CROIRE QUE LES CHOSES SE PRODUISENT TROP LENTEMENT OU TROP VITE EST ILLUSOIRE. LE SYNCHRONISME EST PARFAIT. CHAQUE CHOSE ARRIVE TOUJOURS EN SON TEMPS... RIEN NE NOUS ARRIVE QUI N'AIT D'ABORD ÉTÉ SENTI ET PENSÉ. POUR CRÉER LE FUTUR, IL FAUT Y CROIRE SANS RÉSERVE.


Auteur inconnu

vendredi 24 juin 2011

Mon Québec, mon pays...



Bonne fête mon pays mes amours
Mon vent du fleuve
Ma neige et mes feux de joie
Mes gigues et reels
Au son du violon endiablé
Mes éclats de rires
À n'en plus finir
Mes petites gorgées de caribou
Mes fêtes et légendes
Et surtout merci
À ces ancêtres, mes racines
Qui ont fait de moi
Ce que je suis maintenant
Mon Québec, mon pays, mes amours ...

Nanoulaterre xxx



Mais, mais, écoute encore...

Imagine....

Cher Félix...


"Le tour le L'île"
Félix leclerc
arrangements de François Dompierre






vendredi 17 juin 2011

Deux femmes libres

En ce vendredi midi, nous nous sommes permis une petite escapade dans le cente-ville de Montréal, si courte, trop à mon goût. Il faudra y revenir.

Un bon diner tout près de la Place des Arts, au grand air, par un midi torride, chaud et humide. Ouf... Je n'aime pas le centre-ville avec cette tornade de monde mais, parce que c'est elle, j'y vais, sans broncher, pour la simple et bonne raison que je l'aime et qu'elle réussi à me faire oublier ce tourbillon dans lequel je ne suis pas habituée, ou, plutôt, dans lequel je me suis déshabituée.

En fait, il n'y a qu'en la compagnie de Femme Libre que je peux allégrement me retrouver en ces endroits. Elle est "centre-ville", je suis "champs de maïs", et pourtant, nous nous rejoignons, et, de plus en plus je crois, c'est aussi ça le bonheur...

Femme Libre, une personne que je respecte énormément et apprécie, de plus en plus. Elle est, comment dire, gentille, authentique, si belle comme femme et unique, oui, unique, je la mets dans mon petit livre.

De plus, nous avons eu la chance d'écrire notre petit mot d'amour dans le livre d'Or de Claude Léveillée, sur la même page en plus. Une parole qui demeurera dans l'éternité...








samedi 11 juin 2011

Léveillée et Piaf

Alors voilà
Quoi de plus à rajouter...
Poignant...
Ça me rentre dedans comme le vent du fleuve
Quelle poignée de bonheur
La musique, la créativité, la passion, c'est ça
On n'est plus là, on est, c'est tout...
Pour ceux et celles qui connaissent leur histoire
Pour mes amis de France
Pour mes amis du Québec

Nanoulaterre xxx







vendredi 10 juin 2011

Mon premier billet

Dans mon paradis

Dans mon paradis
Un jour tu viendras
Il n'y aura ni dieux ni diables ni anges
Qu'une source claire avec du lilas

Et un lit de paille au fond d'une grange


Claude Léveillée, 1964







C'était un 4 janvier 2008. J'ouvrais mon blogue pour la première fois et parlais de ma passion pour mon sapin et de lui...

Lors d'une émission radiophonique, en octobre de l'année précédente, un hommage lui était rendu pour son anniversaire. J'écoutais religieusement l'émission tissée de brides de vie, interviews, chansons, douces poésies et passions. Vautrée dans mon fauteuil, jetant un regard bienveillant sur mes arbres, savourant le vent venant danser au travers les branches, j'étais particulièrement heureuse. On pouvait lui écrire un petit mot. Il m'avait inspiré, je l'ai fait.

Comme la plupart de vous tous ici au Québec, je suis bouleversée.

M. Léveillée...
Une partie de nos racines
De notre âme
De notre culture
Disparait avec vous
Si vous saviez...
Nous vous avons tant et tant aimés
Pour vous aujourd'hui
Je dédie de nouveau mon premier billet...
___________________


Billet du 4 janvier 2008



Hommage à Claude Léveillée


Par un doux après-midi d'automne
Savourant du visage le rayon de soleil
Traversant la fenêtre de mon salon
Je me laisse bercer de cette voix,
Chaude, à la fois enveloppante,
Sécurisante, tellement sécurisante
Quel bonheur, encore, toujours,
Et je m'endors de sa paix...

Il m'est arrivé souvent, très souvent
De penser à vous
Comment se porte-t-il, que devient-il...

Et imaginer vous visiter
Simplement être près de vous
Me demandant...
Qu'est-ce qui lui ferait bien plaisir
Que pourrais-je bien faire
Pour lui rendre une parcelle du bonheur
Que j'ai eu à l'écouter.

Je me surprends à vous chanter ma préférée
Le navire de l'enfance
Afin de vous faire boire et goûter
À votre tour
Mais peut-être l'avez-vous déjà entendue...
Oui, je sais, c'est fou
Mais c'est à cause de vous.

Monsieur Léveillée,
Merci d'avoir été là en chansons,
En paroles, en tendresse,
Merci d'être encore là...

Nanoulaterre, octobre 2007

____________

Quel dommage, je n'ai pas trouvé en video "Le navire de l'enfance" Je me contenterai donc d'écrire le texte de cette merveilleuse chanson...


Le navire de l'enfance



Quand on entre dans la vie
On est seul
Seul sur son navire
Beau navire effarouché
Qui se lance en pleine mer
À l'assaut des soleils
Des bouts du monde
De celui, de celle qu'on aimera
Et qui sera pour toujours
Notre compagnon de bord

Viens ma mie je t'emmène
Je te prends
Je te fais mon lit d'amour
Viens ma mie depuis le temps
Depuis le temps que moi je t'attends
Belle amour attendue
Je t'emmène en cette mer
En notre mer
En cette nuit
En notre nuit
Moi qui t'aime tant

Quand on entre dans la vie
Bah... on est seul
Seul sur son navire
Beau navire effarouché
Qui se lance en pleine mer
À l'assaut des soleils
Des bouts du monde
De celui, de celle qu'on aimera
Et qui sera pour toujours
Notre compagnon de bord

Il arrive parfois
Que le ciel et la mer
Font tempête
Ne sont plus qu'un trou noir
Et on se tient à la barre
Et ça craque de partout, ça chavire
Ce navire, mon amour
Cette mer mon amour
Toi qui m'aime tant

Quand se calme la mer
Le ciel et la tempête
On se retrouve seul
Sur son navire
Désert, désert
Est le navire
On ne sait trop que faire
On ne sait trop que dire


Mais parce qu'en nous bat un coeur
Et sommeille l'espoir

On remet de nouveau les voiles
Et on reprends quoi?
La mer!
À l'assaut des soleils
Des bouts du monde
De celui, de celle qu'on aimera
Et qui sera tout à la fois
La vie, la mer, la vie!


Claude Léveillée

(extrait du disque "L'étoile d'Amérique", 1970)


Ne dis rien...





Le temps d'une chanson




...

samedi 4 juin 2011

Et le bonheur

Mais qu'en est-il du bonheur?

Tout simple au fond,
En mon âme est sa résidence
Chaque jour, en paix et libre
il y inspire profondément et lentement
Tout ce dont il aspire à l'intérieur
Et ces aspirations ignorent la fin
Puisqu'il en a fait une habitude solidement encrée
Si bien que le bonheur ne sent et ne peut souhaiter
Ni accepter rien d'autre

Mon âme désire, rêve, bouillonne ardemment,
passionnément,
Toujours, inlassablement,
Puis, en chaque instant, doit sélectionner...
Elle en a si peu à faire cette âme, de 24 heures,
Les jours sont ainsi faits.

