CROIRE QUE LES CHOSES SE PRODUISENT TROP LENTEMENT OU TROP VITE EST ILLUSOIRE. LE SYNCHRONISME EST PARFAIT. CHAQUE CHOSE ARRIVE TOUJOURS EN SON TEMPS... RIEN NE NOUS ARRIVE QUI N'AIT D'ABORD ÉTÉ SENTI ET PENSÉ. POUR CRÉER LE FUTUR, IL FAUT Y CROIRE SANS RÉSERVE.


Auteur inconnu

Affichage des articles dont le libellé est humour. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est humour. Afficher tous les articles

vendredi 15 juillet 2016

Le satellite lunaire

-Eh, Mlle Nanou, je vous ai posé une question!

-Oui oui, quoi???

Et c'est là que je devais obligatoirement sortir de ma bulle. Au début, il m'appelait gentiment par mon prénom mais très vite ce fut : " Eh, le satellite lunaire!" avec un beau sourire en coin, sans malice. Je l'aimais beaucoup ce prof-là... C'était le premier professeur masculin que j'avais. J'étais en 6e année.

J'ai toujours été dans ma bulle, mais là, je savais qu'il y avait quelqu'un qui m'acceptait comme j'étais. Étrangement, j'entendais tout ce qui se disait, mais c'était comme remisé dans un petit coin, à l'écart. Ma vraie vie, celle qui pétille, celle qui vibre, se passait ailleurs, dans un monde intérieur parallèle à la réalité du moment. Un monde de magie, de voyage imaginaire, de musique, de tout, sauf d'école. Pourtant, j'apprenais très bien. Deux cerveaux, deux vies.

En 1ère année, je me suis vite rendue compte de l'immense injustice des méthodes pédagogiques archaïques du temps. La méchante sorcière, appelée maîtresse, nous classait par ordre de compétence dans nos bulletins; la 1ère de classe dans la première rangée en avant à droite et le dernier dans la rangée de gauche, tout au fond. Je haïssais cette méthode  où on classait les petits enfants comme des pions et fut éprise de justice et de compassion pour ce dernier de classe que la "maîtresse" s'empressa de rabaisser jusqu'à la fin de l'année. Le petit était tellement terrorisé que  ses yeux devenaient  remplis d'eau et  il faisait des bulles avec sa bouche, comme un poisson, au lieu de répondre aux questions. J'avais volontairement décidé de ne parler à personne et de manger ma pomme, seule dans mon coin, à la récréation, et ce, tout au long de l'année, en guise de révolte intérieure. Je n'étais pas malheureuse pour autant. J'avais simplement décidé que je n'embarquais pas dans ce système.

Quand j'entrais pour la première fois dans une nouvelle classe, je me précipitais vers l'arrière, c'était une question de survie et cela n'avait rien à voir avec le traumatisme des classements par bulletins. Idéalement, dernière rangée à gauche, dernier pupitre au fond, près des fenêtres, sinon, dernière rangée à droite, dernier pupitre, près du mur. Je me rappelle de ma 7e année où le professeur avait insisté pour que je sois à l'avant complètement, en espérant que je sois plus attentive. C'était horrible.  Non mais, elle n'avait rien compris elle... Profondément introvertie, fallait que je survive moi-là, j'avais tellement protesté haut et fort pour défendre mon point de vue qu'elle avait abdiqué. J'ai donc pu récupérer le banc de mes amours, dernier rang à gauche,  dernier pupitre devant les fenêtres. Libération...

Être et demeurer un satellite lunaire comporte cependant certains désavantages un peu troublants, et non négligeables, je dois le dire. Comme:

Chercher désespérément son 3e téléphone en vain et le retrouver en fin de soirée, dans le frigo, bien refroidi, au beau milieu du plat à salade.

Ou bien,  il y a 2 semaines...

Mon fils est venu souper  à la maison en compagnie de sa petite amie et en soirée, je suis allée les reconduire tout près de chez moi, chez un copin. Ensuite, il faisait beau et j'ai décidé d'aller prendre un cornet de crème glacée avant de rentrer.

Le lendemain matin, je prends mon déjeuner, fais de la grosse bouffe en chantant et vers 13 hres, décide d'aller faire des emplettes. Jusqu'ici, tout va bien, malgré le fait que tout ce temps, j'étais devant ma fenêtre qui donne sur mon entrée d'auto.

