CROIRE QUE LES CHOSES SE PRODUISENT TROP LENTEMENT OU TROP VITE EST ILLUSOIRE. LE SYNCHRONISME EST PARFAIT. CHAQUE CHOSE ARRIVE TOUJOURS EN SON TEMPS... RIEN NE NOUS ARRIVE QUI N'AIT D'ABORD ÉTÉ SENTI ET PENSÉ. POUR CRÉER LE FUTUR, IL FAUT Y CROIRE SANS RSERVE.


Auteur inconnu

mardi 30 décembre 2008

Des mots dans l'invisible

Je laisse souvent et dans les larmes, des messages, comme une prière, en touchant instinctivement un objet qui appartient à quelqu'un que j'aime et tout haut je dis cette prière ou cette pensée d'amour. C'est ma façon de transmettre mes messages ou mes protections aux gens que j'aime. Et je sais que ces personnes reçoivent car je sens dans mon coeur qu'ils sont là à cet instant même.

vendredi 26 décembre 2008

Le sonnet d'Arvers

Quel magnifique poème que vient de me faire découvrir ma grande cousine...

Le partager à tout prix...

Le voici...


Mon âme a son secret, ma vie a son mystère :
Un amour éternel en un moment conçu.
Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire,
Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.

Hélas ! j'aurai passé près d'elle inaperçu,
Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire,
Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre,
N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.

Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre,
Elle ira son chemin, distraite, et sans entendre
Ce murmure d'amour élevé sur ses pas ;

À l'austère devoir pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle :
« Quelle est donc cette femme ? » et ne comprendra pas.

Félix Arvers

dimanche 7 décembre 2008

Le Québec un pays

Selon la définition de Wikipédia, la haine est " un sentiment de répulsion intense éprouvé à l'égard de quelqu'un, parfois quelque chose. Il s'agit en définitive d'un désir de destruction de l'objet, être ou chose sur lequel il porte."

Ceci dit, suite à son discours haineux et irrespectueux , Stephen Harper, paradoxalement, vient de donner le feu vert à la séparation du Québec.

J'ai déjà dit que je n'aimais pas la chef du PQ et c'est toujours vrai.

Dois-je me forcer de l'aimer, en me donnant comme excuse que je n'ai pas vraiment le choix, parce qu'il n'existe présentement aucun autre parti souverainiste assez puissant pour prendre le pouvoir?

mercredi 3 décembre 2008

Le Canada en décrépitude....

Décrépitude:déchéance physique qui provient d'un état de vieillesse extrême.

Bon.

Je suis séparatiste. Mais j'avoue franchement que je n'aime pas plus ce qui se passe au provincial actuellement qu'au fédéral.

Je n'aime ni Harper ni Marois et pour Duceppe au Bloc, je ne sais plus trop quoi penser.

Quel bordel... je n'ai jamais connu par le passé. Tout manque de solidité. On marche sur des oeufs puis tout le monde dérape. Quelque chose va éclater pour vrai. C'est excellent... Par contre, je trouve que l'exemple pour nos ados n'est pas très reluisant...De grands enfants qui se renvoient la balle dirige le pays (pas le mien évidemment).

Actuellement, tout me déçoit. Puis les élections provinciales du 8 décembre me laissent indifférente. J'aurais souhaité un leader sincère, vrai, au sein du PQ et je ne donnerai jamais carte blanche à Pauline ...Désolée.

Bon, je vais vous arranger çà...

Au provincial:

-On fout Marois dehors et on met Duceppe à sa place.

Au fédéral:

-On jette Dion par dessus bord (pas capable, avec son petit air pincé à la française) et lance le petit Trudeau (un novice) comme un chien dans un jeu de quille, à la tête du parti...

-On garde Jack Layton évidemment parce qu'il a du charme et est relax et çà prend toujours un beau bonhomme comme çà quelque part.

-En ce qui a trait à Harper, bin...On le remplace pas, çà finit là, puis le parti meurt de sa belle mort. En passant, j'ai toujours trouvé qu'il ressemblait à Ken, vous savez, Ken, le compagnon de Barbie? On parle de celui des années 60 évidemment...

Mais il manque des morceaux... Çà prend quelqu'un à la tête du Bloc au fédéral...Hum...

- J'aurais bien vu un type genre "Pierre Bourgault", mais, étant donné qu'il se repose 6 pieds sous terre...
Il n'avait pas froid dans le dos, avait de la gueule et brassait les cerveaux lui.

Y a-t-il un Pierre Bourgault qui traîne quelque part?

Snifff...

mardi 4 novembre 2008

Un moment d'espérance

Je me souviens avec précision de ce que fut la douleur de la perte de ces êtres exceptionnels qu'ont été John F. Kennedy et Martin Luther King.

Qu'y a-t-il de plus inspirant qu'une personnalité de force qui se fait le porte-parole d'une mission de paix et de changement et inspire l'union de tous les peuples?

Il y a de ces gens qui ont tout sauf être ordinaires. Il se tient, il a une colonne, il est sincère et vrai. Quel charisme... Excusez-moi de le dire mais çà faisait longtemps que le peuple américain n'avait pas posé un geste sensé et intelligent. Quelques fois, il suffit d'un souffle de vie de cette grandeur pour changer à tout jamais le visage de l'humanité.

J'ai espoir que cette ère commence là, maintenant...

jeudi 30 octobre 2008

Nouveau départ

J'ai pu avoir une discussion avec Fafouin avant-hier. Au départ, il était vraiment sur la défensive....

OK je vais te raconter mais il faut que tu me promettes de ne rien dire à l'intervenante.

Mais c'est pas moi çà. Réfléchisssons...Je trouve la solution miracle, le compromis parfait.

Bon. Je ne raconterai pas ce que tu vas me confier. Par contre, je vais prévenir l'intervenante que quelque chose d'important et méritant intervention s'est passé et que ce sera à toi d'en parler. D'accord?