Je souhaiterais vivre 150 ans au moins
Cela me donnerait le temps et la possibilité
De faire tout, vraiment tout ,
Expérimenter au centuple
Toutes les passions qui m'habitent
Encore plus, afin de vivre, goûter une seconde fois,
Et peut-être, une 3e fois si j'en ai la chance
Ce bonheur intense

Mais voilà que je n'ai d'autre choix...
Que de sélectionner, trier, privilégier
Un instant de bonheur plutôt qu'un autre
Afin d' y accorder toute la place...

Chaque jour, consacrer un temps précieux
À laisser le souffle du bien-être
Pénétrer en moi
Tout comme une drogue enivrante
J'y ai pris goût

Le temps, ce temps qui défile
Si lentement je le veux
En un silence bienfaisant
Et sécurisant
Tel l'histoire de toute une vie
Au ralenti...



P
our Herbert, Arabesque de Schumann Op.18

samedi 28 mai 2011

Une liberté retrouvée

Depuis le 16 avril dernier, le dieu d'en haut a décidé qu'il serait bon pour moi, m'accordant du répit et un bonheur retrouvé. On m’aurait dit un jour à quel point j’aurais été heureuse de retrouver enfin une intimité de qualité avec mon fils à l'intérieur d'un parloir de prison et je ne l’aurais pas cru. C'est pourtant ce qui se produisit. Sans rentrer dans les détails, peu après le 16 avril dernier, mon Fafouin fut transféré au centre de détention de St-Jérôme, pour sa protection.

Oui, un ange a décidé que s’en était assez, voulant m'offrir paix et repos, je le sens comme ça, une bonne étoile pour moi, un guide fantastique dans l’invisible. Qui que vous soyez, merci....E t je puis vous assurer, on m'aurait offert 1 million en échange d'un entretien poche et impersonnel à Bordeaux et, j’aurais refusé. J'ai donc eu droit à un dernier 5 semaines de pur bonheur dans la vraie dignité humaine. De belles rencontres, quelquefois intenses mais bien souvent magiques aussi.
J'ai craqué plus d'une fois, entre autre, en cet instant où il m'a montré son tatouage au bas de sa cheville droite, là où y étaient gravés pour la vie mes initiales et ceux de son père....

"Et pourquoi as-tu tatoué nos noms sur ta cheville???"

" Bin c'est parce que je vous aime!"

Je me sentais tellement idiote d'avoir posé la question, lui, répondant si spontanément. C'était d'une évidence...

" Et pourquoi la flèche vers le haut et vers le bas?" lui demandai-je.

" Bien c'est pour vous séparer!"

Doublement ridicule je me sentais. Nous sommes diamétralement opposés, son père et moi. Et lui, si lucide au fond ce Fafouin. En plus il l'a tatoué, à jamais...

Au même moment que mes larmes coulaient je me suis demandée comment j'y survivrais s'il nous quittait. C'était trop. Trop d'amour pour un coeur aussi fragile que lui. Et je puis vous assurer que jamais, au grand jamais auparavant, personne ne m'avait autant fait vibrer d'un amour aussi lucide et pur. Mon beau grand...

À suivre...


[Refrain]
Si tu es perdu tu peux regarder et tu me trouveras
Jours après jours
Si tu tombes je te rattrapperai, je vais attendre
Jours après jours


Time after time

REFRAIN
If you're lost you can look and you'll will find me
time after time
If you fall I will catch you I'll be waiting
time after time



Pour Fafouin xxx


lundi 23 mai 2011

Toujours là!

Un petit mot pour vous dire que je ne vous oublie pas et que j'y suis toujours. J'ai hâte de vous revenir. Beaucoup à faire. Mon fils sort demain... Je croise mes doigts. J'ai besoin de toute ma tête et mon énergie.

À tous, je vous fais la bise xxx


Nanoulaterre

lundi 2 mai 2011

Intermède félin...

À tous les amoureux des chats....


vendredi 22 avril 2011

Célébration de la vie

"Rien ne peut tuer l'esprit.
La flamme de vie qui brûle
En chacun de nous
Ne s'éteindra jamais.
Elle est appelée
À vivre éternellement
Et à répandre sa lumière
Pour dissiper les ténèbres
Qui assombrissent encore
Le coeur de l'Homme"

Auteur inconnu



"Le culte de l'Universel
Exalte et noue
Les richesses particulières
Et fonde
le seul ordre véritable,
Lequel est
celui de la vie."

Antoine de Saint-Exupéry



J'ai choisi cette version très lente du choral no 63
Parce qu'elle me procure une paix indescriptible,
Laissant son souffle chaud se prolonger en moi,
Buvant, savourant chaque temps, oui, chaque temps,
en de sublimes harmonies...
Chacun des temps nous est donné ,
Appuyé lourdement
Tel un ultime cadeau,
Généreusement...
Et en chaque temps, la libération, plus grande,
Un souffle chaud,
Miracle,
N'est-ce pas là une pure merveille...

Tendresse à vous tous

Nanoulaterre xxx



Passion selon St-Mathieu BWV 244
No. 63 Choral. " O Haupt voll Blut und Wunden"
Jean-Sébastien Bach




Pour Herbert ...

samedi 16 avril 2011

Comme un boulet de canon

Mardi dernier, je me croyais brave et forte. Pourtant, le dôme de la prison de Bordeaux m'est apparu comme un boulet de canon en pleine poitrine. Dès cet instant, j'ai su, senti... Non, cette fois-ci je n'échapperais pas à ma peine. Ce jour--là, le vacarme infernal dans les parloirs remplis à craquer, la chaleur suffocante et le manque d'intimité ont eu raison de mon humeur. Je n'ai eu ni l'envie de rester forte, pas plus que de garder le sourire ou de demeurer positive. Quand bien même j'aurais désiré de toute mon âme, je n'acceptais pas, c'est tout.

J'ai eu amplement le temps de réfléchir pendant un interminable 45 minutes d'attente, mon fils étant coincé derrière les plateaux pour le dîner. Aucun sens. Quand on pense qu'ils n'ont droit qu'à une seule visite par semaine, cloîtrés derrière les vitres de parloirs archi désuets. J'ai eu beau prendre de grandes respirations, tâcher de contenir le déferlement de larmes coincées dans ma gorge, rien n'y faisait. Je sentais que cette-fois-ci, je ne pourrais tenir le coup, même devant lui... Lorsqu'il arriva enfin, les traces de ma peine avait déjà marqué mon visage. C'est avec les yeux rougis que je l'accueillis. Un bonjour timide, à peine perceptible pour éviter d'éclater:

- Je te trouve très beau avec cette nouvelle coupe de cheveux...

-Merci! Et t'as vu mon tatouage?

Fafouin baisse un peu son chandail à la hauteur des épaules pour me montrer avec fierté le haut de son dos...

-C'est moi qui l'ai dessiné et ensuite on l'a reproduit! Il n'est pas encore terminé. Comment tu le trouves?

-Il est très beau, vraiment très beau Fafouin...

- Maman, mais qu'est-ce que t'as?

- J'ai de la peine. Je trouve cela extrêmement difficile de venir ici et de voir tous ces barreaux aux centaines de fenêtres alignées car je sais que c'est derrière ces barreaux que tu vis...

Les larmes coulaient à flot. Je n'en pouvais plus.

-Maman, pleure pas ici voyons!