Je sors donc et, oh, pas de voiture... Je me suis fais cambrioler ma voiture! Je sonne chez le voisin pour lui demander s'il n'aurait pas entendu un bruit la nuit passée:

-Je ne comprends pas. Pourtant, ici, c'est toujours super tranquille, il n'y a jamais de vol...

-Moi non plus je ne comprends pas comment quelqu'un pourrait s'intéresser à une vieille Toyota Corolla 2002. Enfin. Je vais demander à mon fils...

Certains lecteurs se rappelleront peut-être que mon fils Fafouin, à l'âge de 14 ans, s'était enfui en pleine nuit avec ma voiture en faisant du 180km / hres sur l'autoroute.

J'appelle donc mon fils:

- Fafouin, t'aurais pas pris ma voiture hier par hasard?

Insulté, mon fils me répond:

-Bin voyons donc maman, c'était une folie d'adolescence, je ne ferais jamais ça là!!!

En fermant la ligne, j'avais un tit brin de larmes au coins des yeux. Ma Toyota 2002 que j'aime tant...

Convaincue que des jeunes l'avaient empruntée pour un petit trip et ensuite déposée sur une rue voisine, je suis sortie pour aller vérifier les alentours. Rien en vue. Puis, je vois une voiture patrouille me passer sous le nez. C'est à ce moment que me mets à courir vers eux comme une déchaînée en gesticulant haut et fort.

La voiture de police s'arrête dans le petit stationnement du centre d'achat derrière chez moi.

-Bonjour Madame.

-Bonjour. C'est que je me suis fait voler ma voiture...

Ils prennent les renseignements, regardent sur leur écran.

- Non, on ne voit rien. Quel est votre numéro de plaque Madame?

C'est là que ça se gâche...

En rentrant le numéro de plaque, il y eut comme un grand grand silence. Ils se sont regardés et...


-Madame, c'est que votre voiture est derrière la nôtre. On voit la plaque dans notre rétroviseur.

 Je pense que je me serais fondue instantanément dans l'asphalte...  Tout me revient. La veille, je me me suis arrêtée à la crémerie avec ma voiture, ce que je ne fais jamais car je demeure derrière. Ensuite j'ai laissé ma voiture là avec les 2 fenêtres toutes grandes ouvertes. De plus, mon siège arrière était rempli de stock! Wow... Et je ne me suis rien fait voler... 

- Je m'excuse, ça me revient là... Je pense que c'est la journée où j'ai eu l'air la plus folle.

-Inquiétez-vous pas Madame, on va garder ça pour nous...

___________

Ce soir, en revenant de faire mes courses, j'ouvre la porte de ma voiture et m'installe bien confortablement , ceinture et tout et je mets la clé... Bizarre, ça sent pas ma voiture là et en plus, les bancs... J'ai pas des bancs gris avec des petits points dedans moi-là, ni un chargeur de cell... Merde, c'est pas ma voiture!

Oups, "envoueille" on décolle de d'là au plus sacrant!

Bin quoi, elle était débarrée cette voiture...


mardi 29 décembre 2015

Fafouin et un peu d'humour!

Fafouin ...

24 décembre 2015

Il est sorti de détention le 10 mars dernier. Il était si beau, heureux, si reconnaissant de retrouver enfin sa liberté et serrait très fort ma main, en sortant de Bordeaux. Il faisait beau cette journée-là. Marlena avait laissé quelque chose dans la mijoteuse. Une belle petite maisonnée d'amour l'attendait. Je me rappelle encore de sa reconnaissance envers la vie enfin retrouvée, de ses yeux qui se délectaient de tout ce qu'il voyait autour de lui, avec amour, grâce et remerciement.

-"J'suis tellement content, tellement content maman..."

Je ne pouvais faire autrement que d'entrer dans sa bulle de gratitude. Fallait sentir ça, toute entière, avec lui. Il y avait un silence d'or, comme si un dieu intérieur parlait à travers lui.  Une seconde chance de tout recommencer, rebâtir avec le meilleur qu'il avait en lui-même, avec toute la force et le rebondissement que je lui connaissais. Je savais qu'il pouvait.

Les mois ont passé. Il y eut la mort de son grand ami Pat. Une épreuve énorme pour lui. Mais, je sentais qu'au travers cette grande douleur, il apprenait, sur les choses importantes et essentielles de la vie, son côté si éphémère, sa fragilité. Fallait miser sur l'urgence, la nécessité d'aller vers le meilleur de lui-même.

