Croire que les choses se produisent trop lentement ou trop vite est illusoire. Le synchronisme est parfait. Chaque chose arrive toujours en son temps... Rien ne nous arrive qui n'ait d'abord été senti et pensé. Pour créer le futur, il faut y croire sans réserve. Auteur inconnu

mardi 16 juillet 2013

Message clair

Je souhaite que ceux et celles 
Qui n'ont pas encore compris
Et qui jettent encore du plastique
Ne le fassent plus jamais...

Nanoulaterre xxx



dimanche 14 juillet 2013

Une nouvelle vie

Mon année d'enseignement s'est terminée le 22 juin dernier avec un très grand sentiment de devoir accompli, laissant derrière moi des élèves heureux, mes amours, qui, après une bonne année de travail ont pu montrer leur performance musicale à l'intérieur d'un petit récital intime. Je les aime, je les adore, ce sont mes trésors... Ils ont tous leur personnalité, ce petit quelque chose qui font d'eux des êtres uniques et spéciaux. Quelle chance d'avoir le privilège de passer avec chacun d'eux du temps de qualité et ainsi pouvoir les connaître et les apprécier comme ils sont. Certains ont un grand talent, d'autres moins mais je me fais un devoir que chacun reparte de chez moi avec un sourire et du bonheur dans les yeux. Je me sens infiniment reconnaissante de la chance que j'ai de pouvoir transmettre ma passion et de rendre les petits enfants heureux, vous n'avez pas idée.

Une nouvelle vie... Parce que depuis plus de 2 mois, mon Fafouin travaille toujours au même endroit et a toujours sa chambre. Stabilité, grande stabilité. Lorsqu'il vient me visiter, je le sens serein, en paix, calme, comme jamais auparavant. Il m'arrive souvent de penser que je vis dans un rêve, un monde qui m'est parfaitement inconnu, celui que j'ai toujours souhaité, imaginé, rêvé et supplié, souvent  à genoux, les mains jointes. Serait-ce la bonne fois enfin, le début d'un questionnement adulte vers le chemin de l'accomplissement personnel? Je remercie le ciel,  ma foi en mon fils, le dieu que j'ai prié maintes fois à voix haute, seule dans l'intimité de ma chambre. Je sens mon Fafouin devenir  un être de plus en plus fort avec cette volonté de la recherche de l'équilibre. Je pense que je ne peux pas me sentir plus heureuse là. Je sais, je savais du fond de mon être que ce beau, ce magnifique jeune homme avait un pouvoir illimité de volonté et de force, qu'il serait capable de tout,  pour le meilleur dans sa vie.

Je me sens redevenir une mère normale avec lui, à l'intérieur d'une relation  sereine, d'adulte à adulte, sans crainte, sans peur, sans rien de tout ce qui a pu déjà exister.  Je rêve ou quoi... Non. Quoi qu'il arrive, le passé est mort, définitivement mort. Peu importe s'il y a rechute un jour, je n'ai plus de crainte, aucune. Mon fils rebondira. Voilà.

Hier, je suis revenue par la petite route de la Montée du Moulin, premier chemin de l'Île Jésus,  le plus important, celui qui menait au moulin. Je m'y sens bien en ce parcours de tant de vécu et d'histoire. Je me suis arrêtée à la petite cabane de fruits et légumes des fermiers du coin, à la croisée des terres agricoles. En ouvrant la porte de la voiture, un relant de bonheur au nez s'offrit à moi, sublime et irrésistible mélange de fleurs des champs. J'aurais voulu mourir là, sur place, tellement c'était bon. 

M'adressant au fermier:

-Excusez-moi mais là je ne vois plus rien. Je ne sais plus ce que je suis venue chercher. Avez-vous senti ces fleurs, là, devant?

-Oui, j'ai le bonheur de les sentir tous les jours autour de ma maison.

-C'est merveilleux... Je ne veux pas que les champs disparaissent ici, ni les agriculteurs derrière.

-Ne vous en faites pas, au bout de l'île, ce sera très difficile.

Puis, nous nous sommes mis à parler de ce bout de terre à préserver, si beau et  fragile à la fois et tout ça à cause de cette douce senteur de fleurs des champs.

Mon été, j'ai le bonheur de le savourer en toute simplicité et libre de mes journées car depuis maintenant 26 ans je l'ai décidé ainsi. Ce temps de vide dans lequel rien n'est planifié et tout est possible, j'en ai besoin. Je profite donc de chaque journée, ne planifiant rien à l'avance, sans culpabiliser. Quelle chance...