______

À St-Jérôme, je savais que j'allais le visiter en prison mais les fenêtres des détenus n' étaient pas accessibles au visiteurs. Ce que l'on ne voit pas fait moins mal... Et puis, dans ce centre de détention à dimension plus humaine, nous avions de petites pièces fermées où nous pouvions avoir un contact de qualité, même au travers la baie vitrée.

Pendant ce 45 minutes d'attente, je me suis sincèrement demandée quel était le sens profond de cette souffrance qui m'était imposée bien involontairement, à travers cette peine indescriptible.

Mon fils ne fonctionnera jamais de façon normale, ne vivra jamais une vie normale tant et aussi longtemps qu'il niera sa difficulté. Fafouin souffre depuis longtemps d'un problème de santé mentale extrêmement difficile à traiter. Je sais ce qui fut et demeure lourd, de façon constante. Ce sont ces deuils perpétuels qui ne cessent de s'accumuler au fil du temps, des années. Et la vie me demande de m'adapter sans cesse, chaque fois, m'adapter vite, sans quoi la souffrance devient intenable.

Pourtant, mon fils au fond de lui est un pur et grand soleil. Je regarde parfois ses photos d'enfant en m'imaginant arrêter le temps, un moment de pure magie où rien de cet enfer ne serait arrivé. Ça me fait du bien de pouvoir me l'imaginer... Pendant quelques instants seulement, je veux que cela soit ainsi. Un peu de rêve, j'en ai tant besoin , j'y ai tant investi. De la vie et du temps de qualité que je tenais à lui offrir, il a pu bénéficier. J'ai eu le bonheur d'entendre ses premiers mots, voir ses premiers pas, le regarder jouer au parc, le sachant heureux, lui apprendre à nager, faire du vélo, l'encourager dans tout ce qu'il accomplissait et aimait. Du succès qu'il avait auprès de tous par son sourire si communicatif, son charisme, sa personnalité unique et si attachante, sa sensibilité, sa créativité. Il aurait terminé ses études secondaires, ne se défoncerait pas dans les drogues fortes et l'alcool, garderait simplement un emploi, n'aurait pas de casier judiciaire, ne se ferait pas défoncer le visage, ne cambriolerait pas, ne menacerait pas de sauter en bas de la fenêtre du 2e, ne mettrait pas sa vie en danger, ni celle des autres en faisant du 160 km/heure sur l'autoroute, sans permis, ne coucherait pas dans des bacs à recyclage ou des abribus. Il serait autonome et cela le remplirait de fierté. Comme dans tous ses rêves accumulés au fil des ans, il deviendrait vidangeur, pompier, policier, cascadeur, comédien, joueur de basket, technicien en animation 3D, briqueteur et, depuis peu, éducateur spécialisé. Et je l'accompagnerais tout simplement, l'encourageant dans ses désirs. Est-ce trop demander que de n'avoir que cet unique désir de voir son jeune autonome et fonctionnel, simplement?

Et lorsque les premiers symptômes seraient apparus, les éducateurs prendraient la chose au sérieux, me croiraient, m'accordant toute la crédibilité nécessaire au lieu de me taper sur l'épaule comme si j'étais une enfant, en m'affirmant que mon fils n'a rien. Au lieu de le réprimander en lui enlevant des privilèges ils insisteraient eux aussi pour l'envoyer en évaluation, étant donné les antécédents familiaux, et mon fils bénéficierait d'un traitement préventif qui l'aiderait à contrôler son impulsivité. Quel beau rêve...

Pourquoi faut-il attendre le fameux 18 ans alors qu'on sait très bien qu'à cet âge, le mal est déjà fait et les blessures, immensément profondes. Pourquoi, pourquoi... De peur de coller trop tôt une étiquette... En agissant ainsi, on prend la chance d'hypothéquer le jeune pour le reste de sa vie. Quand va-t-on un jour démystifier les problèmes de santé mentale, leur accorder toute l'attention qu'ils méritent et traiter tous ceux qui en sont atteints, jeunes et moins jeunes ,comme toute autre maladie, dignement et avec ouverture? Est-ce que j'ai une étiquette qui me colle à la peau parce que je suis asthmatique? Ma mère n'a pas d'étiquette "parkinson"collée au front et pourtant, elle en est atteinte. Lorsque je souffre d'asthme, je peux contrôler ma maladie en prenant des anti-inflammatoires combinés à un broncho-dilatateur. C'est merveilleux. Quelqu'un quelque part s'est occupé de moi, a pris mon mal au sérieux! Le diabétique peut contrôler sa maladie avec de l'insuline. Il a aussi cette chance d'avoir été entendu et soigné dans sa maladie. Il existe des enfants diabétiques et asthmatiques et on les traite, non!

Ici au Québec, les jeunes aux prises avec un trouble de personnalité limite sont complètement ignorés et laissés à eux-même. Pire encore, ils se retrouvent en grande majorité en Centre Jeunesse à l'intérieur duquel les éducateurs n'ont pas la formation adéquate pour les orienter et les diriger de la bonne façon. Par la suite , plusieurs se retrouvent dans les centres de détention provinciaux ou fédéraux. La grande majorité des personnes incarcérée souffrent de problème de santé mentale...

______


-Le médecin m'a prescrit du Séroquel.

-Ah bon, et à quel dosage?

-100 mg

-Et pourquoi t'a-t-il prescrit cela?

-Parce que je lui ai demandé!

-Mais Fafouin, le médecin ne prescrit pas de médicaments comme ça, sur simple demande!

-Mais oui maman, il s'en foutent les médecins ici!

...

Je me sens perplexe. Séroquel est un anti-psychotique qui sert à traiter la schizophrénie et à contrôler les épisodes maniaques et dépressifs du mal bipolaire. Mais, j'ai appris aussi de source sûre qu'il était employé aussi pour traiter le trouble de personnalité limite, ce qui n'est pas mauvais en soi. Mon fils ne me dit probablement pas tout...

Par ailleurs, est-ce possible qu'un médecin dans un pénitencier soit à ce point inconscient, au point de donner n'importe quoi à qui le demande? Je me pose la question.




- Fafouin, je t'ai vu à peine 15 minutes...

-C'est pas grave maman, tu reviendras la semaine prochaine!

Quelle capacité de résilience tout de même mon beau garçon... J'ai quitté en larmes ayant peine à conduire. Je n'ai pu enseigner en après-midi. J'ai donc tout annulé. Ça m'a permis de refaire mes énergies et de retrouver peu à peu mon équilibre. J'avais tant besoin de sentir le vent printanier au bord de la rive et c'est ce que je fis...

dimanche 3 avril 2011

Un petit pied avec ça?

Je n'aurais jamais cru qu'un tel courriel m'arriverait un jour. Femme Libre va aimer ce billet, je le sens...

J'ai pris l'habitude de vendre certains objets que je n'utilise plus sur les sites d'annonces classées. J'avais de belles petites sandales à talons hauts à vendre et voici ce que j'ai reçu d'un acheteur potentiel:

"J'aimerais te proposer quelque chose : je suis un homme qui a comme fétiche les chaussures et bottes à talons hauts. Je serais intéressé à acheter tes sandales, mais je voudrais savoir si tu accepterais de les porter 15-20 minutes avant que je passe les prendre, et de les enlever juste au moment ou je te les paierais.....Ça me permet de réaliser mon fantasme de me procurer des talons qui viennent tout juste d'être portés et qui sont encore chauds et toi, ça te permet de les vendre rapidement ! Je peux donner un supplément pour le service ! Reviens -moi, mon offre est très sérieuse."

Ayoye...

Bien sûr, tout le monde fait ça, se prostituer les pieds pour vendre ses souliers! Et moi qui viens de dépenser une fortune pour une grosse réparation de voiture. Ça aurait bien tombé tient. Je me demande bien quel était le montant du supplément...