D'accord.

Alors Fafouin me raconte tout tout tout....L'incident, l'extrême violence du père qui recommençait. J'étais touchée. Et moi qui pensait qu'il resterait muet à tout jamais après avoir pris moi-même les devants lorsque j'ai porté plainte contre son père il y a deux ans pour le protéger. J'avais tort. À l'époque, il m'en a voulu terriblement mais à présent, il devient lui-même conscient et mon geste passé a sonné des cloches en lui. Ce ne sont pas les paroles qui sont importantes mais les gestes qu'on pose...

Il l'a brutalisé, physiquement, verbalement....

As-tu eu peur?

Oui....

Es-tu capable de te défendre?

Oui maman mais moi je ne veux pas me battre avec mon père.

C'est correct. Tu sais ce que je pense de cette façon d'agir?

Oui... mais ne va pas à la police.

Je n'irai pas à la police car je considère que tu es assez grand maintenant pour prendre cette décision toi-même et que, de toute façon, la seule personne qui peut faire la différence c'est toi. (le père a été acquitté uniquement parce que le jeune n'a pas voulu porter plainte). Je me permets cependant de te dire que si çà m'arrivait à moi, que ce soit mon père ou pas, je n'hésiterais pas à le faire car pour moi, la violence, c'est inacceptable.

Je ne veux pas retourner au centre....

Qui te parle de retourner au centre? Nous ne sommes pas dans la même situation qu'il y a deux ans. Personne ne va te retourner au centre parce que ton père t'a violenté, tu comprends?

Est-ce que je vais pouvoir rester ici?

Oui. Par contre, il faudra que tu respectes les règles de la maison.


J'ai respecté mes engagements. En communiquant avec l'intervenante, j'ai simplement dit que Fafouin allait lui-même parler de ce qui est arrivé. Elle lui a donné un rendez-vous seul à seul avec elle puis avec son père ensuite. Il a refusé catégoriquement d'y aller. Alors le père s'est désengagé. (Entre vous et moi, maudite bonne affaire finalement, et s'il peut s'éclipser totalement, çà serait encore mieux, les ravages sont trop importants).

Je ne veux plus rien savoir des intervenants. C'est pas moi qui a besoin d'aide, c'est mon père!

Çà fait du bien d'entendre çà venant de mon fils, quelle surprise. Pour la première fois, il parle avec une telle lucidité...Je ne voyais pas venir ce moment, il se culpabilisait, il ré-essayait, il le protégeait avec une telle conviction. Ce temps est révolu....


L'intervenante est venue à la maison. Fafouin a toujours refusé de parler et de nommer ce qui s'est passé. Mais l'intervenante sait...Le père a avoué... Et puis peu importe, Fafouin me l'a confié à moi sa mère et c'est ce qui est le plus important. Il faut lui laisser le temps nécessaire, çà doit venir de lui...

Les yeux plein d'eau, l'air piteux, il retient ses larmes. Mais je suis tellement fière de lui, il est bien courageux, grand et fort dans sa tête...Mon beau Fafouin que j'aime tant....

lundi 27 octobre 2008

Et c'est reparti...

Fafouin est sorti du Centre depuis 2 mois. Super.

Il a fait le choix d'aller vivre chez son père, ce dernier a demandé la garde.

Parfait, tout est beau, on relaxe, c'est la décision de ton fils après tout. Et à 16 ans et demie, c'est presqu'un homme non?

Il vient faire son tour, voyage entre les deux maisons. Il semble heureux. Je m'informe....

Comment çà va avec ton père?

Çà va bien...

Je pense à moi, prends de plus en plus de distance pour le laisser assumer ses choix et respirer tout en restant disponible pour lui.

Ce soir, il arrive en coup de vent, je suis au téléphone.

Je viens prendre mes messages maman.

En passant Fafouin, tout est fait pour la carte nip, elle est annulée.

Je ne voulais pas me porter garante s'il y avait problèmes.

Mais comment vais-je changer mon chèque de paye jeudi?

J'ai laissé un message sur le répondeur de ton père, c'est lui qui doit s'occuper de çà avec toi.

Maman, je ne reste plus avec mon père, je ne veux plus y retourner. Çà fait 5 jours que je suis chez ma blonde.

Ouf...

Je demande des explications à mon fils, lui fait comprendre qu'il ne peut pas vivre chez sa blonde, qu'il n'a que 16 ans et qu'il doit absolument vivre chez l'un de ses deux parents. Fafouin me dit qu'il va m'en reparler demain matin mais que ce soir il dormira chez sa blonde et qu'un de ses amis lui a prêté des pilules pour dormir...

J'ai beau avoir lâché prise, mais là tout se mélange, la colère, l'inquiétude, l'orgueil de mère blessée. La colère parce que je suis toujours la dernière à savoir, que son père n'est même pas foutu de m'en parler! L'inquiétude car je ne sais pas ce qui est arrivé et que, ne pas savoir, çà me tue. L'orgueil de mère blessée car Fafouin a préféré aller dormir chez un parent inconnu plutôt que de venir chez sa mère, chez lui quoi!!!

N'en parle pas à l'intervenante car sinon je vais retourner au centre...

J'ai horreur de ce genre de commentaire car, connaissant ma transparence il sait pertinemment que je ne laisserai pas cette situation sous silence. Alors, la mère que je suis aura une fois de plus la tâche ingrate de ne pas répondre aux demandes de son garçon, parce qu'elle prend une fois de plus son rôle de parent très au sérieux.

dimanche 21 septembre 2008

La langue officielle du Québec

J'offre mes services en français à de nombreux organismes. Depuis deux ans, je remarque une augmentation des demandes par courriel et par téléphone exclusivement en anglais et un refus évident de collaboration et d'intégration. Et cette semaine, je constate que le problème, de toute évidence, semble bien loin d'être réglé et ne se réglera pas sans une intervention claire et directe.

