CROIRE QUE LES CHOSES SE PRODUISENT TROP LENTEMENT OU TROP VITE EST ILLUSOIRE. LE SYNCHRONISME EST PARFAIT. CHAQUE CHOSE ARRIVE TOUJOURS EN SON TEMPS... RIEN NE NOUS ARRIVE QUI N'AIT D'ABORD ÉTÉ SENTI ET PENSÉ. POUR CRÉER LE FUTUR, IL FAUT Y CROIRE SANS RÉSERVE.


Auteur inconnu

mardi 27 décembre 2011

Mes racines bien vivantes, Heureuse Année 2012

Le set à Nanoulaterre
(4 couples en carré)

Saluez votre compagnie, saluez le coin!
Tout l'monde par la main

Demi-tour à gauche
Demi-tour à droite

Du 1 au 3, présentez!
Du 2 au 4 , présentez!

Grande chaîne!
(toujours demi-tour avec le coin qui se trouve à notre droite avant d'entâmer la chaîne)
Reprends ta place et swing ta compagnie !

Promenade...

Les femmes au milieu, les hommes alentour! (frappez des mains)
Saluez votre compagnie, swingner l'suivant!

Les hommes au milieu les femmes alentour! (frappez des mains)
Saluez l'coin swingnez l'suivant!
(ainsi de suite jusqu'à la reprise du partenaire)

Refoulade!
Une autre fois!

Et domino les hommes ont chaud!
___________________


À tous mes lecteurs, je souhaite pour 2012
La simplicité des petits bonheurs retrouvés
Dans le moment présent,
De la lumière plein les yeux
L'odeur de l'air frais
De chaque matin
Qui nous est donné, comme un grand cadeau...

Un gros bec d'amour à vous tous!

Nanoulaterre xxx

___________

"Reel du pendu"
Bottine souriante


La Bottine souriante - Le reel du pendu par

samedi 24 décembre 2011

Noël chaque jour

4 ans sans avoir pu passer un vrai Noël en famille, ce fut long, très long...
Il m'a fait des clins d'oeil toute la soirée, je sais qu'il est heureux. En compagnie de son amoureuse Vé, Fafouin a revu toute sa belle famille qu'il aime tant, tantes, oncles, ti mimi d'amour, cousins et cousines.
À vous tous chers lecteurs tant appréciés, je souhaite le plus doux des Noël, avec une grande dose d'amour, sérénité et paix.

Nanoulaterre xxx

Voici un arrangement bien de chez nous du "Noël Nouvelet" que j'affectionne particulièrement.
J'adore...

mardi 20 décembre 2011

Mes chats, mes amours...

Jérôme notre amour...




Et puisque seul importe le moment présent, qu'il n'y a que ça d'essentiel dans la vie, alors, je cherche en ce moment, par tous les moyens possibles, un abri d'hiver douillet, confortable et chaud chaud chaud pour les chats errants. Par hasard, ils ont choisi leur confort sur le balcon intérieur et confortable de la nouvelle demeure de ma maman.

Avant qu'elle aménage, j'avais quand-même pris soin d'en faire part à maman pour la préparer.

Je savais que ça créerait des parlottes à n'en plus finir car voyez-vous, ma Ti Mimi d'amour et moi, on est vraiment complices et chat chat chat...

"J'ai mis des boîtes en carton devant ma porte-patio. Tu devrais voir, ils sont tous là! J'ai même presque touché au petit à poil long, gris et blanc!" me lança maman cette semaine.


"Mais les boîtes ne tiendront pas, pas longtemps avec l'eau avec la neige. Faut leur trouver quelque chose de plus solide maman."

Horreur. Je sens que je vais, je veux dire elle et moi, allons nous embarquer dans une belle galère, on est cuite, je le sais, moi la première. Puis, lorsque j'embarque, elle embarque aussi.
On se motive mutuellement. C'est comme si on était soudée l'une à l'autre. Ti mimi et moi, on est comme "pareil" lorsqu'il s'agit des animaux.

Vous devriez les voir ces chats, et, entre autre, le petit gris et blanc à poil long avec ses beaux yeux verts totu vifs, à peine 2 mois. Il y a aussi son petit frère qui le suit pas à pas, un peu plus frêle, tout bariolé. Petits choux d'amour... Je n'ose même pas m'imaginer qu'il vont passer l'hiver à - 25 celcius. URGENCE, S.O.S!

Je m'avance à imaginer des solutions...

"La seule façon de les capturer c'est en leur lançant un filet de pêcheur, comme ça, ils ne pourront plus bouger et nous pourront les attraper"

"Oui mais, ils doivent être plein de poux, on ne peut pas les garder."

"En décembre, au dessous de 0 celcius les poux ne peuvent survivre maman."

"Mais il faut d'abord trouver quelqu'un qui va accepter de les adopter?" lançai de nouveau Mimi.

Excellente réflexion... Et moi qui ne réfléchis à peu près jamais lorsqu'il est question de sauvetage d'animaux...

En plus, je ne sais pas trop pourquoi, chez moi, tous les animaux errants appellent au secours et viennent frapper à ma porte, comme s'ils savaient d'instinct qu'ici c'est la maison des animaux.
La première chatte fut récupérée il y a 4 ans. Elle était entrée chez moi en même temps que mes petits élèves, s'est ensuite installée au beau milieu du salon pour ensuite se laver confortablement.
Je demandai à mes petits élèves:

"C'est votre chat?"

"Mais non, il nous a suivi jusqu'ici!"

Je pris le chat et le déposa à l'extérieur par la porte-patio. Mais il demeurait sur place en pleurant. Aussitôt sorti, aussitôt repris... Sabine... Elle demeure depuis 4 ans chez ma maman, qui en prend soin comme la prunelle de ses yeux.

Le 2e petit chaton fut récupéré par Yang lors d'une énorme tempête de neige. Elle grelottait et s'est précipitée vers lui pendant qu'il déblayait l'entrée. Yang est alors entré en me disant:

" Tu ne seras pas contente..."

"Pourquoi", lui dis-je.

Il avait le minet dans ses bras tout grelottante de froid, toute petite. Je regardai le petit chaton...

"Tu connais ma réponse pourtant! On la garde. On va la réchauffer. "

Rosanna est demeurée chez nous 1 mois avant que je lui trouve le meilleur des foyers. en la confiant, les larmes aux yeux mais confiante, à mon ex-conjoint. Rosanna , rebaptisée Fanny est maintenant une princesse. Aucun autre chat n'est mieux traité à part le nôtre bien sûr et celui de maman et, j'oubliais, celui d'Herbert et de Air fou.

Si vous avez un enclos ou une petite cabane de bois, faites-moi-le savoir, je vous en serai reconnaissante.

Quant à notre beau Jérôme, notre 3e chat adoptif, bien, sachez qu'un soir de juillet, en arrêtant dans un dépanneur pour acheter du vin, il était là à côté de la porte à nous attendre et lorsqu'il m'a vu, fit un gros câlin à mes pieds. Il était tout maigrichon mais tellement "calineux".

"Savez-vous à qui appartient ce chat?" demandai-je au proprio du dépanneur.

"Il est à personne. Gyslaine le nourrit le matin."

J'en fis aussitôt part à Yang qui m'attendait dans la voiture.

Et sans hésiter, ni me demander la permission, Yang a pris le chat et a dit: :" On le prend!"

Tout le monde ici est vraiment mal fait...

Voici Jérôme, notre trésor... aucun malice, il est absolument adorable, charmant, tout tout tout, le meilleur de chats...

À suivre...

vendredi 2 décembre 2011

Opération peinture

Ma petite " mimi d'amour", ma maman, déménage samedi.

Après avoir vendu la maison familiale, 28 ans dans un beau haut de duplex c'est une grande partie de sa vie. Elle y a bercé, cajolé et gardé maintes et maintes fois ses petits-enfants devenus adultes maintenant. Son petit nid était sécurisant pour nous tous. On y retrouvait amour, tendresse, gentillesse, douceur et générosité.

Depuis un certain temps, nous étions inquiets de la voir accumuler toutes ces marches qu'elle peinait à descendre et monter un pas à la fois. Puis, en août dernier, j'ai déniché un beau petit condo où elle n'a que 3 marches à monter et descendre, à 1 minute à pieds de chez moi. Visite de l'endroit, coup de coeur et offre d'achat rapidement. Tout s'est déroulé comme un charme. Lorsque le temps est venu, le voies de l'invisible se chargent de nous ouvrir le chemin. Yang et moi voulions faire une offre pour elle. Pas question, elle tenait à l'acheter elle-même, à 81 ans!

"Seule condition maman, je m'occupe de tout, offre, inspection, notaire, etc..."

Depuis 8 jours, nous peinturons et chérissons le souhait que ma mimi entre dans un petit nid propre et impeccable. Elle ne veut tellement pas déranger:

" Voyons, ça n'a pas de bon sens, vous allez vous mettre à terre!"

" Laisse-toi gâter maman..."

À l'instant, je me prépare avec entrain à mettre la touche finale; nettoyage, aspirateur et planchers impeccables. Yang va venir ensuite reposer portes et stores.

Demain, c'est le grand jour. J'ai peine à contenir mon enthousiasme... Ma petite maman, à 2 pas de chez moi... C'est à son tour maintenant de recevoir amour et sécurité, elle le mérite tant, si vous saviez. Elle est et demeurera un pilier de force et courage pour nous tous.

vendredi 18 novembre 2011

Intermède musical...

La leçon de piano avec Nora

Adorable...


Pour Herbert et Zed xxx

vendredi 4 novembre 2011

Ying et Yang de retour

Pour les nouveaux venus, je vous présente Yang, c'est mon compagnon de vie.