Il a pleuré avec le plus grand des déchirements, accueilli avec courage et sérénité ce deuil, ouvert ses yeux intérieurs qui révèlent toujours que rien ne meurt jamais, que ceux qu'on a aimés y sont toujours dans son coeur d'homme. Car c'est ce qu'il était devenu, un homme.

Vie de couple avec sa compagne qui ne l'a jamais abandonné. Un petit bonheur tout doux et simple. Un travail stable depuis plusieurs mois  mais plus encore; la redécouverte de sa grande passion, de sa créativité. Fafouin a même monté sa propre entreprise, prend des heures à transformer des photos sur Photoshop, choisir ses préférées, les faire imprimer ensuite sur des T-Shirt de qualité. Tout est fait avec temps et amour, avec le coeur d'un vrai passionné quoi. Il me montre tout ce qu'il fait et je vois que tout se perfectionne, de plus en plus...

"Regarde maman, ce sont mes nouvelles transformations..."

Il est si fier de lui. Retrouver son vrai moi, sa dignité et la satisfaction personnelle d'accomplir enfin quelque chose qu'il aime, sans l'aide de personne.

Je devais aller le chercher avec sa petite amie  le 24 décembre en pm pour aller réveillonner chez mon frère.

Et puis voilà, un téléphone ce midi, sa petite amie....

"Nanou, je suis désolée, je n'ai pas une bonne nouvelle à t'annoncer... Fafouin s'est fait arrêter cette nuit pour vol qualifié. Je n'en sais pas plus. C'est son avocate qui m'a contactée..."

On se parle, on pleure, mais surtout on ne comprend tellement pas ce qui a bien pu se passer. Impuissance, Impuissance... Fafouin était parti depuis 2 jours à Montréal, sur la brosse, comme on dit. Chaque fois qu'il va à Montréal, il se passe quelque chose. Il boit, devient agressif. Tiens, en automne, il a donné un coup de point à un itinérant. Au printemps, il s'est fait battre sur la rue, on ne sait pas trop pourquoi. Oeil au beurre noir, fente sur la tête. Et puis là...

Veille de Noël... Il tenait tellement à ce réveillon. familial. Trois Noël sans sa famille, c'est beaucoup. Je comprends parfaitement que l'approche de Noël nous rende un peu plus fragile. Tiens, moi, j'ai beaucoup pensé à mon père et à quel point j'aurais souhaité l'avoir encore avec moi, sans sa foutue maladie mentale. Mais je ne pars pas  sur le party pour autant. Fafouin oui, c'est extrême, sans limite. Je sais bien qu'il noyait la peine qu'il avait face à la perte de son ami Pat.

Je culpabilise. Peut-être que si... Out! Exit la culpabilité! Que puis-je lui offrir de plus que tout l'amour, la présence et la foi que j'ai en lui, quoi d'autre! Je pense beaucoup plus à moi maintenant, à ma vie de femme et, c'est bien, normal même. Après tout, Fafouin est un adulte responsable, sensible, brillant et intelligent avec une capacité de rebondissement extraordinaire.

 Prendre soin de moi. Boire de la tisane apaisante. M'envelopper dans du chaud, du confortable. Aller marcher... Peux pas aller chez mon frère. Annulation. Trop de monde, pas assez intime et je n'ai  ni le coeur à la fête, ni le goût de faire du social là, surtout qu'il y aura des gens que je ne connais pas. 

En attendant, je ne ressens rien là. Ça fait trop mal sans doute, protection. Je suis en train de me demander de quelle façon ça va exploser. Vais-je aller hurler de toutes mes forces en plein bois ou pleurer jusqu'à me vider complètement le corps, m'apaiser et m'endormir?

Et puis, fin d'après-midi. O, miracle, un appel inespéré...

"Maman, ne t'inquiète pas, tout va bien. Je n'ai rien à voir là-dedans. Ils m'ont libéré. Je suis à la maison."

Wow... Bien. Là, je vais aller passer la soirée chez ma mère et faire un petit tour  à la messe de minuit pour  me faire plaisir. Et puis voilà que, tout à coup, il m'a semblé n'avoir pas assez passé de temps chez maman. Bien voyons?

" Je dois partir là maman..."

" Mais c'est pas si loin Nanou la petite église!"

" Mais c'est quand-même à 7 minutes d'ici maman! Faut que j'y aille là !"

Je me sens toujours divisée. J'aimerais être aux deux endroits en même temps; St-François-de-Salles, petite église ancienne, la plus vieille paroisse de Laval à St-François, sur le boulevard des Mille-Îles et, ma paroisse, St-Noël Chabanel. Et là, je veux être dans la vieille église.

