la peine et la colère aussi.

Légalement cependant, un jeune qui n'est pas criminalisé et surtout s'il travaille ou étudie, peut habiter de façon indépendante si ses parents l'y autorisent. Ma plus vieille était en appartement supervisé au début mais elle s'est fait mettre à la porte et est allée habiter chez son chum. J'ai rencontré sa travailleuse sociale qui m'a dit qu'avec mon autorisation, il n'y avait aucun problème à la laisser vivre de façon indépendante, ce que j'ai fait, en payant cependant la moitié de son loyer jusqu'à ce qu'elle ait dix-huit ans.

Grande Dame a dit…

Le répit du Centre aura été de courte durée.

C'est une bonne chose de laisser le fils assumer ses choix. S'il se protège de ta proaction en taisant certains détails de sa situation c'est qu'il est lucide.

J'ai bonne confiance en ce garçon.

Nanou La Terre a dit…

Femme libre,

je sais tout çà. Par contre, pour être en appartement supervisé, il faut avoir 17 ans. Pour le reste, pas question que je me porte garante de la moitié de son loyer car, justement, mon fils est en train de se responsabiliser. En quittant l'école, et il va s'en dire que je ne suis pas d'accord, son rôle est de se responsabiliser en travaillant.Certe, il travaille, et c'est super. Voulez-vous bien me dire pourquoi, en plus, je l'aiderais à payer la moitié de son loyer s'il veut être autonome à cet âge? Je dois me porter garante en plus, s'il ne paie pas!
Je refuse cette option, c'est un stress que je ne veux pas et ne mérite pas d'assumer, ni émotivement,ni financièrement,croyez-moi, j'en ai assez eu sur les épaules...