Le vendredi soir, nous adorons nous retrouver devant un bon souper parce que la semaine, nous vivons chacun dans notre petit cocon. Deux artistes, ça vit chacun dans son monde. Pourtant ,on aime bien sentir que l'autre est là, quelque part dans la maison. Sans l'autre, ce ne serait pas pareil, moins lumineux. Bref, nous sommes faits l'un pour l'autre. Deux indépendants de nature...

Il faut écouter la conversation de ce souper. Mémorable...

- Tu sais, je suis vraiment heureuse, dans tous les sens du mot. Je suis bien avec toi et sans toi... Si je pouvais être là dans ma peau et avoir 20 ans... Mais c'est impossible hein, à cause de l'expérience...

Je le sens réfléchir, vraiment, il me regarde dans les yeux et lance:

-Attends, je vais aller chercher quelque chose...

Je me sens stimulée. Une conversation profonde nous attend sans doute. Puis, Yang revient:

-Tiens regarde ça.

-Quoi, qu'est-ce que c'est? Le catalogue IKEA!!!

-Oui oui. C'est le mur que je veux avoir dans ma pièce de musique, qu'est-ce que t'en penses?

....

-Mais tu sautes du coq à l'âne!

-Bien oui, c'est toi qui m'a appris.

...

__________

-Bien moi je t'aime et je sais que je vais passer toute ma vie avec toi. Et toi?

- Bien je pense que oui...

- Ah oui?

- Alors, je suis la femme de ta vie? Dis-moi, dis-moi...

Il faut dire que je le bouscule un peu en lui flattant les cheveux. Et je l'éloigne aussi en même temps... Étrange cette adversité... Je sais qu'il ne répondra pas ce que je veux entendre, on s'entend, mais c'est pas grave, ce n'est qu'un jeu.

-Réponds, aller, dis-moi quelque chose... Alors? Je suis la femme de ta vie?

-Bien, tu es une femme!

...

lundi 31 octobre 2011

BOUOUHHHH.....!!!!


Joyeux Halloween!

Adèle et Nanoulaterre xxx


mercredi 26 octobre 2011

Toujours là!

Chers lecteurs, j'y suis toujours. Je tente simplement de refaire surface avec les événements de septembre, les formations que je dois donner à l'extérieur et une vilaine sinusite que je soigne actuellement, moi qui ne suis jamais malade!

Je reviens dès que je peux...

Nanoulaterre

vendredi 7 octobre 2011

Il existe un lendemain...

J'adorais cette chanson,
allez donc savoir maintenant pourquoi... Malgré les années, elle traverse toujours mon coeur et vibre en mon corps de cette même intensité. Et cette voix, j'adore.Voici ma traduction...


The morning after


Il existe un lendemain...
Si nos regards transcendent au delà de la nuit
nous avons la chance de découvrir le soleil
Laissons nos forces s‘y projeter

Maintenant, le vois-tu ce lendemain
Il t’attend là, derrière la tempête
Pourquoi ne pas traverser le pont ensemble
Et découvrir cet endroit
Bien à l’abri, tout au chaud

Il n'est pas trop tard, nous devons donner
Seul l'amour peut nous élever
Il n'est pas trop tard,
Laissons nos mains se lier hors du temps

Il existe un lendemain
Nous passerons près de la rive
Je sais que nous serons là demain
Échappant à l'obscurité
Ne cherchant plus rien d’autre

Il existe un lendemain....


(1973, interprète; Maureen McGovern)




vendredi 30 septembre 2011

Merci Manou, merci Zed...



Si vous êtes le moindrement sensibilisés à la maladie mentale, à ce que vit Fafouin, à ce que j'ai pu vivre et vit encore, prenez le temps d'écoutez cette émission radiophonique extrêmement pertinente. Je ne trouve pas les mots pour décrire les commentaires. Je les vis, les sens. C'est Fafouin, c'est ma vie comme parent d'un proche atteint, c'est Vé...

Je m'inquiète, oui... Pas pour moi, mais pour Vé, pour sa sécurité. Je ne sais plus comment le lui dire. Elle l'aime mais n'a pas d'outils. Je tente de lui en donner. Pas facile. Vient un moment où on a le devoir d'être intrusive, pour la sécurité de ceux et celles qu'on aime.

Je n'ai pas tout dit, mais tout m'encourage à le faire. Et comme j'aimerais n'avoir que l'écriture ,écrire, écrire... et dire...

Merci à tous , merci vraiment, du fond du coeur, de votre fidélité et appui...xxx

http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2011/CBF/MaisonneuveEnDirect201109301215_1.asx

mercredi 21 septembre 2011

Lumière et ténèbre

Pas facile d'avoir une vie stable depuis le début septembre... Avortement de Vé, beaucoup de douleur pour elle, elle l'aimait déjà cet embryon... Forte cette petite. Elle savait bien que dans la situation actuelle, impossible de faire grandir un enfant dans le bonheur. Fafouin a bien fait ça aussi, malgré le fait qu'il voulait le garder... Je les ai accompagnés là-dedans, CLSC, etc.

À travers tout ça, mon voisin immédiat est décédé, laissant derrière lui ses 2 petits enfants de 4 et 6 ans et sa femme. 45 ans, trop jeune pour mourir. Infarctus. Nous nous sommes donnés la main entre voisins pour aider ma voisine et faire un grand ménage de sa cour arrière: enlèvement de la piscine, pelouse et tous les objets inutiles... Pour une raison inconnue, ils avaient complètement perdu le contrôle. Faut pas juger. Dans ces moments, la seule chose à faire c'est d'aider, on ne s'est pas posé de questions. Deux voisins, Yang et moi avons pris la relève quand on pouvait. Puis, salon, funérailles, enterrement. Pas facile pour les enfants dont l'un d'eux est mon petit élève. Mon trésor... Funérailles pentecôtiste. Difficile mais très beau. Enterrement, ouf, jamais vu auparavant; ils attendent que le cercueil soit enterré au complet avant de partir. J'ai des images... la grue qui tasse la terre, mon petit Joël qui regarde tout ça les yeux en larmes sans broncher. Il me semble qu'on peut éviter ça aux enfants, enfin, ce sont leur scoutumes...

Pendant ce temps, notre maison était bordélique car les menuisiers posaient les planchers de bois francs dans nos chambres. Y'a des semaines comme ça, faut faire avec! Nous ne nous appartenions plus Yang et moi. Tiens, un soir, je suis allée me reposer près de lui après le souper et me suis réveillée le lendemain matin, toute habillée!

La semaine suivante m'est apparue comme des vacances malgré mes occupations et mon travail!

Puis, samedi matin, première crise suicidaire de mon fils. "Maman, je t'en prie, viens me chercher!" S'est lacéré à 4 endroits le dessus du bras gauche pour apaiser sa douleur intérieure. Un vrai TPL, ne plus en douter... Je ne l'ai jamais vu pleurer et crier de la sorte. Prochaine étape, hôpital, de gré ou de force, l'urgence sociale est dans le dossier.Très inquiète pour lui et Vé. A pété sa coche, lancé des objets dans l'appartement, a bousculé Vé et a brisé la fenêtre de la porte patio en lançant un couteau... "Je ne sais pas ce qui s'est passé maman, j'ai vu noir..."

Je raconterai plus en détails...

Le côté positif: m'a appelé dans ses moments de détresse et a demandé pour la première fois de l'aide pour son impulsivité. Faut voir le bout de lumière quand-même! Côté négatif, Vé l'a repris malgré mes recommandations de ne pas le faire. Elle le protège, misère... Et c'est reparti, il va oublier l'aide qu'il demandait. Va falloir penser à un plan 2 d'urgence...

Ce matin, je suis allée chercher Fafouin pour l'amener à la clinique. "Je me suis fait mal à la main en me tiraillant avec Alex." (son copain). Il a la main toute enflée et incapable de la bouger. Gros doutes sur la véracité de ses propos. L'appartement était bordélique et il y avait une bouteille de gros fort entamée sur la table du salon, à 9 hres du matin...

Bon, assez pour aujourd'hui. Là, entre deux cours, je m'en vais faire ma marche rapide et peut-être le gym. Puis, si l'eau n'est pas trop froide, mes brasses, on verra. Ce soir, je m'en vais souper avec ma petite soeur et maman. besoin de penser à moi... À suivre...

dimanche 28 août 2011

Anéantie



Fafouin me l'avait dit il y a 2 semaines. Je savais que Vé, son amie d'enfance et amoureuse, était enceinte. Ils sont venus souper à la maison Dimanche dernier.

-Surtout, ne parle pas du bébé maman,

m'avait chuchotté Fafouin. Pas besoin d'aller bien bien loin pour comprendre que la petite était en période de réflexion. De toute façon, cela me semblait d'une évidence, je serais demeurée discrète, de toute façon. J'aurais attendu qu'ils m'en parlent et sinon, chut.

Fafouin m'en a parlé un peu cette semaine. Elle hésitait, déchirée.

-Elle a peur de manquer d'argent.

m'avait souligné mon fils.

-On va attendre en fin de semaine prochaine et si je fais un petit coup d'argent, peut-être qu'elle va le garder.

Mais ça, je sentais bien que ça venait de lui, qu'il faisait son possible mais, pas de la bonne façon. Elle n'accepterait jamais qu'il ne marche pas droit et lui se préparait à se mettre les deux pieds dans les plats avec une magouille, sans qu'elle ne le sache, j'en suis certaine. Elle est droite, franche, honnête et entière.

Comment passer le message. Je ne voulais pas juger, surtout pas, ni faire la morale, pas le moment...

- Tu sais, on peut très bien élever un enfant avec des moyens financiers réduits, je l'ai fait sans problème, c'est pas ça le plus important....