Bon sens, pourquoi ne m'a-t-il pas demandé de chanter ou de jouer du piano!

mercredi 30 mars 2011

Au-delà des barreaux

Oublier l’écho des parloirs indécents, laissant s’envoler pêle-mêle rires d’amoureux et joie des retrouvailles, chagrins de l’absence et de l'inaccessible touché. À quel point mon ventre hurle, chaque fois que je te souris tendrement afin d’apaiser ta solitude intérieure, te rassurer, que tu ne te sentes jamais seul. L’effort déployé à oublier cet endroit vide, impersonnel et déshumanisé afin de faire place à la seul union du moment, la seule importante à mes yeux et en mon coeur, vers toi, pour toi, au travers mes bras, par delà mes mains, la plus grande chaleur d’amour qui soit possible d’offrir sur Terre. De mes mains vers les tiennes, si près.

Approche, restons ainsi quelques instants. Rien de grave ne peut arriver là, maintenant. Vois, l’instant présent nous appartient. De moi vers toi, tout ce qui importe, le plus grand, l’invincible, le loyal et pur, amour de maman... Et voilà qu’elles n’y sont plus ces vitres, que cela puisse te rassurer, je les ferai disparaître, à coup sûr . Le sens-tu, elles n’ont jamais existé. Sens, aussi fort que moi, d’accord?

Oui, je te le permets, vas, prends-le, je te le donne et redonne pour toujours, ce tendre amour puissant, incommensurable, indestructible. Tel le soleil à la fois doux et chaud que l’on respire et avale à pleine bouche, irrésistiblement, en fermant les yeux, et qu’on redemande, encore et encore. Prends. Comment ne pas te remercier mon grand. Sans ta présence dans ma vie, jamais je n’aurais connu une telle force. Mon beau garçon, je t’aime tant...



Pour Fafouin d'amour

mardi 8 mars 2011

Une sorcière comme les autres

Journée de la femme 2011




Pour elles...



Une sorcière comme les autres

paroles et musique: Anne Sylvestre
Interprète: Pauline Julien
1975


dimanche 27 février 2011

Promenade hors du temps

Du haut de la fenêtre du 3 e étage, dans le logement centenaire de mon grand ami Daniel, j'observe en silence le sanctuaire du St-Sacrement qui niche tout en face. Lors d'un bazar, en 1896, Nelligan y avait récité des vers. Intéressant. J'étais seule, les deux chats dormaient, collés l'un contre l'autre.
En ce beau Dimanche de février, l'avenue du Mont-Royal regorge de passants et je me surprends à imaginer ces femmes aux longues robes, se protégeant du soleil , habillées de leurs ombrelles, les calèches défilant sur la rue de terre battue. J'aime l'époque victorienne et ces maisons aux longs pignons. Sans plus tarder j'enfile mon manteau et descends maladroitement les escaliers extérieurs tortueux, étourdissants, un vrai calvaire... Est-ce possible de concevoir des escaliers de la sorte, aussi à pique. Celui qui les a construits en voulait sans doute au monde entier! Tenant fermement la rampe, j'essaie d'imaginer tous les accidents, au fil des ans, dénonçant tout bas et avec ferveur ce concepteur à la gomme...

L'air est humide et me transperce la peau. Il fait si froid. Février le terrible, quand tireras-tu ta révérence? Je traverse la rue, me dirigeant vers le sanctuaire. Il est assis en indien, au beau milieu du trottoir, face à l'entrée du sanctuaire, presque beau avec sa barbe rousse et ses yeux perçants. Manteau d'hiver, la tête enfouie sous son capuchon, il se balance sans cesse, de l'arrière vers l'avant, les yeux dans le vide. Il a peut-être 30 ou 35 ans. Des vêtements propres et une coupe de cheveux le transformeraient instantanément. Il serait très beau, pourrait être avocat, poète ou fonctionnaire, personne n'en saurait rien et tout s'effacerait l'espace d'un instant, le froid, la douleur, la maladie... Que s'est-il passé, quel drame a bouleversé sa vie, où est-il, à quoi pense-t-il? Il fait si froid. Un drap de plastique épais recouvre son manteau. Quelqu'un l'a mis au monde cet homme. Derrière chaque itinérant se cache une mère, bouleversée et résignée. Pense-t-elle à lui, est-elle en vie, pleure-t-elle en silence cet enfant tant aimé et perdu dans sa folie?

J'entre dans le sanctuaire. Tant de pas franchis ici au fil des ans. Une messe s'y déroule. Les moniales de Jérusalem chantent merveilleusement bien. Mais je me sens bien installée dans mes pensées, trop lucide, tellement que je m'y vois dans une époque révolue. Tout devient sombre. Les murs peints parlent d'un temps qui n'est plus. Y suis-je, où suis-je? Et cette trop grande bouffée d'encens répandue en nuage par le prêtre qui, passant devant moi avec son encensoir, vient redorer le blason du passé. Tant de gens, de fantômes ici, tous disparus. Qui se rappelle d'eux... Et pourtant ils sont bien présents. Suis-je la seule à les voir, les imaginer... Sommes-nous si peu importants en ce monde...

Je quitte le sanctuaire. Lui se balance toujours. Je vois maintenant son capuchon au loin et les gens passer devant lui, se souciant bien peu de son existence. Au volant de ma voiture, j'ose un dernier passage près de lui, par respect, il ne le sait pas mais moi je l'emporte dans mon coeur.

Le parc Laurier est dénudé. Février le terrible... J'y jouais à la pétanque en été, avec Freddy et Claude, le conjoint de mes 20 ans. Longeant la rue Laurier, je m'arrête au coin de Fabre... Il décapait de vieux meubles et en fabriquait, ne s'occupait pas de lui mais avait beaucoup de talent. Il louait le local en bas de chez moi. Maintenant ce sont tous de chics petits magasins coquets, des confiseries, chocolateries. Le temps a eu raison de tous les commerçants de l'époque. Même mon ancien logement a brûlé. Ils en ont fait deux avec un seul. Je ne souhaiterais pas y entrer, préférant garder dans mon coeur les images d'un bonheur passé. Seul vestige demeuré intact , il se dresse , fier, se moquant de tout; le café Les Entretiens y est toujours. On peut encore y rêvasser, gribouiller des vers dans un carnet de fortune...

Je me retrouve sur la rue Cartier. Tiens, je l'aimais ce petit logement où j'habitais seule, pendant mes études universitaires. Pfff... Tout le monde me disait que je n'arriverais pas à joindre les deux bouts en demeurant seule. Je n'ai écouté personne. J'y ai vécu seule. Pour pallier à ma situation financière très précaire, je prenais des sessions à temps plein l'été, ce qui me donnait un surplus de bourse.

Je dois y retourner, simplement pour leur faire honneur, leur dire que je ne les oublierai jamais. J'y suis, dans la ruelle derrière... Mes chats, mes chats... Comme j'ai pleuré ce matin où je quittai Montréal pour Québec. Mes chats de ruelle... Je trouvais le moyen de les nourrir en plus de ma Jasmine, ma princesse toute blanche, ma petite chatte à moi. Il y avait Jim, le roi de la ruelle, maître incontesté, tout sale, ébouriffé, le poil arraché. J'étais sans aucun doute la seule à le caresser celui-là! Puis, il y avait celle que j'appelais "La Petite Fille". Elle avait une patte plus grosse que l'autre. Celle-là, je n'ai jamais réussi à m'en approcher. Il devait bien y en avoir une dizaine sur mon balcon le matin lorsque les chatons de La Petite Fille sont arrivés. Les larmes coulent à flot, mes chats... Puis j'en aperçois un, tout jeune et fringuant, semblant régner en roi sur ce territoire glacé. Des allures et couleurs de mon Jim. Un petit Jim, oui, sûrement, le sang de Jim, j'en suis certaine...

