CROIRE QUE LES CHOSES SE PRODUISENT TROP LENTEMENT OU TROP VITE EST ILLUSOIRE. LE SYNCHRONISME EST PARFAIT. CHAQUE CHOSE ARRIVE TOUJOURS EN SON TEMPS... RIEN NE NOUS ARRIVE QUI N'AIT D'ABORD ÉTÉ SENTI ET PENSÉ. POUR CRÉER LE FUTUR, IL FAUT Y CROIRE SANS RSERVE.


Auteur inconnu

lundi 31 août 2009

Le temps d'être transportée

Depuis ma tendre jeunesse
Elle m'a toujours fait chavirer
Avec sa voix chaude et rassurante
Toute petite
Je me suis laissée bercer
Pendant des heures
Au son de ses 78 tours
Patti Page...
Et voici mon coup de coeur,
Son interprétation de...

Pour ma petite maman d'amour
Qui m'a fait découvrir
Tout un monde en musique,
Pour toi Papa, disparu et si fragile,
Pour mon beau Fafouin
Que J'aime plus que tout,
musicien et artiste dans l'âme,
Pour mon apaisant Yang,
Pour mes tendres amies fidèles,
Fortes, droites et braves,
Bouda, Rosie et Manou,
Et pour vous tous
Qui prenez le temps
De venir me lire
Et que j'apprends chaque jour
À découvrir et à aimer
Un clin d'oeil d'amour
Et d'amitié...



jeudi 27 août 2009

Et Cléopâtre rugit...



Cro-Magnon


Épisode no 1



Connaissez-vous un homme de cro-magnon?

Moi si...

Le terme est très péjoratif mais quand on voit aller le spécimen, on comprend tout...

Donc, l'homme de cro-magnon travaille au comptoir familial de la ville voisine à la mienne. Difficile à décrire, c'est un espèce de cro avec un mélange Elvis Gratton gonflé à l'hélium. J'exagère si peu... Il semble être le gérant de la place (en plus). Étant donné que je vais souvent faire mon petit tour, j'ai pu l'observer à maintes reprises. En apparence, il semble être assez efficace, gueule fort avec une grande maîtrise de la situation. Jusque là tout va bien. Par contre, j'ai dû récemment négocier un prix avec lui pour deux belles chaises style art déco. Horreur. Mais quelle chance, un employé vraiment gentil, correct, cultivé et bel homme en plus (je ne sais pas ce qu'il fait là lui!) est venu rétablir l'équilibre face au trop plein de neurones s'échauffant dans mon cerveau.Voici la conversation, il y a un mois...

- Elles sont combien vos chaises?

- $ 60.00 pour les deux ou $ 35.00 la chaises.

Je réfléchis. je trouve ça un peu cher quand-même. Après tout, on est dans un comptoir familial. Cro-Magnon avait disparu. Le bel homme gentil vient vers moi et me dit:

-Puis, il vous a fait un prix?

-Oui, mais je trouve ça un peu cher. Je les aurais bien pris pour $ 50.00 les deux.

- Il faut aller le voir et négocier avec lui, il va descendre son prix.

Yang mon conjoint avait le nez dans les livres et n'a rien entendu de tout ça. Je me dirige donc dans l'anti-chambre. Le monsieur gentil m'accompagne. Détestant négocier, je me lance quand-même:

-Bon. Je suis prête à vous les prendre pour $ 50.00 les deux.

C'est là que ça commence à se gâcher... Avec le "tu" gros comme ma main, Cro-Magnon réplique:

- J'sais que t'as des "bins" beaux yeux mais çà marche pas avec moi.

Je rêve, incroyable. Pincez-moi quelqu'un... Étant donné que je me sens définitivement plus brillante que lui et que j'ai affaire à un vrai épais sans retenue, je décide de rester calme, sans perdre les pédales. Alors, avec un sourire bien posé de madame mûre, je lui dis:

-Pauvre monsieur, je n'ai pas de temps à perdre à négocier avec mes yeux. Alors, $ 50.00. Vous me les laissez ou pas?

Et le beau monsieur gentil de réagir:

-Marcel, fait attention, son mari est là!

( Bien oui, le gros méchant loup, mon sauveur! Je ne peux rien faire sans lui!)

-Ne vous inquiétez pas, je suis capable de me défendre toute seule.

La conversation étai tellement stéréotypée. J'imagine mal Yang en train d'accourir pour protéger sa belle en détresse, "pôvre" de petite moi qui ne sais pas se défendre toute seule! Il connaît mes grandes capacités en la matière Yang, heureusement...



Je m'adresse à Cro-Magnon:

-Alors,vous les prenez ou pas mes $ 50.00?