Minuit. Mais c'est quoi ça là?

 "Noël c'est l'amour"

Je veux bien mais c'est pas le "Minuit chrétiens"

Pourquoi ne chantent-ils pas le Minuit chrétiens?

Déception.

Au fil de la messe, j'entends bien le prêtre parler de la messe de 11 hres... Mais moi, j'allume vraiment pas. Pire, je me dis qu'il est un peu mêlé ce prêtre. Ce n'est que 45 minutes après le début de la messe que je me rends compte que je suis allée à la messe de 11 hres. Oh boy... J'ai quand-même beaucoup  apprécié le sermon du prêtre. Mais là, je me faufile en douce. Faut filer à toute vitesse vers l'autre paroisse, pour le vrai minuit là!

J'y suis, tout est sous contrôle. et le monde attend en silence dans l'église. Mais moi, je veux aller faire un petit tour aux toilettes avant. J'enfile à toute allure les escaliers de gauche, dans le noir, et les portes se referment dans un fracas épouvantable derrière moi.  Horreur... Suis certaine que l'église toute entière a entendu.Timidement, je retourne en haut et m'installe près de la chorale. Et oh, bonheur, une voix de ténor absolument magnifique entame le "Minuit chrétiens."

Et bien voilà, me dis-je. C'est ce que tu voulais, bien c'est ce que tu as. Mais d'où sort-il ce ténor génial?

Le lendemain, j'ai eu le bonheur de recevoir mon fils, mon ex, ma mère et un couple d'amis de longue date. La musique est au rendez-vous. Piano, voix, guitare. Ce qu'il y a de bien à vivre seule c'est qu'on peut renvoyer chez l'ex le conjoint de mon amie Manou. Génial. Et alors, les deux amies de filles peuvent placoter à leur goût. Merveilleux! Ça fait 3 fois qu'on expérimente et on aime vraiment beaucoup.

Manou et moi nous levons très tard. Fafouin retourne dans ma chambre pour dormir. La zénitude cesse au moment où j'ouvre mon congélateur pour retrouver des aliments qui... dégèlent...

Leçon de vie no xyz: il ne faut jamais remplir son congélateur à pleine capacité, au risque de brûler son compresseur de frigo, ce qui est arrivé. Pas de panique. Je tente de conserver le meilleur de cette expérience:

-C'est l'hiver, heureusement. Je n'ai rien perdu. Mes aliments sont restés dehors dans un gros bac.

- Le lendemain, je me suis procuré un frigo seconde main dans un endroit sûr avec une excellente garantie.

-J'ai pu faire un bon ménage dans mon ancien frigo

- Je n'aimais pas le tiroir congélateur en bas et j'ai retrouvé  la porte congélateur en bas.

- Grâce à mon réparateur de frigo, et sur sa recommandation, j'ai récupéré toutes les tablettes de mon anciens frigo au cas où il y aurait bris.

- Tout est bien correct comme ça.

- Rien de bien grave n'est arrivé.

Vive la vie!


dimanche 23 mars 2014

Bénie des dieux et réflexions

Hier matin c'était la présentation des performances musicales de mes petits bouts de chou de 4 ans devant leurs parents. J'ai pris l'habitude de louer la sacristie de l'église tout près de chez moi pour l'occasion et comme toujours j'ai les mains pleines; valise d'instruments de musique, marionnettes, matériel audio, castelet. Un sprint pour mettre le tout en place et fonctionnel.

Je me stationne juste devant la porte où se trouve les escaliers menant au local; plus pratique. Avant d'ouvrir mon coffre arrière, je trébuche sur un véritable miroir de glace et par miracle je demeure sur mes deux pieds alors que, de toute évidence et selon mes calculs, j'aurais dû en réalité atterrir sur le dos en me fendant le crâne! Lorsque je tente d'ouvrir la porte d'entrée, elle est barrée. Pas de sonnette... Je dois donc faire le tour de l'église pour sonner au presbytère. Sprint no 2 en courant...

Et, le sourire fendu jusqu'aux oreilles:

-Bonjour monsieur le curé comment allez-vous? Non, ne regardez surtout pas ma botte droite; je sais, elle est délacée mais je vais faire attention, je ne tomberai pas!

-Je suis content de vous voir Mme Nanou. Toujours fidèle à vous-même!

-Ah bon, que voulez-vous dire?

-La jeunesse!