J'ai pris une grande décision. Désormais, je ne favoriserai que les entreprises qui ont le respect de notre langue et refuserai de façon catégorique celles qui demeurent dans leurs propos totalement indifférentes à la réalité québécoise. J'ai l'impression de revenir 70 ans en arrière, au temps où mes grands-parents, soumis, travaillaient en anglais avec des patrons unilingues anglais et que tout était correct comme çà...



Voici ma dernière expérience....

Il s'agit d'une entreprise qui m'avait contactée et avec qui j'avais clairement et gentiment indiqué ma position face à la langue d'enseignement que j'offrais, il y a de cela quelques mois, et qui revient à la charge:

Hi!

You have been cordially invited to the Grand Opening of the .... Extend the invitation to friends with children, there will be activities organized for the little ones.....

We look forward to seeing you!

Je constate que la belle affiche tout en couleur qu'ils m'envoient, est entièrement en langue française...Quel est le chaînon manquant?


Bonjour madame,

je suis ... et je viens de recevoir votre invitation.

Est-ce par l'entremise de mon site que vous avez obtenu mes coordonnées?

Permettez-moi un commentaire; je suis étonnée de recevoir une invitation en anglais alors que votre affiche est entièrement en langue française. Y a-t-il une raison particulière?

Je vous remercie de votre invitation mais je privilégie maintenant les organismes qui favorisent le respect de la langue française.

Notre langue est trop précieuse pour la laisser dans l'oublie.

Au plaisir de vous reparler en français,

Signature...

Je reçois cette réponse. Les deux bras me tombent...


Bonjour Madame ...,

I contacted you previously concerning your services for our ...and that is why I had your email.

Our daycare ... is bilingual and in being so both languages are both accepted and respected, niether is favoured as Quebec is (still) officially a bilingual province within Canada. Our school caters to many francophone clients who bring their children to us everyday and ask our educators to speak English to them so that they may be able to one day have a choice and an open mind. I respect the French language and Quebec culture, but at the same time am more at ease writing in English. I do apologize if this has somehow upset you.

Other suppliers do not have a problem with our bilingual philosophy.

I do hope to see you at our Grand Opening.

Kind regards,
signature...

Elle n'a rien compris. En plus, elle veut me faire sentir coupable en me laissant supposer que tout le monde pense comme elle et que je suis complètement dans le champs? Elle pense m'atteindre quoi??? Elle ne me connaît pas. Je suis inébranlable et imperméable à ses propos. Il faut agir, et rapidement. Cette fois-ci, mon message doit être parfaitement clair. Je me mouille, et je prends la décision d'impliquer politiquement et moi-même et mon entreprise.

Bonsoir Mme ...,

j'ai retracé votre demande de service dans mes courriels.

Je suis québécoise de souche et de langue française. Je vis au Québec depuis toujours et à ma connaissance, jusqu'à maintenant et fort heureusement, la seule langue officielle qui existe au Québec est le français.

Je ne chercherai pas ici à vous convaincre de l'importance de mes propos qui sont à la fois politiques et personnels. Je constate simplement que nos philosophies sont diamétralement opposées et que je ne vous serai, malheureusement, d'aucune utilité à l'intérieur de votre institution.

Je vous remercie quand-même de votre invitation et de votre intérêt pour mes programmes et j'espère que vous trouverez quelqu'un à la hauteur de vos attentes,

Bonne chance!

Signature...

Si tout le monde s'y mettait, peut-être que les endormis et les rébarbatifs, acculés au pied du mur, finiraient par l'apprendre notre langue!

J'ai été de ceux qui se sont investis à 200% pour la préservation de notre langue. Lors de mes premières élections en 1976 et bien que jeune encore, je savais parfaitement pourquoi j'étais péquiste. J'ai eu le privilège comme bien d'autres d'avoir connu cette fierté du rassemblement magique d'un peuple différent qui se TENAIT MERDE. Où est passé ce peuple si ardent et fervent défenseur de son statut unique, où, voulez-vous bien me dire??? Que s'est-il passé pour que nous en soyons rendus là, 100 ans en arrière? C'est pas possible... Sommes-nous redevenus aussi serviles et accommodants avec les années?

Mon devoir est de veiller à ce que mon jeune sache combien sa langue et ses traditions sont importantes et qu'il a le devoir de conserver toute cette belle richesse parfaitement intacte et de le transmettre à sa descendance...

Je n'accommoderai aucun individu qui n'a pas le ferme désir d'apprendre et notre langue et le respect de nos traditions.

Peut-être que d'autres suivront. Je l'espère... Il faut bien quelques pionniers pour faire avancer les choses...

dimanche 14 septembre 2008

Quelques fois le client... a raison

Bonsoir madame,

je suis allée passer la soirée dans votre restaurant hier soir. C'était l'anniversaire d'une de mes tantes que j'aime beaucoup. Je vous ai aussi adressé la parole en vous disant que c'était la première fois que je ne laissais aucun pourboire.

Madame, ce message se veut vraiment positif dans tous les sens du mot. Loin de moi l'idée de vouloir vous démolir personnellement.
J'ai cependant la ferme conviction que lorsqu'on travaille avec les gens, ou le public, appelez çà comme vous le voulez, c'est qu'ils viennent vers nous en toute confiance et nous avons le devoir de leur donner le meilleur de nous-même.

Hier, en votre personne, j'ai vu un être humain complètement désintéressé, insolent et épuisé. Je trouve çà désolant, et pour les gens qui s'attendent à passer une belle soirée, et pour vous qui semblez au bout du rouleau. En fin de compte, qui y trouve vraiment satisfaction? Et je doute fort qu'au fond de vous, vous soyez vraiment heureuse du résultat....


Je pense aussi que la vie est trop courte pour se permettre de passer de longues périodes de temps dans un mode de vie qui ne nous ressemble plus et que l'on aime plus.

Voilà.