Ouf... Je reviens tranquillement sur mon île et décide de longer la rivière, comme j'adore le faire lorsque le soleil m'accompagne. J'ai soif de chez moi, du présent, la seule sécurité possible. J'aimerais m'y réfugier pour toujours. Je veux retrouver mon chien, mon chat, Yang, ma couverture et les rayons du soleil au travers ma fenêtre afin de m'y baigner, arrêter le temps, qu'il ne soit plus possible qu'il m'échappe.

Je m'arrête à la Berge du Vieux Moulin. En hiver, sur l'Île du Vieux Moulin, on voit mieux ce qu'il en reste. Les arbres dénudés ont eu raison de lui, logeant confortablement dans ses entrailles. Et la petite église, l'autre côté de la rive, y est toujours , m'invitant au recueillement. Jour et nuit, je peux, si j'en décide, venir l'admirer en silence et lui sourire en écoutant le murmure limpide des rapides coulant près des restes du vieux moulin, depuis une éternité.

vendredi 18 février 2011

Le p'tit théâtre du matin

Au matin du 14 février j'avais envie d'un vrai cadeau;

-Mais moi j 'aimerais ça que tu me fasses le petit théâtre du matin...

Et Yang, tout gentil, de me répondre: d'accord...

Tadam!

Mais, il faut que je vous explique. Le petit théâtre du matin fut créé par Yang pour Nanou. Yang prend un ou 2 oursons de Nanou (et Dieu sait si elle en a!), se contorsionne pour ne pas se faire voir au pied du lit puis invente une petite histoire mettant en vedette les dit oursons.

Mais, ce matin, Yang avait décidé d'innover en prenant comme personnage principal Adèle, ma petite chienne, déjà peu réveillée et encore toute chaude, fraîchement sortie des couvertures. Elle n'eut point connaissance de tout le scénario inventé à son insu, ce qui me fit tant rire. Alors, prenant au hasard l'un de mes oursons, voici ce qui en sortit:

L'ourson comédien:

"Bonjour! Mais que vois-je? Un ours polaire!( Adèle). Mais que fais-tu ici? Tu devrais être au pôle nord? Quel est ton nom?"

....

Néant total, Adèle ne répond pas, bien au chaud encore, tout en rond au pied du lit. Alors, l'ourson de répondre:

"Bon, quel est ton nom???? Je pense qu'elle a oublié son texte... Mais moi, je ne trouve pas ça drôle, la première est demain et elle ne connait même pas encore son texte!!! Réalisateur, réalisateur, s.v.p.!"

Le réalisateur ourson s'empresse de venir:

"Oui qu'y a-t-il?"

"Bon. Monsieur le réalisateur, y'a un problème, l'ours ne connaît pas son texte!"

Réalisateur ourson s'adressant à Adèle:

"L'ours, c'est un ordre, dis ton texte!!!!"

Pas de réponse... (Adèle dort toujours en boule au pied du lit, là où Yang l'a posé)

L'ourson comédien:

"Bien moi, je refuse de travailler dans de telles conditions, je donne ma démission!"

Et de voir Adèle dormir sans se rendre compte de quoi que ce soit, je ris, mais, je ris! Quel beau cadeau. Yang est vraiment un excellent improvisateur. D'ailleurs, c'est lui qui donne un nom à tous mes oursons et marionnettes.

________



Le lendemain matin...

Adèle saute sur le chat Jérôme qui a vraiment l'air d'en avoir ras-le-bol...

Nanou:

-Adèle, je trouve que tu es vraiment contrôlante, laisse le chat tranquille, tu ne vois donc pas qu'il veut respirer un peu?

Yang:

-C'est normal, Adèle c'est une fille et toutes les filles sont contrôlantes.

Nanou:

-Et toi, lorsque tu me dis: " Si t'es pas couchée dans 5 minutes, je vais faire dodo dans mon lit, c'est pas du contrôle ça????

- Moi, c'est pas pareil, je suis un gars...


- Veux-tu avoir un bon coup de pied dans le derrière?

-Non, je te remercie, c'est pas nécessaire...

Fin...






Pour Yang



dimanche 13 février 2011

Ce qui réchauffe le coeur

L'âme à la tendresse

Ce soir j'ai l'âme à la tendresse

Tendre tendre,
douce douce
Ce soir j'ai l'âme à la tendresse
Tendre tendre, douce douce





Tresser avec vous ce lien et cette délicatesse

Vous, mes amis d'hier et d'aujourd'hui

Cette amitié dans la continuité

Un mot, un regard, un silence, un sourire, une lettre...


Françoise, Allen, Claire, Patrick, Kim, Roland, Réjean, Louise

Et tous les autres que je n'saurais nommer

Vous êtes mes havres des soirs de détresse

La goutte d'eau qui fait jaillir la source, ma
lumière

Aujourd'hui pourtant en vain, je vous espère
Que faites-vous j'appelle, je tends les bras
Nos amitiés se sont-elles évanouies ?

Peut-être n'avons-nous plus rien à nous dire, je chavire


Pourtant nous savons que la vie est plus forte que la mort

Le désespoir a dit son dernier mot

Permettez-moi de vous aimer toujours

Riches de nos secrets, j'attendrai j'attendrai

J'attendrai, j'attendrai, j'attendrai, j'attendrai

Les amitiés nouvelles



paroles et interprète: Pauline Julien

musique: François Dompierre




Pauline la grande, la magnifique...




Et cet arrangement au piano...

xxx



vendredi 11 février 2011

Un peu de fantaisie

Yang, vous connaissez? C'est mon conjoint.

Je suis devant le miroir à me maquiller...

-Combien de temps passes-tu à t'arranger?

- Je ne sais pas, le temps qu'il faut...


Puis, je regarde Yang, appuyé solidement sur le cadrage de la porte:

-Je ne sais pas ce que ça donnerait si je te maquillais?

-Es-tu folle!!!!

- On ne sait jamais, ça peut faire partie de tes rêves et fantasmes les plus secrets...

- Non. Moi, mon rêve c'est de partir dans l'espace!

C'est pourtant vrai, comment pourrais-je en douter un seul instant! Il se tape au moins une fois par année la série de "La guerre des étoiles" ainsi que des centaines d'épisodes des anciennes émissions de "Patrouille du cosmos" et connais par coeur le film original des années 50 " La guerre des mondes". Mais, tout de même...

- Bon, bien c'est mieux que de rêver de coucher avec la voisine d'à côté!

-Hein, la voisine d'à côté??? Voyons, c'est pas mon genre!

-Pourtant, elle est toute belle et jeune en plus....

-Je te le dis, c'est vraiment pas mon genre.

-Ah bon. Mais c'est quoi ton genre?

-Toi!

Hum, j'avoue que ça flatte un brin l'égo...

_____________



J'entre dans le local de musique de Yang et observe, bien posé sur le bureau, un objet tout à fait hétéroclite au travers les partitions et instruments de musique...

- Mais qu'est-ce que tu fais avec une bouteille de Tabasco vide toute bien nettoyée???

-Ah ça? C'est ma nouvelle "slide" de guitare.

-Une nouvelle "slide" de guitare?

-Oui oui, écoute, c'est pas pire hein?

