"Service correctionnel Canada"
Profil d’emploi
"Les intervenants de première ligne (IPL)... jouent un rôle crucial dans le respect du mandat du Service correctionnel du Canada (SCC), qui est d’accroître la sécurité publique en incitant activement et en aidant les délinquants à devenir des citoyens respectueux des lois, tout en exerçant sur eux un contrôle raisonnable, sûr, sécuritaire et humain.
Les IPL sont à l’avant‑plan du système correctionnel et représentent le premier contact pour les délinquants...
Ce poste stimulant est épanouissant et enrichissant. Les IPL... encouragent également les délinquants à contribuer à leurs plans correctionnels. En travaillant de près avec leurs collègues, des délinquants, des bénévoles et des visiteurs, les IPL guident les délinquants tout en les encourageant à participer à leurs programmes de réinsertion sociale.
Les IPL sont également des membres clés de l’équipe de gestion de cas d’un délinquant. Ils travaillent avec des collègues, comme des psychologues, des conseillers en comportement, des agents de libération conditionnelle, entre autres, afin d’élaborer des plans correctionnels pour les délinquants..."
OK. C'est parce que je n'arrive pas à faire le lien avec le "Profil de l'emploi" et un intervenant de 1ère ligne qui traite mon fils, mon enfant, "d'ostie de pourriture".
À suivre car présentement, je ne trouve pas les mots... Et toi Factotum, comprendras-tu ce que je veux dire?
Ça prend une force d'enfer pour survivre et garder la tête haute derrière les barreaux. Cette force, il l'a mon Fafouin.Puis, quelqu'un va arriver puis détruire ça, comment ça? Je lui dis et redis, lui répète avec foi qu'il est unique et qu'il a ce pouvoir... Lorsque je le quitte, je suis assurée qu'il le sait...
Lorsque je reviens sur Terre et me dis que mon fils est en prison, j'arrive encore difficilement à le croire. C'est peut-être ma protection à moi... Ce que je vois derrière la vitre qui nous sépare, c'est un jeune homme d'une grande beauté, brillant, vaillant, intelligent, généreux, avec un très grand charisme et qui ne devrait pas être là...
À suivre...
CROIRE QUE LES CHOSES SE PRODUISENT TROP LENTEMENT OU TROP VITE EST ILLUSOIRE. LE SYNCHRONISME EST PARFAIT. CHAQUE CHOSE ARRIVE TOUJOURS EN SON TEMPS... RIEN NE NOUS ARRIVE QUI N'AIT D'ABORD ÉTÉ SENTI ET PENSÉ. POUR CRÉER LE FUTUR, IL FAUT Y CROIRE SANS RÉSERVE.
Auteur inconnu
jeudi 29 novembre 2012
lundi 19 novembre 2012
Ta-Dam!
Coucou, c'est moi Tit-Homme!
En attendant que Nanou se décide à pondre enfin un billet, j'ai pensé que ça vous ferait plaisir de me voir. Je vais bientôt avoir 1 an. Comme le temps passe vite... Ma maîtresse pensait qu'en me faisant opérer et à cet âge, j'allais commencer à me calmer un petit peu. Détrompez-vous, je suis une fusée! Je ne marche jamais, je cours. C'est pour cette raison que j'ai toujours la langue sortie. Je sais, j'ai l'air bien tannant mais j'ai pas juste l'air, j'ai la chanson aussi!
Nanou me dit toujours : "Une chance que t'es beau." Lorsqu'elle me dit ça, je sens qu'elle me pardonne tout. Je suis tellement pur et naïf, je ne sais même pas que je suis beau!
Ça c'est moi après le bain, j'adore ça, surtout qu'ensuite elle me met dans une couverte toute chaude.
Nanou me dit que je suis son gros toutou xxx. J'ai de très belles qualités vous savez. Par exemple, je ne jappe presque jamais et lorsqu'on me met dans ma niche d'amour (cage) je ne dis jamais rien. Ma niche d'amour, c'est ma sécurité, puis elle est tellement confortable! Et je comprends tout très vite si vous m'apprenez avec un petit morceau de foie séché....
Lorsque je suis arrivé ici, je pesais 4 livres et maintenant j'ai pris le double du poids de ma grande soeur Adèle. Mais, rassurez-vous, je ne grossirai plus car je veux que Nanou puisse continuer de me bercer dans ses bras, elle fait si bien ça. Je suis plus gros qu'Adèle mais elle sait très bien se défendre et me domine!
Ça c'est ma grande soeur Adèle devant le Rocher Percé. Elle est sage elle... J'étais aussi en Gaspésie mais au moment de cette sortie, je faisais ma sieste dans ma niche d'amour dans notre maison louée à Gaspé..
J'espère que ma petite histoire vous a plu...
Tit-Homme
xxx
mardi 4 septembre 2012
vendredi 10 août 2012
Les élans de Fafouin
Je ne pouvais pas quitter pour la Gaspésie avant de revenir ici sur une note positive.
Mercredi, je suis partie le coeur léger pour aller visiter Fafouin. Et oui, sa retraite sans visite n'aura pas duré bien bien longtemps, il m'a demandé de venir le voir...
C'est agréable de traverser la rive avec un air conditionné qui fonctionne enfin, voyage oblige avec les 2 chiens-chiens et cette canicule qui n'en finit plus!
Fafouin est arrivé en forme et radieux.
-Alors, raconte-moi ta semaine.
-Et bien j'ai terminé mon 6e roman et j'ai recommencé à me faire des muscles. Mon compagnon de cellule et moi, on s'encourage. Tu savais que c'est celui qui a eu un accident de voiture il y a 2 semaines et dans lequel son meilleur ami est mort?
-Oui. C'est celui qui a 20 ans?
-Oui. Tu as lu dans le journal?
-Oui. Ça ne doit pas être facile. Comment s'en remet-il?
-Pas si pire maintenant mais pas au début...
Mon fils a pris la décision d'arrêter de fumer et porte des patchs.
Et Fafouin de continuer:
-Je me suis inscrit à 2 cours , ça passe le temps.
-Raconte un peu!
-Et bien le premier c'est un cours sur les conséquences de la consommation, c'est une heure par semaine. L'autre cours porte sur la dynamique de la violence, c'est 2 heures par semaine en après-midi.
-Wow, mais ce sont de bonnes nouvelles ça! Et ce sont des hommes ou des femmes qui donnent les cours?
-Des femmes, et elles sont belles en plus!
-Une motivation pour continuer alors! Tu vas sans doute apprendre beaucoup. Bravo, ce sont de bonnes nouvelles ça mon garçon, je suis vraiment fière de toi! J'ai un petit quelque chose juste pour toi...
J'avais pris la peine de recopier le texte que j'avais composé dans mon dernier billet. On a toujours besoin d'encouragements dans la vie, peu importe où l'on vit, où l'on est rendu. Je posai la feuille contre la vitre afin qu'il puisse lire. Son sourire en disait long...
Une mère demeurera toujours une mère
Les bras tendus, dans un amour innommable, éternel.
L'envie de porter sur son coeur
Sans jugement, jamais, cet enfant
Dont on connaît les grandes qualités de coeur et d'esprit
Celui qu'on a lu, dès la naissance
Et en qui on croit, très fort et pour toujours...
Les bras tendus, dans un amour innommable, éternel.
L'envie de porter sur son coeur
Sans jugement, jamais, cet enfant
Dont on connaît les grandes qualités de coeur et d'esprit
Celui qu'on a lu, dès la naissance
Et en qui on croit, très fort et pour toujours...
-Merci beaucoup maman...
Nous nous sommes quittés comme toujours avec quelques grimaces et un bizou au travers la vitre.
Des moments heureux, il y en a plein, il y en aura d'autres. Ce ne sont pas les vitres des parloirs qui vont m'arrêter, je vais les dompter...
Alors voilà pour cette semaine. Je pars vers la Gaspésie la tête tranquille. À nous le fleuve, le golfe St-Laurent et la mer! Je vous revois au retour.
Bizous à vous tous et un immense merci de votre fidélité xxx
dimanche 5 août 2012
La cloison des souvenirs
Mercredi dernier, en me rendant au centre de détention, je n'étais vraiment pas d'attaque. Une tension désagréable au niveau du cou m'empêchait de ressentir mon aplomb. Que se passe-t-il, dans quel état est-il...
______
Il y a 2 semaines, lorsque Vé m'accompagna et qu'elle n'a pu entrer, faute d'avoir ses pièces d'identité, je pensais le retrouver complètement écroulé. Mais non, il avait pourtant pris la chose comme un grain de sel:
-Tu lui diras qu'elle est nounoune d'avoir oublié ses pièces d'identité mais que je l'aime quand-même..."
-Où est-elle maman?
-Elle est là, juste derrière toi dans cette petite bâtisse.
Lui avais-je répondu, rassurante, le sourire en coin.
Il se retourna et cela lui suffit
À retrouver son équilibre
La présence de l'être aimé
Là, tout proche, à seulement quelques mètres
Suffit à apaiser les coeurs meurtris
Qui s'aiment malgré tout
Les yeux sont tellement aveugles...
Puis, mon fils me raconta de quelle façon il s'y prenait pour taquiner sans malice les nouveaux venus en les piégeant. Il m'a bien fait rire. Je reconnaissais en lui son côté farceur et rieur et, quelle joie, je retrouvais mon Fafouin.
Et il était heureux, oui, cela se peut fort bien...
Sa mère l'était aussi.
Ils avaient le droit d'oublier les cloisons qui les séparaient
Et se sont donnés l'ouverture de le faire
Sans reproche, sans culpabilité.
Pourquoi faudrait-il toujours pleurer et souffrir?
Le chemin du bonheur se trouve souvent là
Où personne n'aurait pensé le trouver.
____________
Alors donc, ce mercredi comme toujours, je tâche de faire rire un des gardiens avant de passer le détecteur. Faut bien brasser un peu cette atmosphère austère. M'adressant au gardien debout:
-Mais vous êtes donc bien grand vous!!!
Et le gardien assis, de répondre;
-Oui, et en plus, moi je suis grand et lorsque je suis à côté de lui, j'ai l'air d'un nain!
L'humanité est ainsi faite
Dès qu'on retire les conventions
Et qu'on demeure vraiment sincère et vrai
L'atmosphère se détend
Puis, le bonheur se ressent à l'intérieur de chacun
N'est-ce pas merveilleux?
Je longe le petit chemin extérieur menant aux parloirs. la chaleur extérieure était sufoquante.
Arrivée à destination, le gardien présent me dit:
-Je vais vous donner le no 7, vous allez être plus tranquille.
-Merci beaucoup...
Fafouin arrive, contrarié...
-Est-ce que t'as rejoint Vé avant de partir?
-Non, j'ai laissé un message vocal et un message texte mais sans réponse.
-Elle se crisse de moi...
-Bien moi je ne suis pas de cet avis Fafouin. T'es-tu posé la question que, peut-être qu'elle n'est pas réveillée encore? Elle consomme beaucoup. Cela est fort possible, ne crois-tu pas?
Mes paroles se voulaient encourageantes et sincères.
-Bien moi je pense qu'elle s'en crisse. C'est de ma faute, j'ai couru après, je l'ai abandonné...
Je ne savais trop quoi lui dire, sentant qu'il était en réflexion, je le laissai parler...
-Maman, je vais retourner dans ma cellule. Je ne veux plus que personne vienne me visiter, ça me fait trop de peine et je n'appellerai plus personne. Il faut que je travaille sur moi-même...
Nous sommes restés un moment ainsi, sans parler. Lorsqu'il me parle, il doit se pencher vers l'avant, je vois alors ses deux rosettes derrière sa tête, mon enfant.... Mon ventre crie, chaque fois. J'ai l'impression d'être dans un cauchemar, cela peut-il être possible? Mon enfant, mon bébé, en prison...
Une mère demeurera toujours une mère
Les bras tendus, dans un amour innommable, éternel.
L'envie de porter sur son coeur
Sans jugement, jamais, cet enfant
Dont on connaît les grandes qualités de coeur et d'esprit
Celui qu'on a lu, dès la naissance
Et en qui on croit, très fort et pour toujours...
-Bon, je m'en vais là. Je t'aime maman...
Je suis restée là, brisée. Je sais que ses paroles ne sont que positives et remplies d'avancement.
Pourtant j'ai si peur de ne plus jamais le revoir. Et s'il commettait un geste irréparable, par douleur, comme il a déjà voulu faire...
Les vitres du parloir ont éclaté en mille miettes. Je cherchais un refuge que je ne trouvais que difficilement, coincée entre ces 2 séparateurs et la baie vitrée, mon fils disparu. Il me fallut un bien long moment pour sécher mes yeux. Puis, je suis partie. Tout au long du chemin du retour, dans la voiture, je ne pus contenir ces larmes qui coulaient à flot.
Mon fils, tu n'es pas loin
Je calcule la distance
Une rivière seulement nous sépare
Peut-être n'ai-je pas assez prié?
Tu la vois là, la petite église
De l'autre côté de la rive?
J'irai me fondre en prière
Et t'enverrai le meilleur de ses retombées
Le meilleur, je te jure.
Je calcule la distance
Une rivière seulement nous sépare
Peut-être n'ai-je pas assez prié?
Tu la vois là, la petite église
De l'autre côté de la rive?
J'irai me fondre en prière
Et t'enverrai le meilleur de ses retombées
Le meilleur, je te jure.
mercredi 25 juillet 2012
Stone comme ça
Changement de style, température et lumière intérieure oblige. Avec ce soleil radieux et vent de fraîcheur qui frétille tendrement sur mon corps, comment dire...Et bien je me sens...
Rolling Stones!
Get off of my cloud
1965
jeudi 19 juillet 2012
Et un ange passa...
Alors que je cherchais désespérément une interprétation vraiment à mon goût de cette Étude de Chopin, je suis restée subjuguée par cette jeune interprète. Certe, la qualité de l'enregistrement n'est pas terrible mais je retiens mon souffle tout au long de l'interprétation sensible de cette jeune pianiste.
Cela me bouleverse qu'une toute petite fille possède tant de maturité et une telle grandeur d'âme...
"La musique nous sauve de grands malheurs"
Cela me bouleverse qu'une toute petite fille possède tant de maturité et une telle grandeur d'âme...
Chopin
Nouvelle Étude No. 1 en Fa mineur
"La musique nous sauve de grands malheurs"
Pour A.
samedi 14 juillet 2012
mercredi 4 juillet 2012
Descente
Lorsque, le jour de la fête des mère, je suis arrivée dans l'appartement de Fafouin, le choc fut brutal. J'ai compris à quel point sa vie fonctionnait dans la désorganisation la plus totale...
_Tu m'avais dit que tes choses étaient dans des boîtes?
-Bin oui, tout est prêt, y a pas de problèmes!!!