Puis, il est descendu à l'ordi et moi, je me torturais l'esprit, le poing replié sur la bouche, accoudée à la table de cuisine. J'y suis restée un bon 30 minutes avant de descendre vers lui et discrètement lui dire en l'embrassant sur la tête:

-Il aura besoin d'une grande sécurité, d'attention et de beaucoup d'amour... C'est ça le plus important...

Puis je suis partie, aussi discrètement que je suis descendue.

_________

Cette après-midi, l'ouragan Irène laissait ses résidus. J'étais chez mon amie Manou et comptait y rester à cause des vents puis, un appel...

-Maman, qu'est-ce que tu fais?

-Je suis chez Manou et je vais repartir seulement demain matin à cause des grands vents et de la pluie.

- Ah... C'est parce que, demain Vé va se faire avorter et elle a besoin de quelqu'un de fiable pour l'accompagner avec moi car elle ne pourra pas conduire après...( mon fils n'a pas de permis de conduire)

-Alors, vous avez choisi l'avortement... Pourquoi?

-Parce qu'on pense qu'on est pas prêts à élever un enfant...

La réponse était tout à fait maturée, remplie de bon sens. Ils avaient réfléchi, pris une décision d'adultes. Et peu importe la décision qu'ils prendraient, de le garder ou pas, je m'étais jurée de les accompagner dans leur choix, sans les juger mais surtout, d'être là pour eux.

-Bon, écoute, je vais m'arranger... je serai là demain matin...

-Oh, merci maman...

Bien oui, j'y serai parce que c'est à moi que Fafouin et Vé ont fait appel dans des moments qui seront sans doute très difficiles pour eux et encore plus pour Vé...Parce que Vé aime Fafouin et Fafouin aime Vé... Parce que c'est un bébé d'Amour...

Mais voilà que la tête me tourne, je me sens mal, terriblement mal, déchirée par des pensées contradictoires qui ne ressemblent en rien à ce que je croyais faire partie depuis toujours de mes convictions profondes. Je sais que leur décision est réfléchie en absolument sensée et saine. Fafouin est encore très fragile et impulsif et... Vé aussi...

____________


-On est pareils, on est trop pareils. Des fois, je pense que je deviens folle. Ça m'arrive de ne pas être correcte avec lui et je pète ma coche. Il essaie de me calmer, c'est pas normal d'agir comme ça, je pense que j'ai un problème...

m'avait confiée Vé dernièrement.

-Vé, tu sais, il y a des ressources qui peuvent être très aidantes pour vous deux.

-Je sais et Fafouin en est conscient aussi. mais, tu sais, jeune, j'en ai vu tellement des intervenants et ça n'a jamais rien donné...

-Tu sais Vé, peut-être que les intervenants n'étaient pas appropriés pour le genre de difficulté que tu avais, mais plus, il faut être conscient et décidé à admettre qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Et si on n'est pas prêt ou qu'on n'en est pas conscient, rien ne peut fonctionner...

-Oui, tu as raison. je ne croyais en rien...

-Alors, c'est merveilleux Vé, tu te rends comptes, tu n'as 19 ans et tu es consciente! C'est une grande chance que tu as. Bien des gens ne se réveillent qu'à 30 ou 40 ans et même parfois jamais!

-Oui, c'est vrai...


-Tu es une personne très forte et Fafouin aussi, j'ai confiance en vous, je ne suis pas inquiète...

-Merci....

____________

Bon, je reviens à l'essentiel. oui, je suis mêlée et profondément perturbée. Je suis allée voir les photos, à 12 semaines... Il est déjà tout formé; ses petits pieds, ses mains, tout... Je me fais mal, je ne devrais pas, c'est plus fort que moi. J'ai comme un besoin de voir, d'accepter la vérité, ma nouvelle vérité, moi qui n'était ni contre ni pour l'avortement, voilà que...Qu'est-ce qui m'arrive... Je sais que je vais trouver ça difficile et déchirant, probablement autant que Vé. Peut-être aussi parce que ça me rappelle le petit bébé que j'ai perdu en 2001, fausse couche, je le voulais tellement ce bébé avec Yang. Ce curetage, ça m'a traumatisé, affreux, on t'arrache les entrailles...

Je ne sais pas comment ça va se passer, mais, ça ira, je sais... J'avais simplement besoin d'en parler...




vendredi 19 août 2011

Un été de vie et d'amour

Après avoir été si peu présente pendant ces deux derniers mois d'été, je ne savais trop de quelle façon revenir, ni trop comment intituler ce billet. Représentons-le donc dans toute sa plénitude et dans ce qu'il fut tout entier et sera sans doute encore fort longtemps.

Un été de vie, rempli de mes amours, de mon Yang, ma soeurette adorée, ma maman, mes amies, mon fils, sa petite amie. Le bon vin, l'eau dans laquelle on peut aisément plonger, se rafraîchir et se purifier, oui, pour moi, se purifier, un bonheur innommable. La senteur brute et animale des champs sauvages mêlées aux grillons dans ce qu'il y a ici de plus "été", comme j'aime et en suis éperdument amoureuse... Ce même été où j'ai aspiré et senti avec secousses ,toute entière à elle, l'effluve subtile des champs de camomilles en plein soleil, car c'est à ce moment qu'ils embaument le plus, n'est-ce pas... Et lorsque, prenant le volant, leur odeur virevoltait dans la voiture , me rendant complètement folle de leur générosité , toute baignée dans ma liberté, le bras gauche à l'extérieur de la fenêtre, au vent frais de mon été , fouettant mon bras dans un mouvement subtile de va et vient, quel senti de vie... la voilà, la vie...

Du déménagement de mon Fafouin dans son logement jusqu'aux moments magiques face au Mont Ste-Anne, à Beaupré, avec ma grande, mon unique, Bouda, ma tendre amie d'enfance ... Toujours intenses et magiques nos retrouvailles annuelles. Nous nous aimons tant, nous nous aimerons toujours. Notre relation ne peut se définir. Comment dire... Elle est et je suis pour elle le témoin vivant du déroulement de ma vie et de sa vie, le seul, l'unique témoin. Elle a tout vu, tout vécu, tout senti avec moi, au fils des années et moi de même. Un sacré privilège, j'en suis consciente. Nous avions 7 ans lorsque nous nous sommes soudées et jamais plus séparées par la suite. Notre chemin de vie fut si différent et toujours nous nous sommes retrouvées et...respectées. Jeunes, nous avions une admiration sans borne l'une pour l'autre. Chacune voulant imiter l'autre tout en étant incapable de le faire. Elle est artiste peintre, je suis musicienne. Nous nous comprenons si bien... Deux passionnées sans limite! Mais que suis-je entrain de dire.. L'un ne va pourtant pas sans l'autre, un passionné ne connaissant jamais de limite...

La suite prochainement...


samedi 30 juillet 2011

McCartney, 3 ans déjà...

Le passage de McCartney au centre Bell est venu raviver le souvenir d'un spectacle que je ne suis pas prête d'oublier.

Voici le billet que j'avais écrit lors de son passage à Québec à l'été 2008...


Un petit mouton sur les Plaines

Il y avait fort longtemps que je n'avais pris de décision aussi irréfléchie, sur le coup d'une impulsion. Et pourtant, je l'ai fait, il y a à peines 2 semaines. Et ce fut une des meilleures décisions spontanées de ma vie. J'en sors à peine, remplie de bonheur...

Pourtant, cela faisait presque 3 jours que je tentais de résister à l'envie d'y être ce soir-là. Je sabotais unilatéralement toute ouverture possible, me résignant à des excuses vraiment poches et moches...

T'as pas envie de te retrouver dans une foule? Rappelles-toi tes dernières St-Jean sur la montagne?

Et si une bombe sautait? Une émeute se produisait?

T'as mal aux pieds, te vois-tu en train de marcher et marcher et pire, rester debout pendant des heures?

Il faut faire garder le chien.

J'ai plein de choses à faire...

Il faut que je vois Fafouin ce week-end...

Et si nous nous faisions prendre par la pluie...

La liste était exhaustive et je m'appliquais de façon admirable et généreuse à l'allonger. Plus j'en mettais, plus je souffrais de ces barrières ridicules que je m'imposais et plus j'entendais " My love" dans ma tête. J'étais devenue ensorcelée par mes propres pulsions.

Aye! Réveille-toi! Tu ne peux pas passer à côté voyons! Tu dois y être...

C'était devenu une certitude tellement évidente...

Alors, après des heures de tiraillements, de questionnements et de souffrances mentales , je pris une décision rapide; j'y vais.

Et ce choix ne fut pas bien difficile à prendre; j'étais déjà là en pensée, Fafouin m'écoutait religieusement et je lui disais à quel point j'avais hâte d'y être. L'espace d'un instant, j'étais devenue une adolescente emballée et Fafouin sentait mon effervescence, tout sourire qu'il était!

Ok. Go. Calme-toi et tout va bien aller....

J'appelle ma Ti-Mimi d'Amour (ma maman) et lui fait une offre qu'elle ne peut pas refuser.

Maman, si je viens te chercher et te reconduire ensuite chez toi, viendrais-tu garder mon chien?
Je te laisse y penser et te rappelle dans une heure...

Pas de problème, maman accepte volontier. J'appelle Yang et lui demande de se préparer.
Aussitôt rendue à la maison, je nourris chien, oiseaux, rat et hamsters, prépare un bagage à la hâte, demande à Pingouin et Loulou, de fervents fans de la 1ère génération, s'ils peuvent nous garder à coucher à Québec et nous voici en route!