Et le gentil monsieur:

-Écoute Marcel, en plus, y a une chaise qui est un peu tachée, franchement!

Et moi de renchérir...

-Bien oui, franchement...

Il hésite un instant, nous regarde, et, l'air penaud, lance:

-OK, $ 50.00...

Comme s'il venait d'essuyer une grande défaite militaire. Il aurait pleuré, ça aurait fait la même chose. Puis, en se calant davantage, il rajoute:


-Ouin mais, t'as-tu l'argent??? C'est-tu ton mari qui paye???

Sans commentaires... Pauvre, mais pauvre type minable. Cruchon. Alors avec mon plus beau sourire:

-Ne vous inquiétez pas, je suis une grande fille autonome et je gagne très bien ma vie...

Il me demande de le suivre dans l'arrière boutique, là où il n'y a personne. On est donc seuls tous les deux... Il en avait tellement gros sur le coeur le pauvre...

-Aye, tu sais, moi y faut que je paye mes homme pour aller chercher les meubles. Pis là, j'vas être 10 piastres en dessous! Çà fait 3 fois que je refuse de les laisser à ce prix-là, pis avec toi j'ai cédé...

Il a cédé, pauvre tit pite. Voyons donc toi...

-Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise? C'était votre décision. Je ne vous ai pas tordu le bras. Puis je vous fait remarquer qu'ici ce n'est pas une boutique d'antiquité mais un comptoir familial. Bon, les prenez-vous ou pas mes 50.00$?

Puis là, me regardant droit dans les yeux, il n'en pouvait plus. Je sentais l'homme animal qui n'a aucune volonté de retenue. Il est tremblotant, salivant, comme s'il était en train de faire LA révélation de sa vie, le grand aveu du siècle quoi. Une situation très dangereuse que j'aurais assurément évité si j'avais été totalement seule avec lui.

-Écoute, j'te trouve pas mal belle, çà fait longtemps que j'veux te le dire.

Wowww. On arrête tout ça là et vite. "Clanche" ma fille...

-Bon, je viens souvent ici...

-Oui, je sais...

J'attaque avec mon plan A:

-Alors, vous avez intérêt à vous comporter correctement et marcher droit avec moi, compris? J'espère que je suis claire?

-Oui.

Je lui donne son argent, prends les chaises et m'en vais...



Cro-Magnon

épisode no 2


Un mois plus tard...

Yang et moi étions au comptoir familial, samedi dernier. Lui dans ses trucs électroniques et moi dans les pots à fleurs. Si Cro-Magnon apparaît et ose dire un seul mot de travers, je l'attends avec une brique et un fanal. Mais il n'est jamais là le samedi, alors... Mais au même moment, que vois-je planté là devant moi en levant les yeux? Cro-Magnon...

-Tiens si c'est pas la belle Cléopâtre!!!

Une phrase de trop, malheureux cruchon. De plus, il avait ce petit air fendant de celui qui se croit tout permis. Cro-Magnon venait de se planter pas à peu près... Je passe donc au plan B...

-Bon, écoute-moi bien toi, ÇÀ VA FAIRE!!!! C'est ASSEZ! Je vais aller...

-Mais, je fais juste te dire que t'es belle!

-C'EST ASSEZ!!!

De plus, il a vraiment l'air surpris, me croiriez-vous! Puis, il poursuit, le pauvre imbécile:

-Tu vas aller te plaindre à ton mari?

Quel idiot... Plan C...

-NON, JE VAIS ALLER JASER AVEC TON SUPÉRIEUR IMMÉDIAT!!!!

-Excusez-moi Madame....

-OUIN T'AS TOUT INTÉRÊT!!!!!

Étrange et fascinant à la fois de voir comment les comportements d'un pauvre crétin inconscient peuvent changer instantanément lorsque Cléopâtre hausse le ton.Vous auriez dû le voir. C'est comme si je l'avais giflé. Intérieurement il reculait de 10 pieds et rampait. Il avait l'air d'un petit chien abattu qui venait de se faire gronder, retournant timidement dans sa niche, en pleurnichant, l'air piteux et la queue basse...Tiens toi!

À suivre...




mardi 18 août 2009

Avant, après...

Avant la baignade!





Après la baignade...

Je suis une petite chienne très mal traitée, çà paraît non?

Poupou, Carbone, venez à mon secour!