Je l'observais, lancer pêle-mêle son linge dans un grand sac vert...
Est-ce qu'il est propre ce linge?
-Bin oui!
Je sonde, un 360 degré rapide et discret autour de la pièce. Je déprimais intérieurement. C'était la désolation la plus totale: des mégots de cigarettes mêlés à la poussière qui tournoyait dans tous les sens, des bouteilles de boisson vides, des grains de tabac, de l'urine de chien sur le sofa mal lavé et du poil partout, en plus des trous dans les murs, rappelant ses élans de colère. Au milieu, du linge jonchait le sol, éparse.
-As-tu un tournevis maman?
-Non. Tu m'as dit que t'avais tout ce qu'il fallait!
-C'est que je n'ai rien pour défaire la table...
J'avais tellement hâte de sortir de cet endroit.
-Laisse faire la table. On va la laisser là. Je vais t'aider à sortir tes choses.
Nous avons déposé ses objets personnels dans le cabanon de ma mère et tous ses vêtements se sont retrouvés ici, chez moi. Lorsque nous sommes arrivés à la maison, Fafouin fouillait à tâton dans ses sacs, cherchant désespérément des morceaux de linge...
-Mon beau garçon, comment fais-tu pour vivre de cette façon?
-Je me le demande moi-même...
Pour ne pas me sentir frustrée, j'avais décidé de fêter à la fois l'anniversaire de Fafouin et la fête des mères en même temps. Raclette au menu. Faut se faire plaisir quand-même...
Lorsqu'enfin je fus seule, je décidai de jeter un coup d'oeil dans les deux grands sacs de linge: des bas qui tiennent tout seul, tout tout était à laver.
Mon pauvre garçon, où es-tu rendu, sur quelle planète vis-tu...
...
Durant la semaine, Fafouin désirait postuler pour un emploi chez Provigo, endroit qu'il convoite depuis longtemps, c'est bien payé. Après son entrevue, s'installant à mes côtés dans la voiture:
-Je ne pense pas que je vais avoir ce travail maman. Ils font des recherches, j'ai un casier...
J'étais si peinée pour lui et en même temps, pas étonnée du tout. Ils sélectionnent. Les portent se referment tranquillement autour de lui... Le chemin sera difficile, très...
...
La semaine dernière, après l'avoir accompagné pour quelques courses je le ramenai à la maison pour le diner.
Il avait perdu son cell dans un parc et je sais qu'il jase beaucoup au téléphone.
_ Je veux simplement te prévenir que j'aurai besoin de mon téléphone, j'ai des appels d'affaire à retourner.
J'étais dans l'impossibilité de travailler. Il était constamment sur la ligne et les conversations qu'il avait tournaient de plus en plus au drame. Il criait, hurlait!
Stop, terminé. Pas ici.
-Fafouin, je veux que tu sortes, c'est assez. Va régler tes différends à l'extérieur!!!
Mais il continuait de plus bel, téléphone en main, sur le terrain.
-Tu ne comprends pas, c'est assez, pas ici!!!
Il ne voyait plus, n'écoutait rien, concentré à régler ce litige avec je ne sais trop qui au bout de la ligne.J'ai donc pris la ligne dans une pièce à côté...
-C'est assez, va régler tes problèmes à l'extérieur, j'ai besoin du téléphone...
Il s'est alors complètement désorganisé, la tempête, et, dans un état second, lança précipitamment le téléphone de toutes ses forces à l'autre bout de la cuisine, donna violemment des coups de pieds dans la chaudière remplie d'eau devant lui. Puis, posant le regard rapidement autour de lui pour chercher à voir ce qu'il pouvait bien continuer à démolir, il posa le regard sur mes cages à hamsters. Restons calme, pas le moment de perdre les pédales. J'avais très peur...
-Je te donne exactement 10 secondes pour sortir de la maison, sans quoi j'appelle la police.
-SI T'APPELLE LA POLICE, JE TE RENIE!!!!
-Alors, renie-moi mon garçon...
Il n'avait pas du tout l'intention de partir et s'est réfugié au sous-sol. Je suis sortie à l'extérieur avec le téléphone et j'ai fait le 911.
-VITE, DÉPÊCHEZ-VOUS, MON FILS EST EN TRAIN DE TOUT BRISER DANS LA MAISON!!!
Fafouin fuit de la maison à toute vitesse, laissant la porte toute grande ouverte. J'ai pu récupérer mon petit chien de justesse. Il s'apprêtait à sortir en courant.
...
Défense de revenir à la maison... Jusqu'à nouvel ordre...
...
Fafouin me téléphone. Il a pris une décision et veut aller en désyntoxe. Yan et moi allons le chercher en voiture.
- Ça me prend du linge pour me changer. Est-ce que je peux passer à la maison?
-NON. Je te fais une valise et je vais la déposer chez Mamie.
Je me suis rendue compte qu'il n'était pas sérieux dans ses intentions lorsqu'il me dit;
-Mais avant d'aller en thérapie, je vais encaisser mon chèque et m'acheter du linge. Aussi je veux me faire faire un tatou.
....
Je n'avais pas de nouvelles de lui depuis vendredi dernier lorsqu'avant-hier je reçu un appel à frais viré. Alors voilà, ce n'était qu'une question de temps. Fafouin a commis un vol avec menace au couteau. 9 mois de détention.
À suivre...
-
_Tu m'avais dit que tes choses étaient dans des boîtes?
-Bin oui, tout est prêt, y a pas de problèmes!!!
Je l'observais, lancer pêle-mêle son linge dans un grand sac vert...
Est-ce qu'il est propre ce linge?
-Bin oui!
Je sonde, un 360 degré rapide et discret autour de la pièce. Je déprimais intérieurement. C'était la désolation la plus totale: des mégots de cigarettes mêlés à la poussière qui tournoyait dans tous les sens, des bouteilles de boisson vides, des grains de tabac, de l'urine de chien sur le sofa mal lavé et du poil partout, en plus des trous dans les murs, rappelant ses élans de colère. Au milieu, du linge jonchait le sol, éparse.
-As-tu un tournevis maman?
-Non. Tu m'as dit que t'avais tout ce qu'il fallait!
-C'est que je n'ai rien pour défaire la table...
J'avais tellement hâte de sortir de cet endroit.
-Laisse faire la table. On va la laisser là. Je vais t'aider à sortir tes choses.
Nous avons déposé ses objets personnels dans le cabanon de ma mère et tous ses vêtements se sont retrouvés ici, chez moi. Lorsque nous sommes arrivés à la maison, Fafouin fouillait à tâton dans ses sacs, cherchant désespérément des morceaux de linge...
-Mon beau garçon, comment fais-tu pour vivre de cette façon?
-Je me le demande moi-même...
Pour ne pas me sentir frustrée, j'avais décidé de fêter à la fois l'anniversaire de Fafouin et la fête des mères en même temps. Raclette au menu. Faut se faire plaisir quand-même...
Lorsqu'enfin je fus seule, je décidai de jeter un coup d'oeil dans les deux grands sacs de linge: des bas qui tiennent tout seul, tout tout était à laver.
Mon pauvre garçon, où es-tu rendu, sur quelle planète vis-tu...
...
Durant la semaine, Fafouin désirait postuler pour un emploi chez Provigo, endroit qu'il convoite depuis longtemps, c'est bien payé. Après son entrevue, s'installant à mes côtés dans la voiture:
-Je ne pense pas que je vais avoir ce travail maman. Ils font des recherches, j'ai un casier...
J'étais si peinée pour lui et en même temps, pas étonnée du tout. Ils sélectionnent. Les portent se referment tranquillement autour de lui... Le chemin sera difficile, très...
...
La semaine dernière, après l'avoir accompagné pour quelques courses je le ramenai à la maison pour le diner.
Il avait perdu son cell dans un parc et je sais qu'il jase beaucoup au téléphone.
_ Je veux simplement te prévenir que j'aurai besoin de mon téléphone, j'ai des appels d'affaire à retourner.
J'étais dans l'impossibilité de travailler. Il était constamment sur la ligne et les conversations qu'il avait tournaient de plus en plus au drame. Il criait, hurlait!
Stop, terminé. Pas ici.
-Fafouin, je veux que tu sortes, c'est assez. Va régler tes différends à l'extérieur!!!
Mais il continuait de plus bel, téléphone en main, sur le terrain.
-Tu ne comprends pas, c'est assez, pas ici!!!
Il ne voyait plus, n'écoutait rien, concentré à régler ce litige avec je ne sais trop qui au bout de la ligne.J'ai donc pris la ligne dans une pièce à côté...
-C'est assez, va régler tes problèmes à l'extérieur, j'ai besoin du téléphone...
Il s'est alors complètement désorganisé, la tempête, et, dans un état second, lança précipitamment le téléphone de toutes ses forces à l'autre bout de la cuisine, donna violemment des coups de pieds dans la chaudière remplie d'eau devant lui. Puis, posant le regard rapidement autour de lui pour chercher à voir ce qu'il pouvait bien continuer à démolir, il posa le regard sur mes cages à hamsters. Restons calme, pas le moment de perdre les pédales. J'avais très peur...
-Je te donne exactement 10 secondes pour sortir de la maison, sans quoi j'appelle la police.
-SI T'APPELLE LA POLICE, JE TE RENIE!!!!
-Alors, renie-moi mon garçon...
Il n'avait pas du tout l'intention de partir et s'est réfugié au sous-sol. Je suis sortie à l'extérieur avec le téléphone et j'ai fait le 911.
-VITE, DÉPÊCHEZ-VOUS, MON FILS EST EN TRAIN DE TOUT BRISER DANS LA MAISON!!!
Fafouin fuit de la maison à toute vitesse, laissant la porte toute grande ouverte. J'ai pu récupérer mon petit chien de justesse. Il s'apprêtait à sortir en courant.
...
Défense de revenir à la maison... Jusqu'à nouvel ordre...
...
Fafouin me téléphone. Il a pris une décision et veut aller en désyntoxe. Yan et moi allons le chercher en voiture.
- Ça me prend du linge pour me changer. Est-ce que je peux passer à la maison?
-NON. Je te fais une valise et je vais la déposer chez Mamie.
Je me suis rendue compte qu'il n'était pas sérieux dans ses intentions lorsqu'il me dit;
-Mais avant d'aller en thérapie, je vais encaisser mon chèque et m'acheter du linge. Aussi je veux me faire faire un tatou.
....
Je n'avais pas de nouvelles de lui depuis vendredi dernier lorsqu'avant-hier je reçu un appel à frais viré. Alors voilà, ce n'était qu'une question de temps. Fafouin a commis un vol avec menace au couteau. 9 mois de détention.
À suivre...
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dimanche 10 juin 2012
Bravo Fred, je t'adore...
(Québec) Le conteur Fred Pellerin, que le premier ministre Jean Charest devait faire chevalier de l'Ordre national du Québec, jeudi, a décliné l'invitation. L'ambassadeur de Saint-Élie-de-Caxton, dans une lettre qui reflète toute la candeur et la poésie qu'on lui connaît, explique sa grande fierté d'avoir été choisi, mais aussi le profond malaise qui l'a empêché d'assister à la cérémonie.
«J'ai été touché. Et on est dans le peu-dire. J'ai été viré à l'envers de fierté. [...] J'en suis flatté, dans le sens du poil debout sur les bras. [...] On allait me piquer à la veste un bout de brillance au nom du peuple québécois. Mon peuple», écrit M. Pellerin dans sa lettre.
«Mais il se trouve que ce peuple, poursuit-il, à qui on me demande de faire honneur en tant que membre de l'Ordre, se trouve présentement plongé dans une crise sociale d'ampleur. Je m'en voudrais de célébrer et de trinquer à l'honneur de ce peuple dans le contexte actuel, où même notre démocratie se fait secouer par la base.»
Fred Pellerin a appris, sur le site Web de l'Ordre, qu'il avait été admis comme chevalier pour son «humanisme» et son «authenticité». Ainsi, écrit-il, «manquer à ces convictions, pour l'urgence de la médaille, serait pour moi déjà un faux-pas dans ma neuve chevalerie. Mon coeur suit mon peuple, et ce peuple n'a pas le coeur à la fête.» Il conclut sa lettre en remerciant l'Ordre pour sa «comprenure».
Selon son agente, Micheline Sarrazin, Fred Pellerin ne veut surtout pas «faire de vagues» avec cette histoire. «C'est un geste très personnel, ce n'est pas une protestation, pas une revendication», pas un geste partisan ni politique, juste un «inconfort». L'Ordre national a répondu à l'artiste qu'il pourra être décoré l'an prochain.
Le chef d'orchestre Jacques Lacombe et la chanteuse Isabelle Boulay ont aussi laissé leur chaise vide, jeudi. Le premier a annoncé la nouvelle de sa nomination sur son site Web, mais n'était pas joignable, jeudi en fin d'après-midi. La seconde n'a simplement pas pu se rendre à Québec en raison d'un spectacle à Brossard, a expliqué son agente au Soleil
Article de Pierre-Olivier Fortin, LE SOLEIL 8 juin 2012
vendredi 1 juin 2012
Le 25 sous
C'était le 12 mai dernier. Ça fait à peine un mois mais lorsqu'on a l'impression, d'une journée à l'autre, de mettre au défi les meilleurs films d'Hollywood, cela peut paraître une décennie.
Hors donc, Fafouin me contacte par téléphone pour me demander s'il peut venir souper et coucher à la maison. Pas de problèmes.
-Est-ce que tu peux aussi me déménager demain? Vé doit libérer le logement.
-Tes boîtes sont-elles prêtes?
-Oui.
Hum... J'en doute et décide de tâter davantage le terrain...
-As-tu besoin de tournevis, ruban adhésif, sacs, boîtes?
-Non, tout est prêt.
Bon, du calme, je prendrai des décisions rendue sur place s'il y a urgence.
_____
Fafouin arrive chez moi paniqué, en état d'urgence. Je déteste, je ne peux plus supporter les états d'urgence alors que, bien enfouie sur mon canapé, la tête dans l'oreiller, avec une bonne lecture, je détends de satisfaction mes jambes qui m'ont été d'une grande utilité tout au long de cette journée.
-Maman, est-ce que tu peux me prêter de l'argent, j'ai seulement 25 sous dans mes poches et je n'ai plus de cigarettes?
Je savais qu'il avait dilapidé ses ressources du mois en moins de 7 jours, à faire la fête et boire. Ajustement immédiat.... Faut agir vite, de façon efficace en gardant bien en tête ses valeurs sans perdre une seule plume, tout en s'assurant que le déroulement de l'action et la fin aura une fin juste, équitable et sereine. Le défi du siècle quoi!!! Surtout lorsqu'on a affaire à Fafouin, déterminé comme c'est pas possible, avec la seule idée de fumer...
