CROIRE QUE LES CHOSES SE PRODUISENT TROP LENTEMENT OU TROP VITE EST ILLUSOIRE. LE SYNCHRONISME EST PARFAIT. CHAQUE CHOSE ARRIVE TOUJOURS EN SON TEMPS... RIEN NE NOUS ARRIVE QUI N'AIT D'ABORD ÉTÉ SENTI ET PENSÉ. POUR CRÉER LE FUTUR, IL FAUT Y CROIRE SANS RÉSERVE.


Auteur inconnu

samedi 24 octobre 2009

Néant...

Après m'être battue contre moi-même, à fleur de peau durant 3 jours, en ce mercredi matin ,j'avais enfin retrouvé mon équilibre, fraîche et dispose, prête à affronter mers et mondes à la cour. Une forme du tonnerre quoi. Pour la première fois, en 9 ans, j'avais demandé à Yang de m'accompagner. L'heure venue, nous sommes entrés dans la salle d'audience. "Fafouin n'est pas là?", me demande la procureur de mon fils. Je lui fais signe que je ne sais vraiment pas. Elle demande une remise. Puis, au bout de 20 minutes, Fafouin et son père entrent sans la salle d'audience. Pause jusqu'à 10 hres 45.

En sortant, je me dirige vers mon fils et, discrètement, lui pose tendrement la main sur l'épaule. Je vais voir le délégué jeunesse, lui informant des derniers éléments que je souhaitais faire rajouter dans la probation de mon garçon . Il ne m'affichait pas son plus beau sourire,se contentant d'être bien poli tout de même. Qu'à cela ne tienne. Effectivement, j'ai dû faire un petit rappel à sa chef de service la semaine dernière car il tardait démesurément à me remettre le plan d'intervention de mon garçon.

Yang et moi sommes allés prendre un petit café puis, au retour, mon fils, et son procureur, en compagnie de son père, étaient en grande discussion dans un des petits cubicules. Je pouvais entrevoir pas une petite fenêtre étroite. Ça gesticulait, la conversation m'apparaissait assez houleuse...

De retour dans la salle d'audience, ce fut assez court. La procureur a appelé Fafouin à la barre et s'exprimant de vive voix au juge:

-" L'évaluation de la protection de la jeunesse n'est pas terminée. Le jeune a rendez-vous demain et le père semble avoir fait des démarches pour d'autres ressources. Je dois vous avouer madame la juge que c'est une situation extrêmement complexe."

Puis, se tournant la tête dans la salle d'audience, elle s'adresse directement au père assis tout au fond:

"Et j'ose imaginer monsieur que vous ne serez pas offusqué si j'informe ici à madame la juge que vous n'êtes pas un ami du système????"

Elle semblait en avoir raz-le-pompon... J'imagine très bien le genre de discussion qu'elle a pu avoir avec lui. Ça m'a rassuré de savoir que la procureur de mon fils avait osé dire enfin haut et fort la vérité et que, par ricochet, elle défendait bien mon fils en dénonçant la situation au juge. Pour la première fois, je sentais que je n'étais plus seule à me battre. Étant donné l'évaluation non complétée, la juge a préféré reporter le tout dans un mois. Je me suis avancée pour dire que je souhaitais un appartement supervisé pour mon fils mais, ce n'était pas le moment. Alors, j'attends le résultat de l'évaluation qui tarde à venir, mais, je dois demeurée patiente car j'ai demandé des vérifications poussées. N'empêche... Encore un long mois sans mesures, sans rien.... Je dois communiquer avec la responsable du comité des usagers lundi matin.

Lorsque nous sommes sortis, Fafouin n'y était pas. Je suis passée devant le papa, sereine et ouverte. Il était assis, l'air hagard et mort, comme un zombie sans réaction, le teint pâle. Je n'ai pas peur de le dire ici et je le crie maintenant haut et fort; cet homme est profondément malade et aurait besoin de soins qu'il n'ira jamais demander. Je suis une bonne personne, je ne lui souhaite pas de mal mais je ne crois pas pouvoir jamais lui pardonner un jour de ne pas s'être pris en mains pour l'amour de notre garçon.Tellement de haine, de violence, d'agressivité et de hargne intérieure. Comment un être humain peut-il vivre ainsi pendant tant d'années? Comment peut-on espérer que mon fils puisse être équilibré là-dedans, vivre et respirer sereinement? On a permis l'an dernier qu'il retourne avec son père pourtant, malgré mes protestations, on a permis... et... créé l'ouverture...


En sortant du Palais de Justice, Fafouin était à l'extérieur et fumait une cigarette. J'en ai profité pour aller le voir un instant...

-Comment vas-tu?

-Bien...

-Fafouin, il me manque certains papiers à ton dossier du centre et j'aurais besoin de ta signature.

-Je ne signerai rien.

-Très bien. Maintenant, tu sais, je ne peux plus renouveler aucun de tes médicaments pour ton asthme, ni l'Epipen car il faudrait que tu retournes voir ton médecin. Ça fait deux ans tu sais. Aimerais-tu que je prenne le rendez-vous et t'en informe par la suite?

-Non. je vais m'occuper de ça avec mon père.

Son regard était tellement terne et absent. Il y a longtemps que je n'ai vu son beau sourire, très longtemps. Pour les médicaments, peine perdue. Je sais très bien que ni l'un ni l'autre ne s'en préoccupera. On lâche prise. J'aurai essayé... Je suis repartie sans m'être fait de fausses attentes. Son comportement était prévisible. Il m'en veut, je suis présentement une menace à sa liberté car je parle, dénonce, me soucie de son bien-être. Comme la vie est ainsi faite. J'ai le mauvais rôle et le bon à la fois.

Aujourd'hui samedi, j'ai tenté d'avoir de ses nouvelles. Il avait couché chez une amie:

-Bonjour Fafouin. J'appelle simplement pour avoir de tes nouvelles et m'assurer que tu vas bien.

- N'appelle plus ici ni chez mon père. Je ne veux plus te parler.

- Fafouin, je me soucie simplement de toi. Je t'aime tu sais.

-Pas moi. N'appelle plus...

Puis, il a raccroché. Je sais qu'il n'est pas bien, qu'il a besoin de soins et d'aide. La communication est coupée pour de bon. Pendant combien de temps, je n'en sais rien.Yang est venu me réconforter mais je reste seule dans ma bulle et je sais que jamais rien ni personne ne pourra enlever la peine et la douleur immense qui habite en permanence mon coeur de mère.Va falloir que je me parle encore une fois...





mardi 20 octobre 2009

La résistance

Jeudi, il y a une semaine. je réussis à rejoindre mon fils. Il était chez son père.

-Bonjour Fafouin, tu devais me donner des nouvelles hier. Comment vas-tu?

-Huhummm...

-Fafouin, ça ne va pas bien n'est-ce pas?

-Non, ça ne va pas...

-Dis-moi, est-ce que je peux faire quelque chose pour toi?

-Non, tu ne peux rien faire...

-Bon... Alors, tâche de bien prendre soin de toi. Je t'aime tu sais...

-Moi aussi. Mais là je suis pressé, faut que je te laisse.

-D'accord. Alors, bizous...

Je souffre de cette douleur que je ne peux calmer dans sa prison intérieure sans issue.

L'impuissance atteint son paroxysme. Que me reste-t-il à faire... Mes rituels du soir, mes protections et, je prie, je prie à voix haute. J'appelle mes âmes disparues que j'ai tant aimées... Protégez-le, rendez-lui sa force que je lui connais, montrez-lui le chemin de sa lumière, guidez-le afin qu'il puisse enfin trouver sa voie. De ces prières, les âmes entendent car à ce moment précis je sens dans mon corps leur douceur et leur paix.. Alors là seulement, je peux enfin trouver le réconfort, et l'apaisement nécessaire à un doux sommeil réparateur et dormir..

Ce matin, mardi, je réussis à le joindre...

-Bonjour mon grand, comment vas-tu?