Adèle






jeudi 13 août 2009

La liberté

Horriblement coincée dans mon intérieur, je n'arrivais pas à trouver les mots pour exprimer ce que je voyais, ce que je ressentais devant l'extrême souffrance de Jo et ma grande amie Rosie en miettes éparses, son coeur de mère qui crie, hurle de son intérieur, en un écho retentissant bien au delà de l'univers connu et inconnu. Là auprès d'elle, j'étais devenue une pauvre enfant innocente et sans expérience, ne sachant absolument plus quoi dire, ni faire... L'impuissance à son état pur... Elle est à bout, se traîne intérieurement et physiquement. Mais lorsqu'elle est auprès de lui, dans un élan de force incroyable qui vient de je ne sais où, elle retrouve toute sa grâce et son assurance, par amour pour son grand qui en a tant besoin. Silence... Je ne peux plus penser, un instant d'éternité...Un amour immensément grand, si grand...Et moi, je sais qu'elle crie au dedans. La tête basse, en cachette, je me prosterne devant elle. Saurais-je un jour arriver seulement au pied de sa cheville...Il n'y a rien d'autre à dire...

Et puis, il y a de ces choses qui se passent dans l'invisible, celles qui nous éclairent et donnent réponse à tout. Je parle des forces et amours qui relient indéniablement chaque être. Par pur hasard donc, à un moment où je ne cherchais rien, je suis tombée sur un texte merveilleux qui représente exactement ce que je n'arrivais pas à exprimer. Il s'agit d'un écrit de Camille Buttefly, auteur que je ne connaissais pas du tout. Bouleversée, je lui ai demandé l'autorisation de le publier dans mon prochain billet. Elle a accepté gentiment... Merci infiniment Camille...

Alors le voici, en silence, pour toi Jo et pour ma Rosie que j'aime tant...


Liberté

Je rêve de liberté
A en perdre tout espoir.
Je ne vois que les barreaux noirs
De ma cage forgée d'éternité.

Une lueur si douce mais pourtant
Si insoutenable de félicité
Que ma main tendue en imploration
Ne peut même d'un souffle, l'effleurer.

Je pense à ma détresse,
Ce mal-être dévastateur
En possession de tout mon corps.

Lui, si rêveur qu'une étincelle
L'envole comme un papillon
En quête de couleurs torrentielles.


Mais toujours survient
La chute éphémère de la mort,
Néant incommensurable que
Seule une âme épouse en un brasier sacré
Restaurant le trône de sa royauté.

Me perdre, telle est ma volonté.
De ce monde devenir aveugle.
De cette vie devenir infirme.
De la mémoire effacer toutes traces.

Dans un sommeil profond d'oubli
Plonger avec délice.
Espace de rien, semblant de liberté
Qu'une imagination meurtrie d'illusions
Ne songe même plus à fuir,
Refoulant sa quête en un tombeau profané.

Cicatrices immortelles,
Témoins d'un temps qu'elles ne peuvent effacer,
Emportant avec lui les murmures de mes larmes
Qu'une soif ne peut apaiser derrière ma prison.

Délivrance quand viendras-tu ?
Je ne suis déjà plus...

Camille Buttefly
mercedi le 24 mai 2006


Photo/copyright/nanoulaterre/sept. 2009






mardi 11 août 2009

Adèle en camping

Bonjour, je m'appelle Adèle, mais oui, vous savez, la petite chienne de Nanou la Terre? Disons que j'aime bien être auprès de mes maîtres. Je m'intéresse toujours à tout ce qu'ils font. Là, vous me voyez en train de faire du camping. Je ne vais pas très très loin, c'est dans la cour arrière de ma maison... C'est que mon papa Yang se pratiquait à monter sa tente et moi, çà m'intéressait de voir comment il faisait. Vous pouvez observer mon grand enthousiasme et ma grande curiosité... J'aurais souhaité l'aider, j'étais pleine de bonne volonté mais, je n'ai pas pu faire grand chose. Mon poil commence à pousser mais vous pouvez observer que ma toiletteuse m'a laissé une petite touche de féminité canine... Ma petite queue! Ma maîtresse l'adore... Mais ce qu'elle admire par dessus tout c'est ma pureté, ma bonté et ma grande générosité. Elle dit que je donne toujours tout mon amour, sans jamais compter... C'est sans limite. Mais moi, je ne m'en rends même pas compte car je vis toujours le moment présent et je suis heureuse ainsi. Quel bonheur...

Petite histoire dédiée à Touchatou xxx





lundi 3 août 2009

Accalmie

Bon çà y est. Je sais où il est. Enfin, il est en vie.

Mon Dimanche fut totalement improductif à tous les points de vue. Je me suis levée en larmes, morte d'inquiétude. Après le déjeuner et, la journée aidant et s'y prêtant à merveille avec sa petite pluie perpétuelle, croyant simplement m'assoupir un peu, j'ai dormi toute la journée! C'est bien pour dire, on a beau être en forme physiquement, à un moment, la fatigue et l'inquiétude nous rattrape et on a besoin d'un petit répit. Alors, le corps a parlé et au diable le reste, je me suis écoutée.