Dans la Basse-Ville nous trouvons miraculeusement un stationnement. Suons comme des boeufs pour arriver enfin tout en haut et suivons le troupeau de moutons qui se dirige vers les Plaines. À peine 30 minutes après notre arrivée, plus personne n'était admis sur le site.

Nous avons patienté, écouté le premier groupe, pris une pause debout, suivi Pascale Picard, pris une seconde pause debout qui s'est en fait prolongé pendant 3 heures lorsque le héros arriva!. Ce fut un moment magique, inoubliable...C'était le délire total. 200,000 personnes regroupées pour une seule et même cause. J'en sors à peine...

Conclusion; jamais je n'ai senti mes pieds endoloris, il n'y a pas eu de bombes ni d'émeutes, j'ai crié, pleuré, chanté et dansé comme une débile durant 3 heures et en prime j'ai vu le meilleur show de ma vie. Un homme sensible et extrêmement généreux ce Paul McCartney.

Nous sommes rentrés chez Pingouin et Loulou à 1 hre 30 du matin, encore sur l'adrénaline. Pingouin avait un rendez-vous au garage très tôt le matin et Loulou plaidait à la cour à 9 hres mais se consolait d'avoir vu une juge au show. Elle aussi sera fatiguée demain....

J'ai terminé la matinée avec mon Yang, par un petit déjeuner à L'Île d'Orléans. Pas mal pour une fille qui prend des décisions irréfléchies!


Les Beatles ont pris tellement de place dans mon enfance et ma vie d'adolescente. Avec Harmonium, c'est comme un petit coin à part, inviolable et intouchable.



Québec, Plaines d'Abraham
20 juillet 2008



jeudi 28 juillet 2011

Hâte de vous revenir!

Bonjour à tous, tellement le goût d'écrire, beaucoup de belles choses à raconter et peu de temps pour le faire. Cet été est fort occupé, je reçois sans cesse; ma famille, mes amis et, quand ils viennent, j'aime bien les garder pour 2, 3 jours!
Bel été rempli d'inattendus... Rien n'est comme avant; Fafouin semble toujours stable avec son amoureuse, dans son petit logement avec Miss Patate, leur petite chatte et travaille toujours. Je ne vous ai pas encore raconté ce que j'ai fait pour en arriver à ce résultat, hum...
Le papa de mon fils est retourné chez lui mais, son état ne s'améliore pas. Son coeur est faible et sans doute attaqué par les oesynophiles. En octobre dernier, les médecins lui avaient donné un an à vivre...
Je ne vous oublie pas, reviendrai vous lire et reviens planter ma plume dès que possible!

Bizous à nous tous chers lecteurs si fidèles!

dimanche 10 juillet 2011

La force de Fafouin

À tous,
je vous reviens dès que je peux.

Je ne veux pas le faire sans vous dire que mon fils Fafouin, depuis sa sortie de détention, le 24 mai dernier, est demeuré en chambre 10 jours, a déménagé par la suite dans un beau petit logement ensoleillé avec son amoureuse qui est aussi son amie d'enfance . Ils ont aussi trouvé tous les deux du travail. Ce pas qu'il a fait est énorme et, peu importe le reste, il sait qu'il pourra toujours y revenir.
Présentement, je l'accompagne du mieux que je peux, son père est mourant. Fafouin demeure à deux minutes à pieds de l'hôpital où réside son père présentement. Je vous demande à tous d'avoir les meilleurs de vos pensées pour mon Fafouin...




Fafouin xxx

mercredi 6 juillet 2011

Briser le silence

le cardiologue Guy Turcotte est criminellement non responsable du meurtre de ses deux enfants. Le jury en a décidé ainsi...

Je peux vous assurer sans l'ombre d'un doute que j'aurais été une bien piètre jury dans cette histoire tout à fait monstrueuse parce qu'elle a réveillé en moi des souvenirs douloureux, mêlés d'injustice, de colère, de frustrastions et d'impuissance extrême. Cette tragique saga a fait réagir tout le Québec. Alors, imaginez pour ceux et celles qui vivent de telles horreurs, ces petites victimes puis, ceux et celles qui restent...

Je demeure avec un goût très amer, me sens extrêmement triste, parce que les lois ici au Québec ne permettent ni d'aider ou même de sauver les victimes, pas plus que d'intervenir rapidement lorsqu'une personne souffre de troubles mentaux. L'intervention se fait en dernier recours, lorsque la personne intente à sa vie ou, lorsque le mal est fait. Entre les deux, rien ne permet d'entreprendre quoi que ce soit pour éviter qu'un malheur d'une telle ampleur se produise. Et ça, c'est inacceptable et tout à fait révoltant ...

Parallèlement, on nous demande de dénoncer la violence. Je l'ai fait, il y a 5 ans, pour protéger mon adolescent. Oui, j'ai porté plainte contre le père de mon fils pour violence envers ce dernier.
Bien que le père eut admis ses gestes, il a été acquitté. Pourquoi? Parce que mon fils a refusé de le dénoncer personnellement et, à 14 ans, on a le droit de le faire et rien ni personne ne peut faire quoi que ce soit. Le papa a donc pu, tout à fait librement par la suite, continuer à détruire, et physiquement et psychologiquement mon fils, sans que personne ne puisse intervenir, à part mon fils... J'avais beau l'informer, lui répéter que c'était inacceptable, que le geste était criminel, que personne n'avait le droit de le détruire ainsi ou de le blesser physiquement. Rien n'y faisait.
Son père aurait pu depuis longtemps aller consulter. C'était sa responsabilité de le faire. Il ne l'a pas fait. Les ravages ont été énormes. Mon fils devint complètement dysfonctionnel, aux prises avec de gros problèmes de drogue et d'alcool, a volé, fut incarcéré. Nous ne faisons que commencer à ramasser les pots cassés maintenant qu'il approche la vingtaine. Heureusement, il est fort et courageux ce beau jeune homme. Un jour à la fois. Ce que le papa a fait est criminel, un crime non puni.
_______

Il y a tout près d'une trentaine d'années, un homme souffrant de mal bipolaire a laissé son travail et, en phase maniaque, a voulu brûler les documents dont il ne se serviraient plus jamais. Dans la chambre où il logeait se trouvait un vieux foyer non fonctionnel. Malgré les avertissements du propriétaire des lieux, l'homme a quand-même mis les documents au foyer et mis le feu au bâtiment. Par sa faute, une jeune femme de 24 ans est décédée. Elle avait le même âge que moi. Cet individu fut arrêté et traduit en justice pour négligence criminelle entrainant la mort puis, acquitté pour aliénation mentale. Cet homme c'était mon père.

Lorsqu'il est décédé en 2005, j'ai pris le temps de sortir les journaux de l'époque, regardé les photos, tout relu en tremblant, puis, j'ai tout fait brûler tranquillement, dans mon foyer qui représente pour moi un havre de paix. Je ne ressentais plus le besoin de conserver ces anciens articles pour me rappeler car les images, les sensations, sont encore bien présentes et ne me quitteront pour ainsi dire jamais.

À l'instant où je vous écris, je vois parfaitement bien le visage de cette belle jeune fille remplie d'avenir, ayant toute la vie devant elle, comme moi à l'époque. J'en ai voulu terriblement à mon père, je lui en veux encore... Je ressentais la mort de cette jeune fille comme s'il avait tué sa propre fille, comme s'il m'avait tué. J'étais dans une colère telle et le simple fait de me rappeler cet incident ramène mon corps dans le même état. Je me sens gonfler de l'intérieur, des picotements intenses insensibilisent tous mes membres, je ne le sens plus ce corps. Mais, je vais m'y rendre, ça va, parce que, jeune enfant, j'ai tant souffert de son incapacité et manque d'intérêt à se prendre en mains , parce que c'était sa responsabilité de se soigner, parce qu'il savait qu'il devait prendre sa médication et qu'il ne l'a pas fait et ce, à maintes reprises et parce que, cette fois-là, une jeune fille est morte à cause de lui.

Je pense que chaque être humain a le devoir, la responsabilité d'aller consulter, lorsque ça ne va pas bien dans leur tête. Lorsqu'on a entre les mains la vie et l'équilibre de petits enfants on ne peut pas se permettre cet écart et ce, par respect et amour pour eux. Le père de mon fils ne l'a pas fait, mon père ne l'a pas fait et... Guy Turcotte ne l'a pas fait. Les deux premiers ont pu continuer à vivre en toute liberté alors que d'autres personnes ont été détruites par leur faute.

Guy Turcotte pourra sans doute retrouver sa liberté sous peu. Rien pour protéger les victimes pas plus que des mesures claires mises sur pieds pour s'assurer que les gens souffrant de problèmes de santé mentale seront en sécurité, ne porteront pas atteinte à leur propre vie ni à celle d'autrui.

Je souhaite sincèrement que l'issue surprenante de ce procès puisse enfin faire soulever les bonnes questions afin que les lois soient révisées, modifiées, une fois pour tout et ce, vraiment dans le meilleur intérêt de chacun.

En ce moment, mes pensées sont pour Anne-Sophie et Olivier et la maman des enfants...







Anne-Sophie et Olivier Turcotte
XXX


"Vos vies ont été volées et votre présence auprès de moi trop courte. Je me demande pourquoi des choses comme celles-là arrivent. Pour vous, j’apprenais à me dépasser pour vous accompagner dans ce monde qui est rempli de belles choses. Je suis chanceuse d’avoir été choisie pour être votre maman car vous étiez exceptionnels.
J’ai expérimenté, j’ai pleuré, j’ai ri, j’ai voulu à l’occasion démissionner car avouons-le… c’est pas toujours facile d’être parent. Je vous aime et souffre de votre départ. Je garde dans mon cœur l’intensité de vos personnalités et la douceur de vos câlins et bisous. Attendez-moi, au-delà de cette vie, car les gens qui s’aiment savent s’attendre.
Olivier, mon champion et Anne-Sophie, ma grande fille prenez soin l’un de l’autre.
À bientôt mon ti-loup, à bientôt ma cocotte.
Maman xxx"

Texte d'Isabelle Gaston


vendredi 24 juin 2011

Mon Québec, mon pays...