J'ai aussi remarqué que votre site était cousu de fautes d'orthographe.

Dans un Québec majoritairement francophone, je pense qu'il serait particulièrement souhaitable de redoubler d'effort afin d'offrir un site présentable et crédible aux yeux de la majorité québécoise.

Sincèrement,

Nanoulaterre

(Message adressé à la propriétaire du restaurant Le Molisana, rue Fleury, Montréal)

vendredi 1 août 2008

Un petit mouton sur les Plaines

Il y avait fort longtemps que je n'avais pris de décision aussi irréfléchie, sur le coup d'une impulsion. Et pourtant, je l'ai fait, il y a à peines 2 semaines. Et ce fut une des meilleures décisions spontanées de ma vie. J'en sors à peine, remplie de bonheur...

Pourtant, cela faisait presque 3 jours que je tentais de résister à l'envie d'y être ce soir-là. Je sabotais unilatéralement toute ouverture possible, me résignant à des excuses vraiment poches et moches...

T'as pas envie de te retrouver dans une foule? Rappelles-toi tes dernières St-Jean sur la montagne?

Et si une bombe sautait? Une émeute se produisait?

T'as mal aux pieds, te vois-tu en train de marcher et marcher et pire, rester debout pendant des heures?

Il faut faire garder le chien.

J'ai plein de choses à faire...

Il faut que je vois Fafouin ce week-end...

Et si nous nous faisions prendre par la pluie...

La liste était exhaustive et je m'appliquais de façon admirable et généreuse à l'allonger. Plus j'en mettais, plus je souffrais de ces barrières ridicules que je m'imposais et plus j'entendais " My love" dans ma tête. J'étais devenue ensorcelée par mes propres pulsions.

Aye! Réveille-toi! Tu ne peux pas passer à côté voyons! Tu dois y être...

C'était devenu une certitude tellement évidente...

Alors, après des heures de tiraillements, de questionnements et de souffrances mentales , je pris une décision rapide; j'y vais.

Et ce choix ne fut pas bien difficile à prendre; j'étais déjà là en pensée, Fafouin m'écoutait religieusement et je lui disais à quel point j'avais hâte d'y être. L'espace d'un instant, j'étais devenue une adolescente emballée et Fafouin sentait mon effervescence, tout sourire qu'il était!

Ok. Go. Calme-toi et tout va bien aller....

J'appelle ma Ti-Mimi d'Amour (ma maman) et lui fait une offre qu'elle ne peut pas refuser.

Maman, si je viens te chercher et te reconduire ensuite chez toi, viendrais-tu garder mon chien?
Je te laisse y penser et te rappelle dans une heure...

Pas de problème, maman accepte volontier. J'appelle Yang et lui demande de se préparer.
Aussitôt rendue à la maison, je nourris chien, oiseaux, rat et hamsters, prépare un bagage à la hâte, demande à Pingouin et Loulou, de fervents fans de la 1ère génération, s'ils peuvent nous garder à coucher à Québec et nous voici en route!

Dans la Basse-Ville nous trouvons miraculeusement un stationnement. Suons comme des boeufs pour arriver enfin tout en haut et suivons le troupeau de moutons qui se dirige vers les Plaines. À peine 30 minutes après notre arrivée, plus personne n'était admis sur le site.

Nous avons patienté, écouté le premier groupe, pris une pause debout, suivi Pascale Picard, pris une seconde pause debout qui s'est en fait prolongé pendant 3 heures lorsque le héros arriva!. Ce fut un moment magique, inoubliable...C'était le délire total. 200,000 personnes regroupées pour une seule et même cause. J'en sors à peine...

Conclusion; jamais je n'ai senti mes pieds endoloris, il n'y a pas eu de bombes ni d'émeutes, j'ai crié, pleuré, chanté et dansé comme une débile durant 3 heures et en prime j'ai vu le meilleur show de ma vie. Un homme sensible et extrêmement généreux ce Paul McCartney.

Nous sommes rentrés chez Pingouin et Loulou à 1 hre 30 du matin, encore sur l'adrénaline. Pingouin avait un rendez-vous au garage très tôt le matin et Loulou plaidait à la cour à 9 hres mais se consolait d'avoir vu une juge au show. Elle aussi sera fatiguée demain....

J'ai terminé la matinée avec mon Yang, par un petit déjeuner à L'Île d'Orléans. Pas mal pour une fille qui prend des décisions irréfléchies!


Les Beatles ont pris tellement de place dans mon enfance et ma vie d'adolescente. Avec Harmonium, c'est comme un petit coin à part, inviolable et intouchable.

Youtube
All my loving-Paul McCartney Live from Québec
Something, McCartney, Plaines d'Abraham
Let it be, McCartney, Plaines d'Abraham
Paul McCartney live from Quebec. Birthday
Blackbird-Paul McCartney Live from Québec City
Hey Jude, McCartney, Plaines d'Abraham
Saw her standing there-Paul live from Quebec city
Yesterday plaines d'Abraham






samedi 12 juillet 2008

Évoluer...

Évoluer...

Avoir le privilège de sentir et d'apprécier ce qu'il y a de meilleur en chaque personne, et à un moment s'approprier ce "quelque chose de meilleur," que je ne possédais pas, afin qu'il demeure pour toujours partie intégrante de mon être.

Çà permet aussi d'honorer ce qu'il y a de mieux en chacun afin que ce quelque chose de bien soit préservé et ne meurt jamais.

Suis-je devenue meilleure pour autant? Je ne sais pas. car je ne serai jamais tout à fait à la hauteur de ce qu'il y a de plus noble en chaque personne que je connais, que j'aime, que j'ai aimé, qu'ils soient vivants ou disparues. Tous ces gens ont contribué à leur façon et sans s'en rendre compte, à faire de moi une personne plus complète.

Évoluer...

Avoir aussi le privilège d'apprendre, encore et encore...