Tout fier, Yang se met à jouer sur sa guitare, habilement, avec sa bouteille de Tabasco qui, je dois le dire, fait une excellente "slide "de guitare. Je ne m'étonne plus de ses inventions tout à fait charmantes et loufoques. Tiens, ça me rappelle la fois où je l'ai surpris à jouer de la guitare, les deux mains derrière la tête:

-Mais qu'est-ce que tu fais là???!!!

-Ah, c'était juste pour essayer...

Pfff... Il était comme un ado qui essaie d'épater la galerie. Trop drôle quand-même, lui, si réservé et sage... Sage? Hum...

__________

J'étais en train de travailler une nouvelle activité pour les enfants et galopais gaiement. Concentrée en même temps que captivée par cet élan de créativité, je ne remarque pas Yang qui, perché en haut des escaliers, m'observait attentivement:

-Mais qu'est-ce que tu fais là???!!

-Et bien, je fais le cheval et je hennis...

Pas de doute, on semble assez bien assortis tous les deux...

samedi 29 janvier 2011

Chant sans paroles


Félix Mendelsshon
Chant sans paroles op. 30 no 6
Gondole Vénitienne


mercredi 26 janvier 2011

Les aventures de...



Je suis plutôt absente des blogues ces temps-ci, et pourtant, tant de beaux billets chez vous! Mais oui, je vous lis et soyez assurés que j'y reviendrai.

Le mois de janvier est très demandant pour moi , niveau travail . Pourtant j'ai tant de choses à raconter ici, assez pour écrire un livre finalement! Tiens, les aventures de Fafouin? Il est de nouveau en sécurité avec, par contre, quelques points de suture, le nez cassé et 2 yeux au beurre noir... Hum... Mais oui, il apprend, quelques fois à la dure! On avance d'un pas, on recule de deux. Et pourtant, malgré les apparences, beaucoup, beaucoup de positif. Et sa mère se porte à merveille, prend soin d'elle... On s'habitue quoi!

Puis, il faut être en forme et alerte pour recevoir les aventures de... Fafouin! Finalement, je suis la mère pour lui, il est le fils pour moi...

Je vous embrasse tous très fort et vous reviens bientôt!

Nanoulaterre xxx

dimanche 9 janvier 2011

Un discours qui se passe de commentaires...



Traduction du discours de Severrine Suzuki, devant l’ONU en 1992...

« Bonjour, je suis Severrine Suzuki, je m'exprime au nom de l'ECO, l'Environmental Children's Organization, un groupe d'enfants âgés de douze à treize ans qui tentons de nous faire entendre...Vanessa Suttie, Morgan Geisler, Michelle Quigg et moi, avons trouvé l'argent nous-mêmes pour parcourir 5000 miles afin de vous dire que vous devez changer.

En venant ici aujourd'hui, je n'ai pas à cacher mes objectifs. Je me bats pour mon avenir. Perdre son avenir n'est pas comme perdre une élection ou quelques points en bourse. Je suis ici pour parler au nom de toutes les générations à venir. Je suis ici pour parler au nom des enfants affamés du monde entier dont les cris ne sont pas entendus. Je suis ici pour parler au nom des innombrables animaux qui meurent sur cette planète, car ils n'ont nulle part d'autre où aller.

J'ai peur de m'exposer au soleil à cause des trous dans la couche d'ozone. J'ai peur de respirer l'air parce que je ne connais pas les produits chimiques qu'il contient. J'avais l'habitude d'aller pêcher à Vancouver, ma ville natale, avec mon père, jusqu'à ce qu'on trouve il y a quelques années, un poisson atteint de cancer. Et maintenant, nous entendons parler d'animaux et de plantes qui disparaissent chaque jour, perdus à jamais.

Dans ma vie, j'ai rêvé de voir de grands troupeaux d'animaux sauvages, des jungles et des forêts tropicales remplies d'oiseaux et de papillons, mais maintenant je me demande si tout cela existera encore lorsque mes enfants voudront le voir.

Vous préoccupiez-vous de ces choses lorsque vous aviez été mon âge ? Tout cela se déroule sous nos yeux, et pourtant nous agissons comme si nous avions tout le temps que nous voulions et toutes les solutions. Je suis seulement un enfant et je n'ai pas toutes les solutions, mais je veux que vous réalisiez que vous non plus ! Vous ne savez pas comment réparer les trous de la couche d'ozone, vous ne savez pas comment faire revenir le saumon dans nos eaux polluées, vous ne savez pas comment ramener un animal dont l'espèce est éteinte et vous ne pouvez pas ramener les forêts dans des zones qui sont devenues des déserts. Si vous ne savez pas comment réparer les dégâts, s'il vous plaît, arrêtez de casser !

Ici, vous êtes des délégués de vos gouvernements, hommes d'affaires, journalistes ou hommes politiques. Mais, en réalité, vous êtes des mères et des pères, des soeurs et des frères, des tantes et des oncles. Et chacun de vous est l'enfant de quelqu'un. Je suis seulement un enfant, et pourtant je sais que nous faisons tous partie d'une famille, forte de cinq milliards de membres, en fait, forte de 30 millions d'espèces. Les frontières et les gouvernements ne changeront jamais ça. Je suis seulement un enfant, et pourtant je sais que nous sommes tous concernés par le même problème, et que nous devrions agir comme une seule et même personne, tendus vers un objectif unique.

Dans ma colère, je ne suis pas aveugle, et dans ma peur, je ne crains pas de dire au monde ce que je ressens. Dans mon pays, nous gaspillons tellement. Nous achetons et jetons, nous achetons, puis jetons. Et pourtant, les pays du Nord ne partagent pas avec les nécessiteux. Même si nous avons plus que ce dont nous avons besoin, nous avons peur de partager, peur de perdre certaines de nos richesses. Au Canada, nous menons une vie privilégiée dans l'abondance de nourriture, d'eau et d'abris. Nous avons des montres, des vélos, des ordinateurs et des téléviseurs.

Il y a deux jours, ici au Brésil, nous avons été choqués lorsque nous avons passé du temps avec des enfants vivant dans la rue. Voici ce qu'un de ces enfants nous a dit: "Je voudrais être riche. Et si je l'étais, je donnerais à tous ces enfants, de la nourriture, des vêtements, des médicaments, un abris, de l'amour et de l'affection." Si un enfant de la rue qui n'a rien est prêt à partager, pourquoi nous qui avons tout sommes-nous aussi avares?

Je ne peux m'empêcher de penser que ces enfants ont mon âge et que le lieu de naissance fait une si immense différence. Je pourrais être l'un de ces enfants vivant dans les favelas de Rio. Je pourrais être un enfant souffrant de la faim en Somalie, une victime de la guerre au Moyen-Orient, ou un mendiant en Inde. Je suis seulement un enfant, mais je sais que si tout l'argent dépensé pour la guerre était consacré à trouver des solutions environnementales et à lutter contre la pauvreté et les maladies, que ce monde serait merveilleux !

À l'école, même à la maternelle, vous nous apprenez à bien nous comporter dans ce monde. Vous nous apprenez à ne pas nous battre, à travailler dur, à respecter les autres, à faire notre lit, à nettoyer nos traces, à ne pas blesser d'autres créatures, à partager, à ne pas être gourmand. Alors pourquoi faites-vous tout ce que vous nous dites de ne pas faire ?

N'oubliez pas pourquoi vous assistez à ces conférences, pour qui vous le faites... nous sommes vos propres enfants. Vous décidez dans quel monde nous allons grandir. Les parents devraient être en mesure de rassurer leurs enfants en leur disant " Tout va bien se passer, ce n'est pas la fin du monde et nous faisons de notre mieux." Mais je ne pense pas que vous puissiez encore nous dire cela.