Bonne fête mon pays mes amours
Mon vent du fleuve
Ma neige et mes feux de joie
Mes gigues et reels
Au son du violon endiablé
Mes éclats de rires
À n'en plus finir
Mes petites gorgées de caribou
Mes fêtes et légendes
Et surtout merci
À ces ancêtres, mes racines
Qui ont fait de moi
Ce que je suis maintenant
Mon Québec, mon pays, mes amours ...

Nanoulaterre xxx



Mais, mais, écoute encore...

Imagine....

Cher Félix...


"Le tour le L'île"
Félix leclerc
arrangements de François Dompierre






vendredi 17 juin 2011

Deux femmes libres

En ce vendredi midi, nous nous sommes permis une petite escapade dans le cente-ville de Montréal, si courte, trop à mon goût. Il faudra y revenir.

Un bon diner tout près de la Place des Arts, au grand air, par un midi torride, chaud et humide. Ouf... Je n'aime pas le centre-ville avec cette tornade de monde mais, parce que c'est elle, j'y vais, sans broncher, pour la simple et bonne raison que je l'aime et qu'elle réussi à me faire oublier ce tourbillon dans lequel je ne suis pas habituée, ou, plutôt, dans lequel je me suis déshabituée.

En fait, il n'y a qu'en la compagnie de Femme Libre que je peux allégrement me retrouver en ces endroits. Elle est "centre-ville", je suis "champs de maïs", et pourtant, nous nous rejoignons, et, de plus en plus je crois, c'est aussi ça le bonheur...

Femme Libre, une personne que je respecte énormément et apprécie, de plus en plus. Elle est, comment dire, gentille, authentique, si belle comme femme et unique, oui, unique, je la mets dans mon petit livre.

De plus, nous avons eu la chance d'écrire notre petit mot d'amour dans le livre d'Or de Claude Léveillée, sur la même page en plus. Une parole qui demeurera dans l'éternité...








samedi 11 juin 2011

Léveillée et Piaf

Alors voilà
Quoi de plus à rajouter...
Poignant...
Ça me rentre dedans comme le vent du fleuve
Quelle poignée de bonheur
La musique, la créativité, la passion, c'est ça
On n'est plus là, on est, c'est tout...
Pour ceux et celles qui connaissent leur histoire
Pour mes amis de France
Pour mes amis du Québec

Nanoulaterre xxx







vendredi 10 juin 2011

Mon premier billet

Dans mon paradis

Dans mon paradis
Un jour tu viendras
Il n'y aura ni dieux ni diables ni anges
Qu'une source claire avec du lilas

Et un lit de paille au fond d'une grange


Claude Léveillée, 1964







C'était un 4 janvier 2008. J'ouvrais mon blogue pour la première fois et parlais de ma passion pour mon sapin et de lui...

Lors d'une émission radiophonique, en octobre de l'année précédente, un hommage lui était rendu pour son anniversaire. J'écoutais religieusement l'émission tissée de brides de vie, interviews, chansons, douces poésies et passions. Vautrée dans mon fauteuil, jetant un regard bienveillant sur mes arbres, savourant le vent venant danser au travers les branches, j'étais particulièrement heureuse. On pouvait lui écrire un petit mot. Il m'avait inspiré, je l'ai fait.

Comme la plupart de vous tous ici au Québec, je suis bouleversée.

M. Léveillée...
Une partie de nos racines
De notre âme
De notre culture
Disparait avec vous
Si vous saviez...
Nous vous avons tant et tant aimés
Pour vous aujourd'hui
Je dédie de nouveau mon premier billet...
___________________


Billet du 4 janvier 2008



Hommage à Claude Léveillée


Par un doux après-midi d'automne
Savourant du visage le rayon de soleil
Traversant la fenêtre de mon salon
Je me laisse bercer de cette voix,
Chaude, à la fois enveloppante,
Sécurisante, tellement sécurisante
Quel bonheur, encore, toujours,
Et je m'endors de sa paix...

Il m'est arrivé souvent, très souvent
De penser à vous
Comment se porte-t-il, que devient-il...

Et imaginer vous visiter
Simplement être près de vous
Me demandant...
Qu'est-ce qui lui ferait bien plaisir
Que pourrais-je bien faire
Pour lui rendre une parcelle du bonheur
Que j'ai eu à l'écouter.

Je me surprends à vous chanter ma préférée
Le navire de l'enfance
Afin de vous faire boire et goûter
À votre tour
Mais peut-être l'avez-vous déjà entendue...
Oui, je sais, c'est fou
Mais c'est à cause de vous.

Monsieur Léveillée,
Merci d'avoir été là en chansons,
En paroles, en tendresse,
Merci d'être encore là...

Nanoulaterre, octobre 2007

____________

Quel dommage, je n'ai pas trouvé en video "Le navire de l'enfance" Je me contenterai donc d'écrire le texte de cette merveilleuse chanson...


Le navire de l'enfance



Quand on entre dans la vie
On est seul
Seul sur son navire
Beau navire effarouché
Qui se lance en pleine mer
À l'assaut des soleils
Des bouts du monde
De celui, de celle qu'on aimera
Et qui sera pour toujours
Notre compagnon de bord

Viens ma mie je t'emmène
Je te prends
Je te fais mon lit d'amour
Viens ma mie depuis le temps
Depuis le temps que moi je t'attends
Belle amour attendue
Je t'emmène en cette mer
En notre mer
En cette nuit
En notre nuit
Moi qui t'aime tant

Quand on entre dans la vie
Bah... on est seul
Seul sur son navire
Beau navire effarouché
Qui se lance en pleine mer
À l'assaut des soleils
Des bouts du monde
De celui, de celle qu'on aimera
Et qui sera pour toujours
Notre compagnon de bord

Il arrive parfois
Que le ciel et la mer
Font tempête
Ne sont plus qu'un trou noir
Et on se tient à la barre
Et ça craque de partout, ça chavire
Ce navire, mon amour
Cette mer mon amour
Toi qui m'aime tant

Quand se calme la mer
Le ciel et la tempête
On se retrouve seul
Sur son navire
Désert, désert
Est le navire
On ne sait trop que faire
On ne sait trop que dire


Mais parce qu'en nous bat un coeur
Et sommeille l'espoir

On remet de nouveau les voiles
Et on reprends quoi?
La mer!
À l'assaut des soleils
Des bouts du monde
De celui, de celle qu'on aimera
Et qui sera tout à la fois
La vie, la mer, la vie!


Claude Léveillée

(extrait du disque "L'étoile d'Amérique", 1970)


Ne dis rien...





Le temps d'une chanson




...

samedi 4 juin 2011

Et le bonheur

Mais qu'en est-il du bonheur?

Tout simple au fond,
En mon âme est sa résidence
Chaque jour, en paix et libre
il y inspire profondément et lentement
Tout ce dont il aspire à l'intérieur
Et ces aspirations ignorent la fin
Puisqu'il en a fait une habitude solidement encrée
Si bien que le bonheur ne sent et ne peut souhaiter
Ni accepter rien d'autre

Mon âme désire, rêve, bouillonne ardemment,
passionnément,
Toujours, inlassablement,
Puis, en chaque instant, doit sélectionner...
Elle en a si peu à faire cette âme, de 24 heures,
Les jours sont ainsi faits.

Je souhaiterais vivre 150 ans au moins
Cela me donnerait le temps et la possibilité
De faire tout, vraiment tout ,
Expérimenter au centuple
Toutes les passions qui m'habitent
Encore plus, afin de vivre, goûter une seconde fois,
Et peut-être, une 3e fois si j'en ai la chance
Ce bonheur intense

Mais voilà que je n'ai d'autre choix...
Que de sélectionner, trier, privilégier
Un instant de bonheur plutôt qu'un autre
Afin d' y accorder toute la place...

Chaque jour, consacrer un temps précieux
À laisser le souffle du bien-être
Pénétrer en moi
Tout comme une drogue enivrante
J'y ai pris goût

Le temps, ce temps qui défile
Si lentement je le veux
En un silence bienfaisant
Et sécurisant
Tel l'histoire de toute une vie
Au ralenti...



P
our Herbert, Arabesque de Schumann Op.18

samedi 28 mai 2011

Une liberté retrouvée

Depuis le 16 avril dernier, le dieu d'en haut a décidé qu'il serait bon pour moi, m'accordant du répit et un bonheur retrouvé. On m’aurait dit un jour à quel point j’aurais été heureuse de retrouver enfin une intimité de qualité avec mon fils à l'intérieur d'un parloir de prison et je ne l’aurais pas cru. C'est pourtant ce qui se produisit. Sans rentrer dans les détails, peu après le 16 avril dernier, mon Fafouin fut transféré au centre de détention de St-Jérôme, pour sa protection.

Oui, un ange a décidé que s’en était assez, voulant m'offrir paix et repos, je le sens comme ça, une bonne étoile pour moi, un guide fantastique dans l’invisible. Qui que vous soyez, merci....E t je puis vous assurer, on m'aurait offert 1 million en échange d'un entretien poche et impersonnel à Bordeaux et, j’aurais refusé. J'ai donc eu droit à un dernier 5 semaines de pur bonheur dans la vraie dignité humaine. De belles rencontres, quelquefois intenses mais bien souvent magiques aussi.
J'ai craqué plus d'une fois, entre autre, en cet instant où il m'a montré son tatouage au bas de sa cheville droite, là où y étaient gravés pour la vie mes initiales et ceux de son père....