Je trouve çà fantastique et passionnant de me rendre compte qu'en 8 ans, j'ai appris le violon, la danse trad, rencontré mon Jimminou, fait une fausse-couche, été témoin auditive d'un meurtre, assisté et vu mon père mourir, perdu mon Père Laramée, mon mentor , eut un gros accident de voiture, fait l'acquisition d'une maison, placé mon fils en Centre d'accueil, porté plainte pour voies de fait, développé la passion des fleurs et plantes d'extérieur, assisté et respecté Petit-Jean dans son désir de mourir, été bouleversée par la mort de l'enfant d'une personne que j'apprécie beaucoup, rempli ma maison d'animaux et, j'en passe.

Notre vie est remplie de joies, de drames, d'expériences, d'échecs, d'erreurs, de renoncements,
c'est çà aussi évoluer....

Évoluer...

Accepter que je puisse me tromper mille et une fois et qu'il est en mon pouvoir d'avoir la possibilité de me reprendre aussi mille et une fois...

Savoir qu'en toute circonstance, je peux toujours revenir à moi-même et m'en sortir.

Que rien n'est aussi grave que je ne le crois dans la mesure où je cesse d'accorder du pouvoir aux événements et aux choses.






mercredi 9 juillet 2008

La passion d'écrire

La passion, telle une petite flamme constante, patiente et fidèle, là... tout au creux de mon âme, n'aspire qu'à éclater au grand jour, en son temps...Et je me suis résignée à accepter ce fait, dans toutes les sphères de ma vie.

Dévorante...la voici enfin...de retour, l'écriture.

On peut dire aussi avec tout ce qu'il y a de plus déchirant et prenant, car, fidèle à l'éclosion de l'oeuf, une fois le point de non-retour atteint, je sais pertinemment que je suis faite à l'os, avec des heures de plaisirs, visions, souvenirs, questionnements et... épuisements.

Ceux qui ont vécu des moments de grâce avec l'écriture savent sans doute de quoi je parle.

Comment peut-on ne pas être littéralement vidé et crevé après ce flot envahissant d'inspiration nous obligeant sur le champs à écrire.

Et puisque tout le monde sait qu'il y a toujours un côté sombre à toute chose, l'inspiration possède ce curieux désavantage de s'imposer à l'improviste, à toute heure du jour ou...de la nuit, catastrophe. Allez, à genoux, au travail! J'oublie de manger, de boire, de dormir, de donner à manger au chien car je n'existe plus... L'enfer et le paradis réunis.

Et lorsque çà arrive la veille d'une journée qui s'annonce passablement remplie et qu'il serait souhaitable de mettre fin sur le champs à cette jouissance, qu'est-ce que je fais? Je suis incapable de raisonnement... impossible car c'est ici et maintenant qu'il faut que j'écrive. Alors, je dérape et deviens la plus déraisonnable des femmes, m'allongeant aux petites heures, épuisée, mais comblée, assouvie...

Vive l'écriture!

samedi 5 juillet 2008

Il est un temps où...

Il est un temps où, ce qu'on a accepté depuis des années ne passe plus.

Il est un temps où, on se retrouve soi-même en train de changer les choses, parce que personne d'autre ne le fera à notre place. Mais surtout, parce qu'on a essayé tant et tant de fois, encouragé, espéré, fait confiance, en recevant le pire coup de massue sur la tête parce qu'on est tombé encore une fois du 10e étages et qu'alors, on a versé toutes les larmes de notre corps.

Je n'ai pas la prétention d'être une mère parfaite. Pourtant, j'ai la ferme conviction d'avoir donné et transmis à mon fils le meilleur de moi-même, mes valeurs les plus nobles, afin qu'il devienne une personne sensible, respectueuse, ouverte aux autres et autonome dans tous les sens du mot.

Il a fallu dernièrement que je me détache entièrement de lui afin qu'il fasse ses propres choix et ce détachement nécessaire est difficile aussi pour Fafouin parce qu'il implique le fait qu'en choisissant son propre mode de vie, le mien ne doit en aucun cas être perturbé comme il a déjà été des centaines de fois.

On s'entend que lorsque je te fais confiance et que tu la sapes, désolée mais, ce lien de confiance ne peut revenir comme çà, du jour au lendemain? Çà me prend du temps merde!

Rien de bien grave ne s'est produit et pourtant, j'avais la ferme intention d'aller reconduire mon garçon ce soir au centre d'accueil, le coeur déchiré et rempli de larmes, simplement parce qu'il n'a pas compris que, moi, sa mère, j'existe et vis aussi des choses en tant que personne humaine!

Parce que je l'aime profondément et qu'il y a certaines choses dans la vie qu'il doit apprendre de toute urgence, parce qu'il n'a pas encore saisi que chacun doit mettre de l'eau dans son vin et que si quelqu'un veut continuer à faire à sa tête sans prendre en considération les sentiments et émotions de l'autre, inévitablement, çà conduit à l'échec.

Bon sens que je trouve çà difficile...

lundi 30 juin 2008

La poubelle, suite...

Pour dire vrai, il y aurait un livre à écrire sur le sujet.

En passant, j'ai résolu l'énigme de la fameuse poubelle sortie tout droit d'un film d'horreur, vous vous rappeler? L'élément suspect des années 60 rempli d'objets recyclables était bel et bien une vraie poubelle dont le contenu fut littéralement sacrifié aux éboueurs. De plus, depuis que la ville a fait la distribution systématique des conteneurs à recyclage sur roulettes devant chaque maison, le voisin fautif la laisse végéter dans son entrée de garage et continue à jeter aux ordures tout ce qui peut être recyclable.

-Comment peut-on à ce point être aussi inconscient? Au pain sec et à l'eau tient! On se calme...

-À la limite, serait-il possible que le voisin souffre d'une quelconque maladie l'empêchant d'avoir toute sa raison? Je dis le voisin depuis toujours mais se pourrait-il que ce soit la voisine, ou les deux?