-NON.
-Non quoi? Il me reste seulement 25 sous dans mes poches!!!!
-Non, je ne te prête pas d'argent, tu le sais.
-POURQUOI, POURQUOI, POURQUOI?????
Horreur... Bon. Il n'a plus le contrôle, du calme, cherche simplement à demeurer là toute entière et surtout ne perds pas d'énergie. Sois directe et vraie. Action...
- Parce que je pense que tu dois apprendre à gérer toi-même tes finances et que par le passé, l'argent prêté ne revient pas. Je ne veux plus en discuter.
-Mais maman, tu sais c'est quoi fumer, tu devrais comprendre!!!!
J'ai arrêté de fumer il y a 23 ans. Je comprends tellement....
-Bien sûr que je comprends. Vas voir dans la porte d'armoire, choisis la tâche que tu veux.
-T'es pas sérieuse là???
-Oui.
(Il était 19 hres , samedi soir)
-JE M'EN VAIS M'OUVRIR LES VEINES, TU VAS ME RETROUVER MORT DANS LA RUE!!!!
Puis il quitte en balançant fermement la porte d'entrée. Je savais qu'il reviendrait, qu'il réfléchirait.
Au bout de 15 minutes....
-Bon. OK. Je vais faire les 2 salles de bain.
-Parfait...
Je l'entendais pleurer en accomplissant ses tâches. Mais, il voulait se procurer son paquet de cigarette.
Cela me fendait le coeur et, je vous l'assure, je ne jouissais aucunement de le voir en train d'utiliser ses dernière forces pour se procurer ses cigarettes... Je savais qu'il était profondément malheureux, qu'il avait perdu le contrôle de sa vie, qu'il survivait en se plongeant dans l'illusion que procure les drogues et l'alcool. que cela lui demandait un effort sur-humain d'accomplir cette tâche car il est dans le plaisir immédiat. On devait souper ensemble... Triple défi...
-Bon. J'ai terminé.
-Super. Merci...Veux-tu toujours venir souper avec moi et jaser un peu?
-Oui. Mais avant, est-ce que je peux avoir mon argent pour la tâche?
-Oui.
Nous avons eu un bon souper en tête-à-tête. Défi numéro un relevé... Je ne savais pas ce qui m'attendait le lendemain.
À suivre...
Hors donc, Fafouin me contacte par téléphone pour me demander s'il peut venir souper et coucher à la maison. Pas de problèmes.
-Est-ce que tu peux aussi me déménager demain? Vé doit libérer le logement.
-Tes boîtes sont-elles prêtes?
-Oui.
Hum... J'en doute et décide de tâter davantage le terrain...
-As-tu besoin de tournevis, ruban adhésif, sacs, boîtes?
-Non, tout est prêt.
Bon, du calme, je prendrai des décisions rendue sur place s'il y a urgence.
_____
Fafouin arrive chez moi paniqué, en état d'urgence. Je déteste, je ne peux plus supporter les états d'urgence alors que, bien enfouie sur mon canapé, la tête dans l'oreiller, avec une bonne lecture, je détends de satisfaction mes jambes qui m'ont été d'une grande utilité tout au long de cette journée.
-Maman, est-ce que tu peux me prêter de l'argent, j'ai seulement 25 sous dans mes poches et je n'ai plus de cigarettes?
Je savais qu'il avait dilapidé ses ressources du mois en moins de 7 jours, à faire la fête et boire. Ajustement immédiat.... Faut agir vite, de façon efficace en gardant bien en tête ses valeurs sans perdre une seule plume, tout en s'assurant que le déroulement de l'action et la fin aura une fin juste, équitable et sereine. Le défi du siècle quoi!!! Surtout lorsqu'on a affaire à Fafouin, déterminé comme c'est pas possible, avec la seule idée de fumer...
-NON.
-Non quoi? Il me reste seulement 25 sous dans mes poches!!!!
-Non, je ne te prête pas d'argent, tu le sais.
-POURQUOI, POURQUOI, POURQUOI?????
Horreur... Bon. Il n'a plus le contrôle, du calme, cherche simplement à demeurer là toute entière et surtout ne perds pas d'énergie. Sois directe et vraie. Action...
- Parce que je pense que tu dois apprendre à gérer toi-même tes finances et que par le passé, l'argent prêté ne revient pas. Je ne veux plus en discuter.
-Mais maman, tu sais c'est quoi fumer, tu devrais comprendre!!!!
J'ai arrêté de fumer il y a 23 ans. Je comprends tellement....
-Bien sûr que je comprends. Vas voir dans la porte d'armoire, choisis la tâche que tu veux.
-T'es pas sérieuse là???
-Oui.
(Il était 19 hres , samedi soir)
-JE M'EN VAIS M'OUVRIR LES VEINES, TU VAS ME RETROUVER MORT DANS LA RUE!!!!
Puis il quitte en balançant fermement la porte d'entrée. Je savais qu'il reviendrait, qu'il réfléchirait.
Au bout de 15 minutes....
-Bon. OK. Je vais faire les 2 salles de bain.
-Parfait...
Je l'entendais pleurer en accomplissant ses tâches. Mais, il voulait se procurer son paquet de cigarette.
Cela me fendait le coeur et, je vous l'assure, je ne jouissais aucunement de le voir en train d'utiliser ses dernière forces pour se procurer ses cigarettes... Je savais qu'il était profondément malheureux, qu'il avait perdu le contrôle de sa vie, qu'il survivait en se plongeant dans l'illusion que procure les drogues et l'alcool. que cela lui demandait un effort sur-humain d'accomplir cette tâche car il est dans le plaisir immédiat. On devait souper ensemble... Triple défi...
-Bon. J'ai terminé.
-Super. Merci...Veux-tu toujours venir souper avec moi et jaser un peu?
-Oui. Mais avant, est-ce que je peux avoir mon argent pour la tâche?
-Oui.
Nous avons eu un bon souper en tête-à-tête. Défi numéro un relevé... Je ne savais pas ce qui m'attendait le lendemain.
À suivre...
vendredi 4 mai 2012
Erreur sur la personne
Maman, est-ce que je peux aller faire un tour?
Bien sûr, je serai à la maison dans environ 20 minutes.
Lorsque je m'approche de la maison, une fourgonnette de police se trouve dans mon entrée de garage.
Non mais c'est pas possible. Il les attire avec quoi là? Je bondis... Que se passe-t-il, qu'est-t-il arrivé à mon fils, pourquoi "mon fils" = police?
Sans trop m'en rendre compte, en me garant à la hâte devant la maison, mon pneu avant droit fit fausse route et entra en collision avec la chaîne de trottoir. Bon. L'émotion du moment a échappé à mon contrôle. J'entre dans la chaîne de trottoir, c'est tout! En souhaitant que les policiers garés dans mon entrée n'en tiennent pas trop compte, je me dirige vers eux et mon fils.
-Est-ce que je peux savoir ce qui se passe?
-C'est correct maman, tout est arrangé, je passe en cour le 23 mai, des contraventions.
Et moi, aux policiers: puis-je savoir pourquoi vous êtes chez moi, mon fils ne demeure même pas ici?
-On a nos contacts.
Sans commentaires... Bravo, et moi, je suis une ignoble personne qui cache tous les méfaits de mon fils et en plus, je les approuve tient!
Puis, je me suis rappelée que les policiers peuvent communiquer avec moi n'importe quand, à cause de programmes mis en place pour la protection de mon garçon. Par contre, je pense que le corps policier aurait besoin d'un petit cours de pédagogie...
-Est-ce que je peux savoir ce qui se passe?
-C'est correct maman, tout est arrangé, je passe en cour le 23 mai, des contraventions.
Et moi, aux policiers: puis-je savoir pourquoi vous êtes chez moi, mon fils ne demeure même pas ici?
-On a nos contacts.
Sans commentaires... Bravo, et moi, je suis une ignoble personne qui cache tous les méfaits de mon fils et en plus, je les approuve tient!
Puis, je me suis rappelée que les policiers peuvent communiquer avec moi n'importe quand, à cause de programmes mis en place pour la protection de mon garçon. Par contre, je pense que le corps policier aurait besoin d'un petit cours de pédagogie...
Dans l'intimité retrouvée, Fafouin me confie qu'il a reçu 2 contraventions parce qu'il s'était fait prendre 2 fois avec un couteau sur lui et que, s'il ne se présentait pas en cours le 23 mai, un mandat serait émis et qu'il irait en prison. Je ne le questionne plus sur ses bévues car j'ai compris depuis longtemps que cela demeurait stérile, que rien que je ne puisse dire ou faire n'apporterait quoi que ce soit de différent dans ses agissements futurs.
Je ne compte plus les ordres de cours depuis ses 18 ans, En fait, j'en ai perdu le contrôle et c'est très bien ainsi. Le plus loin possible de tout ça me procure paix et contrôle sur ma vie à moi...
Je lui ai fait,avec tendresse un plat qu'il aime . Nous avons eu un moment de grande qualité et d'intimité teintées d'un grand amour sans jugement. Des confidences de jeune homme, une écoute attentive et aimante de maman, voilà l'essentiel, il se sait aimé pour toujours. Et moi, je trouve qu'il est resplendissant, beau, intelligent. Mon jugement est-il biaisé par mon amour inconditionnel? Peu importe, je crois en lui, simplement, même si tout en ce moment démontre le contraire dans la vie d'enfer et de merde qu'il vit. Comment fait-il pour survivre dans tout ça, je ne le sais pas mais, je crois en lui, voilà...
Je lui ai fait,avec tendresse un plat qu'il aime . Nous avons eu un moment de grande qualité et d'intimité teintées d'un grand amour sans jugement. Des confidences de jeune homme, une écoute attentive et aimante de maman, voilà l'essentiel, il se sait aimé pour toujours. Et moi, je trouve qu'il est resplendissant, beau, intelligent. Mon jugement est-il biaisé par mon amour inconditionnel? Peu importe, je crois en lui, simplement, même si tout en ce moment démontre le contraire dans la vie d'enfer et de merde qu'il vit. Comment fait-il pour survivre dans tout ça, je ne le sais pas mais, je crois en lui, voilà...
samedi 21 avril 2012
22 avril, j'y serai
Et dire que je n'ai participé à aucune manifestations depuis les années 70....
Bien là, j'y serai, je ne peux faire autrement car ma Terre je l'aime, il y fait bon vivre, il faut que ça cesse, là, maintenant...
Puis, je regarde les petits enfants, si fragiles et purs et c'est à eux que je pense.
Voici la déclaration intégrale du rassemblement. Vous pouvez la signer à 22 avril. org
Au plaisir de vous y voir nombreux!
Nanoulaterre xxx
Bien là, j'y serai, je ne peux faire autrement car ma Terre je l'aime, il y fait bon vivre, il faut que ça cesse, là, maintenant...
Puis, je regarde les petits enfants, si fragiles et purs et c'est à eux que je pense.
Voici la déclaration intégrale du rassemblement. Vous pouvez la signer à 22 avril. org
Au plaisir de vous y voir nombreux!
Nanoulaterre xxx
Nous,
hommes, femmes et enfants de bonne volonté
Nous nous rassemblons pour dire au monde que nous avons à coeur
La terre riche, généreuse et fragile que nous habitons
Et la défense du bien commun en ce pays
Nous nous rassemblons parce que nous sommes convaincus
Qu’avec notre potentiel et notre savoir-faire
Nous pouvons adopter une meilleure stratégie dans l’usage du trésor
Que sont nos terres, notre eau et l’air qu’on respire
Nous nous rassemblons
Parce que nous croyons que l'utilisation de nos richesses
Doit se faire en accord avec les populations
En harmonie avec la nature
Au profit de tout le monde
Et dans l’intérêt des générations à venir
Nous nous rassemblons parce que nous croyons qu’il est possible
De nous développer selon un modèle
Qui soit une source d’enrichissement réel, de progrès et de fierté
Et une source d’inspiration pour le monde entier
Nous affirmons que nous sommes favorables au développement, à un développement qui soit viable, qui fasse une large part aux énergies renouvelables, au transport écologique, au commerce équitable, à la revitalisation des régions et à une agriculture durable et nous affirmons qu’il est capital d’orienter nos efforts vers une économie où prospérité sera synonyme de qualité de vie
Nous nous rassemblons pour dénoncer le désengagement du Protocole de Kyoto, les dégradations dues à l’exploitation des sables bitumineux, les modèles actuels de développement minier et forestier, les risques liés à l’exploitation du gaz de schiste, du pétrole, de l’uranium et à l’utilisation de l’énergie nucléaire sur notre territoire
Nous refusons d’être dépossédés de nos richesses et des sources d’un véritable progrès.
Et nous demandons:
Que le Gouvernement du Canada participe pleinement au Protocole de Kyoto, qu’il intensifie la lutte aux changements climatiques, qu’il cesse toute subvention aux compagnies pétrolières et gazières et qu’il poursuive toute politique de développement en répondant aux objectifs économiques, écologiques et sociaux les plus élevés au monde;
Que le Gouvernement du Québec se dote d’une véritable stratégie, pour le Nord et l’ensemble du territoire, où le développement de nos ressources naturelles et énergétiques répond à nos exigences les plus hautes en matière de partage de la richesse, de respect de l’environnement et des populations, maintenant et pour les générations à venir.
Voilà pourquoi nous signons cette déclaration et que nous nous engageons à prendre part à un vaste rassemblement le 22 avril et à l’événement unique qui aura lieu à 2 heures précises, à Montréal.
samedi 7 avril 2012
Chapeau de paille et bottines
vendredi 30 mars 2012
Une âme qui se meurt
" Aller, viens-t'en on s'en va, "envoueille", vite!!!"
Il y avait quelque chose d'anormal et de profondément troublant dans sa façon de faire et de dire. Ça se passait comme dans un film hollywoodien, lorsque le jeune homme perd complètement le contrôle de sa vie. Vous savez, ces choses qui n'arrivent que dans les films, pas chez nous. Pourtant, il l'avait fait d'un naturel désarmant, devant moi, devant Yang et Vé, engouffrant en 3 seconde le contenu du 1/3 d'une bouteille de vin.
Nous les avions invité à souper il y a 1 mois. J'avais préparé une raclette et un dessert qu'il adore. Et Dieu seul sait à quel point il aime venir souper chez nous. il s'y sent bien, en paix. Mais, ce soir-là, alors qu'il était resplendissant de bonheur en entrant, un simple commentaire d'un ancien copain de Vé sur son facebook a suffi à le déstabiliser pour le reste de la soirée. Il n'a pu revenir à lui, s'imaginant des choses qui n'existent pas dans les faits. Tout tournait si vite dans sa tête...
"Fafouin, ça ne va pas? Aimerais-tu en parler?"
" Non, c'est entre Vé et moi."