-Huhummm...

Je sentais dans sa voix le désarroi, l'inconfort, le mal de vivre. En fait, ça n'allait pas du tout. Mon fils est un livre ouvert. Je le devine tellement bien. Je poursuis:

-Demain, c'est la cour. Aimerais-tu que je vienne te chercher en voiture?

-Non. Et je ne veux pas que tu te présentes en cour.

-Fafouin, je suis désolée, mais, que tu le veuilles ou non, j'y serai. Je suis ton parent, cette rencontre est importante et je tiens à ce que tu sois encadré le mieux possible car je me soucie de toi et je t'aime.

-Je te dis que je ne veux pas que tu sois là. Je sais que tu veux que je retourne au centre.

-Pas du tout. Je souhaite que tu sois encadré. J'aimerais que tu puisses avoir accès à un appartement supervisé. C'est ce que j'ai dit à la travailleuse sociale à l'évaluation.

-Je ne te crois pas....

-Bon. Je pense qu'il est inutile de poursuivre davantage cette conversation. Je t'ai dit ce que j'avais à te dire. Alors, on se revoit demain en cour. Je t'aime tu sais.

Le dialogue stérile est très épuisant. Faut savoir couper court sur le champs en laissant l'essentiel, le message du coeur. On ne sait jamais s'il se rendra, on espère simplement...





dimanche 18 octobre 2009

Une heure, une minute à la fois

Depuis 3 semaines, c'est une heure, bien souvent une minute à la fois, car c'est bien de cela qu'il s'agit. Je suis dans le mode survie. Trop d'émotions, trop d'inquiétude, trop de peur, trop de tout. J'ai l'impression d'avoir vécu 10 ans en l'espace de 3 semaines. C'est trop. Je sais à présent que je ne pourrai survivre bien bien longtemps à me restreindre de ce régime, sans y laisser ma peau. Je dois trouver une solution, rapidement...

La première semaine, 4 rendez-vous officiels dont un à la cour et un autre avec le délégué jeunesse de mon garçon. Fafouin devait y être et ne s'est pas présenté. Il s'est réveillé la 3e journée m'appelant en panique:

-Maman, peux-tu me conduire en cour demain matin, je dois y être!!!!

-Fafouin, demain matin je travaille, tu devras te débrouiller seul...

Puis j'y pense, impossible de lui refuser car je savais pertinemment que cette rencontre en cour était importante, même s'il l'avait raté une première fois car j'étais le seul parent susceptible d'y être. Je rappelle donc:

-D'accord Fafouin, je me suis arrangée. Par contre tu dois être à la maison à 8 hres 30.

-D'accord maman.

Il arriva à 8 hres 30 précise. Nous nous présentons à la cour. Fafouin plaide coupable pour tous les chefs d'accusation. Puis l'avocate de la couronne parle au juge et l'informe que le délégué jeunesse souhaite des rajouts dans la probation de mon fils. Elle informe aussi le juge que la maman souhaite aussi certains ajustements. C'est là que ça se corse. Madame la juge me demande...

-Jurez-vous de dire toute la vérité, rien que la vérité? Dites " je le jure".

-Je le jure.

-Avez-vous des choses à rajouter madame?

-Et bien, premièrement, je ne m'attendais pas à venir témoigner ce matin. Attendez, je vais voir si j'ai gardé mon papier.

Tellement organisée la fille... par chance, j'avais apporté avec moi, au cas où, le petit papier sur lequel j'avais griffonné mes souhaits au sujet de mon garçon et que j'avais signifié une semaine auparavant à l'avocate de la couronne.

-Je suis en accord avec toutes les demandes du délégué jeunesse. J'aimerais rajouter que je souhaite une résidence fixe pour mon garçon, ce qui n'est pas le cas présentement. Mon fils a passé son été à chercher un gîte. Il a aussi couché à quelques reprises dans les cabines d'autobus.
Son père n'est pas en mesure de s'en occuper adéquatement. En tant que parent, je suis en mesure de m'en occuper mais mon fils a trop de difficultés présentement. Je ne peux l'héberger pour le moment. Je souhaite aussi qu'il puisse accéder à des ressources pour ses difficultés de consommation et, idéalement, une cure de désintoxication, de gré ou de force.

L'avocate de mon fils me pose alors la question cruciale:

-Vous savez que vous êtes responsable de votre jeune, même si vous n'en avez pas la garde. Avez-vous communiqué avec la protection de la jeunesse?

-Oui et je sais que d'autres signalements ont précédé le mien.

-Et que leur avez-vous dit?

-Je leur ai dit que le papa n'avait pas la capacité de s'occuper de son fils. Qu'il m'était impossible de le garder présentement, qu'il avait des difficultés au niveau de la boisson, de la drogue, que j'étais en réflexion à savoir si je portais plainte contre lui pour vol, que cela m'était très difficile de le faire parce que, ce qui comptait le plus pour moi était de préserver le lien avec mon garçon.

Et là, je me suis effondrée. Je me suis mise à pleurer, mais pleurer. Si je m'attendais à ça... Tout le monde se précipitait: les mouchoirs, le verre d'eau....Mon fils se prenait la tête à deux mains.

Le juge:

- Y a-t-il un signalement de retenu?

-Oui. La situation est en évaluation présentement.

Le greffier est allé vérifier et tout était exacte. Le juge a donc reporté la décision 2 semaines plus tard, soit, cette semaine...

L'évaluation n'est pas terminée. J'ai eu la mienne il y a 2 semaines. La travailleuse sociale a tous les endroits et numéros de téléphone où mon fils a habité depuis un an et je vais m'assurer qu'elle vérifie mes dires car mon fils et le père sont dans le mode déni total. La responsable du comité des usagers m'est d'un grand secours, croyez-moi. Et lorsque je sens la moindre défaillance, c'est elle qui communique avec la TS... C'est comme ça.

Présentement, j'essaie simplement de garder contact avec mon garçon par téléphone. Je sais à peu près où il est. Chez le père, on oublie ça. Lorsque je demande à parler à mon fils, ce dernier me raccroche la ligne au nez.

Je me présenterai donc en cour cette semaine. Fafouin et son père y seront ainsi que le délégué jeunesse. Ce sera de toute beauté...

J'ai beau garder la forme, j'en ai marre d'être une mère compétente et à la fois tellement stérile, impuissante... La douleur et la peine me grugent comme c'est pas possible. Cette semaine je regardais des photos de Fafouin bébé, enfant, tout souriant. Et les larmes n'avaient plus de fin. Cette situation est insupportable. Mais que s'est-il passé bon sens, que s'est-il passé??? Je ne l'ai pas mis au monde pour qu'il souffre... Mon fils ne fonctionne plus, ne travaille pas, n'étudie pas, se drogue, boit et plus encore.... La majeure partie de son temps est consacrée à se trouver un endroit où coucher, mon beau grand garçon...




dimanche 11 octobre 2009

Le vent du fleuve

Bonjour, oui oui, c'est encore moi, Adèle! Il fait tellement beau en ce Dimanche. Yang est gentil avec moi, il me fait voir plein de choses! Venez découvrir avec moi...J'aimerais pas tomber en bas, c'est un marais et je salirais mes petits pieds.




Oh! Les beaux vinaigriers! Ah bon, il y en a ici aussi? En automne, ils deviennent rouge écarlate. C'est tellement beau, on en a beaucoup sur la route qui mène à ma maison.





Je veux aller près du fleuve! Mais Nanou me demande d'être patiente, on va y aller bientôt...





Ah bon, c'est pour ça, alors là je comprends. Un petit jeu de devinette...Où se cache la douce Adèle? Les nuages et herbes folles en mousse se mêlent à mon doux pelage de laine. Ça sent le bonheur ici...





Tu parles d'une idée toi. Mais je ne veux pas me coucher moi! Je vois des petits oiseaux au loin et j'ai le goût d'attraper les feuilles mortes qui roulent au vent. Allez, debout Nanou!