-J'aimerais bien un jour voir le visage de cet imposteur.

Je sais, c'est fou mais çà exerce chez moi une telle fascination. Comme le jour où on découvre enfin le visage d'un meurtrier. Alors, on se dit: " Enfin, c'est lui qui a fait çà, c'est à çà qu'il ressemble?"


mardi 15 avril 2008

Son bonheur et le mien

Me centrer sur mes priorités, mon bien-être,
le bonheur et la sécurité de mon Fafouin...


Sans même avoir demandé l'opinion de qui que ce soit, il agit unilatéralement, toujours...

Après avoir été acquitté de voies de faits parce que Fafouin n'a pas voulu porter d'accusation contre lui, il en profite et en grand opportuniste demande une garde exclusive.... Alors que mon fils est instable et fuit dans la drogue, qu'il vient tout juste d'y avoir jugement pour une prolongation de placement pour lui, quelqu'un ose briser son équilibre déjà fragilisé... Car il ne pourrait pas vivre sans contrôler... sans vouloir "Me" contrôler.

Et peu importe le prix, au risque d'utiliser ce que j'ai de plus précieux au monde; mon fils.

Lâcher prise...

Me centrer sur mes priorités, mon bien-être
le bonheur et l'équilibre de mon Fafouin....

Directeur de la Protection de la Jeunesse, quelle est la logique d'entretenir le bien-être de cet homme en le laissant continuer à manipuler par sa violence incidieuse et son silence?

"On ne peut pas forcer quelqu'un à participer à des rencontres et à des médiations s'il ne le désire pas, ni à entrer en communication avec vous s'il ne veut pas."

Merveilleux...Bravo pour les droits de la personne...

" Il faut maintenir le lien de l'enfant avec ses deux parents."

Je veux bien... mais ce, même si l'un des parents a usé à plusieurs reprises de violence physique
et continue d'utiliser la violence verbale et psychologique? Décidément, je n'aurai jamais aucun appui de PERSONNE! Depuis maintenant plusieurs mois j'ai l'obligation de passer par vous pour faire des demandes au père. Il en est mort de rire, croyez-moi!


"On ne peut pas forcer quelqu'un à..."

Peut-on l'ébranler un peu au moins! Et Fafouin dans tout çà? Qu'est-ce qu'il en retient de cette éducation du silence que vous l'obliger à vivre?

Lâcher-prise...

Je n'ai plus d'avocat, me défendant seule à présent. Et me sens cette liberté financière et morale surtout, entièrement libre, ne dépendant de personne.

Lâcher-prise...

Il veut attirer toute l'attention sur lui, croyant encore désespérément pouvoir contrôler, encore et encore...


Il n'aura rien, je serai ailleurs, je puis vous l'assurer.

Et si mon garçon tenait à retourner chez son bourreau? ll sera libre de le faire et il ira, au bout de sa compréhension de la chose, afin de pouvoir dépasser tout çà et...grandir. Car je pense toujours au papillon qu'on a voulu aider en forçant la carapace de son cocon... Fafouin est presqu'un homme à présent et bien au delà des apparences trompeuses j'ai confiance en lui, mais surtout, je sais qu'il est tellement fort...

vendredi 11 avril 2008

Les traumatismes nécessaires

On s'entend que certains traumatismes sont nécessaires à notre évolution?

Il y a les traumas qui ont servi à nous éviter des tracas. En voici un:

Toute petite, je devais avoir 3 ans environ, nous avions souvent des fêtes de famille. Mon arrière-grand-père était toujours assis dans sa chaise berçante. Je le vois encore comme si c'était hier. Souriant, il tendait les bras vers moi avec un beau et tendre sourire; " Viens voir grand-papa." À chaque fois je m'élançais vers lui mais il y avait toujours une longue main quelque part qui m'accrochait au vol et m'éloignait de mon élan; un oncle, une tante, ma mère. Combien de fois me suis-je posée la fameuse question... Pourquoi on m'empêche, il est si gentil! Je n'ai jamais pu l'approcher. Il est mort en 1968 et en le regardant dans son cercueuil, le mystère n'était toujours pas résolu. À cet âge, j'étais gênée et trop peu confiante pour poser franchement la question à ma mère. Ce n'est que beaucoup plus tard que j'ai compris enfin que mon arrière-grand-père, en vieillissant, avait développé une espèce de manie de vieux, on ne sait pas trop pourquoi...Il pinçait les fesses de tout le monde, y compris les hommes. Les femmes avaient la surprise de voir leur jupe faire un 180 degré. C'est pourquoi, on ne se faisait prendre qu'une seule fois et qu'il y avait toujours comme un grand espace vide autour de la chaise berçante. On comprends que les adultes ne voulaient pas prendre de chance avec les enfants, on ne sait jamais ...

vendredi 21 mars 2008

La poubelle

Il fait beau. Je promène mon petit chien lorsqu'une poubelle insolite attire mon attention. Vous savez, ces vieilles poubelles en métal des années 1960? Elle est bien conservée pour une poubelle d'époque me dis-je. Sans trop m'en rendre compte me voilà en train d'examiner son contenu. Horreur! Plus je scrute, plus je me rends compte qu'aucun objet ne devrait y être: des bouteilles de plastique, du papier, des boîtes de conserve vides. Le bouillonnement de la colère intérieur s'empare de moi. Tout ce que j'ai pu m'imaginer comme réflexions, c'est pas possible:

- On devrait donner des contraventions à tous ces criminels qui polluent la planète...Non... Calme-toi et respire par les deux narines.

-On dirait que cette poubelle sort directement d'un film de science-fiction. Une poubelle remplie d'objets encore recyclables? Est-ce que quelqu'un veut en faire réagir un autre?

-Les insolences d'une caméra... Où est-elle cette caméra qu'on démasque l'arnaqueur?