"D'accord, va au moins prendre un peu l'air, respirer, prendre une marche, ça fait du bien tu sais... Crois-tu pouvoir momentanément oublier ce qui te préoccupe afin de passer, comme tu le souhaitais, une bonne soirée en famille?"
Il n'avait pas répondu mais avait consenti de bon coeur à aller prendre une bouffée d'air.
J'ai par la suite tenté de le distraire, de le faire rire tout au long du repas mais sans succès.
Il était convaincu que l'ancien copain de Vé la voyait en cachette et l'attendait chez lui. Il voulait aller l'affronter et le battre, rien de moins...
"Pourrais-tu me montrer ce message qui te perturbe tant Fafouin? "
Mais rien n'y faisait. Par la suite, je l'ai lu ce message, rien de bien grave, vraiment anodin, mais pas pour Fafouin. Ça tournait si intensément dans sa tête. Il parlait très vite, répétait 3 fois de suite les mêmes phrases, se construisant des scénarios qui, de toute évidence, n'existait que dans son imagination. Lorsqu'il est dans un tel état, inutile d'essayer de le raisonner. Il roule à 500 km/hre. Je vous épargne la suite qui ne fut pas vraiment jojo... À partir de cet instant, je savais que la nuit serait longue pour lui, qu'il allait s'enfoncer dans un monde infernal, rempli de grande douleur, sans que personne ne puisse rien y faire quoi que ce soit.
Il a perdu son travail, boit comme un défoncé, n'importe quoi, n'importe quand, à même la bouteille. Cognac et compagnie, rien n'y résiste. Et je sais à présent qu'il boit ainsi depuis plusieurs mois. Vé m'a dit qu'il arrivait souvent qu'il soit assis comme ça, tout bonnement , persistant à dire simplement qu'il a soif.
IL A SOIF...
Aujourd'hui, je n'ai pas le coeur à rire, même si je suis en forme physiquement, je ne contrôle pas toujours mon bonheur, je pleure et pleure et pleure. Mon fils est alcoolique, il n'a que 19 ans. Il y a violence extrême et je vous épargne les détails. Mise en place du programme SIM avec l'urgence sociale ainsi que peut-être un programme qu'on appelle "AGIR" qui me semble encore bien flou et très difficile à appliquer. Pourquoi, voulez-vous bien me dire??? Pourtant je parle, dénonce et Vé a quand-même parlé aux intervenantes d'une maison pour femmes victimes de violence...
Encore une fois, rien de bien concret malgré la bonne volonté de chacun. Les lois, les maudites lois qui finalement ne protègent personne.
Une multitude de gens savent que, quelque part, il y a un jeune homme qui est un sérieux danger pour lui-même et pour celle qu'il dit être la femme de sa vie et rien, absolument RIEN ne peut se faire actuellement. Actuellement, je prie pour qu'il se fasse arrêter, n'importe quoi, pourvu qu'il soit arrêté dans ses agirs.Voilà...
Il y avait quelque chose d'anormal et de profondément troublant dans sa façon de faire et de dire. Ça se passait comme dans un film hollywoodien, lorsque le jeune homme perd complètement le contrôle de sa vie. Vous savez, ces choses qui n'arrivent que dans les films, pas chez nous. Pourtant, il l'avait fait d'un naturel désarmant, devant moi, devant Yang et Vé, engouffrant en 3 seconde le contenu du 1/3 d'une bouteille de vin.
Nous les avions invité à souper il y a 1 mois. J'avais préparé une raclette et un dessert qu'il adore. Et Dieu seul sait à quel point il aime venir souper chez nous. il s'y sent bien, en paix. Mais, ce soir-là, alors qu'il était resplendissant de bonheur en entrant, un simple commentaire d'un ancien copain de Vé sur son facebook a suffi à le déstabiliser pour le reste de la soirée. Il n'a pu revenir à lui, s'imaginant des choses qui n'existent pas dans les faits. Tout tournait si vite dans sa tête...
"Fafouin, ça ne va pas? Aimerais-tu en parler?"
" Non, c'est entre Vé et moi."
"D'accord, va au moins prendre un peu l'air, respirer, prendre une marche, ça fait du bien tu sais... Crois-tu pouvoir momentanément oublier ce qui te préoccupe afin de passer, comme tu le souhaitais, une bonne soirée en famille?"
Il n'avait pas répondu mais avait consenti de bon coeur à aller prendre une bouffée d'air.
J'ai par la suite tenté de le distraire, de le faire rire tout au long du repas mais sans succès.
Il était convaincu que l'ancien copain de Vé la voyait en cachette et l'attendait chez lui. Il voulait aller l'affronter et le battre, rien de moins...
"Pourrais-tu me montrer ce message qui te perturbe tant Fafouin? "
Mais rien n'y faisait. Par la suite, je l'ai lu ce message, rien de bien grave, vraiment anodin, mais pas pour Fafouin. Ça tournait si intensément dans sa tête. Il parlait très vite, répétait 3 fois de suite les mêmes phrases, se construisant des scénarios qui, de toute évidence, n'existait que dans son imagination. Lorsqu'il est dans un tel état, inutile d'essayer de le raisonner. Il roule à 500 km/hre. Je vous épargne la suite qui ne fut pas vraiment jojo... À partir de cet instant, je savais que la nuit serait longue pour lui, qu'il allait s'enfoncer dans un monde infernal, rempli de grande douleur, sans que personne ne puisse rien y faire quoi que ce soit.
Il a perdu son travail, boit comme un défoncé, n'importe quoi, n'importe quand, à même la bouteille. Cognac et compagnie, rien n'y résiste. Et je sais à présent qu'il boit ainsi depuis plusieurs mois. Vé m'a dit qu'il arrivait souvent qu'il soit assis comme ça, tout bonnement , persistant à dire simplement qu'il a soif.
IL A SOIF...
Aujourd'hui, je n'ai pas le coeur à rire, même si je suis en forme physiquement, je ne contrôle pas toujours mon bonheur, je pleure et pleure et pleure. Mon fils est alcoolique, il n'a que 19 ans. Il y a violence extrême et je vous épargne les détails. Mise en place du programme SIM avec l'urgence sociale ainsi que peut-être un programme qu'on appelle "AGIR" qui me semble encore bien flou et très difficile à appliquer. Pourquoi, voulez-vous bien me dire??? Pourtant je parle, dénonce et Vé a quand-même parlé aux intervenantes d'une maison pour femmes victimes de violence...
Encore une fois, rien de bien concret malgré la bonne volonté de chacun. Les lois, les maudites lois qui finalement ne protègent personne.
Une multitude de gens savent que, quelque part, il y a un jeune homme qui est un sérieux danger pour lui-même et pour celle qu'il dit être la femme de sa vie et rien, absolument RIEN ne peut se faire actuellement. Actuellement, je prie pour qu'il se fasse arrêter, n'importe quoi, pourvu qu'il soit arrêté dans ses agirs.Voilà...
vendredi 23 mars 2012
Décompresser?
"J'aimerais ça partir dans le sud avec toi", me confiait ma soeur ce soir.
- Dans le sud?
-Oui, à Cuba. Ça te changerait les idées.
-Çà me changerait les idées de quoi???
-De Fafouin.
- Mais c'est toi qui pense que j'ai besoin de me changer les idées, pas moi.
Je ne ressens pas le besoin de me changer les idées ailleurs tu comprends? C'est pas moi qui va pas, c'est lui.
-Mais ça t"aiderait" à décompresser.
-Décompresser de quoi???? C'est toi qui crois ça... Je suis vraiment heureuse, j'ai vraiment pas besoin de décompresser, je te l'assure!
-C'est agréable de se détendre, se baigner dans la mer.
-C'est vrai, effectivement mais je me détends chaque jour, c'est comme la mer...
- Oui mais changer de place c'est bon aussi pour le moral, se dépayser, ça fait du bien.
-Je ne ressens pas le besoin de me dépayser, je suis bien ici, maintenant. Et mon travail n'est pas un travail. Je reçois mes élèves avec de la musique classique. De plus, je me dépayse à tous les jours dans ma tête, j'ai vraiment pas envie de changer de place, je te l'assure! Écoute, si tu veux vraiment me convaincre de partir une semaine avec toi, propose-moi Natasquan ou les Îles de la Madeleine et tu m'auras.
Les plages bondées de monde ce n'est pas mon truc. Je réalise de plus en plus que j'ai envie de paix, de solitude, la plupart du temps, que ce soit dans la vie de tous les jours ou en vacance. Dans ma tête, je suis bien d'un vent de silence, je m'y suis fait un nid confortable, indélogeable. J'y tiens tant...
- Dans le sud?
-Oui, à Cuba. Ça te changerait les idées.
-Çà me changerait les idées de quoi???
-De Fafouin.
- Mais c'est toi qui pense que j'ai besoin de me changer les idées, pas moi.
Je ne ressens pas le besoin de me changer les idées ailleurs tu comprends? C'est pas moi qui va pas, c'est lui.
-Mais ça t"aiderait" à décompresser.
-Décompresser de quoi???? C'est toi qui crois ça... Je suis vraiment heureuse, j'ai vraiment pas besoin de décompresser, je te l'assure!
-C'est agréable de se détendre, se baigner dans la mer.
-C'est vrai, effectivement mais je me détends chaque jour, c'est comme la mer...
- Oui mais changer de place c'est bon aussi pour le moral, se dépayser, ça fait du bien.
-Je ne ressens pas le besoin de me dépayser, je suis bien ici, maintenant. Et mon travail n'est pas un travail. Je reçois mes élèves avec de la musique classique. De plus, je me dépayse à tous les jours dans ma tête, j'ai vraiment pas envie de changer de place, je te l'assure! Écoute, si tu veux vraiment me convaincre de partir une semaine avec toi, propose-moi Natasquan ou les Îles de la Madeleine et tu m'auras.
Les plages bondées de monde ce n'est pas mon truc. Je réalise de plus en plus que j'ai envie de paix, de solitude, la plupart du temps, que ce soit dans la vie de tous les jours ou en vacance. Dans ma tête, je suis bien d'un vent de silence, je m'y suis fait un nid confortable, indélogeable. J'y tiens tant...
-
dimanche 11 mars 2012
Ma chanson de vie
Chanson de vie et d'espoir
Une résurrection
De luminosité et de vent
Chanson de liberté
Que toujours
Je respire à pleins poumons...
Pour Fafouin et Vé xxx
Les années poussière
Tombent les années-lumière
Sur les saisons prisonnières.
Mais un jour,
Tomberont les années d'haine
Sur les saisons qui s'enchaînent,
Au nouveau jour
Viendra le temps,
La vie à rebours commencera...
Éternel retour,
De cet instant ne finit pas.
Tombent les années-misère,
Sur les vagues solitaires.
Mais demain,
Tomberont les années d'Ève
Sur l'horizon de nos rêves,
Sans lendemain.
Viendra le temps,
La vie à rebours commencera.
Éternel retour,
De cet instant ne finit pas.
Tombent les années-poussière,
Sur les prisons saisonnières
Et je sais,
Tomberont sous les décombres,
Les prisons des années sombres,
À tout jamais.
Catherine Lara, 1972
Une résurrection
De luminosité et de vent
Chanson de liberté
Que toujours
Je respire à pleins poumons...
Pour Fafouin et Vé xxx
Les années poussière
Tombent les années-lumière
Sur les saisons prisonnières.
Mais un jour,
Tomberont les années d'haine
Sur les saisons qui s'enchaînent,
Au nouveau jour
Viendra le temps,
La vie à rebours commencera...
Éternel retour,
De cet instant ne finit pas.
Tombent les années-misère,
Sur les vagues solitaires.
Mais demain,
Tomberont les années d'Ève
Sur l'horizon de nos rêves,
Sans lendemain.
Viendra le temps,
La vie à rebours commencera.
Éternel retour,
De cet instant ne finit pas.
Tombent les années-poussière,
Sur les prisons saisonnières
Et je sais,
Tomberont sous les décombres,
Les prisons des années sombres,
À tout jamais.
Catherine Lara, 1972
vendredi 17 février 2012
À mes amis
Oublions les photos
Simplement écouter
La version originale
Des centaines de fois écoutées
Si magnifique
N'est-ce pas
La musique nous sauve
De bien grands malheurs
Je suis consciente
De tout ce que j'ai failli perdre
Et de tout ce qui me fut redonné...
Je peux encore te parler
Je peux encore t'embrasser
Mais surtout
Je peux encore chanter
À suivre...
À vous tous xxx
Simplement écouter
La version originale
Des centaines de fois écoutées
Si magnifique
N'est-ce pas
La musique nous sauve
De bien grands malheurs
Je suis consciente
De tout ce que j'ai failli perdre
Et de tout ce qui me fut redonné...
Je peux encore te parler
Je peux encore t'embrasser
Mais surtout
Je peux encore chanter
À suivre...
À vous tous xxx
Et particulièrement pour Nanoubis, Herbert, Jackss , Grimmimi et Factotum xxx
samedi 11 février 2012
dimanche 5 février 2012
mercredi 25 janvier 2012
Un foyer pour Tit-Homme
Bonjour! Mon nom est Tit-Homme,
C'est la personne qui me garde en pension qui m'a donné ce nom. C'est ma maman de passage, elle s'appelle Nanoulaterre.
Mon histoire est pathétique: le propriétaire de l'animalerie où Nanou va chercher sa nourriture pour ses bêtes a fait faillite, abandonnant ses animaux dans l'animalerie, sans nourriture, pendant quelques jours. J'étais dans mes excréments lorsque Nanou m'a trouvé dans ma petite cage. Elle m'a sorti de là, m’a acheté, par compassion, et m’a bien lavé, dans l'intention de me trouver vraiment une bonne famille!
J'ai besoin de quelqu'un qui va vraiment me garder pour toute la vie. Quelqu'un qui va avoir beaucoup de temps à me consacrer car j'ai tout à apprendre. Je suis si jeune et vraiment plein de vie et de bonne volonté! Nanou veut trouver pour moi un couple ou une personne à la maison, sans enfants.Vous comprenez, moi j'ai pas envie de me faire abandonner dans 6 mois
parce que, finalement, on n'a pas vraiment le temps de s'occuper de moi à cause du travail et des enfants... Moi, je ne suis pas un meuble qu'on jette après usage. Je suis un vrai petit être rempli de bonté, qui ne demande qu'à aimer de tout son coeur, sans compter.
Je suis dans ma famille d'adoption depuis vendredi dernier. On m'entraîne à faire mes besoins à l'extérieur. Je comprends très vite! J'ai fait déjà beaucoup de progrès mais j'en ai encore beaucoup à faire, je suis si jeune! De plus, le soir, je couche dans une grande cage, on ferme les lumières, on dit dodo et je dors toute la nuit sans déranger! La cage est essentielle, je m’y sens en sécurité. Adèle est bien gentille, elle m'a prêté la sienne.