Bon, alors là c'est beaucoup mieux. Une petite ballade le long du fleuve St-Laurent. Ici à cette hauteur, il n'est pas bien large mais c'est le fleuve quand-même, l'âme de mon Québec!





Bien là ça valait la peine de s'arrêter. Il y avait une borne fontaine aussi svelte que moi et presque de la même hauteur!





Ah... le vent du large... comme il est doux dans mes oreilles. Ça fait du bien! "Jack Jack Jack Jack Jack Jack Jack... Disaient les canards, les perdrix et les sarcelles... Monoloy disait le vent... La Mariouche est pour un blanc."Je me sens l'âme poétique. Je suis en train de vous chanter du Vigneault là...





La vie est un long fleuve tranquille, comme c'est bon....




Parc de l'île Lebel, Repentigny, Québec
11 octobre 2009


* Photos, copyright, Nanoulaterre 2009

vendredi 9 octobre 2009

Conversation comme chat...

On n'a pas idée comment une conversation sérieuse par courriel peut devenir une partie de délire à deux. Yang et moi excellons en la matière. Il s'est mis en tête de collectionner des vieilles calculatrices et il en reçoit chaque jour. Voyons un peu ce que ça donne...

Nanou:
Je viens de faire le virement dans ton compte. Est-ce que tu peux me garder le papier de confirmation? Marchi! Je t’aime tu sais...

Yang:
Marchi pour les petits sous. Mais moi aussi je t’aimais!
(Marchi= merci)


Nanou:
Mais est-ce que tu m'aimais autant que moi je t'aimais?

Yang:
Pluche!

Nanou:
Pluche qui veut dire plus ou pluche qui veut dire peluche? Moi, je pense que c'est pluche=plus....
Èche que ché cha?

Yang:
Chè cha. Èche que j’ai rechu une autre calculatriche?

Nanou:
Non, t'es fatiguant avec chat.... Èche que je peux mettre chat chur mon blogue, les chens font rire? (allemand maintenant?)

Yang:
Che chuis pas chure que che veux. Moi je veux un chat comme cha.



Nanou:
mais ché pas un chat cha! Ché un guépard? Ché mésant!

Yang:
Ben non tu vois pas, il lui donne un bec!

*Avec l'aimable autorisation de Yang
*source de la photo inconnue






jeudi 8 octobre 2009

Janis d'outre tombe



À l'épicerie, en compagnie de quelqu'un dont j'ai déjà oublié le nom, je lâche tout.

Qu'est-ce que je fais...

Elle est là tout près, à peine à 5 mètres devant moi, pensive, introvertie, discrète, enrobée dans son monde intérieur. Après tant d'années d'absence, j'observe le personnage, éblouie, captive de ce talent qui sort des nues. Il semble bien que je sois d'ailleurs la seule à avoir le privilège de me rendre compte de sa présence, de là tout l'attrait du libre choix de décider ce que je veux et quand je le veux. Fantastique...

Il y a elle, il y a moi...

Elle est là, sans m'avoir vu, sans connaître la moindre parcelle de mon existence, et pourtant, s'y pointe le mystère de l' absolue certitude d'un lien intense et profond.

Ce lien, accessible à l'instant, me donne l'irrésistible envie d'y accéder là, maintenant. Je fonce, j'enclenche le pas, rapidement, dans un excès d'intuition et d'émotion brute, en direction de ce personnage troublant.

Me voilà à présent devant elle, les bras tendus, debout, et au dedans de moi, le corps est à genoux, l'humilité la plus totale....

Wow...qu'est-ce que tu as mangé Nanou pour te retrouver dans un état pareil! Vas-y, fais-le, fais-le... Et puis voilà, il faut que çà sorte, comme si je gardais çà depuis des années:

"Pardonnez-moi de vous déranger comme çà. Mon anglais n'est pas terrible, vous m'en excuserez. Je voulais simplement vous dire que JE VOUS AIME!!!!"

Et dans un élan de synchronisme totale, nous voici dans l'étreinte, enlacées tendrement, ne formant qu'une seule femme, oui, je vous le jure. C'était comme çà, l'une dans l'autre, à l'image des meilleures amies du monde qui se sont perdues depuis longtemps et se retrouvent enfin.!Mais je suis certaine que vous pensiez autre chose...

Ouf. Quelle histoire...

Je découvre qu'elle est heureuse. Sa vie dans l'au-delà continue, sa personne a grandi, s'assagit. Près d'elle, son compagnon, un homme mûr, d'un calme incomparable nous observe sans mots dire. Puis, je me fais sortir de mon voyage assez brutalement par... la sonnerie de la porte!

Désolée d'interrompre votre lecture...

Il m'est impossible de raconter la suite car je suis maintenant réveillée!

lundi 5 octobre 2009

Détente visuelle

Vous vous rappelez de moi j'espère? Mais oui, c'est moi Bernard, le petit dernier de la famille. Étant donné que chacun est unique, moi je fais des choses très drôles. Je suis un petit doux, ça n'en doutez pas. On dit que je suis très sociable et qu'en un rien de temps je serai apprivoisé.


Mais lorsque je suis un petit peu craintif, je m'en vais me réfugier derrière ma roulette et je fais le mort, écrasé comme une crêpe avec les 4 pattes sortis! Ça fait rire Nanou et j'avoue que c'est assez comique. Ça fait partie de mon charme!


À présent, voici un des petits videos préférés de Nanou qu'elle a spécialement sélectionné pour Zed, Rainette, Grimimi Sue ainsi que pour tous ceux qui aiment les chats. Décidément, le langage "chat" est très sophistiqué!







vendredi 2 octobre 2009

Merci la vie

Il y a presque 4 ans maintenant, j'ai eu un grave accident de voiture dont je suis miraculeusement sortie indemne, sans aucune égratignure, et ma vie en fut changée à tout jamais. Pas un seul soir, pas un seul matin ne se passent sans que je remercie le ciel d'être encore en vie. Je me suis dit que si Dieu m'accordait ce privilège c'est que j'avais sans doute encore beaucoup à donner, apprendre et comprendre de la vie.

Beaucoup d'atrocités sur cette belle Terre et, on ne sait pas ce que l'avenir réservera à tous ces petits enfants , ces trésors grouillant autour de nous, encore au matin de leur vie.

Mais je sais à présent, dans mon coeur, que la force du bien et de l'amour sauront toujours surpasser celle de la haine et du mal. J'en suis profondément convaincue. Des gestes simples se transforment en véritable prière. Sans s'en rendre compte, les gens qui posent ses gestes irradient et contaminent les autres, pour le plus grand bien de tous, réunissant tout ce beau monde en une seule personne. Mercredi soir, une inconnue a allumé une chandelle pour mon Fafouin.

À cette inconnue, je dis merci, merci...

Et à vous tous, si présents et fidèles,
je dis aussi merci, merci...
J'ai beaucoup de chance de vous connaître
Et vous embrasse tendrement.

Merci la vie!





mardi 29 septembre 2009

Pas le temps

Je ne trouve pas le temps d'écrire. Beaucoup d'interventions passées, beaucoup à venir pour mon grand garçon. Simplement, envoyez-lui de belles pensées afin que tout se passe bien. Il en a grandement besoin. Je garde ma force mais ma peine est immense.Yang me supporte, mes amies aussi, je ne suis pas seule...

J'en profite aussi pour envoyer un message d'amour à Miss Lulu qui vient de perdre un être cher.


jeudi 24 septembre 2009

Juste pour rire

Je n'ai pu m'empêcher.
Rire libérateur
Rire, quel bonheur
Petite vie
Comme je m'en ennuie...
En espérant que ce rire
Vous soit communicatif
Allons, rions tous en coeur
L'humour, je ne peux m'en passer
Je suis un clown aussi
Mais ça
Vous ne le saviez peut-être pas...

Tendresses

Nanou xxx


mardi 22 septembre 2009

Se tenir...