"Et pourquoi as-tu tatoué nos noms sur ta cheville???"

" Bin c'est parce que je vous aime!"

Je me sentais tellement idiote d'avoir posé la question, lui, répondant si spontanément. C'était d'une évidence...

" Et pourquoi la flèche vers le haut et vers le bas?" lui demandai-je.

" Bien c'est pour vous séparer!"

Doublement ridicule je me sentais. Nous sommes diamétralement opposés, son père et moi. Et lui, si lucide au fond ce Fafouin. En plus il l'a tatoué, à jamais...

Au même moment que mes larmes coulaient je me suis demandée comment j'y survivrais s'il nous quittait. C'était trop. Trop d'amour pour un coeur aussi fragile que lui. Et je puis vous assurer que jamais, au grand jamais auparavant, personne ne m'avait autant fait vibrer d'un amour aussi lucide et pur. Mon beau grand...

À suivre...


[Refrain]
Si tu es perdu tu peux regarder et tu me trouveras
Jours après jours
Si tu tombes je te rattrapperai, je vais attendre
Jours après jours


Time after time

REFRAIN
If you're lost you can look and you'll will find me
time after time
If you fall I will catch you I'll be waiting
time after time



Pour Fafouin xxx


lundi 23 mai 2011

Toujours là!

Un petit mot pour vous dire que je ne vous oublie pas et que j'y suis toujours. J'ai hâte de vous revenir. Beaucoup à faire. Mon fils sort demain... Je croise mes doigts. J'ai besoin de toute ma tête et mon énergie.

À tous, je vous fais la bise xxx


Nanoulaterre

lundi 2 mai 2011

Intermède félin...

À tous les amoureux des chats....


vendredi 22 avril 2011

Célébration de la vie

"Rien ne peut tuer l'esprit.
La flamme de vie qui brûle
En chacun de nous
Ne s'éteindra jamais.
Elle est appelée
À vivre éternellement
Et à répandre sa lumière
Pour dissiper les ténèbres
Qui assombrissent encore
Le coeur de l'Homme"

Auteur inconnu



"Le culte de l'Universel
Exalte et noue
Les richesses particulières
Et fonde
le seul ordre véritable,
Lequel est
celui de la vie."

Antoine de Saint-Exupéry



J'ai choisi cette version très lente du choral no 63
Parce qu'elle me procure une paix indescriptible,
Laissant son souffle chaud se prolonger en moi,
Buvant, savourant chaque temps, oui, chaque temps,
en de sublimes harmonies...
Chacun des temps nous est donné ,
Appuyé lourdement
Tel un ultime cadeau,
Généreusement...
Et en chaque temps, la libération, plus grande,
Un souffle chaud,
Miracle,
N'est-ce pas là une pure merveille...

Tendresse à vous tous

Nanoulaterre xxx



Passion selon St-Mathieu BWV 244
No. 63 Choral. " O Haupt voll Blut und Wunden"
Jean-Sébastien Bach




Pour Herbert ...

samedi 16 avril 2011

Comme un boulet de canon

Mardi dernier, je me croyais brave et forte. Pourtant, le dôme de la prison de Bordeaux m'est apparu comme un boulet de canon en pleine poitrine. Dès cet instant, j'ai su, senti... Non, cette fois-ci je n'échapperais pas à ma peine. Ce jour--là, le vacarme infernal dans les parloirs remplis à craquer, la chaleur suffocante et le manque d'intimité ont eu raison de mon humeur. Je n'ai eu ni l'envie de rester forte, pas plus que de garder le sourire ou de demeurer positive. Quand bien même j'aurais désiré de toute mon âme, je n'acceptais pas, c'est tout.

J'ai eu amplement le temps de réfléchir pendant un interminable 45 minutes d'attente, mon fils étant coincé derrière les plateaux pour le dîner. Aucun sens. Quand on pense qu'ils n'ont droit qu'à une seule visite par semaine, cloîtrés derrière les vitres de parloirs archi désuets. J'ai eu beau prendre de grandes respirations, tâcher de contenir le déferlement de larmes coincées dans ma gorge, rien n'y faisait. Je sentais que cette-fois-ci, je ne pourrais tenir le coup, même devant lui... Lorsqu'il arriva enfin, les traces de ma peine avait déjà marqué mon visage. C'est avec les yeux rougis que je l'accueillis. Un bonjour timide, à peine perceptible pour éviter d'éclater:

- Je te trouve très beau avec cette nouvelle coupe de cheveux...

-Merci! Et t'as vu mon tatouage?

Fafouin baisse un peu son chandail à la hauteur des épaules pour me montrer avec fierté le haut de son dos...

-C'est moi qui l'ai dessiné et ensuite on l'a reproduit! Il n'est pas encore terminé. Comment tu le trouves?

-Il est très beau, vraiment très beau Fafouin...

- Maman, mais qu'est-ce que t'as?

- J'ai de la peine. Je trouve cela extrêmement difficile de venir ici et de voir tous ces barreaux aux centaines de fenêtres alignées car je sais que c'est derrière ces barreaux que tu vis...

Les larmes coulaient à flot. Je n'en pouvais plus.

-Maman, pleure pas ici voyons!

______

À St-Jérôme, je savais que j'allais le visiter en prison mais les fenêtres des détenus n' étaient pas accessibles au visiteurs. Ce que l'on ne voit pas fait moins mal... Et puis, dans ce centre de détention à dimension plus humaine, nous avions de petites pièces fermées où nous pouvions avoir un contact de qualité, même au travers la baie vitrée.

Pendant ce 45 minutes d'attente, je me suis sincèrement demandée quel était le sens profond de cette souffrance qui m'était imposée bien involontairement, à travers cette peine indescriptible.

Mon fils ne fonctionnera jamais de façon normale, ne vivra jamais une vie normale tant et aussi longtemps qu'il niera sa difficulté. Fafouin souffre depuis longtemps d'un problème de santé mentale extrêmement difficile à traiter. Je sais ce qui fut et demeure lourd, de façon constante. Ce sont ces deuils perpétuels qui ne cessent de s'accumuler au fil du temps, des années. Et la vie me demande de m'adapter sans cesse, chaque fois, m'adapter vite, sans quoi la souffrance devient intenable.

Pourtant, mon fils au fond de lui est un pur et grand soleil. Je regarde parfois ses photos d'enfant en m'imaginant arrêter le temps, un moment de pure magie où rien de cet enfer ne serait arrivé. Ça me fait du bien de pouvoir me l'imaginer... Pendant quelques instants seulement, je veux que cela soit ainsi. Un peu de rêve, j'en ai tant besoin , j'y ai tant investi. De la vie et du temps de qualité que je tenais à lui offrir, il a pu bénéficier. J'ai eu le bonheur d'entendre ses premiers mots, voir ses premiers pas, le regarder jouer au parc, le sachant heureux, lui apprendre à nager, faire du vélo, l'encourager dans tout ce qu'il accomplissait et aimait. Du succès qu'il avait auprès de tous par son sourire si communicatif, son charisme, sa personnalité unique et si attachante, sa sensibilité, sa créativité. Il aurait terminé ses études secondaires, ne se défoncerait pas dans les drogues fortes et l'alcool, garderait simplement un emploi, n'aurait pas de casier judiciaire, ne se ferait pas défoncer le visage, ne cambriolerait pas, ne menacerait pas de sauter en bas de la fenêtre du 2e, ne mettrait pas sa vie en danger, ni celle des autres en faisant du 160 km/heure sur l'autoroute, sans permis, ne coucherait pas dans des bacs à recyclage ou des abribus. Il serait autonome et cela le remplirait de fierté. Comme dans tous ses rêves accumulés au fil des ans, il deviendrait vidangeur, pompier, policier, cascadeur, comédien, joueur de basket, technicien en animation 3D, briqueteur et, depuis peu, éducateur spécialisé. Et je l'accompagnerais tout simplement, l'encourageant dans ses désirs. Est-ce trop demander que de n'avoir que cet unique désir de voir son jeune autonome et fonctionnel, simplement?

Et lorsque les premiers symptômes seraient apparus, les éducateurs prendraient la chose au sérieux, me croiraient, m'accordant toute la crédibilité nécessaire au lieu de me taper sur l'épaule comme si j'étais une enfant, en m'affirmant que mon fils n'a rien. Au lieu de le réprimander en lui enlevant des privilèges ils insisteraient eux aussi pour l'envoyer en évaluation, étant donné les antécédents familiaux, et mon fils bénéficierait d'un traitement préventif qui l'aiderait à contrôler son impulsivité. Quel beau rêve...

Pourquoi faut-il attendre le fameux 18 ans alors qu'on sait très bien qu'à cet âge, le mal est déjà fait et les blessures, immensément profondes. Pourquoi, pourquoi... De peur de coller trop tôt une étiquette... En agissant ainsi, on prend la chance d'hypothéquer le jeune pour le reste de sa vie. Quand va-t-on un jour démystifier les problèmes de santé mentale, leur accorder toute l'attention qu'ils méritent et traiter tous ceux qui en sont atteints, jeunes et moins jeunes ,comme toute autre maladie, dignement et avec ouverture? Est-ce que j'ai une étiquette qui me colle à la peau parce que je suis asthmatique? Ma mère n'a pas d'étiquette "parkinson"collée au front et pourtant, elle en est atteinte. Lorsque je souffre d'asthme, je peux contrôler ma maladie en prenant des anti-inflammatoires combinés à un broncho-dilatateur. C'est merveilleux. Quelqu'un quelque part s'est occupé de moi, a pris mon mal au sérieux! Le diabétique peut contrôler sa maladie avec de l'insuline. Il a aussi cette chance d'avoir été entendu et soigné dans sa maladie. Il existe des enfants diabétiques et asthmatiques et on les traite, non!