Nanoulaterre sera très sélective car elle veut vraiment mon bonheur et une personne qui me prendra pour toute la vie, car je le mérite.
Je viens avec mon sac de nourriture (de qualité), un petit lit moelleux dans lequel je fais mon dodo, une petite doudou, mon jouet en corde que je peux mordiller à ma guise, mon carnet de vaccination en plus d'un petit papier avec mes petites habitudes de vie.
Voici 2 photos de moi. Celle d'en haut c'est après ma toilette. La dernière en bas fut prise après mon bain. Je me sentais si bien...
S.V.P. si vous êtes intéressé à me voir ou connaissez quelqu'un dans votre entourage qui aimerait m'adopter et qui correspond bien aux maîtres que Nanou recherche pour moi, vous pouvez la contacter par courriel et elle se fera un plaisir de vous donner d'autres informations.
Région de Montréal/Laval
Mon histoire est pathétique: le propriétaire de l'animalerie où Nanou va chercher sa nourriture pour ses bêtes a fait faillite, abandonnant ses animaux dans l'animalerie, sans nourriture, pendant quelques jours. J'étais dans mes excréments lorsque Nanou m'a trouvé dans ma petite cage. Elle m'a sorti de là, m’a acheté, par compassion, et m’a bien lavé, dans l'intention de me trouver vraiment une bonne famille!
Je suis né le 28 novembre 2011 et je pèse présentement 4 lbs.
Je suis un petit mâle vacciné, non opéré.
Sur mon carnet de vaccination, il est écrit que je suis un épagneul croisé! Je ne trouve pas que je ressemble à un épagneul moi! D' après Nanou, je dois sûrement être croisé avec un Lhassa Apso, shitsu et/ ou caniche. Je ne semble pas perdre mon poil, il est ondulé, c’est comme des cheveux. En tout cas, je suis vraiment très très beau!Je suis un petit mâle vacciné, non opéré.
J'ai besoin de quelqu'un qui va vraiment me garder pour toute la vie. Quelqu'un qui va avoir beaucoup de temps à me consacrer car j'ai tout à apprendre. Je suis si jeune et vraiment plein de vie et de bonne volonté! Nanou veut trouver pour moi un couple ou une personne à la maison, sans enfants.Vous comprenez, moi j'ai pas envie de me faire abandonner dans 6 mois
Je suis dans ma famille d'adoption depuis vendredi dernier. On m'entraîne à faire mes besoins à l'extérieur. Je comprends très vite! J'ai fait déjà beaucoup de progrès mais j'en ai encore beaucoup à faire, je suis si jeune! De plus, le soir, je couche dans une grande cage, on ferme les lumières, on dit dodo et je dors toute la nuit sans déranger! La cage est essentielle, je m’y sens en sécurité. Adèle est bien gentille, elle m'a prêté la sienne.
Nanoulaterre sera très sélective car elle veut vraiment mon bonheur et une personne qui me prendra pour toute la vie, car je le mérite.
Je viens avec mon sac de nourriture (de qualité), un petit lit moelleux dans lequel je fais mon dodo, une petite doudou, mon jouet en corde que je peux mordiller à ma guise, mon carnet de vaccination en plus d'un petit papier avec mes petites habitudes de vie.
Voici 2 photos de moi. Celle d'en haut c'est après ma toilette. La dernière en bas fut prise après mon bain. Je me sentais si bien...
S.V.P. si vous êtes intéressé à me voir ou connaissez quelqu'un dans votre entourage qui aimerait m'adopter et qui correspond bien aux maîtres que Nanou recherche pour moi, vous pouvez la contacter par courriel et elle se fera un plaisir de vous donner d'autres informations.
Région de Montréal/Laval
jeudi 19 janvier 2012
mardi 27 décembre 2011
Mes racines bien vivantes, Heureuse Année 2012
Le set à Nanoulaterre
(4 couples en carré)
Saluez votre compagnie, saluez le coin!
Tout l'monde par la main
Demi-tour à gauche
Demi-tour à droite
Du 1 au 3, présentez!
Du 2 au 4 , présentez!
Grande chaîne!
(toujours demi-tour avec le coin qui se trouve à notre droite avant d'entâmer la chaîne)
Reprends ta place et swing ta compagnie !
Promenade...
Les femmes au milieu, les hommes alentour! (frappez des mains)
Saluez votre compagnie, swingner l'suivant!
Les hommes au milieu les femmes alentour! (frappez des mains)
Saluez l'coin swingnez l'suivant!
(ainsi de suite jusqu'à la reprise du partenaire)
Refoulade!
Une autre fois!
Et domino les hommes ont chaud!
___________________
À tous mes lecteurs, je souhaite pour 2012
La simplicité des petits bonheurs retrouvés
Dans le moment présent,
De la lumière plein les yeux
L'odeur de l'air frais
De chaque matin
Qui nous est donné, comme un grand cadeau...
Un gros bec d'amour à vous tous!
Nanoulaterre xxx
___________
"Reel du pendu"
Bottine souriante
(4 couples en carré)
Saluez votre compagnie, saluez le coin!
Tout l'monde par la main
Demi-tour à gauche
Demi-tour à droite
Du 1 au 3, présentez!
Du 2 au 4 , présentez!
Grande chaîne!
(toujours demi-tour avec le coin qui se trouve à notre droite avant d'entâmer la chaîne)
Reprends ta place et swing ta compagnie !
Promenade...
Les femmes au milieu, les hommes alentour! (frappez des mains)
Saluez votre compagnie, swingner l'suivant!
Les hommes au milieu les femmes alentour! (frappez des mains)
Saluez l'coin swingnez l'suivant!
(ainsi de suite jusqu'à la reprise du partenaire)
Refoulade!
Une autre fois!
Et domino les hommes ont chaud!
___________________
À tous mes lecteurs, je souhaite pour 2012
La simplicité des petits bonheurs retrouvés
Dans le moment présent,
De la lumière plein les yeux
L'odeur de l'air frais
De chaque matin
Qui nous est donné, comme un grand cadeau...
Un gros bec d'amour à vous tous!
Nanoulaterre xxx
___________
"Reel du pendu"
Bottine souriante
La Bottine souriante - Le reel du pendu par
samedi 24 décembre 2011
Noël chaque jour
4 ans sans avoir pu passer un vrai Noël en famille, ce fut long, très long...
Il m'a fait des clins d'oeil toute la soirée, je sais qu'il est heureux. En compagnie de son amoureuse Vé, Fafouin a revu toute sa belle famille qu'il aime tant, tantes, oncles, ti mimi d'amour, cousins et cousines.
À vous tous chers lecteurs tant appréciés, je souhaite le plus doux des Noël, avec une grande dose d'amour, sérénité et paix.
Nanoulaterre xxx
Il m'a fait des clins d'oeil toute la soirée, je sais qu'il est heureux. En compagnie de son amoureuse Vé, Fafouin a revu toute sa belle famille qu'il aime tant, tantes, oncles, ti mimi d'amour, cousins et cousines.
À vous tous chers lecteurs tant appréciés, je souhaite le plus doux des Noël, avec une grande dose d'amour, sérénité et paix.
Nanoulaterre xxx
Voici un arrangement bien de chez nous du "Noël Nouvelet" que j'affectionne particulièrement.
J'adore...
mardi 20 décembre 2011
Mes chats, mes amours...
Et puisque seul importe le moment présent, qu'il n'y a que ça d'essentiel dans la vie, alors, je cherche en ce moment, par tous les moyens possibles, un abri d'hiver douillet, confortable et chaud chaud chaud pour les chats errants. Par hasard, ils ont choisi leur confort sur le balcon intérieur et confortable de la nouvelle demeure de ma maman.
Avant qu'elle aménage, j'avais quand-même pris soin d'en faire part à maman pour la préparer.
Je savais que ça créerait des parlottes à n'en plus finir car voyez-vous, ma Ti Mimi d'amour et moi, on est vraiment complices et chat chat chat...
"J'ai mis des boîtes en carton devant ma porte-patio. Tu devrais voir, ils sont tous là! J'ai même presque touché au petit à poil long, gris et blanc!" me lança maman cette semaine.
"Mais les boîtes ne tiendront pas, pas longtemps avec l'eau avec la neige. Faut leur trouver quelque chose de plus solide maman."
Horreur. Je sens que je vais, je veux dire elle et moi, allons nous embarquer dans une belle galère, on est cuite, je le sais, moi la première. Puis, lorsque j'embarque, elle embarque aussi.
On se motive mutuellement. C'est comme si on était soudée l'une à l'autre. Ti mimi et moi, on est comme "pareil" lorsqu'il s'agit des animaux.
Vous devriez les voir ces chats, et, entre autre, le petit gris et blanc à poil long avec ses beaux yeux verts totu vifs, à peine 2 mois. Il y a aussi son petit frère qui le suit pas à pas, un peu plus frêle, tout bariolé. Petits choux d'amour... Je n'ose même pas m'imaginer qu'il vont passer l'hiver à - 25 celcius. URGENCE, S.O.S!
Je m'avance à imaginer des solutions...
"La seule façon de les capturer c'est en leur lançant un filet de pêcheur, comme ça, ils ne pourront plus bouger et nous pourront les attraper"
"Oui mais, ils doivent être plein de poux, on ne peut pas les garder."
"En décembre, au dessous de 0 celcius les poux ne peuvent survivre maman."
"Mais il faut d'abord trouver quelqu'un qui va accepter de les adopter?" lançai de nouveau Mimi.
Excellente réflexion... Et moi qui ne réfléchis à peu près jamais lorsqu'il est question de sauvetage d'animaux...
En plus, je ne sais pas trop pourquoi, chez moi, tous les animaux errants appellent au secours et viennent frapper à ma porte, comme s'ils savaient d'instinct qu'ici c'est la maison des animaux.
La première chatte fut récupérée il y a 4 ans. Elle était entrée chez moi en même temps que mes petits élèves, s'est ensuite installée au beau milieu du salon pour ensuite se laver confortablement.
Je demandai à mes petits élèves:
"C'est votre chat?"
"Mais non, il nous a suivi jusqu'ici!"
Je pris le chat et le déposa à l'extérieur par la porte-patio. Mais il demeurait sur place en pleurant. Aussitôt sorti, aussitôt repris... Sabine... Elle demeure depuis 4 ans chez ma maman, qui en prend soin comme la prunelle de ses yeux.
Le 2e petit chaton fut récupéré par Yang lors d'une énorme tempête de neige. Elle grelottait et s'est précipitée vers lui pendant qu'il déblayait l'entrée. Yang est alors entré en me disant:
" Tu ne seras pas contente..."
"Pourquoi", lui dis-je.
Il avait le minet dans ses bras tout grelottante de froid, toute petite. Je regardai le petit chaton...
"Tu connais ma réponse pourtant! On la garde. On va la réchauffer. "
Rosanna est demeurée chez nous 1 mois avant que je lui trouve le meilleur des foyers. en la confiant, les larmes aux yeux mais confiante, à mon ex-conjoint. Rosanna , rebaptisée Fanny est maintenant une princesse. Aucun autre chat n'est mieux traité à part le nôtre bien sûr et celui de maman et, j'oubliais, celui d'Herbert et de Air fou.
Si vous avez un enclos ou une petite cabane de bois, faites-moi-le savoir, je vous en serai reconnaissante.
Quant à notre beau Jérôme, notre 3e chat adoptif, bien, sachez qu'un soir de juillet, en arrêtant dans un dépanneur pour acheter du vin, il était là à côté de la porte à nous attendre et lorsqu'il m'a vu, fit un gros câlin à mes pieds. Il était tout maigrichon mais tellement "calineux".
"Savez-vous à qui appartient ce chat?" demandai-je au proprio du dépanneur.
"Il est à personne. Gyslaine le nourrit le matin."
J'en fis aussitôt part à Yang qui m'attendait dans la voiture.
Et sans hésiter, ni me demander la permission, Yang a pris le chat et a dit: :" On le prend!"
Tout le monde ici est vraiment mal fait...
Voici Jérôme, notre trésor... aucun malice, il est absolument adorable, charmant, tout tout tout, le meilleur de chats...
À suivre...
Avant qu'elle aménage, j'avais quand-même pris soin d'en faire part à maman pour la préparer.
Je savais que ça créerait des parlottes à n'en plus finir car voyez-vous, ma Ti Mimi d'amour et moi, on est vraiment complices et chat chat chat...
"J'ai mis des boîtes en carton devant ma porte-patio. Tu devrais voir, ils sont tous là! J'ai même presque touché au petit à poil long, gris et blanc!" me lança maman cette semaine.
"Mais les boîtes ne tiendront pas, pas longtemps avec l'eau avec la neige. Faut leur trouver quelque chose de plus solide maman."
Horreur. Je sens que je vais, je veux dire elle et moi, allons nous embarquer dans une belle galère, on est cuite, je le sais, moi la première. Puis, lorsque j'embarque, elle embarque aussi.
On se motive mutuellement. C'est comme si on était soudée l'une à l'autre. Ti mimi et moi, on est comme "pareil" lorsqu'il s'agit des animaux.
Vous devriez les voir ces chats, et, entre autre, le petit gris et blanc à poil long avec ses beaux yeux verts totu vifs, à peine 2 mois. Il y a aussi son petit frère qui le suit pas à pas, un peu plus frêle, tout bariolé. Petits choux d'amour... Je n'ose même pas m'imaginer qu'il vont passer l'hiver à - 25 celcius. URGENCE, S.O.S!
Je m'avance à imaginer des solutions...
"La seule façon de les capturer c'est en leur lançant un filet de pêcheur, comme ça, ils ne pourront plus bouger et nous pourront les attraper"
"Oui mais, ils doivent être plein de poux, on ne peut pas les garder."
"En décembre, au dessous de 0 celcius les poux ne peuvent survivre maman."
"Mais il faut d'abord trouver quelqu'un qui va accepter de les adopter?" lançai de nouveau Mimi.
Excellente réflexion... Et moi qui ne réfléchis à peu près jamais lorsqu'il est question de sauvetage d'animaux...
En plus, je ne sais pas trop pourquoi, chez moi, tous les animaux errants appellent au secours et viennent frapper à ma porte, comme s'ils savaient d'instinct qu'ici c'est la maison des animaux.
La première chatte fut récupérée il y a 4 ans. Elle était entrée chez moi en même temps que mes petits élèves, s'est ensuite installée au beau milieu du salon pour ensuite se laver confortablement.
Je demandai à mes petits élèves:
"C'est votre chat?"
"Mais non, il nous a suivi jusqu'ici!"