Signalement retenu... Signalement retenu... Aujourd'hui.

Hier et à ma demande, rencontre obligée avec agent de probation, présidente du comité des usagers et moi-même. Semaine dernière, police, dénonciations, avocat de la Couronne, avocate de Fafouin, tout ce beau grand monde a été contacté et ébranlé par la vague Nanou.

Je suis en contact avec mon garçon. Pas drôle mais, contacts réguliers. Sans entrer dans les détails, au fond, il veut que je fasse quelque chose. Il me montre des choses qu'il ne devrait pas afin d'observer ma réaction. Il sait que je ne resterai pas sous silence. Je lui ai dit. Toujours très franche avec lui.

-Tout ce qui pourra nuire à ta santé et ta sécurité sera immédiatement dénoncé Fafouin.

-Huhumm...

Me répond-il d'un ton conciliant.

Une intervenante me contactera d'ici environ une semaine pour la fameuse "Évaluation". Hum, ça me rappelle l'été 2006... On s'entend que la dame a intérêt à avoir de l'allure et se tenir les fesses serrées?

Aux signalements, ils savent que j'ai de l'expérience:

-Si vous n'êtes pas satisfaite de la TS, vous pourrez en informer la responsable du comité des usagers.

-Soyez-en assurée et toutes mes réunions avec les travailleurs sociaux seront OBLIGATOIREMENT assistées par la responsable du comité des usagers.Vous savez, j'ai déjà porté plainte contre une intervenante et j'ai gagné ma cause.

...

Bon. Je me rends compte que j'ai vraiment, mais vraiment plus de patience. Évaluation, d'accord, mais pas à n'importe quel prix. Et là, je ne suis pas à bout et fatiguée comme il y a 3 ans. Je fais du gym, des marches rapides à tous les jours et mes 400 brasses dans la piscine. Je n'accepterai aucune critique qui pourrait se retourner contre moi, aucune!!!! Seuil de tolérance ZÉRO. Celle qui a pris mon signalement le sait, tout le monde le sait. Je déplace BEAUCOUP d'air. On prévient tout le monde à l'avance, comme ça, pas de surprise...

L'intervenante qui aura le malheur de me demander si j'ai déjà passé un examen psychiâtrique, OUT!

Celle qui me fera faire "des petits devoirs", comme si j'étais une petite fille, OUT!

Celle qui voudra fouiller dans mon passé à la recherche de bibites qui n'existent pas, OUT!

Pas de négociation possible, j'aime beaucoup le commissaire aux plaintes...

Promesses de Nanou

à suivre...



dimanche 20 septembre 2009

Ma petite animalerie

Bonjour, je m'appelle Bernard et je viens tout juste d'arriver chez Nanou. Elle a eu un coup de foudre pour moi hier. Je suis le plus jeune de la famille. Regardez comme j'ai un beau nez rose... Je suis tout petit encore mais je vais grandir! Je file déjà à toute allure dans ma roulette!



Moi je m'appelle Tite Patte. Je suis un hamster chinois. Nanou m'appelle la mal commode car j'aime bien boxer avec elle avec mes petites pattes. Elle me dit toujours: "Une chance que tu as de belles grosses bajoues blanches!"




Je m'appelle Mlle Kiki. J'étais très très peureuse lorsque j'étais petite. Il en a fallu du temps pour m'apprivoiser mais maintenant je suis une grande fille sage...J'adore me faire prendre! Nanou m'aime beaucoup...



Bon. Moi, mon nom c'est Stéphane. Yang m'a sauvé d'une mort certaine car j'ai juste une oreille.
Personne ne voulait de moi. Mais, Yang savait que je plairais à Nanou et il m'a offert à elle en cadeau. Depuis, c'est le bonheur total ici...



Oui oui, c'est toujours moi, Stéphane. Regardez comme j'ai grandi! Nanou m'appelle son gros patapouf. Elle trouve que je ressemble à un petit suisse.




Mon nom c'est Doris et je suis une petite souris. Moi, c'est Nanou qui m'a sauvée. Des jeunes qui jouaient dehors voulaient me jeter dans un égout. Une chance qu'elle était là. Elle m'a dit: "viens, on s'en va dans la maison des animaux."



Bonjour, nous sommes de petits pinsons mandarins, Arold et Maude. Arold, c'est moi avec les belles joues oranges et Maude, c'est ma compagne. On chante pas très bien mais Nanou nous aime comme ça. Une compagne de Chatou, la soeur de Nanou, ne voulait plus de nous, alors, on s'est retrouvés ici.



Mon je m'appelle Oreo, je suis un rat, oui oui, un rat! Jai l'air de rien comme ça mais je suis tellement gentil, si vous saviez. Et je donne des petits becs tout doux! Là où je demeurais, ça sentait la fumée de cigarettes et il y avait trop d'animaux. Je suis bien mieux ici...



Moi mon nom c'est Adèle mais je pense que vous me connaissez déjà. Mon premier maître m'a échangé pour payer son loyer. La propriétaire avait un chenil. J'ai demeuré dans sa maison pendant un mois mais elle ne voulait pas trop s'attacher à moi. Alors, Nanou est venue me chercher. Depuis, c'est l'amour fou...

jeudi 17 septembre 2009

Protection de l'enfant, connais pas...

Ce billet, étant la suite de celui-ci, continuons:

L'article suivant , très représentatif de la réalité, a été écrit il y a 2 ans. Il semble pourtant que depuis ces deux dernières années , rien de vraiment tangible et significatif n'ait été entrepris, parole de maman qui a dû placer son jeune en centre pendant deux longues années.

Lorsqu'on parle de la Loi sur la Protection de la Jeunesse, on parle de mesures "d'exception" et non de mesures de "prévention". Nuance, problème no 1 .

De plus, en rajoutant La chartes des droits et libertés de la personne on aura toute une explosion de non sens. , problème no 2.

Je l'ai vécu avec les fugues répétées de mon fils l'an dernier: "maman, c'est tellement facile maintenant de sortir." C'est le système au complet et la loi qu'il faut réviser du tout au tout. Ces mesures sont totalement désuètes et tout à fait inappropriées à la réalité de ce que vivent nos jeunes en difficulté.

Été 2006

Ce que je souhaitais pour mon fils, c'est un support de prévention efficace et solide et des gens qui écoutent vraiment ce que j'ai à dire. Quelle illusion... Après plusieurs signalements stériles avant 2006, un seul a retenu l'attention à l'été 2006 mais j'ai pédalé et gueulé. Heureusement, j'ai eu la chance à l'époque d'avoir avec moi un duo de policiers fantastiques . On ne les a pas lâché au téléphone, durant presque deux heures. Signalement retenu. Dans les semaines qui ont suivi, évaluation par une petite jeunesse qui n'avait pas d'enfants, tirée à quatre épingles et qui refusait de me donner de la crédibilité. Un jour, j'ai dû lui dire:

-Pour que je sois crédible à vos yeux, je pense que je vais vous recevoir un bon matin en robe de chambre et en talons hauts, les cheveux pas lavés, avec une caisse de bière sur la table, comme ça, j'aurai plus de chance de me faire écouter!!!!

J'étais épuisée, mon fils avait des difficultés, manquait l'école. Je ne pouvais plus pour l'instant le reprendre avec moi. Le père lui, l'a repris... Dans le bureau de la petite demoiselle, j'ai mis mon poing sur la table lorsqu'elle m'a annoncé, après sa petite évaluation et bien calmement, que la sécurité de mon garçon n'était pas compromise et qu'elle fermait donc le dossier:

-Il faut vous contrôler madame.

-Non, je ne me contrôlerai pas!!!! Je vous dis que le père est violent et que mon fils est en danger, comprenez-vous ça????

-Le papa nous a assuré que ça ne se reproduirait plus, que c'était un incident isolé. De plus, il a décidé de s'occuper de son fils. Il y a donc un parent pour s'occuper de lui. Pour le moment, sa sécurité n'est pas compromise. Je ferme le dossier.