Hum, bien tiens je le prends ce compliment ce matin...

-Et bien merci, vous faites ma journée là!

Mes petits poussins d'amour ont bien fait ça, de vrais champions. Je les aime tant ces petits...

Lorsque vient le temps de repartir chez moi, c'est la grosse tempête. Wow, tout un défi, surtout que je sais bien qu'il y a de la glace sous cette neige. Pratico-pratique, je fais ni un ni deux et décide de rentrer ma voiture directement sur le grand trottoir près de la porte. Par contre, je n'avais pas réfléchi à l'étroitesse entre la porte de la voiture et le gros banc de neige juste à côté. Comment vais-je faire pour me faufiler là-dedans? Chirurgie... Mon théâtre de marionnette sous un bras, je me faufile délicatement afin de me donner l'espace nécessaire pour ouvrir la porte et hop, un petit miroir de glace. Je les attire ou quoi! Cette fois-ci c'est vraiment en pleine face que j'aurais dû tomber mais non, je suis restée debout, encore une fois! Bénie des dieux me dis-je en moi-même...

Au retour, pour prendre le reste de mes bagages, je vois monsieur le curé derrière la porte qui veut me dire bonjour. J'accours au devant de lui et me voilà qui pique direct à genoux dans l'escalier, les deux mains nues, enfoncées dans la neige. Oh boy...  Bien la voilà la 3e fois, fallait bien que ça arrive!

- Je suis en train de vous faire une belle génuflexion, vous ne pouvez pas demander mieux!

-Vous êtes-vous fait mal?

-Non, pas du tout!

Puis, je me relève en vitesse et décide de terminer avec deux petites révérences, une avec le pied droit  et l'autre avec le gauche. Faut bien rire de soi un peu, ça fait du bien! Tout compte fait, en additionnant mon message téléphonique laissé  par distraction  à ma comptable plutôt qu'au plombier afin qu'elle vienne débloquer mon évier de cuisine, ça vient clore ma semaine de gaffes.


___________________


Il m'arrive de me demander comment je me sentirais  si un de mes lecteur avec qui j'ai tissé des liens solides au fil des ans et qui demeure loin partait. Je pense à Nanoubis qui vit cette situation présentement... Les blogues ne sont pas éternels, les lecteurs non plus, pas plus que ceux qui écrivent. C'est pas parce qu'on écrit qu'on va y être demain, pas plus que ce lecteur qui vient me lire fidèlement.
J'espère que vous allez bien tout le monde... J'en profite pour vous dire que je vous aime et vous apprécie vraiment tous. Prenez soin de vous...

___________________

 
C'est souvent dans la perte que l'on rend  la valeur aux choses. En même temps, paradoxalement, dans la perte et la douleur se trouve toujours un certain calme, un souffle de vie intérieur, indéfinissable, celui qui fait qu'on repart avec un cadeau, un genre de bonus; celui d'emporter avec soi ce qu'il y a eu de meilleur chez l'autre. C'est comme un petit miracle ça, faut savoir reconnaître et apprécier.

"Au centre de nous-même réside une paix 
que rien ne peut altérer.
Entrer quotidiennement en contact
Avec ce lieu de repos
Et d'énergie toujours présent
Est un devoir qu'une pratique régulière
Transformera rapidement en plaisir"

De même, dans la vie, si on prend la peine d'apprendre à regarder et sentir avec autre chose que sa tête, il n'existe ni bien ni mal, pas plus que d'événements de vie heureux ou malheureux, que de multiples fragments d'expériences qu'on a le devoir de transformer en séquences de vie positives et heureuses puis, qu'on range là, dans son coeur.

"Regarde l'événement venir à toi
Et rends-le heureux
Envers et contre tous "

________________________
 
Tiens, j'aurais pu détester le feu, m'en faire une véritable phobie et un ennemi redoutable, parce que mon père, en état de psychose, jetait tout dans le feu; des casseroles, des vêtements, des vinyles, tout y passait. Il a même fait flamber le beau  grand saule  pleureur dans notre cour arrière et un hôtel à Québec. Et lorsqu'à la maison, on perdait quelque chose qu'on ne retrouvait plus jamais finalement, on avait l'habitude de dire d'un ton résigné: " Bon, ça doit être parti dans le feu!" Et pourtant, aujourd'hui, je l'adore ce feu moi, celui qui crépite dans l'âtre de la cheminée, apaisant et sécurisant, un vrai allié quoi.