Je pris le chat et le déposa à l'extérieur par la porte-patio. Mais il demeurait sur place en pleurant. Aussitôt sorti, aussitôt repris... Sabine... Elle demeure depuis 4 ans chez ma maman, qui en prend soin comme la prunelle de ses yeux.
Le 2e petit chaton fut récupéré par Yang lors d'une énorme tempête de neige. Elle grelottait et s'est précipitée vers lui pendant qu'il déblayait l'entrée. Yang est alors entré en me disant:
" Tu ne seras pas contente..."
"Pourquoi", lui dis-je.
Il avait le minet dans ses bras tout grelottante de froid, toute petite. Je regardai le petit chaton...
"Tu connais ma réponse pourtant! On la garde. On va la réchauffer. "
Rosanna est demeurée chez nous 1 mois avant que je lui trouve le meilleur des foyers. en la confiant, les larmes aux yeux mais confiante, à mon ex-conjoint. Rosanna , rebaptisée Fanny est maintenant une princesse. Aucun autre chat n'est mieux traité à part le nôtre bien sûr et celui de maman et, j'oubliais, celui d'Herbert et de Air fou.
Si vous avez un enclos ou une petite cabane de bois, faites-moi-le savoir, je vous en serai reconnaissante.
Quant à notre beau Jérôme, notre 3e chat adoptif, bien, sachez qu'un soir de juillet, en arrêtant dans un dépanneur pour acheter du vin, il était là à côté de la porte à nous attendre et lorsqu'il m'a vu, fit un gros câlin à mes pieds. Il était tout maigrichon mais tellement "calineux".
"Savez-vous à qui appartient ce chat?" demandai-je au proprio du dépanneur.
"Il est à personne. Gyslaine le nourrit le matin."
J'en fis aussitôt part à Yang qui m'attendait dans la voiture.
Et sans hésiter, ni me demander la permission, Yang a pris le chat et a dit: :" On le prend!"
Tout le monde ici est vraiment mal fait...
Voici Jérôme, notre trésor... aucun malice, il est absolument adorable, charmant, tout tout tout, le meilleur de chats...
À suivre...
vendredi 2 décembre 2011
Opération peinture
Ma petite " mimi d'amour", ma maman, déménage samedi.
Après avoir vendu la maison familiale, 28 ans dans un beau haut de duplex c'est une grande partie de sa vie. Elle y a bercé, cajolé et gardé maintes et maintes fois ses petits-enfants devenus adultes maintenant. Son petit nid était sécurisant pour nous tous. On y retrouvait amour, tendresse, gentillesse, douceur et générosité.
Depuis un certain temps, nous étions inquiets de la voir accumuler toutes ces marches qu'elle peinait à descendre et monter un pas à la fois. Puis, en août dernier, j'ai déniché un beau petit condo où elle n'a que 3 marches à monter et descendre, à 1 minute à pieds de chez moi. Visite de l'endroit, coup de coeur et offre d'achat rapidement. Tout s'est déroulé comme un charme. Lorsque le temps est venu, le voies de l'invisible se chargent de nous ouvrir le chemin. Yang et moi voulions faire une offre pour elle. Pas question, elle tenait à l'acheter elle-même, à 81 ans!
"Seule condition maman, je m'occupe de tout, offre, inspection, notaire, etc..."
Depuis 8 jours, nous peinturons et chérissons le souhait que ma mimi entre dans un petit nid propre et impeccable. Elle ne veut tellement pas déranger:
" Voyons, ça n'a pas de bon sens, vous allez vous mettre à terre!"
" Laisse-toi gâter maman..."
À l'instant, je me prépare avec entrain à mettre la touche finale; nettoyage, aspirateur et planchers impeccables. Yang va venir ensuite reposer portes et stores.
Demain, c'est le grand jour. J'ai peine à contenir mon enthousiasme... Ma petite maman, à 2 pas de chez moi... C'est à son tour maintenant de recevoir amour et sécurité, elle le mérite tant, si vous saviez. Elle est et demeurera un pilier de force et courage pour nous tous.
Après avoir vendu la maison familiale, 28 ans dans un beau haut de duplex c'est une grande partie de sa vie. Elle y a bercé, cajolé et gardé maintes et maintes fois ses petits-enfants devenus adultes maintenant. Son petit nid était sécurisant pour nous tous. On y retrouvait amour, tendresse, gentillesse, douceur et générosité.
Depuis un certain temps, nous étions inquiets de la voir accumuler toutes ces marches qu'elle peinait à descendre et monter un pas à la fois. Puis, en août dernier, j'ai déniché un beau petit condo où elle n'a que 3 marches à monter et descendre, à 1 minute à pieds de chez moi. Visite de l'endroit, coup de coeur et offre d'achat rapidement. Tout s'est déroulé comme un charme. Lorsque le temps est venu, le voies de l'invisible se chargent de nous ouvrir le chemin. Yang et moi voulions faire une offre pour elle. Pas question, elle tenait à l'acheter elle-même, à 81 ans!
"Seule condition maman, je m'occupe de tout, offre, inspection, notaire, etc..."
Depuis 8 jours, nous peinturons et chérissons le souhait que ma mimi entre dans un petit nid propre et impeccable. Elle ne veut tellement pas déranger:
" Voyons, ça n'a pas de bon sens, vous allez vous mettre à terre!"
" Laisse-toi gâter maman..."
À l'instant, je me prépare avec entrain à mettre la touche finale; nettoyage, aspirateur et planchers impeccables. Yang va venir ensuite reposer portes et stores.
Demain, c'est le grand jour. J'ai peine à contenir mon enthousiasme... Ma petite maman, à 2 pas de chez moi... C'est à son tour maintenant de recevoir amour et sécurité, elle le mérite tant, si vous saviez. Elle est et demeurera un pilier de force et courage pour nous tous.
vendredi 18 novembre 2011
vendredi 4 novembre 2011
Ying et Yang de retour
Pour les nouveaux venus, je vous présente Yang, c'est mon compagnon de vie.
Le vendredi soir, nous adorons nous retrouver devant un bon souper parce que la semaine, nous vivons chacun dans notre petit cocon. Deux artistes, ça vit chacun dans son monde. Pourtant ,on aime bien sentir que l'autre est là, quelque part dans la maison. Sans l'autre, ce ne serait pas pareil, moins lumineux. Bref, nous sommes faits l'un pour l'autre. Deux indépendants de nature...
Il faut écouter la conversation de ce souper. Mémorable...
- Tu sais, je suis vraiment heureuse, dans tous les sens du mot. Je suis bien avec toi et sans toi... Si je pouvais être là dans ma peau et avoir 20 ans... Mais c'est impossible hein, à cause de l'expérience...
Je le sens réfléchir, vraiment, il me regarde dans les yeux et lance:
-Attends, je vais aller chercher quelque chose...
Je me sens stimulée. Une conversation profonde nous attend sans doute. Puis, Yang revient:
-Tiens regarde ça.
-Quoi, qu'est-ce que c'est? Le catalogue IKEA!!!
-Oui oui. C'est le mur que je veux avoir dans ma pièce de musique, qu'est-ce que t'en penses?
....
-Mais tu sautes du coq à l'âne!
-Bien oui, c'est toi qui m'a appris.
...
__________
-Bien moi je t'aime et je sais que je vais passer toute ma vie avec toi. Et toi?
- Bien je pense que oui...
- Ah oui?
- Alors, je suis la femme de ta vie? Dis-moi, dis-moi...
Il faut dire que je le bouscule un peu en lui flattant les cheveux. Et je l'éloigne aussi en même temps... Étrange cette adversité... Je sais qu'il ne répondra pas ce que je veux entendre, on s'entend, mais c'est pas grave, ce n'est qu'un jeu.
-Réponds, aller, dis-moi quelque chose... Alors? Je suis la femme de ta vie?
-Bien, tu es une femme!
...
Le vendredi soir, nous adorons nous retrouver devant un bon souper parce que la semaine, nous vivons chacun dans notre petit cocon. Deux artistes, ça vit chacun dans son monde. Pourtant ,on aime bien sentir que l'autre est là, quelque part dans la maison. Sans l'autre, ce ne serait pas pareil, moins lumineux. Bref, nous sommes faits l'un pour l'autre. Deux indépendants de nature...
Il faut écouter la conversation de ce souper. Mémorable...
- Tu sais, je suis vraiment heureuse, dans tous les sens du mot. Je suis bien avec toi et sans toi... Si je pouvais être là dans ma peau et avoir 20 ans... Mais c'est impossible hein, à cause de l'expérience...
Je le sens réfléchir, vraiment, il me regarde dans les yeux et lance:
-Attends, je vais aller chercher quelque chose...
Je me sens stimulée. Une conversation profonde nous attend sans doute. Puis, Yang revient:
-Tiens regarde ça.
-Quoi, qu'est-ce que c'est? Le catalogue IKEA!!!
-Oui oui. C'est le mur que je veux avoir dans ma pièce de musique, qu'est-ce que t'en penses?
....
-Mais tu sautes du coq à l'âne!
-Bien oui, c'est toi qui m'a appris.
...
__________
-Bien moi je t'aime et je sais que je vais passer toute ma vie avec toi. Et toi?
- Bien je pense que oui...
- Ah oui?
- Alors, je suis la femme de ta vie? Dis-moi, dis-moi...
Il faut dire que je le bouscule un peu en lui flattant les cheveux. Et je l'éloigne aussi en même temps... Étrange cette adversité... Je sais qu'il ne répondra pas ce que je veux entendre, on s'entend, mais c'est pas grave, ce n'est qu'un jeu.
-Réponds, aller, dis-moi quelque chose... Alors? Je suis la femme de ta vie?
-Bien, tu es une femme!
...
lundi 31 octobre 2011
mercredi 26 octobre 2011
Toujours là!
Chers lecteurs, j'y suis toujours. Je tente simplement de refaire surface avec les événements de septembre, les formations que je dois donner à l'extérieur et une vilaine sinusite que je soigne actuellement, moi qui ne suis jamais malade!
Je reviens dès que je peux...
Nanoulaterre
Je reviens dès que je peux...
Nanoulaterre
vendredi 7 octobre 2011
Il existe un lendemain...
J'adorais cette chanson,
allez donc savoir maintenant pourquoi... Malgré les années, elle traverse toujours mon coeur et vibre en mon corps de cette même intensité. Et cette voix, j'adore.Voici ma traduction...
The morning after
Il existe un lendemain...
Si nos regards transcendent au delà de la nuit
nous avons la chance de découvrir le soleil
Laissons nos forces s‘y projeter
Maintenant, le vois-tu ce lendemain
Il t’attend là, derrière la tempête
Pourquoi ne pas traverser le pont ensemble
Et découvrir cet endroit
Bien à l’abri, tout au chaud
Il n'est pas trop tard, nous devons donner
Seul l'amour peut nous élever
Il n'est pas trop tard,
Laissons nos mains se lier hors du temps
Il existe un lendemain
Nous passerons près de la rive
Je sais que nous serons là demain
Échappant à l'obscurité
Ne cherchant plus rien d’autre
Il existe un lendemain....
(1973, interprète; Maureen McGovern)
allez donc savoir maintenant pourquoi... Malgré les années, elle traverse toujours mon coeur et vibre en mon corps de cette même intensité. Et cette voix, j'adore.Voici ma traduction...
The morning after
Il existe un lendemain...
Si nos regards transcendent au delà de la nuit
nous avons la chance de découvrir le soleil
Laissons nos forces s‘y projeter
Maintenant, le vois-tu ce lendemain
Il t’attend là, derrière la tempête
Pourquoi ne pas traverser le pont ensemble
Et découvrir cet endroit
Bien à l’abri, tout au chaud
Il n'est pas trop tard, nous devons donner
Seul l'amour peut nous élever
Il n'est pas trop tard,
Laissons nos mains se lier hors du temps
Il existe un lendemain
Nous passerons près de la rive
Je sais que nous serons là demain
Échappant à l'obscurité
Ne cherchant plus rien d’autre
Il existe un lendemain....
(1973, interprète; Maureen McGovern)
jeudi 6 octobre 2011
vendredi 30 septembre 2011
Merci Manou, merci Zed...
Si vous êtes le moindrement sensibilisés à la maladie mentale, à ce que vit Fafouin, à ce que j'ai pu vivre et vit encore, prenez le temps d'écoutez cette émission radiophonique extrêmement pertinente. Je ne trouve pas les mots pour décrire les commentaires. Je les vis, les sens. C'est Fafouin, c'est ma vie comme parent d'un proche atteint, c'est Vé...
Je m'inquiète, oui... Pas pour moi, mais pour Vé, pour sa sécurité. Je ne sais plus comment le lui dire. Elle l'aime mais n'a pas d'outils. Je tente de lui en donner. Pas facile. Vient un moment où on a le devoir d'être intrusive, pour la sécurité de ceux et celles qu'on aime.
Je n'ai pas tout dit, mais tout m'encourage à le faire. Et comme j'aimerais n'avoir que l'écriture ,écrire, écrire... et dire...
Merci à tous , merci vraiment, du fond du coeur, de votre fidélité et appui...xxx
http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2011/CBF/MaisonneuveEnDirect201109301215_1.asx
mercredi 21 septembre 2011
Lumière et ténèbre
Pas facile d'avoir une vie stable depuis le début septembre... Avortement de Vé, beaucoup de douleur pour elle, elle l'aimait déjà cet embryon... Forte cette petite. Elle savait bien que dans la situation actuelle, impossible de faire grandir un enfant dans le bonheur. Fafouin a bien fait ça aussi, malgré le fait qu'il voulait le garder... Je les ai accompagnés là-dedans, CLSC, etc.
À travers tout ça, mon voisin immédiat est décédé, laissant derrière lui ses 2 petits enfants de 4 et 6 ans et sa femme. 45 ans, trop jeune pour mourir. Infarctus. Nous nous sommes donnés la main entre voisins pour aider ma voisine et faire un grand ménage de sa cour arrière: enlèvement de la piscine, pelouse et tous les objets inutiles... Pour une raison inconnue, ils avaient complètement perdu le contrôle. Faut pas juger. Dans ces moments, la seule chose à faire c'est d'aider, on ne s'est pas posé de questions. Deux voisins, Yang et moi avons pris la relève quand on pouvait. Puis, salon, funérailles, enterrement. Pas facile pour les enfants dont l'un d'eux est mon petit élève. Mon trésor... Funérailles pentecôtiste. Difficile mais très beau. Enterrement, ouf, jamais vu auparavant; ils attendent que le cercueil soit enterré au complet avant de partir. J'ai des images... la grue qui tasse la terre, mon petit Joël qui regarde tout ça les yeux en larmes sans broncher. Il me semble qu'on peut éviter ça aux enfants, enfin, ce sont leur scoutumes...