-Il va recommencer, il va recommencer, et mon fils a des difficultés!!!!

-Elle n'arrêtait pas de me ramener le conflit parental, à la source du problème. Je croyais devenir folle. Elle fonctionnait comme un robot, sans coeur...

-Vous pouvez être certaine que je ne vais pas laisser les choses aller comme ça!!!! Tiens, j'aurais envie d'écrire une pièce de théâtre avec tout ce que je vis ici!!! C'est insensé!!!

-Je vous comprends mais nous fonctionnons avec des lois. Si ça se reproduit, vous nous rappellerez. Allez voir votre avocate...

-Alors vos lois sont pourries!!!!!

Et je suis sortie en rafale... Un mois plus tard, le papa récidivait, je portais des accusations de voie de fait contre lui et mon fils entrait en centre. Bravo... Le mal était fait. Là, on pouvait s'occuper de lui... Je vous épargne pour le moment tout ce qui a pu se passer durant son placement.


Février 2008

On parle de "l'intérêt de l'enfant", ce terme, bien que protecteur au départ, a été utilisé à toutes les sauces, si bien qu'il représente en ce moment une réelle nuisance pour la sécurité du jeune. Je m'explique: lorsqu'un père vient d'être acquitté pour voie de fait parce que son jeune a refusé de porter plainte contre lui, lorsque ce jeune a été manipulé par ce dernier qui lui a doré la pilule en lui affirmant haut et fort:" Je vais te sortir du Centre moi", lorsque ce parent fait une demande de garde légale tout juste après son acquittement alors que le moment n'est , de toute évidence, pas approprié du tout, que l'équilibre de mon garçon est encore très fragile, que je proteste auprès de la TS de mon garçon, que cette dernière a le pouvoir de faire arrêter ces procédures dans ce que je juge le gros bon sens et "l'intérêt" de l'enfant, que cette démarche est par la suite encouragée par les intervenants au dossier sous prétexte que c'est le choix du parent, qu'il est libre de le faire et que c'est "son droit", que, de plus, mon fils a choisi de son plein gré de retourner chez son bourreau, qu'il faut respecter "sa décision" dans "son intérêt" et bien, je pense que le problème est extrêmement grave...

"Tout enfant a droit
à la protection,
la sécurité et à l'attention
que ses parents
ou les personnes
qui en tiennent lieu
peuvent lui donner.
Tout être humain
Dont la vie est en péril
a droit au secours"

Charte des droits et libertés de la personne, art. 39Source de l'image; Logo des Centres Jeunesse du Québec


mardi 15 septembre 2009

Les signalements, mode d'emploi

Billet amélioré et plus explicite, 17 sept.2009

Pour faire un signalement tout à fait crédible et réussi à la DPJ, vaut mieux avoir obtenu au préalable une maîtrise en psychologie et faire partie du Barreau du Québec.

Voici un tout petit "échantillon" d'une discussion que j'ai eu avec une personne que je respecte beaucoup, qui défend mes droits et ceux de mon jeune au comité des usagers du Centre-Jeunesse et qui est franchement, tout aussi découragée que moi.

-Est-ce que vous leur avez dit ceci, cela...?


-Bien sûr! Les lois et critères, je les connais par coeur vous le savez! Pour que la sécurité et la santé d'un jeune soit menacées, il faut entre autre que le parent qui en ait la garde soit dans l'incapacité de subvenir au bien-être physique et moral de son enfant, qu'il soit dans l'impossibilité de le faire ou qu'il ne prenne pas les moyens qui s'imposent pour régler la situation!

-Et de quelle façon vous leur avez dit?

-Je leur ai dit que le père était dans l'incapacité totale d'assumer son rôle de parent gardien et qu'il ne prenait aucun moyen pour régler les problèmes existants.

-Bon. Là, il vont dire que vous portez un jugement.

-Quoi??!!!

Ça me met hors de moi, je fulmine. Il semble que j'ai trop vite oublié et pourtant j'ai l'expérience. Je juge, je juge...L'enfer, tiens, je me revois déjà, crucifiée par les travailleurs sociaux de cette chère et sainte DPJ... Et je me rappelle comment on a, par le passé, mis une croix sur ma crédibilité parentale:"Conflit parental grave, telle était la cause de tous les maux de mon garçon". Le papa avait et, a encore de gros problèmes de violence. J'aurais dû me sentir coupable de vouloir protéger mon fils? Afin d'éviter les conflits? Bien sûr que je me battais, bien sûr que je ne me laissais pas impressionner par lui. Comment peut-on éviter les conflits avec un homme violent? C'est d'une évidence! J'ai même porté plainte contre lui au criminel parce que mon fils ne voulait pas le faire lui-même! Excusez-moi si je prends mes responsabilités...

Bon, je n'ai pas le droit de dire que le père est négligent car "je juge" et si "je juge" attache-toi bien ma fille, tes tourments ne font que...commencer. Si encore j'avais affirmé haut et fort que le papa était un salaud, un écoeurant, on pourrait comprendre, on s'entend? Je ne l'ai jamais fait pourtant, alors, venez m'expliquer? On s'enfarge dans les fils du tapis. Et pendant ce temps-là, je patine pour essayer de décrire le mieux possible ce qui se passe actuellement. Pas grave, j'en ai vu d'autres et je n'ai pas froid aux yeux. Et tiens, autant vous le dire, j'ai déjà porté plainte contre une intervenante de la DPJ pour harcèlement et incompétence et j'ai gagné ma cause! Bon, restons calme...

- Eux, il veulent avoir des faits, il faut vous limiter aux faits.

-D'accord, expliquez-moi, je pense que j'ai oublié...

-Alors allons-y comme suit: votre fils vous dit que son père l'a mis à la porte. Vous avez su qu'il couchait à droite et à gauche et quelques fois dans les abris d'autobus.

¨¨

C'est là que les études en droit et en psychologie peuvent être d'un grand secours...Parce que lorsqu'on fait un signalement, on doit se transformer instantanément en un être parfait et absolument irréprochable en plus de gérer à la perfection nos émotions, se contenir sur tous les plans et surtout, détenir l'art de ne pas juger...Et j'ajouterais à ça " Le dictionnaire des termes et phrases acceptés aux signalement de la protection de la jeunesse" afin de s'assurer qu'on ne reçoive pas une brique sur la tête lorsqu'on tente de protéger son jeune et qu'on fait son devoir de parent responsable...

dimanche 13 septembre 2009

Merci...

Aujourd'hui, certaines choses que j'ai appris m'ont renversées et chavirées. Mon fils est maintenant rendu tellement loin dans ses agissements. Je sens tout le mal pernicieux que la drogue et la boisson peut produire à long terme sur sa santé physique et mentale. J'ai perdu le contact avec lui, car IL a perdu le contact avec la réalité, ce n'est plus mon Fafouin. Vais-je le retrouver un jour, je l'espère mais, pour le moment, il n'est plus là.

La force, on la trouve, d'abord pour se respecter soi-même et se maintenir hors de l'eau. Puisqu'il aura besoin d'un parent fort et heureux lorsqu'il se réveillera de son cauchemar, parce que je l'aime d'un amour hors temps, que j'aime profondément la vie et tient à ce qu'il le sache, qu'il le ressente, encore et encore, afin qu'il puisse de nouveau regagner cet espoir que, tout est possible. Parce que j'ai la foi et que je souhaite la lui transmettre, que lorsqu'il sourira de nouveau, je serai là à ses côtés à lui sourire tendrement, lui prendre la main. Lui dire enfin que la vie est belle lorsqu'on sait par quel bout la prendre.
J'ai la chance d'être entourée d'un bon conjoint et d'amies sincères qui me supportent.

Et j'ai le bonheur de vous avoir aussi et sachez que vous m'inspirez tous, lecteurs assidus, mes amis, par votre générosité, votre chaleur, vos bons mots. J'en suis vraiment, et sincèrement, profondément touchée.