Sommes-nous seulement sur la liste de vos priorités ? Mon père dit toujours : "Tu es ce que tu fais, pas ce que tu dis". Eh bien, ce que vous faites me fait pleurer la nuit. Vous continuez de nous dire que vous nous aimez. Mais je vous mets au défi, s'il vous plaît : faites que vos actions reflètent vos mots.

Merci. »

jeudi 30 décembre 2010

Le petit chaperon orange




De juillet à novembre 2010, ils nous ont quitté


Au revoir mes amours
xxx



Doris la petite coquine




La douce et tendre Mademoiselle Kiki



Fidèle et si affectueux Oréo



Mon petit Arold qui chantait avec ma musique




Et d'autres petits amours
sont arrivés...


Notre beau Jérôme
qui a doublé son poids depuis!



Bobo et Charles
mes petits rats d'amour



Le spécimen Sylvette





Mon petit Mousselin
cadeau de Yang



Bon bien ça suffit
Je considère que j'ai droit moi aussi
À faire partie du dernier billet de l'année, quand-même!
Pour cette occasion toute spéciale
J'ai choisi mon plus bel ensemble
Hum, remarquez que
C'est plutôt compliqué à enfiler mais,
Qu'est-ce que je ne ferais pas pour vous...



Tadam!

Ma petite Adèle, le petit chaperon orange




De plus, Jérôme et moi
Sommes de plus en plus proches
Mais oui, il nous arrive même
De se faire un gros calin
En dormant tout proche
L'un l'autre




Je vous souhaite à tous
Une tendre, douce et Belle Année 2011!

Que vos journées soient remplies
De petits bonheurs renouvelés
De simplicité et d'amour
Que la force, la confiance et la joie de vivre
Demeurent en chacun de vous
Tout au long de cette nouvelle année

Nanoulaterre xxx

vendredi 24 décembre 2010

Nanou et le Père Noël


Bonsoir
Mais oui, j'y suis encore
J'aimerais vous dire que
Je n'ai oublié personne d'entre vous.
En ce moment, je me prépare
Pour aller à la messe de minuit
Dans ma petite église
De St-François-de-Sales
Avec ma ti-mimi d'amour
Elle y tient toujours
Malgré ses 80 ans

Fafouin n'y sera pas
Malgré son fort désir d'y être
Et notre désir à tous...
Je suis allée le voir aujourd'hui
Lui ai dit qu'il serait avec nous
Ai mis son couvert à la table
Juste devant notre beau sapin de lumière
Il vient de nous appeler
Je l'ai rassuré

Je souhaite vous revenir cette semaine
Mais avant, j'aimerais vous souhaiter à tous
Du fond du coeur
Lecteurs si fidèles
Le plus beau des Noëls

La foi, l'espérance, la force, l'amour et la confiance
Me guident chaque jour de ma vie
Et quel privilège!
Je remercie chaque jour

Que la force puisse aussi vous guider
Tout au long de votre vie!
Tous, je vous embrasse tendrement

Joyeux Noël!

Nanoulaterre xxx

Les Petits chanteurs du Mont-Royal
"Noël Nouvelet"

Une harmonisation que j'adore particulièrement


et bien sûr, je me risque


Le "Minuit Chrétien"
interprété par Raoul Jobin
et
les Disciples de Massenet
Harmonisation bien de chez nous de Ernest Gagnon

xxx














mercredi 8 décembre 2010

Hommage

Si loin et si proche à la fois
Le temps est relatif
Ma jeunesse
Impossible de ne pas se rappeler
I love you now and for ever...

John Lennon
1940-1980


jeudi 2 décembre 2010

Les paroles de l'âme

JENNY

Tes p'tits mots doux oubliés au fond d' mes boîtes à lunch
Pour me donner l'espoir, c'est mieux qu' la Bible
Tes soupers après mes journées dures et ennuyantes
Pour que j' m'endorme toujours en homme libre
Ton coeur toujours là à m'attendre
Indulgent comme une mère de tueur
Oh Jenny, ma lueur

J' pas trop fort en affaire comme ceux qui volent avec leurs plumes
Je n'ai que ma sueur pour toute fortune
J' te donnerais tout ce que j'ai mais faudrait encore une fois
M'en aller l'emprunter

J' n'ai tu braillé du noir à toute vouloir lâcher
Comme si j'étais d'un concours de courage
Nos seules vacances, c'était quand on allait s' coucher
Mais laisse-moi t' dire, ta peau, c'est mieux qu'une plage
Et chaque nuit, j' va tenter ma chance
Parmi un grand mariage d'oiseaux
Oh Jenny, mon ange

Quand j' vois quèqu' chose de beau à chaque fois je pense à toé
À mes yeux t'es la sœur d' la beauté
J' te donnerais tout c' que j'ai mais ça tiendrait d' in p'tit casseau
Toute c' que j'ai, c'est moé

J'essaye de faire en sorte que quand tu penses à moé
Tu m' dises que t'aurais pas pu trouver mieux
C'te christie d' vie je l'ai d' travers, c'est ben ça l' mystère
Comment t'as faite pour me rendre heureux ?
À soir, mon beau camion vient te livrer
Un merci grand comme la mer
Oh Jenny, comme la mer

C'est comme disent les crackés : j' vas r'venir un jour sur terre
Je s'rai un chèque en blanc à ton nom
J' te donnerai tout ce que j'ai mais c' pas sérieux parce qu'au fond
Toute c' que j'ai, c'est toé


Paroles et musique: Richard Desjardins





Pour Nanoub et son grand amour...

vendredi 26 novembre 2010

Les petits culs secs


C'était il y a un peu plus de vingt ans, par un doux soir de juillet, quelque part dans le bas St-Laurent, au Bic, dans une salle paroissiale très reculée, en plein champs, la rencontre des familles Thibault. De là s'étaient rassemblées environ 300 convives, remplies de bonne volonté mais manquant un petit peu d'initiative, ma personne n’en faisant pas exception. Nul ou presque ne se connaissait. Beau rassemblement en perspective. En fait, tout le monde était un peu coincé sur sa chaise. On ne savait trop quoi se dire, ni comment donner un petit brin d'étincelle à l'atmosphère déjà alourdie par la gêne. C'était franchement emmerdant et timidement repliant sous la chaise.... Secrètement, on se demandait comment allait se passer la soirée. On avait tous l'air de beaux beignets attendant qu'une âme charitable sorte du placard une petite idée brillante...

C'est là que les petits culs secs sont arrivés... Puis un, puis deux puis 3 petits culs secs! Faut dire que les organisateurs étaient très très généreux. Encore un petit peu de Caribou? Allez, çà fait du bien! Ils nous l'offraient avec si grande générosité, le sourire fendu jusqu’aux oreilles... Bien oui, encore un s.v.p... On ne pouvait pas dire non dans de telles circonstances, vous pensez bien. Ai-je besoin de vous signaler que l'atmosphère était passablement détendue au bout de 45 minutes? C'était l'euphorie totale. Les accolades, éclats de rires, poignées de mains et becs s'entremêlaient, résonnant dans une harmonie parfaite de convivialité sans précédent!

À un moment donné, fallait faire descendre tout çà et bouger un peu. Je peux vous dire que le petit timide, s'il en restait un sous la table, bien "y' était pu là, tu penses bin" et à la limite, en train de danser sur la table voisine desservie, en tapant du pied! C'est là que les violoneux ont pris un virage monstre au milieu de la foulée d'émancipés pour nous faire swingner, tourner, virevolter dans une telle symbiose que même le diable n'aurait pas pu suivre.