Pendant ce temps, notre maison était bordélique car les menuisiers posaient les planchers de bois francs dans nos chambres. Y'a des semaines comme ça, faut faire avec! Nous ne nous appartenions plus Yang et moi. Tiens, un soir, je suis allée me reposer près de lui après le souper et me suis réveillée le lendemain matin, toute habillée!
La semaine suivante m'est apparue comme des vacances malgré mes occupations et mon travail!
Puis, samedi matin, première crise suicidaire de mon fils. "Maman, je t'en prie, viens me chercher!" S'est lacéré à 4 endroits le dessus du bras gauche pour apaiser sa douleur intérieure. Un vrai TPL, ne plus en douter... Je ne l'ai jamais vu pleurer et crier de la sorte. Prochaine étape, hôpital, de gré ou de force, l'urgence sociale est dans le dossier.Très inquiète pour lui et Vé. A pété sa coche, lancé des objets dans l'appartement, a bousculé Vé et a brisé la fenêtre de la porte patio en lançant un couteau... "Je ne sais pas ce qui s'est passé maman, j'ai vu noir..."
Je raconterai plus en détails...
Le côté positif: m'a appelé dans ses moments de détresse et a demandé pour la première fois de l'aide pour son impulsivité. Faut voir le bout de lumière quand-même! Côté négatif, Vé l'a repris malgré mes recommandations de ne pas le faire. Elle le protège, misère... Et c'est reparti, il va oublier l'aide qu'il demandait. Va falloir penser à un plan 2 d'urgence...
Ce matin, je suis allée chercher Fafouin pour l'amener à la clinique. "Je me suis fait mal à la main en me tiraillant avec Alex." (son copain). Il a la main toute enflée et incapable de la bouger. Gros doutes sur la véracité de ses propos. L'appartement était bordélique et il y avait une bouteille de gros fort entamée sur la table du salon, à 9 hres du matin...
Bon, assez pour aujourd'hui. Là, entre deux cours, je m'en vais faire ma marche rapide et peut-être le gym. Puis, si l'eau n'est pas trop froide, mes brasses, on verra. Ce soir, je m'en vais souper avec ma petite soeur et maman. besoin de penser à moi... À suivre...
À travers tout ça, mon voisin immédiat est décédé, laissant derrière lui ses 2 petits enfants de 4 et 6 ans et sa femme. 45 ans, trop jeune pour mourir. Infarctus. Nous nous sommes donnés la main entre voisins pour aider ma voisine et faire un grand ménage de sa cour arrière: enlèvement de la piscine, pelouse et tous les objets inutiles... Pour une raison inconnue, ils avaient complètement perdu le contrôle. Faut pas juger. Dans ces moments, la seule chose à faire c'est d'aider, on ne s'est pas posé de questions. Deux voisins, Yang et moi avons pris la relève quand on pouvait. Puis, salon, funérailles, enterrement. Pas facile pour les enfants dont l'un d'eux est mon petit élève. Mon trésor... Funérailles pentecôtiste. Difficile mais très beau. Enterrement, ouf, jamais vu auparavant; ils attendent que le cercueil soit enterré au complet avant de partir. J'ai des images... la grue qui tasse la terre, mon petit Joël qui regarde tout ça les yeux en larmes sans broncher. Il me semble qu'on peut éviter ça aux enfants, enfin, ce sont leur scoutumes...
Pendant ce temps, notre maison était bordélique car les menuisiers posaient les planchers de bois francs dans nos chambres. Y'a des semaines comme ça, faut faire avec! Nous ne nous appartenions plus Yang et moi. Tiens, un soir, je suis allée me reposer près de lui après le souper et me suis réveillée le lendemain matin, toute habillée!
La semaine suivante m'est apparue comme des vacances malgré mes occupations et mon travail!
Puis, samedi matin, première crise suicidaire de mon fils. "Maman, je t'en prie, viens me chercher!" S'est lacéré à 4 endroits le dessus du bras gauche pour apaiser sa douleur intérieure. Un vrai TPL, ne plus en douter... Je ne l'ai jamais vu pleurer et crier de la sorte. Prochaine étape, hôpital, de gré ou de force, l'urgence sociale est dans le dossier.Très inquiète pour lui et Vé. A pété sa coche, lancé des objets dans l'appartement, a bousculé Vé et a brisé la fenêtre de la porte patio en lançant un couteau... "Je ne sais pas ce qui s'est passé maman, j'ai vu noir..."
Je raconterai plus en détails...
Le côté positif: m'a appelé dans ses moments de détresse et a demandé pour la première fois de l'aide pour son impulsivité. Faut voir le bout de lumière quand-même! Côté négatif, Vé l'a repris malgré mes recommandations de ne pas le faire. Elle le protège, misère... Et c'est reparti, il va oublier l'aide qu'il demandait. Va falloir penser à un plan 2 d'urgence...
Ce matin, je suis allée chercher Fafouin pour l'amener à la clinique. "Je me suis fait mal à la main en me tiraillant avec Alex." (son copain). Il a la main toute enflée et incapable de la bouger. Gros doutes sur la véracité de ses propos. L'appartement était bordélique et il y avait une bouteille de gros fort entamée sur la table du salon, à 9 hres du matin...
Bon, assez pour aujourd'hui. Là, entre deux cours, je m'en vais faire ma marche rapide et peut-être le gym. Puis, si l'eau n'est pas trop froide, mes brasses, on verra. Ce soir, je m'en vais souper avec ma petite soeur et maman. besoin de penser à moi... À suivre...
dimanche 28 août 2011
Anéantie
Fafouin me l'avait dit il y a 2 semaines. Je savais que Vé, son amie d'enfance et amoureuse, était enceinte. Ils sont venus souper à la maison Dimanche dernier.
-Surtout, ne parle pas du bébé maman,
m'avait chuchotté Fafouin. Pas besoin d'aller bien bien loin pour comprendre que la petite était en période de réflexion. De toute façon, cela me semblait d'une évidence, je serais demeurée discrète, de toute façon. J'aurais attendu qu'ils m'en parlent et sinon, chut.
Fafouin m'en a parlé un peu cette semaine. Elle hésitait, déchirée.
-Elle a peur de manquer d'argent.
m'avait souligné mon fils.
-On va attendre en fin de semaine prochaine et si je fais un petit coup d'argent, peut-être qu'elle va le garder.
Mais ça, je sentais bien que ça venait de lui, qu'il faisait son possible mais, pas de la bonne façon. Elle n'accepterait jamais qu'il ne marche pas droit et lui se préparait à se mettre les deux pieds dans les plats avec une magouille, sans qu'elle ne le sache, j'en suis certaine. Elle est droite, franche, honnête et entière.
Comment passer le message. Je ne voulais pas juger, surtout pas, ni faire la morale, pas le moment...
- Tu sais, on peut très bien élever un enfant avec des moyens financiers réduits, je l'ai fait sans problème, c'est pas ça le plus important....
Puis, il est descendu à l'ordi et moi, je me torturais l'esprit, le poing replié sur la bouche, accoudée à la table de cuisine. J'y suis restée un bon 30 minutes avant de descendre vers lui et discrètement lui dire en l'embrassant sur la tête:
-Il aura besoin d'une grande sécurité, d'attention et de beaucoup d'amour... C'est ça le plus important...
Puis je suis partie, aussi discrètement que je suis descendue.
_________
Cette après-midi, l'ouragan Irène laissait ses résidus. J'étais chez mon amie Manou et comptait y rester à cause des vents puis, un appel...
-Maman, qu'est-ce que tu fais?
-Je suis chez Manou et je vais repartir seulement demain matin à cause des grands vents et de la pluie.
- Ah... C'est parce que, demain Vé va se faire avorter et elle a besoin de quelqu'un de fiable pour l'accompagner avec moi car elle ne pourra pas conduire après...( mon fils n'a pas de permis de conduire)
-Alors, vous avez choisi l'avortement... Pourquoi?
-Parce qu'on pense qu'on est pas prêts à élever un enfant...
La réponse était tout à fait maturée, remplie de bon sens. Ils avaient réfléchi, pris une décision d'adultes. Et peu importe la décision qu'ils prendraient, de le garder ou pas, je m'étais jurée de les accompagner dans leur choix, sans les juger mais surtout, d'être là pour eux.
-Bon, écoute, je vais m'arranger... je serai là demain matin...
-Oh, merci maman...
Bien oui, j'y serai parce que c'est à moi que Fafouin et Vé ont fait appel dans des moments qui seront sans doute très difficiles pour eux et encore plus pour Vé...Parce que Vé aime Fafouin et Fafouin aime Vé... Parce que c'est un bébé d'Amour...
Mais voilà que la tête me tourne, je me sens mal, terriblement mal, déchirée par des pensées contradictoires qui ne ressemblent en rien à ce que je croyais faire partie depuis toujours de mes convictions profondes. Je sais que leur décision est réfléchie en absolument sensée et saine. Fafouin est encore très fragile et impulsif et... Vé aussi...
____________
-On est pareils, on est trop pareils. Des fois, je pense que je deviens folle. Ça m'arrive de ne pas être correcte avec lui et je pète ma coche. Il essaie de me calmer, c'est pas normal d'agir comme ça, je pense que j'ai un problème...
m'avait confiée Vé dernièrement.
-Vé, tu sais, il y a des ressources qui peuvent être très aidantes pour vous deux.
-Je sais et Fafouin en est conscient aussi. mais, tu sais, jeune, j'en ai vu tellement des intervenants et ça n'a jamais rien donné...
-Tu sais Vé, peut-être que les intervenants n'étaient pas appropriés pour le genre de difficulté que tu avais, mais plus, il faut être conscient et décidé à admettre qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Et si on n'est pas prêt ou qu'on n'en est pas conscient, rien ne peut fonctionner...
-Oui, tu as raison. je ne croyais en rien...
-Alors, c'est merveilleux Vé, tu te rends comptes, tu n'as 19 ans et tu es consciente! C'est une grande chance que tu as. Bien des gens ne se réveillent qu'à 30 ou 40 ans et même parfois jamais!
-Oui, c'est vrai...
-Tu es une personne très forte et Fafouin aussi, j'ai confiance en vous, je ne suis pas inquiète...
-Merci....
____________
Bon, je reviens à l'essentiel. oui, je suis mêlée et profondément perturbée. Je suis allée voir les photos, à 12 semaines... Il est déjà tout formé; ses petits pieds, ses mains, tout... Je me fais mal, je ne devrais pas, c'est plus fort que moi. J'ai comme un besoin de voir, d'accepter la vérité, ma nouvelle vérité, moi qui n'était ni contre ni pour l'avortement, voilà que...Qu'est-ce qui m'arrive... Je sais que je vais trouver ça difficile et déchirant, probablement autant que Vé. Peut-être aussi parce que ça me rappelle le petit bébé que j'ai perdu en 2001, fausse couche, je le voulais tellement ce bébé avec Yang. Ce curetage, ça m'a traumatisé, affreux, on t'arrache les entrailles...
Je ne sais pas comment ça va se passer, mais, ça ira, je sais... J'avais simplement besoin d'en parler...
-Surtout, ne parle pas du bébé maman,
m'avait chuchotté Fafouin. Pas besoin d'aller bien bien loin pour comprendre que la petite était en période de réflexion. De toute façon, cela me semblait d'une évidence, je serais demeurée discrète, de toute façon. J'aurais attendu qu'ils m'en parlent et sinon, chut.
Fafouin m'en a parlé un peu cette semaine. Elle hésitait, déchirée.
-Elle a peur de manquer d'argent.
m'avait souligné mon fils.
-On va attendre en fin de semaine prochaine et si je fais un petit coup d'argent, peut-être qu'elle va le garder.
Mais ça, je sentais bien que ça venait de lui, qu'il faisait son possible mais, pas de la bonne façon. Elle n'accepterait jamais qu'il ne marche pas droit et lui se préparait à se mettre les deux pieds dans les plats avec une magouille, sans qu'elle ne le sache, j'en suis certaine. Elle est droite, franche, honnête et entière.
Comment passer le message. Je ne voulais pas juger, surtout pas, ni faire la morale, pas le moment...
- Tu sais, on peut très bien élever un enfant avec des moyens financiers réduits, je l'ai fait sans problème, c'est pas ça le plus important....
Puis, il est descendu à l'ordi et moi, je me torturais l'esprit, le poing replié sur la bouche, accoudée à la table de cuisine. J'y suis restée un bon 30 minutes avant de descendre vers lui et discrètement lui dire en l'embrassant sur la tête:
-Il aura besoin d'une grande sécurité, d'attention et de beaucoup d'amour... C'est ça le plus important...
Puis je suis partie, aussi discrètement que je suis descendue.
_________
Cette après-midi, l'ouragan Irène laissait ses résidus. J'étais chez mon amie Manou et comptait y rester à cause des vents puis, un appel...
-Maman, qu'est-ce que tu fais?
-Je suis chez Manou et je vais repartir seulement demain matin à cause des grands vents et de la pluie.
- Ah... C'est parce que, demain Vé va se faire avorter et elle a besoin de quelqu'un de fiable pour l'accompagner avec moi car elle ne pourra pas conduire après...( mon fils n'a pas de permis de conduire)
-Alors, vous avez choisi l'avortement... Pourquoi?
-Parce qu'on pense qu'on est pas prêts à élever un enfant...
La réponse était tout à fait maturée, remplie de bon sens. Ils avaient réfléchi, pris une décision d'adultes. Et peu importe la décision qu'ils prendraient, de le garder ou pas, je m'étais jurée de les accompagner dans leur choix, sans les juger mais surtout, d'être là pour eux.
-Bon, écoute, je vais m'arranger... je serai là demain matin...
-Oh, merci maman...
Bien oui, j'y serai parce que c'est à moi que Fafouin et Vé ont fait appel dans des moments qui seront sans doute très difficiles pour eux et encore plus pour Vé...Parce que Vé aime Fafouin et Fafouin aime Vé... Parce que c'est un bébé d'Amour...
Mais voilà que la tête me tourne, je me sens mal, terriblement mal, déchirée par des pensées contradictoires qui ne ressemblent en rien à ce que je croyais faire partie depuis toujours de mes convictions profondes. Je sais que leur décision est réfléchie en absolument sensée et saine. Fafouin est encore très fragile et impulsif et... Vé aussi...
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-On est pareils, on est trop pareils. Des fois, je pense que je deviens folle. Ça m'arrive de ne pas être correcte avec lui et je pète ma coche. Il essaie de me calmer, c'est pas normal d'agir comme ça, je pense que j'ai un problème...
m'avait confiée Vé dernièrement.
-Vé, tu sais, il y a des ressources qui peuvent être très aidantes pour vous deux.
-Je sais et Fafouin en est conscient aussi. mais, tu sais, jeune, j'en ai vu tellement des intervenants et ça n'a jamais rien donné...