Hier soir, je sirotais un petit verre de vin, emmitouflée dans mon châle, devant la chaleur des flammes. Dans le froid fébrile de cette tempête qui s'apaisait, j'y distinguais au travers la fenêtre l'ombre sombre des sapins tout enveloppés de blanc à la lueur d'un ciel épais de couleur, presque mauve finalement. J'avais devant moi un tableau d'une grande beauté. Admirant ce chef d'oeuvre et le silence velouté qui m'accompagnait, je me disais que j'étais vraiment heureuse...


lundi 31 décembre 2012

Bonne Année 2013

Je pense que je vais me rappeler longtemps de cette fin d'année 2012. En effet, urticaire généralisé suite à une allergie aux antibiotiques que je prenais. Stop. Je connais étant donné que mon fils a fait de nombreuses allergies étant jeune. Hors donc, ça fait 3 jours que je prends un antihistaminique. Vraiment pénible tout ça.

Cette après-midi, je décide d'aller à la clinique en compagnie de Yang: fermée pour le reste de la journée, trop de monde. Pas le choix, urgence de l'hôpital. Ne savent pas combien de temps d'attente. Il n'y a qu'un seul médecin et l'urgence est remplie à craquer. Ok. Mieux vaut rester à la maison. Je passe par la pharmacie me chercher de la calamine. Prenons notre mal en patience, y'a pire!

J'ai entendu dire que dans certains hôpitaux de la région de Montréal, c'est jusqu'à 48 heures d'attente. Ici au Québec, faut pas être malade. Enfin...

Mais je souhaite terminer l'année avec une touche d'humour.

Tadam! Voici la voiture de ma maman avant qu'on la déneige et la devanture de notre maison après cette tempête du siècle. Magnifique quand-même quand c'est tout blanc!

 Heureuse Année  2013
À vous tous 
Et du fond du coeur
Fidèles lecteurs et lectrices!


Nanoulaterre xxx




dimanche 3 avril 2011

Un petit pied avec ça?

Je n'aurais jamais cru qu'un tel courriel m'arriverait un jour. Femme Libre va aimer ce billet, je le sens...

J'ai pris l'habitude de vendre certains objets que je n'utilise plus sur les sites d'annonces classées. J'avais de belles petites sandales à talons hauts à vendre et voici ce que j'ai reçu d'un acheteur potentiel:

"J'aimerais te proposer quelque chose : je suis un homme qui a comme fétiche les chaussures et bottes à talons hauts. Je serais intéressé à acheter tes sandales, mais je voudrais savoir si tu accepterais de les porter 15-20 minutes avant que je passe les prendre, et de les enlever juste au moment ou je te les paierais.....Ça me permet de réaliser mon fantasme de me procurer des talons qui viennent tout juste d'être portés et qui sont encore chauds et toi, ça te permet de les vendre rapidement ! Je peux donner un supplément pour le service ! Reviens -moi, mon offre est très sérieuse."

Ayoye...

Bien sûr, tout le monde fait ça, se prostituer les pieds pour vendre ses souliers! Et moi qui viens de dépenser une fortune pour une grosse réparation de voiture. Ça aurait bien tombé tient. Je me demande bien quel était le montant du supplément...

Bon sens, pourquoi ne m'a-t-il pas demandé de chanter ou de jouer du piano!

dimanche 2 mai 2010

Sacrés talons sots va...



"Les talons sots"

expression tirée du répertoire d'usage de Zed


Ouf...



Et celle-ci...


Billet pour Zed...
Et pour faire rire mon amie Bouda...








jeudi 29 avril 2010

La virilité prise 2

Jour 1

Yang était à peine parti pour le travail que j’entends la porte s’ouvrir.

-T’as oublié quelque chose?

-Non. Va falloir que j’appelle la CAA. Ma voiture fait un drôle de bruit. Il faut que j’aille au garage.

-Attends, laisse-moi enfiler un pantalon et je vais voir d’accord? Je suis bonne dans “les bruits de chars.”

Je sors. Yang entre dans la voiture et me dit:

-Reste dehors et écoute le bruit.

Et moi de répondre:

-Hum, je ne crois pas que ce soit bien grave. Ça me semble être un bruit de courroie.

J’entre dans la voiture et donne mes instructions:

-Arrête le moteur et démarre de nouveau.

Maintenant c’est à peine un petit bruit perceptible.

-Bon, roule un peu avec et on va voir.

Je lui suggère de se rendre au garage qui n’est pas loin et de l’accompagner avec ma voiture.