À vous tous que je porte en mon coeur, merci, merci...

Mon impuissance à t'aider mon grand, mon impuissance...
J'entends Brel ce soir....

Mais encore plus celle-ci que je chante souvent pour toi en silence.

jeudi 10 septembre 2009

Une foi à toute épreuve

Je tente de mettre un mot sur ce sentiment intérieur de paix qui m'habite, cette assurance indéfinissable, à toute épreuve, envers et contre tout ce que peut vivre Fafouin actuellement. Drogue, boisson, délinquance, décrochage, vol... Rien n'est à son épreuve. Je pourrais m'enfoncer dans un mode survie, brouiller du noir à chaque instant, m'inquiéter à outrance, visualiser le pire scénario et, qui pourrait bien me le reprocher? Pourtant, il n'en est rien. Non pas que je refuse de voir la réalité, là, en ce moment, comme elle se présente... Elle est, voilà. Et bien en haut, accroché à la vie, se trouve mon fils, d'une force intérieure à toute épreuve, d'un charisme déconcertant, d'un courage irréprochable. Mais oui, assurément, la foi en lui ne me quittera jamais.

Il y a plus d'un mois, il fallait agir vite, très vite, afin d'ébranler le cerveau endormi d'un parent qui en a pourtant pris la charge et qui refusait de prendre ses responsablilités. Fafouin a passé une partie de l'été dans la rue, à coucher chez l'un, chez l'autre. Et puis, vint cette nuit où, déchirée, j'ai dû lui refuser le gîte. Comment ai-je fait pour ne pas flancher, lorsque, du haut de ma fenêtre, je le regardais, accroupi sur le bord de la clôture, pleurant à chaudes larmes. Douleur de maman indéfinissable, insupportable. Assez, c'est assez...

Depuis ce jour, désert de communication. Rien à faire, il refuse de me parler. Très bien. Alors, laisse-lui le temps de décompresser, de maturer, de vieillir, laisse-le lui ce temps...

Tout juste un petit 5 minutes, il y a deux semaines. Ça sonne à la porte....

- Je viens chercher mes souliers...

-Pas de problèmes...Vas voir sur ton bureau, je t'ai gardé une promotion pour le gym, je sais que tu veux te ré-inscrire.

-Laisse-le là.

- Je garde aussi les offres d'emploi chaque semaine...

-Je vais me débrouiller tout seul.

-Comment vas-tu?

-Bien.

- T'as pas retrouvé ton beau sourire?

-Non.

Puis, il prend ses souliers et se dirige vers la porte.

-Prends bien soin de toi, je t'aime tu sais...

-Moi aussi...

L'essentiel quoi. Faut être très heureux avec ça. Respire, respire, tout va bien...

Puis, il y a ce rêve magnifique dans la nuit suivant la courte rencontre:

Yang, Fafouin et moi sommes en voyage. Nous désirons atteindre la plage mais je ne vois pas d'accès. Je décide d'emprunter un chemin privé pour y arriver. Quelle joie! Nous sautons tous les trois dans la mer et nageons avec aisance. Mais voilà, nous sommes maintenant trop loin, la mer si dense nous emporte vers le large. Je sens pertinemment qu'elle est trop forte pour nous. Un sentiment de panique s'empare de moi pour aussitôt laisser place à une assurance inconditionnelle. C'est donc avec mon plus beau sourire que je crie: " Allez, venez, nous allons regagner la rive!"
J'ai toujours en vue Fafouin mais, en aucun cas, il doit sentir qu'il y a du danger pour sa vie, sans quoi, il risque de sombrer, paniqué. Nous regagnons donc la rive, sains et sauves. De vrais miraculés, ça c'est certain... Puis, à Yang:

-Tu sais, nous étions condamnés à une mort certaine, mais je n'ai rien dit. J'aimais mieux ne pas ébranler votre confiance intérieur.

-J'étais conscient aussi du danger.

-Alors, toi aussi? Et tu n'as rien dit?

-Non. J'ai réagi de la même façon que toi.

Alors, nous étions deux à guider dans l'invisible ce Fafouin d'amour, dans cette mer pourtant agitée et sans espoir. Dans la noirceur du lien à peine perceptible, se trouve un amour encore plus grand que tout...Courage mon grand, tu t'en sortiras...






dimanche 6 septembre 2009

Une journée aux pommes

Coucou, c'est encore moi! Mais non, je ne suis pas une peluche, je suis un vrai chien. Aujourd'hui, je suis la mascotte qui attire les clients. Venez cueillir de belles pommes!


Super, je peux gambader à ma guise avec Yang dans les champs remplis de belles pommes!

Je suis une petite chienne vraiment heureuse aujourd'hui...


Oh, c'est difficile, mes petites pattes ne sont pas assez longues!


Une petite pause tendresse...mais, qu'est-ce qu'il y a là-bas?


Mais oui je peux toucher, j'ai la permission!
Ce sont de beaux raisins qui servent à faire du bon vin.


Çà c'est pour Pur Bonheur. En revenant, on faisait les boutiques d'antiquités et c'était devant le magasin. Je veux lui montrer que je sais faire du cheval...


Il y avait aussi une jolie charette avec des gens d'un autre temps assis dedans. J'ai pensé que çà ferait un plus beau portrait si je me faufilais entre les deux.Que voulez-vous, c'est ça la vie d'artiste! Nanou se contorsionnait pour me garder en équilibre. La pauvre...


Puis, on est revenu tranquillement en empruntant de belles petites routes. Les arbres formaient un petit pont au dessus de nous. C'était magnifique...


J'ai passé un superbe journée! Comme c'est beau le Québec!


Photos/copyright/nanoulaterre.blogspot.com/sept.09





vendredi 4 septembre 2009

Pour Cryzal


Je te réchaufferai...


Adèle xxx







mercredi 2 septembre 2009

Énigme du jour



Zoom





Lequel est le peluche? Mystère...








lundi 31 août 2009

Le temps d'être transportée

Depuis ma tendre jeunesse
Elle m'a toujours fait chavirer
Avec sa voix chaude et rassurante
Toute petite
Je me suis laissée bercer
Pendant des heures
Au son de ses 78 tours
Patti Page...
Et voici mon coup de coeur,
Son interprétation de...

Pour ma petite maman d'amour
Qui m'a fait découvrir
Tout un monde en musique,
Pour toi Papa, disparu et si fragile,
Pour mon beau Fafouin
Que J'aime plus que tout,
musicien et artiste dans l'âme,
Pour mon apaisant Yang,
Pour mes tendres amies fidèles,
Fortes, droites et braves,
Bouda, Rosie et Manou,
Et pour vous tous
Qui prenez le temps
De venir me lire
Et que j'apprends chaque jour
À découvrir et à aimer
Un clin d'oeil d'amour
Et d'amitié...



jeudi 27 août 2009

Et Cléopâtre rugit...



Cro-Magnon


Épisode no 1



Connaissez-vous un homme de cro-magnon?

Moi si...

Le terme est très péjoratif mais quand on voit aller le spécimen, on comprend tout...

Donc, l'homme de cro-magnon travaille au comptoir familial de la ville voisine à la mienne. Difficile à décrire, c'est un espèce de cro avec un mélange Elvis Gratton gonflé à l'hélium. J'exagère si peu... Il semble être le gérant de la place (en plus). Étant donné que je vais souvent faire mon petit tour, j'ai pu l'observer à maintes reprises. En apparence, il semble être assez efficace, gueule fort avec une grande maîtrise de la situation. Jusque là tout va bien. Par contre, j'ai dû récemment négocier un prix avec lui pour deux belles chaises style art déco. Horreur. Mais quelle chance, un employé vraiment gentil, correct, cultivé et bel homme en plus (je ne sais pas ce qu'il fait là lui!) est venu rétablir l'équilibre face au trop plein de neurones s'échauffant dans mon cerveau.Voici la conversation, il y a un mois...