-Devrais-je laisser un mot dans la boîte aux lettres suggérant au proprio de recycler, ou bien carrément l'engueuler comme du poisson pourri en sonnant directement à sa porte? Calme-toi...

De nouveau, j'observe des yeux le contenu. Il n'y a aucun déchet de table....Hum...Et si le proprio avait perdu son bac à recyclage et n'avait d'autre choix que d'utiliser cette poubelle d'un autre siècle en guise de bac? Pauvre'tit...par chance, je n'ai pas sonné à sa porte...

J'ai de la difficulté à imaginer le fond avec des restants de tables baignant dans le jus...de poubelle. Alors que faire pour élucider le mystère?

Je décide d'en rester là et retourne à la maison. Mais l'idée me travaille et je retourne voir dans l'après-midi en promenant le chien, ce qui me paraît moins suspect. Bon. La poubelle est vide mais retournée à l'envers et en plus, très bien placée. C'est assez inhabituel, d'autant plus que çà me donne du fil à retordre. Comment vais-je faire pour vérifier le fond? Je ne suis quand-même pas pour retourner la poubelle? Aussitôt dit aussitôt fait, au diable les voisins, on regarde! C'est assez surprenant; le fond est propre, exempt de jus de poubelle et de pelures de patates collées. Peut-être que le proprio s'est vraiment servi de sa poubelle en guise de bac à recyclage après tout? C'est à espérer...

vendredi 15 février 2008

Le retour de la fleur

C'était la St-Valentin. Nous étions dans la voiture, mon conjoint et moi en direction d'un petit resto que je trouve sympathique. Tout bonnement, je demande:

Je n'ai pas de petit cadeau cette année?

Et mon conjoint de répondre:

Je t'ai donné des fleurs l'an passé?!

Hum...Réponse de gars... que je lui fais remarquer.

Alors, si j'ai bien compris, un présent de la St-Valentin c'est bon pour plusieurs années? Si j'ai reçu des fleurs l'an dernier, çà veut dire que mon envie d'en recevoir est rassasiée pour une couple d'années, ou à tout jamais?!

Et moi j'en ai pas de petit cadeau?

Non, lui dis-je, je n'ai pas eu le temps cette semaine.

On s'en fait pas trop avec çà avec la semaine de fou qu'on a eue. La soirée se passe agréablement bien je dois le dire, surtout la finale; le proprio, un pince-sans-rire du tonnerre tend une rose à mon conjoint et, avec son petit accent vietnamien lui dit:

Tu dois donner cette rose à ton amoureuse mais à genoux devant elle, d'accord?

Alors, Yang embarque dans le jeu et s'exécute volontier.
Faut croire que la rose était dûe...

dimanche 10 février 2008

Les fugues de Fafouin

Fafouin, mon grand garçon, mon unique, que j'ai dû avec grande douleur placer en Centre Jeunesse l'an dernier pour sa protection.

Je le revois encore, comme si c'était hier, le récupérant au poste de police après maintes recherches. Perdu, essoufflé, fatigué, les cheveux en brousaille, un après-midi où, normalement il devait être à l'école. Avec sa voix encore frêle de petit garçon:" Pourquoi t'as fait çà maman." Et de lui répondre, déchirée par le lien intense qui nous unit si tendrement:" Pour te protéger contre toi-même, parce que çà ne peut plus continuer ainsi."

Mon beau Fafouin, si sympathique, le plus beau sourire du monde avec son petit nez espiègle, créatif, brillant, intelligent, sensible, artiste, généreux, volontaire et impulsif, trop, ce qui lui a valu bien des déboires. Il pourrait être comédien, humoriste, graphiste, avocat...Il a tous les talents et pourtant... Quelque chose d'essentiel lui manque, quelque chose en lui ne va pas.

Les fugues... En voici une parmis tant d'autres, mais tout aussi inacceptable et déchirante pour la maman que je suis. C'est comme si, subitement, mon fils n'existait plus, qu'il s'était volatilisé à l'intérieur d'un monde que lui seul connaît. Et moi je prie, je prie, je supplie qu'on le retrouve, qu'il revienne. Où est-il? Avec qui? Est-il en détresse, étendu sous la neige quelque part sans que personne ne puisse s'en rendre compte? A-t-il mangé, dormi, est-il en danger de mort, agonise-il quelque part, ou peut-être crie-t-il à l'aide au fond d'un ravin, où nul ne peut le trouver?

De retour du poste de police à 4 heures du matin, après avoir fait l'impossible pour le retrouver, je me m'assoupis, encore sur l'adrénaline et en même temps épuisée. Quelle drôle de sensation, je n'aime pas... On ne pourrait y survivre longtemps.

Je me conditionne et dois tenir le coup, sans défaillir, rester en vie, pour lui, car il a besoin de moi, besoin d'aide, en attendant qu'il le demande lui-même, car c'est bien là le drame, il ne veut pas.

Je dois rester debout car je l'aime moi cette vie passionnante dans laquelle je n'ai jamais assez de 24 heures. Fafouin, je te donnerais mon cerveau en échange du tien, je m'arrangerais très bien avec çà. J'échangerais avec toi les passions qui me dévorent afin de te faire sentir à quel point la vie peut être belle et libre et remplie de beaux moments magiques.

Lâcher-prise... Quel mot tragique et horrible à l'oreille d'une maman qui a encore tant à offrir à son jeune.

J'ai lu quelque part une très jolie histoire; celle d'un jeune garçon qui a voulu aider un papillon à sortir de son cocon. Ce dernier n'a pu survivre, il avait besoin de tout son temps pour se former des ailes fortes et solides afin d'ouvrir sa carapace et d'explorer le monde. Malgré la bonne volonté du jeune homme le cocon resta à moitié fermé.

Je ne puis que guider Fafouin, mon beau papillon, et l'encourager à se construire mais je ne peux le faire à sa place.