Yang est très nerveux:

-Oui mais j’aime pas bien ça. Car tout à l’heure le bruit était constant et ça sentait le brûlé. Puis, la dernière fois que j’ai roulé avec un problème, j’ai brûlé le moteur.

(???!!!)

-Je vais d’abord appeler au garage et demander conseil.

Nous entrons donc dans la maison. Au bout d’un moment, Yang revient et me dit:

-Bon. C’est pas grave, c’est seulement un ajustement au niveau de ma courroie.

(...)

-Je te l’avais dit que ce n’était pas grave. Qu’est-ce que t’en penses?

-Hunhun...

-C’est tout ce que tu as à me dire?

Ben, c’est bien...

-Écoute, sors-moi quelque chose d’autre voyons! (rires)

-D’accord. Je te trouve bien virile!!!

Et la courroie? Je t’avais dit que c’était probablement la courroie?

-Ah non. Ça par contre, tu ne me l’as pas dit.

-Quoi??? Mais oui je te l’ai dit, quand j’étais dehors à écouter le moteur!!!

-T’as pensé peut-être que tu me l’avais dit mais tu ne me l’as pas dit.

(!!!)

Hum...



Jour 2

La voiture est maintenant réparée:

Yang:

-C’était pas bien grave, seulement un ajustement au niveau de la courroie...

-Alors, qu’est-ce que t’as à rajouter?? (sourire)

-Bravo!!!!! Écoute, va falloir que tu parles de tes bévues toi aussi...

-D'accord, promis!

samedi 17 avril 2010

La virilité ne tient qu'à une scie

Yang et moi étions devant le petit écran. Je faisais la remarque suivante en regardant un commentateur sportif:

- Moi je l'aime Jean-Paul Chartrand.

- Moi je trouve qu'il a l'air d'un "mononcle".

-Et bien moi je le trouve très viril et en plus, il a une superbe de belle voix.

-Ah... Est-ce que tu le trouves plus beau que moi?

- Écoute, ça ne se compare pas. Vous êtes deux beautés différentes.

-Oui mais, est-ce que tu me trouves viril?

-Je te trouve... différent, tu es un autre genre d'homme.

-Comme ça, tu ne me trouves pas viril?

-....

-Pourtant j'ai une scie ronde et une scie à chaîne?

-???!!...


Quand la virilité ne tient qu'au vrombissement strident d'une scie à chaîne...Pfff...
Excusez-moi, je m'en vais mettre mes talons hauts...

Avec l'aimable autorisation de Yang

jeudi 8 avril 2010

Du toupet

Ceux et celles qui connaissent Nanou savent qu'elle est passée maître dans l'art de faire le clown et rigoler. Yang mon conjoint me dit souvent:" Je t'aime parce que tu me fais rire."

Alors donc, ce matin, je m'amusais à coiffer mon toupet à mon désavantage en me présentant ensuite vers Yang, le juge en chef...

-Qu'est-ce que t'en penses?

-Oh boy, ça ressemble à une catastrophe disco!

Et moi de m'étouffer dans mes éclats de rire.Yang a le don de me stimuler avec ses remarques d'une justesse étouffante... Dans un élan d'adrénaline, je retourne à la salle de bain, improvisant un autre toupet rigolo.

- Ta-dam! Et là, qu'est-ce que t'en penses?

-Tu ressembles à Bettie Page.

-Ah, et qui est Bettie Page?

-Une pin up des années 50.

Tiens tiens, Yang connaît les pin-up des années 50? Passons...

À présent, je coiffe mon toupet en "moi".

-Et là, qu'est-ce que t'en penses?

- C'est normal.

-Normal?

-Oui, ordinaire je veux dire.

-...

-Comme ça tu me trouves ordinaire?

-Non, je veux dire que c'est ta coiffure normale.

-Et tu le trouves comment mon toupet?

-Yé bin correct ton toupet.

- Ordinaire quoi?

-Mais là c'est que je sens que je suis en train de me faire piéger...

-Tu veux dire que t'es en train de te caler?

-C'est en plein ça. Je pense que je ne parlerai plus...

-Hum...




samedi 9 mai 2009

Le paroxysme de la distraction

Je suis reconnue pour être distraite...

C'est d'ailleurs une de mes marques de commerce. Il faut le voir d'une façon positive, c'est que je suis entièrement dépendante et au service de mon imagination. Je suis comme "pas là" en permanence. C'est comme si j'avais une 2e vie dans ma tête, indépendante de mon corps.