- Elles sont combien vos chaises?

- $ 60.00 pour les deux ou $ 35.00 la chaises.

Je réfléchis. je trouve ça un peu cher quand-même. Après tout, on est dans un comptoir familial. Cro-Magnon avait disparu. Le bel homme gentil vient vers moi et me dit:

-Puis, il vous a fait un prix?

-Oui, mais je trouve ça un peu cher. Je les aurais bien pris pour $ 50.00 les deux.

- Il faut aller le voir et négocier avec lui, il va descendre son prix.

Yang mon conjoint avait le nez dans les livres et n'a rien entendu de tout ça. Je me dirige donc dans l'anti-chambre. Le monsieur gentil m'accompagne. Détestant négocier, je me lance quand-même:

-Bon. Je suis prête à vous les prendre pour $ 50.00 les deux.

C'est là que ça commence à se gâcher... Avec le "tu" gros comme ma main, Cro-Magnon réplique:

- J'sais que t'as des "bins" beaux yeux mais çà marche pas avec moi.

Je rêve, incroyable. Pincez-moi quelqu'un... Étant donné que je me sens définitivement plus brillante que lui et que j'ai affaire à un vrai épais sans retenue, je décide de rester calme, sans perdre les pédales. Alors, avec un sourire bien posé de madame mûre, je lui dis:

-Pauvre monsieur, je n'ai pas de temps à perdre à négocier avec mes yeux. Alors, $ 50.00. Vous me les laissez ou pas?

Et le beau monsieur gentil de réagir:

-Marcel, fait attention, son mari est là!

( Bien oui, le gros méchant loup, mon sauveur! Je ne peux rien faire sans lui!)

-Ne vous inquiétez pas, je suis capable de me défendre toute seule.

La conversation étai tellement stéréotypée. J'imagine mal Yang en train d'accourir pour protéger sa belle en détresse, "pôvre" de petite moi qui ne sais pas se défendre toute seule! Il connaît mes grandes capacités en la matière Yang, heureusement...



Je m'adresse à Cro-Magnon:

-Alors,vous les prenez ou pas mes $ 50.00?

Et le gentil monsieur:

-Écoute Marcel, en plus, y a une chaise qui est un peu tachée, franchement!

Et moi de renchérir...

-Bien oui, franchement...

Il hésite un instant, nous regarde, et, l'air penaud, lance:

-OK, $ 50.00...

Comme s'il venait d'essuyer une grande défaite militaire. Il aurait pleuré, ça aurait fait la même chose. Puis, en se calant davantage, il rajoute:


-Ouin mais, t'as-tu l'argent??? C'est-tu ton mari qui paye???

Sans commentaires... Pauvre, mais pauvre type minable. Cruchon. Alors avec mon plus beau sourire:

-Ne vous inquiétez pas, je suis une grande fille autonome et je gagne très bien ma vie...

Il me demande de le suivre dans l'arrière boutique, là où il n'y a personne. On est donc seuls tous les deux... Il en avait tellement gros sur le coeur le pauvre...

-Aye, tu sais, moi y faut que je paye mes homme pour aller chercher les meubles. Pis là, j'vas être 10 piastres en dessous! Çà fait 3 fois que je refuse de les laisser à ce prix-là, pis avec toi j'ai cédé...

Il a cédé, pauvre tit pite. Voyons donc toi...

-Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise? C'était votre décision. Je ne vous ai pas tordu le bras. Puis je vous fait remarquer qu'ici ce n'est pas une boutique d'antiquité mais un comptoir familial. Bon, les prenez-vous ou pas mes 50.00$?

Puis là, me regardant droit dans les yeux, il n'en pouvait plus. Je sentais l'homme animal qui n'a aucune volonté de retenue. Il est tremblotant, salivant, comme s'il était en train de faire LA révélation de sa vie, le grand aveu du siècle quoi. Une situation très dangereuse que j'aurais assurément évité si j'avais été totalement seule avec lui.

-Écoute, j'te trouve pas mal belle, çà fait longtemps que j'veux te le dire.

Wowww. On arrête tout ça là et vite. "Clanche" ma fille...

-Bon, je viens souvent ici...

-Oui, je sais...

J'attaque avec mon plan A:

-Alors, vous avez intérêt à vous comporter correctement et marcher droit avec moi, compris? J'espère que je suis claire?

-Oui.

Je lui donne son argent, prends les chaises et m'en vais...



Cro-Magnon

épisode no 2


Un mois plus tard...

Yang et moi étions au comptoir familial, samedi dernier. Lui dans ses trucs électroniques et moi dans les pots à fleurs. Si Cro-Magnon apparaît et ose dire un seul mot de travers, je l'attends avec une brique et un fanal. Mais il n'est jamais là le samedi, alors... Mais au même moment, que vois-je planté là devant moi en levant les yeux? Cro-Magnon...

-Tiens si c'est pas la belle Cléopâtre!!!

Une phrase de trop, malheureux cruchon. De plus, il avait ce petit air fendant de celui qui se croit tout permis. Cro-Magnon venait de se planter pas à peu près... Je passe donc au plan B...

-Bon, écoute-moi bien toi, ÇÀ VA FAIRE!!!! C'est ASSEZ! Je vais aller...

-Mais, je fais juste te dire que t'es belle!

-C'EST ASSEZ!!!

De plus, il a vraiment l'air surpris, me croiriez-vous! Puis, il poursuit, le pauvre imbécile:

-Tu vas aller te plaindre à ton mari?

Quel idiot... Plan C...

-NON, JE VAIS ALLER JASER AVEC TON SUPÉRIEUR IMMÉDIAT!!!!

-Excusez-moi Madame....

-OUIN T'AS TOUT INTÉRÊT!!!!!

Étrange et fascinant à la fois de voir comment les comportements d'un pauvre crétin inconscient peuvent changer instantanément lorsque Cléopâtre hausse le ton.Vous auriez dû le voir. C'est comme si je l'avais giflé. Intérieurement il reculait de 10 pieds et rampait. Il avait l'air d'un petit chien abattu qui venait de se faire gronder, retournant timidement dans sa niche, en pleurnichant, l'air piteux et la queue basse...Tiens toi!

À suivre...




mardi 18 août 2009

Avant, après...

Avant la baignade!





Après la baignade...

Je suis une petite chienne très mal traitée, çà paraît non?

Poupou, Carbone, venez à mon secour!

Adèle






jeudi 13 août 2009

La liberté

Horriblement coincée dans mon intérieur, je n'arrivais pas à trouver les mots pour exprimer ce que je voyais, ce que je ressentais devant l'extrême souffrance de Jo et ma grande amie Rosie en miettes éparses, son coeur de mère qui crie, hurle de son intérieur, en un écho retentissant bien au delà de l'univers connu et inconnu. Là auprès d'elle, j'étais devenue une pauvre enfant innocente et sans expérience, ne sachant absolument plus quoi dire, ni faire... L'impuissance à son état pur... Elle est à bout, se traîne intérieurement et physiquement. Mais lorsqu'elle est auprès de lui, dans un élan de force incroyable qui vient de je ne sais où, elle retrouve toute sa grâce et son assurance, par amour pour son grand qui en a tant besoin. Silence... Je ne peux plus penser, un instant d'éternité...Un amour immensément grand, si grand...Et moi, je sais qu'elle crie au dedans. La tête basse, en cachette, je me prosterne devant elle. Saurais-je un jour arriver seulement au pied de sa cheville...Il n'y a rien d'autre à dire...

Et puis, il y a de ces choses qui se passent dans l'invisible, celles qui nous éclairent et donnent réponse à tout. Je parle des forces et amours qui relient indéniablement chaque être. Par pur hasard donc, à un moment où je ne cherchais rien, je suis tombée sur un texte merveilleux qui représente exactement ce que je n'arrivais pas à exprimer. Il s'agit d'un écrit de Camille Buttefly, auteur que je ne connaissais pas du tout. Bouleversée, je lui ai demandé l'autorisation de le publier dans mon prochain billet. Elle a accepté gentiment... Merci infiniment Camille...