Pendant le week-end, tranquillement, j'avais fait ma petite enquête personnelle. J'avais laissé un message à un ami que Fafouin fréquente régulièrement. J'ai aussi contacté la maman d'un jeune qu'il fréquente et qui est à peu près dans la même situation que lui. Elle a été superbe et a pris des renseignements. Je sais qu'il a couché au moins une nuit dans une cabine d'autobus...

Finalement, Fafouin m'a appelé en soirée...

-Oui maman? Qu'est-ce qu'il y a? Je reviens et plein de mes amis me disent que tu es inquiète et qu'il faut que je te rappelle!!!!

Tiens donc...Il est insulté. Excellent....Je vais me gêner encore? C'est pas parce qu'il ne vit plus ici que je vais cesser de l'éduquer.

-Effectivement, je suis inquiète. Où est ton père?

-Je ne sais pas

- Bon. Oui, je suis inquiète. Cette semaine je te demande de me rappeler, tu ne le fais pas, ton père n'est pas là et je savais que ta blonde partait en camping vendredi. Et je sais que tu es dans la rue...

-J'étais parti avec ma blonde et ses parents. Je suis revenu hier soir. Et je repars mercredi prochain, jusqu'à Dimanche.

-Je te rappelle que t'as un rendez-vous important la semaine prochaine.

-Je sais, mais je vais le changer....

.....

-Ses parents sont d'accord?

-Oui!!!

Je ne vais pas plus loin car çà c'est une partie qui ne m'appartient pas. C'est à son père d'y voir même si je sais pertinemment qu'il n'y voit pas. Et si j'embarque là-dedans et m'en mêle, je risque de perdre le peu de contact que je maintiens avec le père pour mon garçon.

-Écoute, si tu ne veux pas que je te fasse honte en appelant tes amis, t'as simplement à me rendre mes appels, ou me dire où tu vas si tu pars pour longtemps, car je me soucie de toi et je t'aime, compris???

-Ben oui...

(J'espère que le message est clair...)

-Bon, tu sais que je suis à la maison. Çà fait un bout de temps qu'on s'est pas vu. Si tu as le goût de venir jaser un peu, tu es toujours le bienvenue...

-Oui, oui...Mais là faut que je te laisse...

-D'accord, je t'aime...

-Moi aussi ...

Aujourd'hui est aujourd'hui et demain sera demain. Il fait si beau. Je profite de cette merveilleuse journée de soleil sans trace d'humidité. Adèle est heureuse de sa petite marche de santé. Le nez au vent, une odeur subtile de fleurs caresse mes narines. Ne jamais oublier de respirer et de sentir la vie, toujours belle et prête à nous accueillir, les cheveux au vent.





samedi 1 août 2009

Mon fils où es-tu...

Çà fait un mois que son père l'a mis à la porte
Il a la garde légale mais demeure constamment dans le déni
Ne fait et ne fera jamais rien
Pour essayer de régler la situation
Profitant du système
Sans se préoccuper de notre fils
Çà n'a plus aucun sens
Je ne peux héberger mon garçon ici
Pour mille et une raisons sensées
Mais je n'ai pas le droit
De laisser la situation
S'envenimer de la sorte
Je suis allée de l'avant cette semaine
Ayant en horreur les zones grises
J'ai le devoir moral
De protéger mon garçon
Il est encore mineur
Et, ce que j'ai appris
Ne me réconforte pas du tout
Yang et moi
Avons décidé d'agir
Pour sa protection
Pour son bien-être
Car j'aime Fafouin plus que tout au monde
Et que Yang est très inquiet aussi pour lui
Je garde le cap
Sans m'enfoncer, jamais m'enfoncer
Pas le droit, ni pour lui, ni pour moi
C'est immensément important
Nous passons un beau samedi en couple
Yang et moi
Et, fidèle à moi-même
J'ai pratiqué ma marche rapide, mon gym et mes 400 brasses
C'est ma survie
Et nous voilà dans la balançoire
Yin et Yang
Dans le noir du soir si beau
Une bougie de citronnelle
Les variation Goldberg de Bach en sourdine
Puis Carla Bruni, j'adore...
Et peut-être Brassens, pourquoi pas
Mon sauveur...
Même dans les moment les plus sombres
Il pourrait réveiller un mort ce génie du bonheur...
Et, pour toi mon Fafouin
Espérant que cette sublîme chanson que j'aime tant
Puisse rejoindre ton coeur...

Je t'aime tant...