Dans ma tendre jeunesse, j'impliquais tout le monde dans mes folies imaginaires; transformation du sous-sol en scène de théâtre, déguisements, coiffures excentriques. Souvent, je restais dans mon délire jusqu'à l'heure du dodo.

Tiens, un jour il m'est arrivée de me transformer en diseuse de bonne aventure, installée confortablement au fond de la chute à linge avec toute une mise en scène élaborée. Cette journée-là, j'avais fait un peu d'argent de poche. Les jeunes du voisinage payaient volontier dix sous pour m'entendre leur raconter leur avenir. "La reine verte" de Pierre Henry, musique préalablement enregistrée sur magnétophone à bobine dissimulé derrière moi, semblait produire un effet du tonnerre sur mes clients. Et jamais personne ne m'a reconnu; raison de plus pour laisser planer le mystère à tout jamais...



Mon professeur de 6e que j'affectionnais particulièrement m'appelait "le satellite lunaire."Je prenais un plaisir fou à choisir la place la plus isolée de la classe afin de me permettre les plus belles escapades imaginaires. C'était très stratégique; le dernier pupitre dans la rangée de droite, à côté du mur, l'endroit de prédilection et, comble du bonheur, ce lieu n'était jamais choisi! J'aurais pu privilégier du côté des fenêtres mais risquais de me faire déranger par les autres. Tandis qu'au bord du mur, dans le fond de la classe, quel endroit moche, c'est comme une punition, il n'y a rien à voir, le risque est minime. Je pouvais donc quitter la Terre n'importe quand.

Bon, il y en aurait long à dire sur tous ces dérapages rocambolesques mais là n'est pas le sujet de ce billet. Pour dire à quel point il m'est aisé de partir loin... N'empêche, cette petite parenthèse est en lien direct avec la distraction. Effectivement, lorsque l'imagination s'impose de façon aussi permanente dans le cerveau, le corps se transforme en mode "automatisme inconscient."

Me voici donc ce matin au paroxysme de la distraction; je tente de composer un numéro de téléphone sur... ma calculatrice et, comble de la bêtise, m'irrite et me demande comment çà se fait que çà ne fonctionne pas!

Excusez-moi, y a-t-il quelqu'un dans ce cerveau-là...






mercredi 3 décembre 2008

Le Canada en décrépitude....

Décrépitude:déchéance physique qui provient d'un état de vieillesse extrême.

Bon.

Je suis séparatiste. Mais j'avoue franchement que je n'aime pas plus ce qui se passe au provincial actuellement qu'au fédéral.

Je n'aime ni Harper ni Marois et pour Duceppe au Bloc, je ne sais plus trop quoi penser.

Quel bordel... je n'ai jamais connu par le passé. Tout manque de solidité. On marche sur des oeufs puis tout le monde dérape. Quelque chose va éclater pour vrai. C'est excellent... Par contre, je trouve que l'exemple pour nos ados n'est pas très reluisant...De grands enfants qui se renvoient la balle dirige le pays (pas le mien évidemment).

Actuellement, tout me déçoit. Puis les élections provinciales du 8 décembre me laissent indifférente. J'aurais souhaité un leader sincère, vrai, au sein du PQ et je ne donnerai jamais carte blanche à Pauline ...Désolée.

Bon, je vais vous arranger çà...

Au provincial:

-On fout Marois dehors et on met Duceppe à sa place.

Au fédéral:

-On jette Dion par dessus bord (pas capable, avec son petit air pincé à la française) et lance le petit Trudeau (un novice) comme un chien dans un jeu de quille, à la tête du parti...

-On garde Jack Layton évidemment parce qu'il a du charme et est relax et çà prend toujours un beau bonhomme comme çà quelque part.

-En ce qui a trait à Harper, bin...On le remplace pas, çà finit là, puis le parti meurt de sa belle mort. En passant, j'ai toujours trouvé qu'il ressemblait à Ken, vous savez, Ken, le compagnon de Barbie? On parle de celui des années 60 évidemment...

Mais il manque des morceaux... Çà prend quelqu'un à la tête du Bloc au fédéral...Hum...

- J'aurais bien vu un type genre "Pierre Bourgault", mais, étant donné qu'il se repose 6 pieds sous terre...
Il n'avait pas froid dans le dos, avait de la gueule et brassait les cerveaux lui.

Y a-t-il un Pierre Bourgault qui traîne quelque part?

Snifff...