Alors le voici, en silence, pour toi Jo et pour ma Rosie que j'aime tant...


Liberté

Je rêve de liberté
A en perdre tout espoir.
Je ne vois que les barreaux noirs
De ma cage forgée d'éternité.

Une lueur si douce mais pourtant
Si insoutenable de félicité
Que ma main tendue en imploration
Ne peut même d'un souffle, l'effleurer.

Je pense à ma détresse,
Ce mal-être dévastateur
En possession de tout mon corps.

Lui, si rêveur qu'une étincelle
L'envole comme un papillon
En quête de couleurs torrentielles.


Mais toujours survient
La chute éphémère de la mort,
Néant incommensurable que
Seule une âme épouse en un brasier sacré
Restaurant le trône de sa royauté.

Me perdre, telle est ma volonté.
De ce monde devenir aveugle.
De cette vie devenir infirme.
De la mémoire effacer toutes traces.

Dans un sommeil profond d'oubli
Plonger avec délice.
Espace de rien, semblant de liberté
Qu'une imagination meurtrie d'illusions
Ne songe même plus à fuir,
Refoulant sa quête en un tombeau profané.

Cicatrices immortelles,
Témoins d'un temps qu'elles ne peuvent effacer,
Emportant avec lui les murmures de mes larmes
Qu'une soif ne peut apaiser derrière ma prison.

Délivrance quand viendras-tu ?
Je ne suis déjà plus...

Camille Buttefly
mercedi le 24 mai 2006


Photo/copyright/nanoulaterre/sept. 2009






mardi 11 août 2009

Adèle en camping

Bonjour, je m'appelle Adèle, mais oui, vous savez, la petite chienne de Nanou la Terre? Disons que j'aime bien être auprès de mes maîtres. Je m'intéresse toujours à tout ce qu'ils font. Là, vous me voyez en train de faire du camping. Je ne vais pas très très loin, c'est dans la cour arrière de ma maison... C'est que mon papa Yang se pratiquait à monter sa tente et moi, çà m'intéressait de voir comment il faisait. Vous pouvez observer mon grand enthousiasme et ma grande curiosité... J'aurais souhaité l'aider, j'étais pleine de bonne volonté mais, je n'ai pas pu faire grand chose. Mon poil commence à pousser mais vous pouvez observer que ma toiletteuse m'a laissé une petite touche de féminité canine... Ma petite queue! Ma maîtresse l'adore... Mais ce qu'elle admire par dessus tout c'est ma pureté, ma bonté et ma grande générosité. Elle dit que je donne toujours tout mon amour, sans jamais compter... C'est sans limite. Mais moi, je ne m'en rends même pas compte car je vis toujours le moment présent et je suis heureuse ainsi. Quel bonheur...

Petite histoire dédiée à Touchatou xxx





lundi 3 août 2009

Accalmie

Bon çà y est. Je sais où il est. Enfin, il est en vie.

Mon Dimanche fut totalement improductif à tous les points de vue. Je me suis levée en larmes, morte d'inquiétude. Après le déjeuner et, la journée aidant et s'y prêtant à merveille avec sa petite pluie perpétuelle, croyant simplement m'assoupir un peu, j'ai dormi toute la journée! C'est bien pour dire, on a beau être en forme physiquement, à un moment, la fatigue et l'inquiétude nous rattrape et on a besoin d'un petit répit. Alors, le corps a parlé et au diable le reste, je me suis écoutée.

Pendant le week-end, tranquillement, j'avais fait ma petite enquête personnelle. J'avais laissé un message à un ami que Fafouin fréquente régulièrement. J'ai aussi contacté la maman d'un jeune qu'il fréquente et qui est à peu près dans la même situation que lui. Elle a été superbe et a pris des renseignements. Je sais qu'il a couché au moins une nuit dans une cabine d'autobus...

Finalement, Fafouin m'a appelé en soirée...

-Oui maman? Qu'est-ce qu'il y a? Je reviens et plein de mes amis me disent que tu es inquiète et qu'il faut que je te rappelle!!!!

Tiens donc...Il est insulté. Excellent....Je vais me gêner encore? C'est pas parce qu'il ne vit plus ici que je vais cesser de l'éduquer.

-Effectivement, je suis inquiète. Où est ton père?

-Je ne sais pas

- Bon. Oui, je suis inquiète. Cette semaine je te demande de me rappeler, tu ne le fais pas, ton père n'est pas là et je savais que ta blonde partait en camping vendredi. Et je sais que tu es dans la rue...

-J'étais parti avec ma blonde et ses parents. Je suis revenu hier soir. Et je repars mercredi prochain, jusqu'à Dimanche.

-Je te rappelle que t'as un rendez-vous important la semaine prochaine.

-Je sais, mais je vais le changer....

.....

-Ses parents sont d'accord?

-Oui!!!

Je ne vais pas plus loin car çà c'est une partie qui ne m'appartient pas. C'est à son père d'y voir même si je sais pertinemment qu'il n'y voit pas. Et si j'embarque là-dedans et m'en mêle, je risque de perdre le peu de contact que je maintiens avec le père pour mon garçon.

-Écoute, si tu ne veux pas que je te fasse honte en appelant tes amis, t'as simplement à me rendre mes appels, ou me dire où tu vas si tu pars pour longtemps, car je me soucie de toi et je t'aime, compris???

-Ben oui...

(J'espère que le message est clair...)

-Bon, tu sais que je suis à la maison. Çà fait un bout de temps qu'on s'est pas vu. Si tu as le goût de venir jaser un peu, tu es toujours le bienvenue...

-Oui, oui...Mais là faut que je te laisse...

-D'accord, je t'aime...

-Moi aussi ...

Aujourd'hui est aujourd'hui et demain sera demain. Il fait si beau. Je profite de cette merveilleuse journée de soleil sans trace d'humidité. Adèle est heureuse de sa petite marche de santé. Le nez au vent, une odeur subtile de fleurs caresse mes narines. Ne jamais oublier de respirer et de sentir la vie, toujours belle et prête à nous accueillir, les cheveux au vent.





samedi 1 août 2009

Mon fils où es-tu...

Çà fait un mois que son père l'a mis à la porte
Il a la garde légale mais demeure constamment dans le déni
Ne fait et ne fera jamais rien
Pour essayer de régler la situation
Profitant du système
Sans se préoccuper de notre fils
Çà n'a plus aucun sens
Je ne peux héberger mon garçon ici
Pour mille et une raisons sensées
Mais je n'ai pas le droit
De laisser la situation
S'envenimer de la sorte
Je suis allée de l'avant cette semaine
Ayant en horreur les zones grises
J'ai le devoir moral
De protéger mon garçon
Il est encore mineur
Et, ce que j'ai appris
Ne me réconforte pas du tout
Yang et moi
Avons décidé d'agir
Pour sa protection
Pour son bien-être
Car j'aime Fafouin plus que tout au monde
Et que Yang est très inquiet aussi pour lui
Je garde le cap
Sans m'enfoncer, jamais m'enfoncer
Pas le droit, ni pour lui, ni pour moi
C'est immensément important
Nous passons un beau samedi en couple
Yang et moi
Et, fidèle à moi-même
J'ai pratiqué ma marche rapide, mon gym et mes 400 brasses
C'est ma survie
Et nous voilà dans la balançoire
Yin et Yang
Dans le noir du soir si beau
Une bougie de citronnelle
Les variation Goldberg de Bach en sourdine
Puis Carla Bruni, j'adore...
Et peut-être Brassens, pourquoi pas
Mon sauveur...
Même dans les moment les plus sombres
Il pourrait réveiller un mort ce génie du bonheur...
Et, pour toi mon Fafouin
Espérant que cette sublîme chanson que j'aime tant
Puisse rejoindre ton coeur...

Je t'aime tant...