Ici au Québec, les jeunes aux prises avec un trouble de personnalité limite sont complètement ignorés et laissés à eux-même. Pire encore, ils se retrouvent en grande majorité en Centre Jeunesse à l'intérieur duquel les éducateurs n'ont pas la formation adéquate pour les orienter et les diriger de la bonne façon. Par la suite , plusieurs se retrouvent dans les centres de détention provinciaux ou fédéraux. La grande majorité des personnes incarcérée souffrent de problème de santé mentale...

______


-Le médecin m'a prescrit du Séroquel.

-Ah bon, et à quel dosage?

-100 mg

-Et pourquoi t'a-t-il prescrit cela?

-Parce que je lui ai demandé!

-Mais Fafouin, le médecin ne prescrit pas de médicaments comme ça, sur simple demande!

-Mais oui maman, il s'en foutent les médecins ici!

...

Je me sens perplexe. Séroquel est un anti-psychotique qui sert à traiter la schizophrénie et à contrôler les épisodes maniaques et dépressifs du mal bipolaire. Mais, j'ai appris aussi de source sûre qu'il était employé aussi pour traiter le trouble de personnalité limite, ce qui n'est pas mauvais en soi. Mon fils ne me dit probablement pas tout...

Par ailleurs, est-ce possible qu'un médecin dans un pénitencier soit à ce point inconscient, au point de donner n'importe quoi à qui le demande? Je me pose la question.




- Fafouin, je t'ai vu à peine 15 minutes...

-C'est pas grave maman, tu reviendras la semaine prochaine!

Quelle capacité de résilience tout de même mon beau garçon... J'ai quitté en larmes ayant peine à conduire. Je n'ai pu enseigner en après-midi. J'ai donc tout annulé. Ça m'a permis de refaire mes énergies et de retrouver peu à peu mon équilibre. J'avais tant besoin de sentir le vent printanier au bord de la rive et c'est ce que je fis...

dimanche 3 avril 2011

Un petit pied avec ça?

Je n'aurais jamais cru qu'un tel courriel m'arriverait un jour. Femme Libre va aimer ce billet, je le sens...

J'ai pris l'habitude de vendre certains objets que je n'utilise plus sur les sites d'annonces classées. J'avais de belles petites sandales à talons hauts à vendre et voici ce que j'ai reçu d'un acheteur potentiel:

"J'aimerais te proposer quelque chose : je suis un homme qui a comme fétiche les chaussures et bottes à talons hauts. Je serais intéressé à acheter tes sandales, mais je voudrais savoir si tu accepterais de les porter 15-20 minutes avant que je passe les prendre, et de les enlever juste au moment ou je te les paierais.....Ça me permet de réaliser mon fantasme de me procurer des talons qui viennent tout juste d'être portés et qui sont encore chauds et toi, ça te permet de les vendre rapidement ! Je peux donner un supplément pour le service ! Reviens -moi, mon offre est très sérieuse."

Ayoye...

Bien sûr, tout le monde fait ça, se prostituer les pieds pour vendre ses souliers! Et moi qui viens de dépenser une fortune pour une grosse réparation de voiture. Ça aurait bien tombé tient. Je me demande bien quel était le montant du supplément...

Bon sens, pourquoi ne m'a-t-il pas demandé de chanter ou de jouer du piano!

mercredi 30 mars 2011

Au-delà des barreaux

Oublier l’écho des parloirs indécents, laissant s’envoler pêle-mêle rires d’amoureux et joie des retrouvailles, chagrins de l’absence et de l'inaccessible touché. À quel point mon ventre hurle, chaque fois que je te souris tendrement afin d’apaiser ta solitude intérieure, te rassurer, que tu ne te sentes jamais seul. L’effort déployé à oublier cet endroit vide, impersonnel et déshumanisé afin de faire place à la seul union du moment, la seule importante à mes yeux et en mon coeur, vers toi, pour toi, au travers mes bras, par delà mes mains, la plus grande chaleur d’amour qui soit possible d’offrir sur Terre. De mes mains vers les tiennes, si près.

Approche, restons ainsi quelques instants. Rien de grave ne peut arriver là, maintenant. Vois, l’instant présent nous appartient. De moi vers toi, tout ce qui importe, le plus grand, l’invincible, le loyal et pur, amour de maman... Et voilà qu’elles n’y sont plus ces vitres, que cela puisse te rassurer, je les ferai disparaître, à coup sûr . Le sens-tu, elles n’ont jamais existé. Sens, aussi fort que moi, d’accord?

Oui, je te le permets, vas, prends-le, je te le donne et redonne pour toujours, ce tendre amour puissant, incommensurable, indestructible. Tel le soleil à la fois doux et chaud que l’on respire et avale à pleine bouche, irrésistiblement, en fermant les yeux, et qu’on redemande, encore et encore. Prends. Comment ne pas te remercier mon grand. Sans ta présence dans ma vie, jamais je n’aurais connu une telle force. Mon beau garçon, je t’aime tant...



Pour Fafouin d'amour

mardi 8 mars 2011

Une sorcière comme les autres

Journée de la femme 2011




Pour elles...



Une sorcière comme les autres

paroles et musique: Anne Sylvestre
Interprète: Pauline Julien
1975


dimanche 27 février 2011

Promenade hors du temps

Du haut de la fenêtre du 3 e étage, dans le logement centenaire de mon grand ami Daniel, j'observe en silence le sanctuaire du St-Sacrement qui niche tout en face. Lors d'un bazar, en 1896, Nelligan y avait récité des vers. Intéressant. J'étais seule, les deux chats dormaient, collés l'un contre l'autre.
En ce beau Dimanche de février, l'avenue du Mont-Royal regorge de passants et je me surprends à imaginer ces femmes aux longues robes, se protégeant du soleil , habillées de leurs ombrelles, les calèches défilant sur la rue de terre battue. J'aime l'époque victorienne et ces maisons aux longs pignons. Sans plus tarder j'enfile mon manteau et descends maladroitement les escaliers extérieurs tortueux, étourdissants, un vrai calvaire... Est-ce possible de concevoir des escaliers de la sorte, aussi à pique. Celui qui les a construits en voulait sans doute au monde entier! Tenant fermement la rampe, j'essaie d'imaginer tous les accidents, au fil des ans, dénonçant tout bas et avec ferveur ce concepteur à la gomme...

L'air est humide et me transperce la peau. Il fait si froid. Février le terrible, quand tireras-tu ta révérence? Je traverse la rue, me dirigeant vers le sanctuaire. Il est assis en indien, au beau milieu du trottoir, face à l'entrée du sanctuaire, presque beau avec sa barbe rousse et ses yeux perçants. Manteau d'hiver, la tête enfouie sous son capuchon, il se balance sans cesse, de l'arrière vers l'avant, les yeux dans le vide. Il a peut-être 30 ou 35 ans. Des vêtements propres et une coupe de cheveux le transformeraient instantanément. Il serait très beau, pourrait être avocat, poète ou fonctionnaire, personne n'en saurait rien et tout s'effacerait l'espace d'un instant, le froid, la douleur, la maladie... Que s'est-il passé, quel drame a bouleversé sa vie, où est-il, à quoi pense-t-il? Il fait si froid. Un drap de plastique épais recouvre son manteau. Quelqu'un l'a mis au monde cet homme. Derrière chaque itinérant se cache une mère, bouleversée et résignée. Pense-t-elle à lui, est-elle en vie, pleure-t-elle en silence cet enfant tant aimé et perdu dans sa folie?

J'entre dans le sanctuaire. Tant de pas franchis ici au fil des ans. Une messe s'y déroule. Les moniales de Jérusalem chantent merveilleusement bien. Mais je me sens bien installée dans mes pensées, trop lucide, tellement que je m'y vois dans une époque révolue. Tout devient sombre. Les murs peints parlent d'un temps qui n'est plus. Y suis-je, où suis-je? Et cette trop grande bouffée d'encens répandue en nuage par le prêtre qui, passant devant moi avec son encensoir, vient redorer le blason du passé. Tant de gens, de fantômes ici, tous disparus. Qui se rappelle d'eux... Et pourtant ils sont bien présents. Suis-je la seule à les voir, les imaginer... Sommes-nous si peu importants en ce monde...

Je quitte le sanctuaire. Lui se balance toujours. Je vois maintenant son capuchon au loin et les gens passer devant lui, se souciant bien peu de son existence. Au volant de ma voiture, j'ose un dernier passage près de lui, par respect, il ne le sait pas mais moi je l'emporte dans mon coeur.

Le parc Laurier est dénudé. Février le terrible... J'y jouais à la pétanque en été, avec Freddy et Claude, le conjoint de mes 20 ans. Longeant la rue Laurier, je m'arrête au coin de Fabre... Il décapait de vieux meubles et en fabriquait, ne s'occupait pas de lui mais avait beaucoup de talent. Il louait le local en bas de chez moi. Maintenant ce sont tous de chics petits magasins coquets, des confiseries, chocolateries. Le temps a eu raison de tous les commerçants de l'époque. Même mon ancien logement a brûlé. Ils en ont fait deux avec un seul. Je ne souhaiterais pas y entrer, préférant garder dans mon coeur les images d'un bonheur passé. Seul vestige demeuré intact , il se dresse , fier, se moquant de tout; le café Les Entretiens y est toujours. On peut encore y rêvasser, gribouiller des vers dans un carnet de fortune...