-Tu sais Vé, peut-être que les intervenants n'étaient pas appropriés pour le genre de difficulté que tu avais, mais plus, il faut être conscient et décidé à admettre qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Et si on n'est pas prêt ou qu'on n'en est pas conscient, rien ne peut fonctionner...
-Oui, tu as raison. je ne croyais en rien...
-Alors, c'est merveilleux Vé, tu te rends comptes, tu n'as 19 ans et tu es consciente! C'est une grande chance que tu as. Bien des gens ne se réveillent qu'à 30 ou 40 ans et même parfois jamais!
-Oui, c'est vrai...
-Tu es une personne très forte et Fafouin aussi, j'ai confiance en vous, je ne suis pas inquiète...
-Merci....
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Bon, je reviens à l'essentiel. oui, je suis mêlée et profondément perturbée. Je suis allée voir les photos, à 12 semaines... Il est déjà tout formé; ses petits pieds, ses mains, tout... Je me fais mal, je ne devrais pas, c'est plus fort que moi. J'ai comme un besoin de voir, d'accepter la vérité, ma nouvelle vérité, moi qui n'était ni contre ni pour l'avortement, voilà que...Qu'est-ce qui m'arrive... Je sais que je vais trouver ça difficile et déchirant, probablement autant que Vé. Peut-être aussi parce que ça me rappelle le petit bébé que j'ai perdu en 2001, fausse couche, je le voulais tellement ce bébé avec Yang. Ce curetage, ça m'a traumatisé, affreux, on t'arrache les entrailles...
Je ne sais pas comment ça va se passer, mais, ça ira, je sais... J'avais simplement besoin d'en parler...
vendredi 19 août 2011
Un été de vie et d'amour
Après avoir été si peu présente pendant ces deux derniers mois d'été, je ne savais trop de quelle façon revenir, ni trop comment intituler ce billet. Représentons-le donc dans toute sa plénitude et dans ce qu'il fut tout entier et sera sans doute encore fort longtemps.
Un été de vie, rempli de mes amours, de mon Yang, ma soeurette adorée, ma maman, mes amies, mon fils, sa petite amie. Le bon vin, l'eau dans laquelle on peut aisément plonger, se rafraîchir et se purifier, oui, pour moi, se purifier, un bonheur innommable. La senteur brute et animale des champs sauvages mêlées aux grillons dans ce qu'il y a ici de plus "été", comme j'aime et en suis éperdument amoureuse... Ce même été où j'ai aspiré et senti avec secousses ,toute entière à elle, l'effluve subtile des champs de camomilles en plein soleil, car c'est à ce moment qu'ils embaument le plus, n'est-ce pas... Et lorsque, prenant le volant, leur odeur virevoltait dans la voiture , me rendant complètement folle de leur générosité , toute baignée dans ma liberté, le bras gauche à l'extérieur de la fenêtre, au vent frais de mon été , fouettant mon bras dans un mouvement subtile de va et vient, quel senti de vie... la voilà, la vie...
Du déménagement de mon Fafouin dans son logement jusqu'aux moments magiques face au Mont Ste-Anne, à Beaupré, avec ma grande, mon unique, Bouda, ma tendre amie d'enfance ... Toujours intenses et magiques nos retrouvailles annuelles. Nous nous aimons tant, nous nous aimerons toujours. Notre relation ne peut se définir. Comment dire... Elle est et je suis pour elle le témoin vivant du déroulement de ma vie et de sa vie, le seul, l'unique témoin. Elle a tout vu, tout vécu, tout senti avec moi, au fils des années et moi de même. Un sacré privilège, j'en suis consciente. Nous avions 7 ans lorsque nous nous sommes soudées et jamais plus séparées par la suite. Notre chemin de vie fut si différent et toujours nous nous sommes retrouvées et...respectées. Jeunes, nous avions une admiration sans borne l'une pour l'autre. Chacune voulant imiter l'autre tout en étant incapable de le faire. Elle est artiste peintre, je suis musicienne. Nous nous comprenons si bien... Deux passionnées sans limite! Mais que suis-je entrain de dire.. L'un ne va pourtant pas sans l'autre, un passionné ne connaissant jamais de limite...
La suite prochainement...
Un été de vie, rempli de mes amours, de mon Yang, ma soeurette adorée, ma maman, mes amies, mon fils, sa petite amie. Le bon vin, l'eau dans laquelle on peut aisément plonger, se rafraîchir et se purifier, oui, pour moi, se purifier, un bonheur innommable. La senteur brute et animale des champs sauvages mêlées aux grillons dans ce qu'il y a ici de plus "été", comme j'aime et en suis éperdument amoureuse... Ce même été où j'ai aspiré et senti avec secousses ,toute entière à elle, l'effluve subtile des champs de camomilles en plein soleil, car c'est à ce moment qu'ils embaument le plus, n'est-ce pas... Et lorsque, prenant le volant, leur odeur virevoltait dans la voiture , me rendant complètement folle de leur générosité , toute baignée dans ma liberté, le bras gauche à l'extérieur de la fenêtre, au vent frais de mon été , fouettant mon bras dans un mouvement subtile de va et vient, quel senti de vie... la voilà, la vie...
Du déménagement de mon Fafouin dans son logement jusqu'aux moments magiques face au Mont Ste-Anne, à Beaupré, avec ma grande, mon unique, Bouda, ma tendre amie d'enfance ... Toujours intenses et magiques nos retrouvailles annuelles. Nous nous aimons tant, nous nous aimerons toujours. Notre relation ne peut se définir. Comment dire... Elle est et je suis pour elle le témoin vivant du déroulement de ma vie et de sa vie, le seul, l'unique témoin. Elle a tout vu, tout vécu, tout senti avec moi, au fils des années et moi de même. Un sacré privilège, j'en suis consciente. Nous avions 7 ans lorsque nous nous sommes soudées et jamais plus séparées par la suite. Notre chemin de vie fut si différent et toujours nous nous sommes retrouvées et...respectées. Jeunes, nous avions une admiration sans borne l'une pour l'autre. Chacune voulant imiter l'autre tout en étant incapable de le faire. Elle est artiste peintre, je suis musicienne. Nous nous comprenons si bien... Deux passionnées sans limite! Mais que suis-je entrain de dire.. L'un ne va pourtant pas sans l'autre, un passionné ne connaissant jamais de limite...
La suite prochainement...
samedi 30 juillet 2011
McCartney, 3 ans déjà...
Le passage de McCartney au centre Bell est venu raviver le souvenir d'un spectacle que je ne suis pas prête d'oublier.
Voici le billet que j'avais écrit lors de son passage à Québec à l'été 2008...
Un petit mouton sur les Plaines
Il y avait fort longtemps que je n'avais pris de décision aussi irréfléchie, sur le coup d'une impulsion. Et pourtant, je l'ai fait, il y a à peines 2 semaines. Et ce fut une des meilleures décisions spontanées de ma vie. J'en sors à peine, remplie de bonheur...
Pourtant, cela faisait presque 3 jours que je tentais de résister à l'envie d'y être ce soir-là. Je sabotais unilatéralement toute ouverture possible, me résignant à des excuses vraiment poches et moches...
T'as pas envie de te retrouver dans une foule? Rappelles-toi tes dernières St-Jean sur la montagne?
Et si une bombe sautait? Une émeute se produisait?
T'as mal aux pieds, te vois-tu en train de marcher et marcher et pire, rester debout pendant des heures?
Il faut faire garder le chien.
J'ai plein de choses à faire...
Il faut que je vois Fafouin ce week-end...
Et si nous nous faisions prendre par la pluie...
La liste était exhaustive et je m'appliquais de façon admirable et généreuse à l'allonger. Plus j'en mettais, plus je souffrais de ces barrières ridicules que je m'imposais et plus j'entendais " My love" dans ma tête. J'étais devenue ensorcelée par mes propres pulsions.
Aye! Réveille-toi! Tu ne peux pas passer à côté voyons! Tu dois y être...
C'était devenu une certitude tellement évidente...
Alors, après des heures de tiraillements, de questionnements et de souffrances mentales , je pris une décision rapide; j'y vais.
Et ce choix ne fut pas bien difficile à prendre; j'étais déjà là en pensée, Fafouin m'écoutait religieusement et je lui disais à quel point j'avais hâte d'y être. L'espace d'un instant, j'étais devenue une adolescente emballée et Fafouin sentait mon effervescence, tout sourire qu'il était!
Ok. Go. Calme-toi et tout va bien aller....
J'appelle ma Ti-Mimi d'Amour (ma maman) et lui fait une offre qu'elle ne peut pas refuser.
Maman, si je viens te chercher et te reconduire ensuite chez toi, viendrais-tu garder mon chien?
Je te laisse y penser et te rappelle dans une heure...
Pas de problème, maman accepte volontier. J'appelle Yang et lui demande de se préparer.
Aussitôt rendue à la maison, je nourris chien, oiseaux, rat et hamsters, prépare un bagage à la hâte, demande à Pingouin et Loulou, de fervents fans de la 1ère génération, s'ils peuvent nous garder à coucher à Québec et nous voici en route!
Dans la Basse-Ville nous trouvons miraculeusement un stationnement. Suons comme des boeufs pour arriver enfin tout en haut et suivons le troupeau de moutons qui se dirige vers les Plaines. À peine 30 minutes après notre arrivée, plus personne n'était admis sur le site.
Nous avons patienté, écouté le premier groupe, pris une pause debout, suivi Pascale Picard, pris une seconde pause debout qui s'est en fait prolongé pendant 3 heures lorsque le héros arriva!. Ce fut un moment magique, inoubliable...C'était le délire total. 200,000 personnes regroupées pour une seule et même cause. J'en sors à peine...
Conclusion; jamais je n'ai senti mes pieds endoloris, il n'y a pas eu de bombes ni d'émeutes, j'ai crié, pleuré, chanté et dansé comme une débile durant 3 heures et en prime j'ai vu le meilleur show de ma vie. Un homme sensible et extrêmement généreux ce Paul McCartney.
Nous sommes rentrés chez Pingouin et Loulou à 1 hre 30 du matin, encore sur l'adrénaline. Pingouin avait un rendez-vous au garage très tôt le matin et Loulou plaidait à la cour à 9 hres mais se consolait d'avoir vu une juge au show. Elle aussi sera fatiguée demain....
J'ai terminé la matinée avec mon Yang, par un petit déjeuner à L'Île d'Orléans. Pas mal pour une fille qui prend des décisions irréfléchies!
Les Beatles ont pris tellement de place dans mon enfance et ma vie d'adolescente. Avec Harmonium, c'est comme un petit coin à part, inviolable et intouchable.
Voici le billet que j'avais écrit lors de son passage à Québec à l'été 2008...
Un petit mouton sur les Plaines
Il y avait fort longtemps que je n'avais pris de décision aussi irréfléchie, sur le coup d'une impulsion. Et pourtant, je l'ai fait, il y a à peines 2 semaines. Et ce fut une des meilleures décisions spontanées de ma vie. J'en sors à peine, remplie de bonheur...
Pourtant, cela faisait presque 3 jours que je tentais de résister à l'envie d'y être ce soir-là. Je sabotais unilatéralement toute ouverture possible, me résignant à des excuses vraiment poches et moches...
T'as pas envie de te retrouver dans une foule? Rappelles-toi tes dernières St-Jean sur la montagne?
Et si une bombe sautait? Une émeute se produisait?
T'as mal aux pieds, te vois-tu en train de marcher et marcher et pire, rester debout pendant des heures?
Il faut faire garder le chien.
J'ai plein de choses à faire...
Il faut que je vois Fafouin ce week-end...
Et si nous nous faisions prendre par la pluie...
La liste était exhaustive et je m'appliquais de façon admirable et généreuse à l'allonger. Plus j'en mettais, plus je souffrais de ces barrières ridicules que je m'imposais et plus j'entendais " My love" dans ma tête. J'étais devenue ensorcelée par mes propres pulsions.
Aye! Réveille-toi! Tu ne peux pas passer à côté voyons! Tu dois y être...
C'était devenu une certitude tellement évidente...
Alors, après des heures de tiraillements, de questionnements et de souffrances mentales , je pris une décision rapide; j'y vais.
Et ce choix ne fut pas bien difficile à prendre; j'étais déjà là en pensée, Fafouin m'écoutait religieusement et je lui disais à quel point j'avais hâte d'y être. L'espace d'un instant, j'étais devenue une adolescente emballée et Fafouin sentait mon effervescence, tout sourire qu'il était!
Ok. Go. Calme-toi et tout va bien aller....
J'appelle ma Ti-Mimi d'Amour (ma maman) et lui fait une offre qu'elle ne peut pas refuser.
Maman, si je viens te chercher et te reconduire ensuite chez toi, viendrais-tu garder mon chien?
Je te laisse y penser et te rappelle dans une heure...
Pas de problème, maman accepte volontier. J'appelle Yang et lui demande de se préparer.
Aussitôt rendue à la maison, je nourris chien, oiseaux, rat et hamsters, prépare un bagage à la hâte, demande à Pingouin et Loulou, de fervents fans de la 1ère génération, s'ils peuvent nous garder à coucher à Québec et nous voici en route!
Dans la Basse-Ville nous trouvons miraculeusement un stationnement. Suons comme des boeufs pour arriver enfin tout en haut et suivons le troupeau de moutons qui se dirige vers les Plaines. À peine 30 minutes après notre arrivée, plus personne n'était admis sur le site.
Nous avons patienté, écouté le premier groupe, pris une pause debout, suivi Pascale Picard, pris une seconde pause debout qui s'est en fait prolongé pendant 3 heures lorsque le héros arriva!. Ce fut un moment magique, inoubliable...C'était le délire total. 200,000 personnes regroupées pour une seule et même cause. J'en sors à peine...
Conclusion; jamais je n'ai senti mes pieds endoloris, il n'y a pas eu de bombes ni d'émeutes, j'ai crié, pleuré, chanté et dansé comme une débile durant 3 heures et en prime j'ai vu le meilleur show de ma vie. Un homme sensible et extrêmement généreux ce Paul McCartney.
Nous sommes rentrés chez Pingouin et Loulou à 1 hre 30 du matin, encore sur l'adrénaline. Pingouin avait un rendez-vous au garage très tôt le matin et Loulou plaidait à la cour à 9 hres mais se consolait d'avoir vu une juge au show. Elle aussi sera fatiguée demain....
J'ai terminé la matinée avec mon Yang, par un petit déjeuner à L'Île d'Orléans. Pas mal pour une fille qui prend des décisions irréfléchies!
Les Beatles ont pris tellement de place dans mon enfance et ma vie d'adolescente. Avec Harmonium, c'est comme un petit coin à part, inviolable et intouchable.
Québec, Plaines d'Abraham
20 juillet 2008
20 juillet 2008
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