Au petit matin, le diable tirant sa révérence. avait fait place au réveil brutal avec des petits coups de marteaux dans la cervelle dont j'aurais pu fort bien me passer, suivi des "j'aurais donc dû..." Disons que le regret m’a travaillé un petit brin à cause de l'abus des petites gorgées de Caribou bien à point mais bon... Je dis bien un petit brin, car le souvenir de cette mémorable soirée, j'en aurai de rappels heureux comme c'est pas possible...

Qui dit qu'il ne se passe jamais rien dans les vieilles salles paroissiales reculées et abandonnées au beau milieu des champs dans notre beau Québec d'amour...

Je vous en prie, pas tous en même temps! La voilà la recette du petit Caribou:


9 cl de vin rouge
4 cl de whisky
1 trait de sirop d'érable


Psittt... il est important de boire d'une seule traite (cul sec)





mercredi 24 novembre 2010

Retrouve tes ailes...




À mon fils que j'aime tant, retrouve tes ailes mon grand...

Mamounet xxx

mercredi 17 novembre 2010

Le visage des barbelés

Elle y était les lundis et jeudis, tout comme moi. Le visage sans expression, taciturne et glacée, cigarette au bec, elle avançait d'un pas résigné, tel le tic tac d'une horloge, vers le parloir, là où son copain l'attendait. Pourtant, elle aurait pu être très belle, elle l'était en fait mais la douleur et la souffrance avait résorbé son visage vers un intérieur vide. Tout au plus 20 ans, enceinte d'au moins 6 mois. D'autres, plus maigrichonnes, avançaient d'un pas ferme, armées de bottes cuissardes aux talons aiguilles, peut-être boulimiques ou anorexiques.

Ceux et celles qui avaient droit à la salle communautaire se tenaient les deux mains, l'un en face de l'autre, se mangeant des yeux, assis sur une simple chaise pliante. Des prisonniers aux traits tirés, essoufflés par trop de lourdeur de vie, des jeunes femmes accompagnant leur détresse et aussi pesantes de trop de vécu...

Puis, des gens d'un certain âge, sortis de nul part, comme moi. Ils viennent voir leur fils. Tiens, je ne suis pas la seule. Ils me sourient, je leur souris, on se comprend, je croise mon miroir...

Tout au long du couloir longeant les parloirs, la baie vitrée laisse entrevoir une vie de liberté, bordée d'arbres allongés de gauche à droite par le vent. C'est si joli, je m'y sens bien, un monde meilleur, là, à leur portée, mais que la majorité ne peut saisir ni sentir...

Puis, ces deux minuscules petites filles tenant la main de leur mère avec chacune un dessin entre leurs mains toutes menues:

"Bonjour papa!."

La pureté chante, et danse et sautille... Elles vont voir leur père en prison. Naïveté et candeur n'ont pas de conscience, ne calculent pas. Leur monde à elles est encore si beau...

Puis j'arrive dans la cabine du parloir où se trouve mon fils. Le regard vif, pétillant, alerte, Fafouin me dit bonjour de son plus magnifique sourire. Il est beau, articulé, prend du muscle et fait du gym, mange bien, jurant avec le reste du décor. Je ne comprends toujours pas ce qu'il fait là,un non-sens. C'est une étoile, il scintille... Mais quand pourra-t-il se l'approprier cette liberté qu'il convoite avec tant d'ardeur, merde! Tenter au moins de libérer un peu le trajet noir, se donner un minimum d'outils pour amoindrir un peu la souffrance!

L'envie m'est forte de le secouer, le brasser , l'engueuler mais, tout a été fait et dit à maintes et maintes reprises dans le passé. Tout a été tenté, vraiment, sans succès. La place est à autre chose, à ses choix à lui. Surtout, tais-toi Nanou, tais-toi. Alors, ne plus rien dire, rien faire, rien espérer, ni suggérer, simplement écouter, rire et échanger, entretenir le lien, me respecter et, continuer à l'aimer et le supporter, là où il est rendu. Cela me semble soudainement si simple et aisé au fond. La légèreté me plaît, c'est plutôt agréable d'avoir des ailes et cela doit continuer ainsi. Ne perds surtout pas le cap...

Fafouin a été libéré lundi. Il est passé en coup de vent à la maison pour prendre quelques morceaux de linge.

"Faut que je me fasse de l'argent vite."

" Ne m'en parle pas veux-tu, je ne veux pas savoir..."


Son père l'attendait dans la voiture.

"Bonjour A. comment vas-tu?". Il ne me répond pas et fixe le regard au loin, fidèle à lui-même, empêtré dans ses démons intérieurs, faut-il s'en étonner...

Mon fils passe de nouveau en cour demain matin et préfère que je n'y sois pas. C'est parfait ainsi. Une petite pause bien méritée pour moi tiens. J'ai une sainte horreur du palais de justice, j'en suis devenue allergique, tellement que je m'en mettrais le doigt au fond de la gorge... Il me tiendra au courant, je me tiendrai au loin, on verra la suite, tout est parfait ainsi...


mardi 16 novembre 2010

L'escalier



Dédié à Catherine, Nanou, Herbert et Jackss...

dimanche 14 novembre 2010

Un aidant naturel

Par une douce journée d'automne

Voici la corvée du rangement et du ramassage de feuilles mortes. Petite photo bien ordinaire et sans intérêt...



Zoom...

Non mais franchement, moi je trouve ça pas mal insultant! Photo sans intérêt, pfff... Et moi qui voulait vous aider! Vous riez en plus, mais vous saurez que je peux faire beaucoup de choses,



comme...




M'étirer le coup tranquillement vers la droite, écouter les oiseaux et sentir le vent frais de l'automne




Puis,


Détendre lentement le cou vers la gauche, voilà... Vous savez, un bon aidant a besoin de beaucoup de repos... C'est pri... mor... dial....




Bon...

Bien finalement, je pense que je vais me reposer un petit peu. Ça demande énormément de concentration s'étirer de la sorte... J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop, il faut que je digère mon repas. Alors, si vous voulez bien m'excusez...

Jérôme le "ro minet"

xxx

dimanche 31 octobre 2010

Tu trouveras la paix...

Tu trouveras la paix

Tu trouveras la paix dans ton coeur

Et pas ailleurs, et pas ailleurs

La seule vraie tranquillité

Le grand repos, l'immobilité

Tu trouveras la paix dans ton coeur

Et pas ailleurs, et pas ailleurs

Tu peux cesser de la chercher

Ce n'est qu'en toi qu'elle peut commencer



Sonde au dedans de toi

Les plus merveilleux couchés de soleil

Sont au dedans de toi

Ils attendent que tu me réveilles

Au plus profond de toi

Y' a la plage immense où tu es tout seul

Au plus profond de toi

Dans le plus chaud de toi

Loin au-dedans de toi

Loin au-dedans de toi

Loin au-dedans de toi



Tu trouveras la paix dans ton coeur

Et pas ailleurs, et pas ailleurs

La seule vraie tranquillité

Le grand repos, l'immobilité

Tu trouveras la paix dans ton coeur

Et pas ailleurs, et pas ailleurs

La seule vraie tranquillité

Le grand repos, l'immobilité

Tu trouveras la paix dans ton coeur

Et pas ailleurs, et pas ailleurs

Tu peux cesser de la chercher

Ce n'est qu'en toi qu'elle peut commencer

Ce n'est qu'en toi qu'elle peut commencer

Ce n'est qu'en toi qu'elle peut commencer…..


Stéphane Venne 1971




“Fends le bois, je suis là; soulèves la pierre et tu m’y trouveras”

Jésus



Des textes toujours d'actualité
Pour une humanité qui n'a
De toute évidence
Pas encore compris


Renée Claude Tu trouveras la paix (1971)
envoyé par RINGOWILLYCATISTHEBEST. - Regardez d'autres vidéos de musique.