Je me retrouve sur la rue Cartier. Tiens, je l'aimais ce petit logement où j'habitais seule, pendant mes études universitaires. Pfff... Tout le monde me disait que je n'arriverais pas à joindre les deux bouts en demeurant seule. Je n'ai écouté personne. J'y ai vécu seule. Pour pallier à ma situation financière très précaire, je prenais des sessions à temps plein l'été, ce qui me donnait un surplus de bourse.

Je dois y retourner, simplement pour leur faire honneur, leur dire que je ne les oublierai jamais. J'y suis, dans la ruelle derrière... Mes chats, mes chats... Comme j'ai pleuré ce matin où je quittai Montréal pour Québec. Mes chats de ruelle... Je trouvais le moyen de les nourrir en plus de ma Jasmine, ma princesse toute blanche, ma petite chatte à moi. Il y avait Jim, le roi de la ruelle, maître incontesté, tout sale, ébouriffé, le poil arraché. J'étais sans aucun doute la seule à le caresser celui-là! Puis, il y avait celle que j'appelais "La Petite Fille". Elle avait une patte plus grosse que l'autre. Celle-là, je n'ai jamais réussi à m'en approcher. Il devait bien y en avoir une dizaine sur mon balcon le matin lorsque les chatons de La Petite Fille sont arrivés. Les larmes coulent à flot, mes chats... Puis j'en aperçois un, tout jeune et fringuant, semblant régner en roi sur ce territoire glacé. Des allures et couleurs de mon Jim. Un petit Jim, oui, sûrement, le sang de Jim, j'en suis certaine...

Ouf... Je reviens tranquillement sur mon île et décide de longer la rivière, comme j'adore le faire lorsque le soleil m'accompagne. J'ai soif de chez moi, du présent, la seule sécurité possible. J'aimerais m'y réfugier pour toujours. Je veux retrouver mon chien, mon chat, Yang, ma couverture et les rayons du soleil au travers ma fenêtre afin de m'y baigner, arrêter le temps, qu'il ne soit plus possible qu'il m'échappe.

Je m'arrête à la Berge du Vieux Moulin. En hiver, sur l'Île du Vieux Moulin, on voit mieux ce qu'il en reste. Les arbres dénudés ont eu raison de lui, logeant confortablement dans ses entrailles. Et la petite église, l'autre côté de la rive, y est toujours , m'invitant au recueillement. Jour et nuit, je peux, si j'en décide, venir l'admirer en silence et lui sourire en écoutant le murmure limpide des rapides coulant près des restes du vieux moulin, depuis une éternité.

vendredi 18 février 2011

Le p'tit théâtre du matin

Au matin du 14 février j'avais envie d'un vrai cadeau;

-Mais moi j 'aimerais ça que tu me fasses le petit théâtre du matin...

Et Yang, tout gentil, de me répondre: d'accord...

Tadam!

Mais, il faut que je vous explique. Le petit théâtre du matin fut créé par Yang pour Nanou. Yang prend un ou 2 oursons de Nanou (et Dieu sait si elle en a!), se contorsionne pour ne pas se faire voir au pied du lit puis invente une petite histoire mettant en vedette les dit oursons.

Mais, ce matin, Yang avait décidé d'innover en prenant comme personnage principal Adèle, ma petite chienne, déjà peu réveillée et encore toute chaude, fraîchement sortie des couvertures. Elle n'eut point connaissance de tout le scénario inventé à son insu, ce qui me fit tant rire. Alors, prenant au hasard l'un de mes oursons, voici ce qui en sortit:

L'ourson comédien:

"Bonjour! Mais que vois-je? Un ours polaire!( Adèle). Mais que fais-tu ici? Tu devrais être au pôle nord? Quel est ton nom?"

....

Néant total, Adèle ne répond pas, bien au chaud encore, tout en rond au pied du lit. Alors, l'ourson de répondre:

"Bon, quel est ton nom???? Je pense qu'elle a oublié son texte... Mais moi, je ne trouve pas ça drôle, la première est demain et elle ne connait même pas encore son texte!!! Réalisateur, réalisateur, s.v.p.!"

Le réalisateur ourson s'empresse de venir:

"Oui qu'y a-t-il?"

"Bon. Monsieur le réalisateur, y'a un problème, l'ours ne connaît pas son texte!"

Réalisateur ourson s'adressant à Adèle:

"L'ours, c'est un ordre, dis ton texte!!!!"

Pas de réponse... (Adèle dort toujours en boule au pied du lit, là où Yang l'a posé)

L'ourson comédien:

"Bien moi, je refuse de travailler dans de telles conditions, je donne ma démission!"

Et de voir Adèle dormir sans se rendre compte de quoi que ce soit, je ris, mais, je ris! Quel beau cadeau. Yang est vraiment un excellent improvisateur. D'ailleurs, c'est lui qui donne un nom à tous mes oursons et marionnettes.

________



Le lendemain matin...

Adèle saute sur le chat Jérôme qui a vraiment l'air d'en avoir ras-le-bol...

Nanou:

-Adèle, je trouve que tu es vraiment contrôlante, laisse le chat tranquille, tu ne vois donc pas qu'il veut respirer un peu?

Yang:

-C'est normal, Adèle c'est une fille et toutes les filles sont contrôlantes.

Nanou:

-Et toi, lorsque tu me dis: " Si t'es pas couchée dans 5 minutes, je vais faire dodo dans mon lit, c'est pas du contrôle ça????

- Moi, c'est pas pareil, je suis un gars...


- Veux-tu avoir un bon coup de pied dans le derrière?

-Non, je te remercie, c'est pas nécessaire...

Fin...






Pour Yang



dimanche 13 février 2011

Ce qui réchauffe le coeur

L'âme à la tendresse

Ce soir j'ai l'âme à la tendresse

Tendre tendre,
douce douce
Ce soir j'ai l'âme à la tendresse
Tendre tendre, douce douce





Tresser avec vous ce lien et cette délicatesse

Vous, mes amis d'hier et d'aujourd'hui

Cette amitié dans la continuité

Un mot, un regard, un silence, un sourire, une lettre...


Françoise, Allen, Claire, Patrick, Kim, Roland, Réjean, Louise

Et tous les autres que je n'saurais nommer

Vous êtes mes havres des soirs de détresse

La goutte d'eau qui fait jaillir la source, ma
lumière

Aujourd'hui pourtant en vain, je vous espère
Que faites-vous j'appelle, je tends les bras
Nos amitiés se sont-elles évanouies ?

Peut-être n'avons-nous plus rien à nous dire, je chavire


Pourtant nous savons que la vie est plus forte que la mort

Le désespoir a dit son dernier mot

Permettez-moi de vous aimer toujours

Riches de nos secrets, j'attendrai j'attendrai

J'attendrai, j'attendrai, j'attendrai, j'attendrai

Les amitiés nouvelles



paroles et interprète: Pauline Julien

musique: François Dompierre




Pauline la grande, la magnifique...




Et cet arrangement au piano...

xxx



vendredi 11 février 2011

Un peu de fantaisie

Yang, vous connaissez? C'est mon conjoint.

Je suis devant le miroir à me maquiller...

-Combien de temps passes-tu à t'arranger?

- Je ne sais pas, le temps qu'il faut...


Puis, je regarde Yang, appuyé solidement sur le cadrage de la porte:

-Je ne sais pas ce que ça donnerait si je te maquillais?

-Es-tu folle!!!!

- On ne sait jamais, ça peut faire partie de tes rêves et fantasmes les plus secrets...

- Non. Moi, mon rêve c'est de partir dans l'espace!

C'est pourtant vrai, comment pourrais-je en douter un seul instant! Il se tape au moins une fois par année la série de "La guerre des étoiles" ainsi que des centaines d'épisodes des anciennes émissions de "Patrouille du cosmos" et connais par coeur le film original des années 50 " La guerre des mondes". Mais, tout de même...

- Bon, bien c'est mieux que de rêver de coucher avec la voisine d'à côté!

-Hein, la voisine d'à côté??? Voyons, c'est pas mon genre!

-Pourtant, elle est toute belle et jeune en plus....

-Je te le dis, c'est vraiment pas mon genre.

-Ah bon. Mais c'est quoi ton genre?

-Toi!

Hum, j'avoue que ça flatte un brin l'égo...

_____________



J'entre dans le local de musique de Yang et observe, bien posé sur le bureau, un objet tout à fait hétéroclite au travers les partitions et instruments de musique...

- Mais qu'est-ce que tu fais avec une bouteille de Tabasco vide toute bien nettoyée???

-Ah ça? C'est ma nouvelle "slide" de guitare.

-Une nouvelle "slide" de guitare?

-Oui oui, écoute, c'est pas pire hein?

Tout fier, Yang se met à jouer sur sa guitare, habilement, avec sa bouteille de Tabasco qui, je dois le dire, fait une excellente "slide "de guitare. Je ne m'étonne plus de ses inventions tout à fait charmantes et loufoques. Tiens, ça me rappelle la fois où je l'ai surpris à jouer de la guitare, les deux mains derrière la tête:

-Mais qu'est-ce que tu fais là???!!!

-Ah, c'était juste pour essayer...

Pfff... Il était comme un ado qui essaie d'épater la galerie. Trop drôle quand-même, lui, si réservé et sage... Sage? Hum...

__________

J'étais en train de travailler une nouvelle activité pour les enfants et galopais gaiement. Concentrée en même temps que captivée par cet élan de créativité, je ne remarque pas Yang qui, perché en haut des escaliers, m'observait attentivement:

-Mais qu'est-ce que tu fais là???!!

-Et bien, je fais le cheval et je hennis...

Pas de doute, on semble assez bien assortis tous les deux...

samedi 29 janvier 2011

Chant sans paroles


Félix Mendelsshon
Chant sans paroles op. 30 no 6
Gondole Vénitienne