Malgré la peine et l'inquiétude qui me rongent, je réussis à vivre quelques moments de grands bonheurs à travers ces heures et ces nuits qui passent parce que la vie continue elle, et je ne peux me permettre de la gâcher. Alors, j'enferme mon fils dans une bulle de protection invisible de maman avec des rituels que moi seule peux comprendre et le porte ensuite dans mon coeur.

Prendre le temps de sentir et goûter la douceur de l'hiver et la fine neige qui tombe sur moi, la vie quoi, le temps d'une petite marche silencieuse, respirant à pleins poumons alors que mon fils est en fugue. Y a-t-il plus grand lâcher-prise....

mardi 8 janvier 2008

Mon amie Lulu

Voici Lulu...

Rayonnante, l'émotivité en personne, sensible, vraie, une poupée sortant d'une boîte à surprise!

Travaillante, passionnée, généreuse comme c'est pas possible et j'en passe... Lorsqu'on la rencontre, les belles facettes de sa personne se mélangent, tous en même temps. Une vraie montagne russe! Difficile de rester endormie après son passage. Tout se passe dans ses yeux. Ils n'y auraient qu'eux et, pas de problèmes, on comprendrait tout, à l'instant même. Et que dire de sa voix! Elle ne parle pas, elle chante. Elle ne s'en rend pas compte, car il faut dire qu'elle est tellement pure Lulu...L'émerveillement de l'enfant dans un corps de femme mûre.

Grande, svelte, un corps athlétique...Comment fait-elle? Elle m'a déjà dit: " Je ne fais rien, je suis faite comme çà."

Tellement sensible, une parole, un mot et...paf... une montée de larmes. Alors, on s'étonne et on se dit: " Mon Dieu, qu'ai-je fait, qu'ai-je dit."Puis, on console cette bombe de fragilité. Lulu laisse toujours des traces sur son passage...Je vous raconterai un jour, nos rencontres sont surprenantes...

vendredi 4 janvier 2008

Une histoire de sapin

Il faut que je partage avec vous ma joie...


Cette année j'étais bien décidée à faire un vrai sapin. Mais un vrai, comme au temps de ma jeunesse.


Alors, depuis la mi-novembre, je magasine dans mes petits endroits de cachettes aux trésors. J'y déniche en tout une quinzaine de boîtes de boules de Noël des années 50. De vraies raretés! Les boules de Noël, c'est sans intérêt si elles ne peuvent pas se casser. J'ai même une cafetière et une sucrière, des boules peintes à la main, des longues, des petites, d'autres en sucres, et un village complet en mica et carton.


Donc, ce week-end du 8 décembre dernier, j'ai demandé à mon fils de choisir le sapin enneigé que nous avons faufiler sur le banc arrière de la voiture pour ensuite le faire sécher toute une nuit en le déposant dans son pot d'eau. Je "capottais" littéralement, pour employer le vrai terme québécois. Ce qui signifie qu'on est au ciel, aux anges quoi... Çà sentait Noël dans toute la maison! Le vrai Noël de mon enfance...Sécurisant, rempli de chaleur...

Les lumières, les boules, les glaçons; on s'entend, les vrais, tout fins, ceux qui nous collent dans les mains, pas ceux pesants et épais.. J'ai même déniché de vieilles boîtes vierges! Puis, la crèche au pied, sans oublier le petit ange qui veille au dessus...Et au sommet de l'arbre, l'ange, symbole ultime de protection divine...


Le chef d'oeuvre terminé, les mains recouvertes de gomme de sapin, les épines décorant le plancher de la salle à manger, j'étais complètement épuisée. Mais c'est pas grave! Il faut endurer pour se payer la beauté finale de la chose...


Je suis en admiration devant mon sapin, un vrai, comme lorsque j'étais petite....Je l'examine de long en large, le sens, le montre à ceux qui ont la chance ou le malheur de frapper à ma porte, comme une petite fille...


Seul hic, il n'y a pas de trous dedans et il n'est pas croche comme les sapins qu'on va chercher dans le bois, les plus beaux, les imparfaits...


Mais,il faut bien vivre avec son temps. De plus c'est très écologique. Mon beau sapin est recyclé ensuite. Saviez-vous qu'un sapin artificiel prend 400 ans à se décomposer?J'ai donné le mien très rapidement par l'entremise des petites annonces sur Internet. Il aura une seconde vie. Ainsi, rien n'est perdu, tout est recyclé. Fantastique... Et en plus, çà sent divinement bon, je parle évidemment de mon vrai sapin...


La technologie du XXI e siècle a donc ce côté magique et à la fois fantastique dont on a tous intérêt à se servir. J'ai toujours cru qu'il y avait en l'homme ce petit quelque chose d'inconscient qui le poussait à survivre, irrésistiblement....


Et vive la Terre!


C'était l'histoire de mon sapin....

Hommage à Claude Léveillée

Par un doux après-midi d'automne
Savourant du visage le rayon de soleil
Traversant la fenêtre de mon salon
Je me laisse bercer de cette voix,
Chaude, à la fois enveloppante,
Sécurisante, tellement sécurisante
Quel bonheur, encore, toujours,
Et je m'endors de sa paix...

Il m'est arrivé souvent, très souvent
De penser à vous
Comment se porte-t-il, que devient-il...

Et imaginer vous visiter
Simplement être près de vous
Me demandant...
Qu'est-ce qui lui ferait bien plaisir
Que pourrais-je bien faire
Pour lui rendre une parcelle du bonheur
Que j'ai eu à l'écouter.

Je me surprends à vous chanter ma préférée
Le navire de l'enfance
Afin de vous faire boire et goûter
À votre tour
Mais peut-être l'avez-vous déjà entendue...
Oui, je sais, c'est fou
Mais c'est à cause de vous.

Monsieur Léveillée,
Merci d'avoir été là en chansons,
En paroles, en tendresse,
Merci d'être encore là...